Chapitre 2 : un nouveau mystère
Les sorciers plongèrent dans la pensine en deux groupes, mais les premiers à voir le souvenir ne dirent pas un mot tant que le second ne ressortait pas du bassin, sous les yeux ahuris des vampires.
Les sorciers n'eurent pas besoin de parler pour se comprendre, tous avaient repéré la marque des Ténèbres dans le ciel au-dessus du château des vampires éradiqués. George, le visage défait, quitta le square sans un mot, intriguant les vampires sauf Edward dont le visage montra de la tristesse.
"Si les mangemorts sont ceux qui l'ont emprisonné après les vampires, comment… ? commença Ron, interrompu par son père.
- Je crois me souvenir, avant la première chute de Vous-savez-qui, il y avait une rumeur autour d'un mangemort qui a lui seul aurait été capable d'anéantir notre camp. Le gouvernement, après sa chute, a fait savoir qu'ils avaient neutralisé ce mangemort.
- Si c'est lui, comment se fait-il qu'il ne soit pas retourné dans les rangs des mangemorts lors de Son retour ? demanda Percy.
- S'il a été envoyé à Azkaban, il n'était peut-être pas en état, avança Ron.
- Arthur, est-ce que Kingsley pourrait être au courant ? demanda Hermione.
- Je pense que oui.
- Je vais aller le voir alors." déclara Harry.
Le Survivant décida d'aller vérifier avec George qu'il pourrait se passer de lui à la boutique avant d'aller au ministère avec ses meilleurs amis qui étaient en vacances scolaires pour deux semaines encore avant de reprendre leurs études supérieures. Arthur et Percy eux devaient aller travailler. Avant qu'ils ne quittent tous les lieux, les vampires les remercièrent et offrirent à Harry de dépoussiérer la maison, ce qu'il accepta, leur proposant même de redécorer s'ils le souhaitaient. Il se doutait que le temps allait sembler long à cette famille qui ne dormait jamais.
Il ne s'attarda pas plus au square ni chez lui ensuite et se rendit directement chez George, qu'il trouva en larmes, une photo de son jumeau et lui dans les mains. Harry le prit dans ses bras jusqu'à ce que ses larmes se calment. George était devenu un ami et un confident depuis qu'ils travaillaient ensemble, ils couchaient ensemble de temps en temps pour se sentir vivants, mais n'étaient pas ensemble, tous deux avaient des aventures avec d'autres hommes. Cependant, ces relations sexuelles aidaient George à oublier le vide qu'il ressentait en son cœur depuis la mort de Fred et aidaient Harry à passer au-dessus du traumatisme de la guerre, de toutes les personnes qui étaient mortes avant qu'il ne puisse accomplir sa destinée.
"Je ne peux pas aller remuer tout ça, lui chuchota George une fois calmé.
- Je comprends, mais je vais le faire.
- Ok, fais ce que tu as à faire, je me débrouillerai."
Harry desserra son emprise sur le corps du rouquin, mais celui-ci le ramena vers lui pour l'embrasser avec désespoir.
"Fais-moi oublier." chuchota-t-il entre deux baisers.
Harry comprit ce qu'il voulait et ne pouvait pas partir en le laissant dans cet état, il savait qu'Hermione allait lui rabâcher à nouveau les oreilles avec ça ensuite, mais c'était peu cher payé pour que George retrouve une ombre de sourire.
Il allongea alors son amant sur le lit, le déshabilla et lubrifia son intimité de deux sorts, avant de le doigter tout en l'embrassant. Il savait, depuis le temps qu'ils le faisaient avec régularité, que l'inventeur n'allait pas tenir longtemps, il faisait donc de son mieux pour être efficace. Dès qu'il pensa son amant prêt, il baissa son jean, attira les fesses prêtes pour lui au bord du lit et s'y inséra avec douceur.
"Vas-y fort." l'encouragea George.
Cette phrase enflamma les sens de Harry qui se mit à pilonner l'orifice offert, pour son plus grand plaisir. Il adorait quand il n'avait pas à se retenir et qu'il pouvait démonter la prostate sensible à chaque coup de reins. George n'était plus que cris de plaisir et bientôt jouit sans que Harry ne l'ait touché, ce dernier fit quelques mouvements de plus, mais enserré par les chairs autour de lui qui se contractaient, vint dans l'antre chaude.
Ils restèrent un moment allongés côte à côte jusqu'à ce que le plus âgé se lève pour aller prendre une douche, sans un mot. Harry ne s'en formalisa pas, il s'était habitué à cette réaction de la part de son amant lorsqu'ils le faisaient parce qu'il allait mal. Il préféra se nettoyer d'un sort et s'habilla avant d'aller vérifier dans la salle de bain l'état de George.
"Ca ira pour aujourd'hui ? demanda-t-il.
- Oui, vas sauver le damoiseau en détresse."
Harry rit à sa boutade, lui fit un clin d'œil et alla retrouver ses amis en face de l'entrée du ministère.
"Où est Ron ? demanda-t-il en constatant son absence.
- Parti aux toilettes, Hermione marqua une pause avant de reprendre. Pourquoi tu continues de coucher avec George ?
- Hermione…
- Tu ne l'aimes pas.
- Et il ne m'aime pas non plus, on est tous les deux très clairs là-dessus. Ecoute, George est dépressif, ces moments que nous partageons lui permettent de garder la tête hors de l'eau, et moi ils me permettent de chasser les souvenirs des morts.
- Un jour l'un de vous deux va souffrir, si ce n'est vous deux.
- On souffre déjà tous les deux Hermione. Est-ce que tu as une autre solution à nous proposer ?"
Harry attendit qu'elle réponde, mais elle ne dit pas un mot.
"Laisse-nous gérer comme on l'entend, d'accord ?"
Elle ne put que hocher la tête, le retour de Ron mettant fin d'office à la conversation.
Le trio entra dans le ministère et se dirigea vers le bureau du premier ministre, leur statut de héros de la guerre leur assurant l'accès. Ils durent patienter un peu moins d'une heure, pendant laquelle ils parlèrent des Cullen, avant d'être introduits dans le bureau. Shacklebolt les accueillit avec bienveillance, donnant à Harry l'impression de discuter avec un oncle sympathique qu'il n'aurait pas vu depuis longtemps. Une fois les politesses échangées et les nouvelles sur leurs vies respectives données, Harry, complété par Hermione, exposa la raison de leur venue. Le ministre de la magie fut très contrarié par l'idée d'avoir un prisonnier permanent dans une cellule et de l'ignorer. Il leur offrit d'attendre dans son bureau pendant qu'il allait voir s'il pouvait en savoir plus. Vingt minutes plus tard, il revenait avec un homme d'une soixantaine d'années, voûté, dans une robe de sorciers grise usée par le temps. Chauve, il avait des petites lunettes rectangulaires et un nez pointu.
"Je vous présente monsieur Windflow, ce qu'il a à dire va vous intéresser." énonça Shacklebolt en invitant l'homme à s'asseoir.
Il présenta en vitesse le trio, mais tous savaient que ce n'était que superflu, Harry et ses amis ne pouvaient faire un pas dehors sans être épiés par un journaliste.
"Lors de la première guerre contre Voldemort, nous avons trouvé dans les geôles d'une des résidences Black, un vampire moldu, blond affamé, sauf que le nourrir ne l'a jamais fait revenir à lui et à chaque fois qu'un sorcier qui n'était pas habillé de la tenue des mangemorts entrait dans la pièce, il essayait de le tuer, soit grâce à ses pouvoirs d'empathe soit en le mordant. Le ministère à l'époque en a conclu qu'il était sous l'emprise d'un sort et l'a enfermé dans le département des Mystères pour essayer de le libérer du sort au cas où que Vous-Savez-Qui ait ensorcelé d'autres pauvres âmes comme lui.
- Sauf qu'ils n'y sont pas parvenus, intervint Hermione.
- Non, et les gens se sont désintéressés de lui jusqu'à oublier son existence. Le personnel des geôles s'est occupé de le nourrir et de le garder en vie, mais nos appels aux ministres n'ont jamais été entendus.
- Vous m'aviez envoyé une note le concernant ? demanda Shacklebolt.
- Non, pas encore, nous attendions que les choses se calment.
- Il est toujours sous l'emprise du sort ? demanda Harry.
- Ca fait longtemps que personne n'a essayé de l'approcher sans un déguisement de mangemort. Trop sont morts en prenant ce risque.
- Nous allons nous pencher sur la question." promit Shacklebolt.
Ils remercièrent tous l'homme qui quitta le bureau et restèrent un moment pensifs.
"Il faut prévenir sa famille, finit par dire Ron.
- Sa famille, Ron, tu es un génie ! s'exclama Hermione. Edward est télépathe, il devrait pouvoir nous aider à comprendre le sort.
- Ca vaut le coup d'essayer, confirma le ministre. Je vais prendre contact avec les langues-de-plomb et les meilleurs sorciers spécialisés dans les sortilèges pour avoir leur avis sur la question. Je vous enverrai un hibou."
Les trois amis remercièrent Shacklebolt et prirent congé. Ils espéraient qu'ils auraient vite de ses nouvelles alors qu'ils transplanaient au square pour expliquer à la famille de Jasper ce qu'ils venaient d'apprendre.
