Désolée, je voulais vous poster ce chapitre mercredi, mais j'ai été débordée au travail et mon cerveau s'est mis en grève (lui aussi)

Du coup, pour me faire pardonner, je n'attendrai pas pour le chapitre suivant, il sera posté demain comme prévu !

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Au menu aujourd'hui : Ron, c'était du gâteau à côté de Molly Weasley ; Teddy est beaucoup trop adorable ; Draco commence à payer sa nouvelle liberté.

Attention ! TW ! : Scène légèrement violente (agression) + personnages un peu trop mielleux sur les bords


CHAPITRE 5 – COMBATS

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Miraculeusement, Harry était prêt quand Draco sonna à la porte peu après midi et il l'attendit dans le salon alors que le blond se douchait et se changeait rapidement à l'étage. Quand il redescendit, les cheveux encore un peu humides, preuve qu'il n'avait pas voulu prendre le temps de les sécher complètement, Harry lui tendit un verre d'eau et l'invita à s'asseoir à ses côtés.

"Désolé, j'étais speed, je ne t'ai même pas souhaité un bon anniversaire."

"Merci Draco. Alors, est-ce que tu te sens prêt ?"

"Oui je pense, et toi ?"

Harry hocha la tête. La veille, lors de leur balade, il avait expliqué à Draco le plus de choses possibles sur la famille Weasley, qui était en couple avec qui, les enfants de chaque couple et tout ce qu'il était censé savoir. Après y avoir pensé une bonne partie de la soirée, il ne voyait pas ce qu'il pouvait ajouter d'autre. Draco était prêt.

"Bon, je ne vois pas pourquoi ça arriverait, mais si tu es coincé ou que tu as un doute sur quelque chose, fais-moi signe et je t'aiderais. J'essaierais de rester près de toi, mais je ne peux rien te promettre."

"Ne t'inquiète pas, tout va bien se passer, Harry. Ne t'occupe pas de moi et profite de ta journée."

"On y va en même temps ?"

Draco ne répondit pas mais se leva, récupéra son sac à dos et ignora Harry quand celui-ci lui suggéra de le laisser là. Le brun haussa les épaules et pris de la poudre de cheminette avant d'entrer dans l'âtre de la cheminée, Draco pressé contre lui.

"Le Terrier, Loutry Ste Chaspoule." Déclara-t-il bien fort avant de jeter la poudre et de disparaître dans les flammes vertes.

C'est quand les deux faux amants débarquèrent dans le salon des Weasley quelques secondes plus tard que la discussion que Harry avait eue avec Hermione la veille au matin lui revint en mémoire. Il se souvint aussi de ce qu'il était censé faire afin d'éviter ce qui suivit.

Une réaction disproportionnée à la hauteur de Molly Weasley.

Voir Harry ne déclencha que joie, embrassades et joyeux anniversaires en pagaille mais à mesure que les personnes présentes reconnaissaient qui accompagnait le brun, le silence tombait sur le salon. Finalement, on n'entendit plus rien d'autre que les mouches voler. Et encore.

"Harry ? Que fait-il là ?"

"Euh... Oui, eh bien, j'avais prévu de vous prévenir hier, mais... j'ai oublié. Désolé. Enfin bref, Draco est ici parce qu'on sort ensemble. C'est lui le petit-ami dont je vous ai parlé il y a quelques temps."

"Tu rigoles, n'est-ce pas ?"

L'air de totale aberration et de dégoût qui ornait le visage de Molly tordit l'estomac de Harry. Il savait qu'elle réagirait de cette façon, mais ça n'en était pas moins blessant. Et si ça l'était pour lui, il n'imaginait même pas ce que pouvait ressentir Draco en cet instant. Il tendit instinctivement le bras derrière lui et attrapa la main du blond pour la serrer dans la sienne.

"Non, je ne rigole pas, Molly. Draco et moi sommes ensemble depuis trois mois maintenant."

"Mais, mais..."

Draco avança de quelques pas pour se placer aux côtés de Harry. "Bonjour Mme Weasley. Je suis ravi de vous revoir." Les yeux noisette de la femme passèrent de l'un à l'autre sans un mot. "Merci de m'accueillir chez vous."

"T'accueillir..." Elle s'étrangla presque, ses yeux crachaient des éclairs. "Jamais, jamais un Malfoy n'a franchi le seuil de cette maison !"

"Mais qu'est-ce qu'il se passe ici ?" S'éleva la voix d'Arthur entrant dans la maison depuis le jardin, rapidement suivi par Ron, Hermione et George.

"Harry, vous voilà enfin ! On n'attendait plus que vous deux !" Dit Ron avant de l'attirer à lui. "Bon anniversaire, vieux ! Un quart de siècle, ça se fête !" Puis, il se tourna vers Draco et lui serra la main sous le regard médusé de sa mère. "Salut Malfoy. Content de te revoir. J'ai mis de côté une bouteille de la liqueur dont je t'ai parlé l'autre jour."

"Oh oui, super."

"Ron ? Tu savais que Harry et... qu'ils sortaient ensemble ?"

"Oui maman, Harry nous l'a dit avant-hier, on a dîné tous ensemble chez lui."

"Et... tu es d'accord avec ça ?"

Le rouquin haussa les épaules. "Pourquoi je ne le serrais pas ? C'est sa vie, pas la mienne et s'il veut sortir avec Draco, qu'il le fasse. Tant que ça le rend heureux."

Harry failli exploser de rire en entendant ça mais le clin d'œil discret que lui fit son meilleur ami lui fit comprendre qu'il l'avait fait exprès. Après tout, si Ron acceptait sa relation sans broncher et traitait la présence de Draco comme totalement normale, ça forcerait tout le monde à rentrer dans le rang.

Hermione fut la suivante à les saluer, les embrassant chacun leur tour, puis George fit de même, tapant Harry dans le dos et félicitant Draco de supporter l'idiot qu'il était et il sembla que si George, qui avait perdu sa moitié dans la guerre pouvait accepter la présence de Draco, il devait en être de même pour les autres. Ainsi, toutes les personnes présentes qui avaient déjà salué Harry lors de leur arrivée firent de même avec Draco, certains avec prudence, d'autres plus chaleureusement comme Luna qui l'attira presque avec sa petite amie, Ginny, dans un câlin groupé.

Seule Molly resta à l'écart, observant la scène avec un mélange d'incompréhension et de colère dans le regard. Harry profita que Draco soit accaparé par leur ancienne camarade aux cheveux aussi blonds que les siens pour s'approcher d'elle.

"Molly ? Est-ce qu'on peut aller parler ailleurs ?" Après une seconde, elle acquiesça et le conduisit jusque dans la cuisine où elle se mit immédiatement à éplucher des pommes. Harry se doutait qu'il s'agissait plus de s'occuper les mains que de réellement couper des pommes. "Je suis vraiment désolé, je devais passer vous voir hier pour vous le dire, mais j'ai complètement oublié. On est allé en ville avec Draco et... Bref, je suis désolé."

"Est-ce que ça aurait changé quelque chose ?"

"Pardon ?"

"Et si tu étais passé hier pour nous annoncer ta relation et que je t'avais demandé de ne pas l'amener ici aujourd'hui, l'aurais-tu fait ?"

"Non. Je ne vous aurais pas imposé sa présence si vous ne le vouliez pas." Alors qu'elle allait rétorquer, il continua sans lui laisser le temps de parler. "Mais je ne serais pas venu moi non plus."

"Harry…"

"Non, Molly. Vous devez comprendre qu'il s'agit de ma vie. Je sais que vous m'aimez comme l'un de vos enfants et moi aussi je vous considère comme une mère. Vous avez fait tellement pour moi, je ne pourrais jamais suffisamment vous remercier. Mais c'est ma vie. J'ai accepté vos... suggestions pour ma carrière et pour l'endroit où je devais vivre, mais pas pour ma vie sentimentale. J'ai suffisamment supporté qu'on dirige ma vie pour vous laisser faire pareil aujourd'hui. Vous ne pouvez pas me dire qui aimer et vous ne pouvez pas non plus m'imposer des cavaliers de votre choix à chaque repas de famille sous peine de réflexions incessantes... vous ne le faites pas avec vos autres enfants, alors je ne vois pas pourquoi vous le feriez avec moi. Ça me blesse. Je sais que ce n'est pas votre intention, mais c'est ce que je ressens. J'aime Draco et si je peux comprendre que vous ne l'appréciez pas et pourquoi, je vous demande d'accepter que moi si, que je suis bien avec lui, heureux. Ça devrait être tout ce qui compte, non ?"

À mesure qu'il parlait, les larmes avaient commencé à couler sur son visage. Tant d'années à cacher ce qu'il pensait, ce qu'il ressentait et, enfin, il avait le courage de le lui dire. Il espérait juste qu'il ne la blesserait pas au passage mais, à en juger par les joues humides de la femme, c'était malheureusement peut-être déjà le cas. Harry hésitait entre la prendre dans ses bras et quitter la pièce, mais s'il voulait son réconfort, il avait encore plus besoin d'être compris. Alors qu'il allait tourner les talons et rejoindre les autres au salon, Molly franchit les trois pas qui les séparaient et le prit dans ses bras.

"Oh, Harry ! Je suis tellement désolée. J'ignorais que c'est ce que tu ressentais, tu aurais dû tout me dire bien avant ! Comme tous mes enfants, je voulais juste te voir heureux et... je voulais t'aider à faire les bons choix, te simplifier la tâche en te guidant, comme le font toutes les mères. Mais c'est vrai que je suis un peu envahissante."

"Un peu ?" Ricana Harry avant de glapir quand elle lui tapa l'arrière de la tête.

"Petit insolent. Mais tu as raison, j'ai dépassé les bornes avec toi. Je... je voulais combler l'absence de ta maman."

"Je sais et je vous en remercie. Mais..."

"Je sais, c'est ta vie. Et si tu as décidé de la partager avec... lui, je suppose que je n'ai pas mon mot à dire."

"C'est chez vous, Molly, donc si vous voulez qu'on parte..."

"Non. C'est ton anniversaire, mon chéri et il est hors de question que tu le passes ailleurs qu'ici. Ne fait pas attention à moi, je ne te promets pas de l'aimer, mais je ferais de mon mieux pour l'accepter. Pour toi."

"C'est tout ce que je demande. Merci Molly."

"De rien, mon chéri. Allez, va retrouver les autres. Il fait tellement beau, les garçons ont mis les tables dehors."

Quand il retourna dans le salon, Andromeda et Teddy étaient arrivés et le petit garçon de sept ans courrait partout tandis que Draco était dans les bras de sa tante visiblement très émue de revoir son neveu. Il attrapa Teddy au vol et le couvrit de bisous et de chatouilles avant de rejoindre sa tutrice.

"Bonjour Andromeda, comment allez-vous ?"

"Harry ! Je suis tellement, tellement heureuse que tu aies ramené Draco ! Cissa va être si soulagée de savoir qu'il va bien et que vous êtes ensemble !"

"Vraiment ?" Il doutait qu'elle soit réellement heureuse et soulagée de savoir que Harry Potter sortait avec son fils, mais il n'ajouta rien.

"Parrain ! Tu viens jouer avec moi dehors ? J'ai presque attrapé un gnome l'autre jour, tu sais ?"

"J'en suis certain, Teddy, mais on jouera tout à l'heure, d'accord ? Pour le moment, j'aimerais bien parler avec un peu tout le monde."

"Ah oui, parce que c'est ton anniversaire aujourd'hui, vrai ?"

"Vrai."

"Je suis allé acheter un cadeau avec Nana tu sais ? Mais j'avais pas beaucoup de sous dans ma tirelire, alors Nana a payé. Mais c'est moi qui l'a choisi, hein ?"

"C'est moi qui l'ai choisi, Trésor." Le corrigea Andromeda.

"J'ai hâte de voir ça, Teddy."

"Allez, tout le monde dehors !" Cria Arthur tout en faisant signe à la petite troupe de sortir dans le jardin tandis que Harry et Draco restaient un peu en arrière.

"Ça va ?" Lui demanda Draco d'un air un peu inquiet.

"Oui. J'ai parlé avec Molly, je lui ai dit ce que je pensais."

"Je croyais que c'était justement ce que tu voulais éviter et que c'est pour ça qu'on faisait tout ça ?"

"Je sais, mais je me suis dit que c'était le moment ou jamais, je n'étais pas énervé ou en colère, donc ça s'est bien passé. Je ne voulais juste pas m'en prendre à elle, c'est tout. Mais maintenant qu'on l'a dit à tout le monde, difficile de revenir en arrière, ce serait contre-productif. Et toi avec Andromeda ?"

"C'est étrange de la revoir, mais ça me fait plaisir. Elle a changé."

"Oui, la guerre et surtout la mort de Ted et de Tonks l'ont beaucoup affectée. Et puis élever un enfant à son âge n'est pas franchement facile non plus."

"J'imagine, oui."

"On les suit ?" Ils se dirigèrent à leur tour vers le jardin et, une fois dehors, Harry remarqua que le blond portait encore son sac à dos mais ne dit rien, ce qui ne fut pas le cas de George quand celui-ci le remarqua à son tour.

"Tu ne veux pas laisser ton sac à l'intérieur, Draco ?" Une partie des invités se tourna vers eux et Harry sentit la nervosité du blond monter en flèche.

"Euh non, ça va, merci."

"Tu es sûr ? Il va t'embarrasser." Continua Hermione.

Le blond haussa les épaules. "Je préfère le garder avec moi."

"Tu sais, personne ne va te le voler, hein ?" Harry savait que Ron blaguait, mais la nuance échappa visiblement à Draco.

"Quoi ? Non, je sais bien ! Ce n'est pas du tout ça."

"Hey, tout va bien, il déconne Draco." Harry décida de voler à son secours et lui pris la main, l'éloignant légèrement des autres pour leur donner un semblant d'intimité, même s'il ne faisait aucun doute qu'ils pouvaient parfaitement les entendre. "Mais qu'est-ce que tu as là-dedans de toute façon ?"

"Rien."

"Draco."

"C'est fragile."

"Mais qu'est-ce qui est fragile ?

"Ton cadeau ! Content ?"

"Tu... tu m'as acheté un cadeau ?"

"Oui. C'est ton anniversaire après tout."

"Je... c'est..."

"Ferme la bouche Potter, tu vas avaler une mouche." Se moqua gentiment Draco alors que sa main était toujours dans celle de Harry.

Le brun eut une soudaine envie de l'embrasser, là devant tout le monde mais, conscient que le blond le tuerait sûrement pour ça, il résista. Il lui avait acheté un cadeau. À lui ! C'était un concept tellement étrange qu'il refusait d'y croire. Puis, il se dit que c'était logique en même temps et que ça aurait paru étrange que son propre petit ami ne lui offre pas de cadeau. Oui, s'il l'avait fait, c'était uniquement pour coller à leur fausse relation, rien de plus. Pourtant, il ne pouvait faire taire la petite voix dans sa tête, celle qui lui chuchotait que c'était en réalité bien plus que ça, qu'il n'était pas obligé de lui prendre quoi que ce soit, qu'ils auraient pu dire qu'il lui avait offert un cadeau le matin, ou qu'il le ferait le soir... ils auraient pu inventer n'importe quoi, mais non, Draco lui avait acheté un cadeau qu'il avait pris le temps de choisir lui-même. Tout à coup, Harry avait hâte de passer à cette partie afin de découvrir ce que c'était. Il était curieux de voir s'il avait pris quelque chose de classique, ou s'il s'était basé sur le peu qu'il connaissait de Harry.

"Tout le monde prend place. Harry, assieds-toi au milieu, ici et Draco à côté. Les autres, débrouillez-vous !"

Un joyeux chaos suivit la déclaration d'Arthur et il fallut cinq bonnes minutes pour que tout le monde trouve sa place. Harry et Draco étaient donc côte à côte, au milieu de la longue table installée dans le jardin avec Ron et Hermione en face d'eux. Sur la gauche de Harry se trouvait Charlie et Bill, déjà en grande discussion, puis Molly, en face d'elle venait Andromeda, suivie par Arthur et Fleur à côté d'Hermione. Ginny était installée entre Ron et George puis venait la femme de celui-ci, Angelina avec, en face d'elle, Audrey, Percy son époux et, enfin, Luna dont l'enthousiasme pour s'asseoir à la droite de Draco n'avait étonné que lui.

Les enfants, eux, étaient installés sur une table un peu à l'écart mais suffisamment proche pour permettre aux parents de superviser le repas. Il ne faisait de toute façon aucun doute qu'ils ne tarderaient pas à abandonner la table pour aller jouer. Harry regarda avec bonheur son filleul servir du jus d'orange à tous les petits. Du haut de ses sept ans, il prenait son rôle d'aîné très au sérieux et n'hésitait pas à s'occuper de ceux qu'il considérait comme ses cousins. L'ancien Gryffondor était soulagé de voir que tous ensemble et malgré la perte de ses parents, ils avaient réussi à garantir au petit garçon un foyer et une famille stable et aimante.

Il y avait bien entendu les filles de Fleur et Bill avec Victoire qui, à cinq ans, suivait Teddy comme son ombre, et sa petite sœur Dominique, deux ans, mais aussi Molly, la fille de Percy et Audrey, deux ans également ainsi que Fred, le fils de de George et d'Angelina dont la naissance trois ans plus tôt avait semblé redonner une seconde vie à son père.

Harry était toujours ravi de passer du temps avec toute la famille réunie et de regarder les enfants courir partout et rire, de jouer avec eux... ces moments faisaient toujours partie de ses meilleurs souvenirs.

Les conversations s'enchaînèrent pendant l'apéritif, puis pendant le déjeuner et même Draco participa activement, discutant principalement avec Luna, mais également avec George et Percy qui semblaient plus qu'intéressés par sa nouvelle vie chez les Moldus. De temps en temps, Harry le regardait en souriant, soulagé de le voir s'intégrer sans trop de difficulté, mais ils ne parlèrent pas beaucoup ensemble durant le repas si bien que quand ils décidèrent de faire une pause avant le dessert, ils n'avaient pas échangé plus de trois phrases. Alors que certains allaient se balader et que d'autres essayaient de se motiver pour faire une partie de Quidditch, Harry guida le blond un peu à part.

"Ça va ?" Lui demanda-t-il alors qu'ils atteignaient le garage d'Arthur. Le blond s'y adossa et regarda Harry en souriant.

"Oui, et toi ? Tu passes un bon moment ?"

Harry hocha la tête et se rapprocha légèrement de lui, les mains dans les poches. "Désolé, on n'a pas vraiment pu parler pendant le repas, mais j'ai vu que tu étais bien occupé avec George et Percy. Avec Luna, aussi."

"Bon sang, j'avais oublié à quel point elle était perchée !" Ils rirent en cœur, Harry pencha la tête, les yeux vissés sur les lèvres du blond. "Mais on a bien rit, même avec Ginny. Et pour les gars, oui on a bien discuté. Et toi ? Tu avais l'air passionné par ce que te racontait le dragonnier."

"Charlie ? Oui, c'est quelqu'un de passionnant avec un boulot passionnant." Il plissa les yeux. "Pourquoi ? Tu es jaloux ?"

"Quoi ? Non ! Bien sûr que non." Draco détourna le regard vers le groupe se battant toujours pour déterminer les équipes de Quidditch. Apparemment, tout le monde voulait avoir Ginny dans son équipe. Pas étonnant, vu qu'elle était la seule joueuse professionnelle de la bande depuis la fin de la carrière d'Angelina avant la naissance de Fred.

"Est-ce que tu veux jouer ?"

Draco hésita, visiblement tenté, mais il finit par secouer la tête. "Non, je ne pense pas que ce soit une bonne idée."

"Tu es sûr ? Tu n'as pas besoin de ta baguette pour ça et ça ne demande pas beaucoup de magie. Tu pourrais-"

"Non, Harry. Je n'ai pas envie de jouer." La voix du blond claqua, ferme et Harry résista à l'envie de faire un pas en arrière.

"Okay, pas de problème."

"Désolé, je ne voulais pas m'énerver."

"Ne t'en fais pas."

"Harry ! Draco ! Vous jouez ?"

Harry regarda Ron et secoua la tête. "Pas pour le moment, merci."

"Tu devrais y aller, je vais juste regarder."

"J'ai un peu la flemme à vrai dire. Peut-être pour la deuxième partie, s'il y en a une. Pour une fois que j'ai une excuse pour ne pas jouer, je compte bien en profiter."

"C'est moi, ton excuse ? On devrait ajouter une ligne pour ça dans le contrat."

Harry fronça les sourcils à cette remarque, mais le sourire malicieux du blond lui confirma qu'il blaguait.

"Tu me l'offres quand, mon cadeau ?"

"Tu le veux maintenant ? Je croyais qu'on les offrait au dessert."

"Je vais devoir patienter, alors."

Draco haussa les épaules. "Si tu le veux vraiment maintenant, je veux bien. En fait, ça m'arrange de ne pas le faire devant tout le monde."

Il se décolla du mur et trottina vers la table au pied de laquelle il avait posé son sac, puis il fouilla dedans et revint prendre sa place contre le mur du garage avec dans les mains une boîte carrée emballée dans un papier cadeau gris argenté.

"Tiens. Joyeux anniversaire, Harry."

"Merci."

Du coin de l'œil, Harry remarqua que certains de ses amis avaient arrêté de se chamailler et les regardaient désormais. Il fit tourner le paquet dans ses mains, cherchant par où commencer pour l'ouvrir puis commença à tirer sur le papier, dévoilant petit à petit une boîte en carton, puis l'image d'un appareil photo réflex. Harry se figea.

"C'est..." Draco ne dit rien, le laissant découvrir son cadeau par lui-même. "Comment tu as... Draco, tu es dingue."

"Tu as dit qu'il t'en fallait un nouveau, alors je me suis dit que je pouvais te l'offrir. Après tout, j'ai de l'argent, maintenant."

"Tu n'aurais pas dû. L'argent est pour toi, pas pour que tu m'offres des trucs avec."

Le blond se mordit la lèvre nerveusement. "Il ne te plaît pas ? Je peux allez l'échanger si-"

"Non, il est parfait ! C'est exactement le genre d'appareil que j'aurais choisi si je l'avais acheté moi-même. Merci Draco !"

"Comme ça, tu pourras continuer à prendre en photo ce que toi seul peut voir."

Quand Harry plongea son regard dans les yeux gris, il sut qu'il ne pourrait pas se retenir, cette fois-ci. Sans un mot, il se pencha vers Draco et posa ses lèvres sur les siennes. Draco resta immobile dans un premier temps et, alors que Harry commençait à bouger ses lèvres doucement, il se détendit contre lui, posa une main contre le torse du brun et soupira dans le baiser. Ils restèrent ainsi un long moment, s'embrassant doucement sans s'inquiéter de leur entourage, Draco coincé entre le mur et le corps de Harry. Quand ils se séparèrent enfin, Draco laissa échapper un nouveau soupir et Harry posa son front contre le sien.

"Désolé." Murmura-t-il. "Je n'ai pas réussi à me retenir."

Draco gloussa. "Ça n'avait rien de vraiment nécessaire, ça."

"Si, si. Mon amoureux m'a fait un cadeau, je devais le remercier."

"Ton..." Draco lui donna une tape sur la poitrine, le forçant à décoller leurs fronts. "Tu vas finir par avoir ma peau, Potter."

"Désolé, Draco. Vraiment."

"Non, ne t'en fait pas, ça va. C'était... sympa."

"Juste sympa ? Je suis incroyablement vexé."

"Pauvre Potter."

"Hey les amoureux ! Vous venez ?"

Après un sourire, ils rejoignirent les autres et Harry testa son tout nouvel appareil, prenant des photos des joueurs filant sur leurs balais, des spectateurs riant aux éclats ou encore des enfants courant partout pour essayer d'attraper le vif d'or pour enfant que Harry avait offert à Teddy à son septième anniversaire et qu'il trimballait presque partout depuis. Il en profita aussi pour voler quelques clichés de Draco quand celui-ci ne le regardait pas et se promis de les encadrer afin de les exposer dans son salon, avec les photos de tous ses proches.

Puis, vint l'heure du dessert et des bougies que Harry dû souffler un certain nombre de fois, en tout cas autant de fois qu'il y avait d'enfants, puisque chacun voulait avoir la chance de grimper sur ses genoux pour souffler, ou plutôt cracher pour certains, sur les gâteaux préparés par Molly. La minute d'après, Harry croulait sous les cadeaux. Il reçut, entre autres, une nouvelle plume, un livre de recettes, un autre traitant de la magie primaire de l'antiquité que Harry dû promettre de prêter à Draco, une paire de bottes en cuir de dragon de la part de Charlie et les traditionnels chocolats de celle de Ron. Teddy, quant à lui, était tout fier quand il lui présenta un mug ensorcelé clairement emballé par le petit garçon et orné de la mention 'Parrain N°1' en grosses lettres rouges qui se brouillaient pour laisser apparaître un dragon la seconde d'après.

"Merci Teddy, je l'adore."

"Comme ça, tu pourras boire ton chocolat dedans la prochaine fois qu'on fera une soirée pizzas-film."

"Tu as raison, elle sera parfaite pour ça !"

"Est-ce que Draco sera là ?"

"Est-ce qu'il sera là pour quoi ?"

"Pour la prochaine soirée pizza. Est-ce qu'il sera avec nous, comme c'est ton amoureux ?"

"Eh bien, ça dépend. Il travaille, tu sais. Mais si tu veux qu'il soit là, je suis sûr qu'on pourra trouver un moyen."

"Génial !" S'exclama le petit garçon en sautant de haut en bas et en agitant les bras avec tellement d'énergie que Harry cru qu'il allait s'envoler. "Tu viendras Draco, hein ? Tu vas voir, on rigole toujours beaucoup avec Parrain. La dernière fois, on a regardé Le Monde de Nemo, tu connais ?"

Et il s'embarqua dans une explication détaillée et passionnée du film, sous l'oreille attentive de Draco qui lui posait de temps en temps des questions, prétendant d'être le plus intéressé du monde par l'histoire du petit poisson clown. Au bout de dix minutes, Harry tenta d'aller le sortir de là, mais il les trouva en grande discussion sur les différents films de Disney que l'un et l'autre avaient vu. Apparemment, sa passion pour les dessins animés était l'une des choses que Harry ignorait à propos de Draco.

Le temps s'écoulait cependant et un peu avant cinq heures, Draco vint trouver Harry alors qu'il discutait avec Ron et George de l'organisation de l'enterrement de vie de garçon du plus jeune des fils Weasley.

"Harry ? Il va falloir que je rentre, j'ai promis de faire la fermeture pour remplacer mes heures de ce midi."

"Ah oui c'est vrai. Viens, on va dire au revoir à tout le monde et on s'en va."

"Tu peux revenir après, tu sais ? C'est juste pour me raccompagner chez toi."

"C'est vrai Harry, il faut encore qu'on parle des alliances et Mione voulait voir avec toi pour je ne sais quoi."

"Euh, okay, je vais voir."

"Je vais aller saluer Molly et Arthur."

Harry allait lui proposer de l'accompagner, mais le blond avait déjà disparu.

"Je devrais peut-être aller avec lui."

"Laisse-le, il va se débrouiller."

"Pourquoi est-ce qu'il ne rentre pas tout seul ?" Demanda George. "Il peut emprunter la cheminée pour aller chez toi, non ?"

"Hum, Draco n'est pas très à l'aise avec la magie, alors..."

"Ah oui, il nous a un peu raconté. Je suis désolé pour lui. Mais il s'en est bien sorti au final, il a l'air... épanoui."

"C'est vrai. Allez, je vais le raccompagner. À tout à l'heure. Laissez-moi un peu de liqueur !"

Quand Harry retourna dans la maison, Draco sortait de la cuisine, le visage défait.

"Est-ce que ça va ?"

"Oui. Allons-y."

Harry savait qu'il aurait dû insister, mais il se contenta de prendre une poignée de poudre de cheminette et de les ramener chez lui. Cependant, quand Draco se dirigea vers l'escalier menant au rez-de-chaussée sans un seul mot pour Harry, il l'interpella.

"Hey, attends. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?"

"Rien, Harry."

"Si, je vois bien qu'il y a quelque chose." Insista-t-il en le suivant dans les escaliers.

"Je vais être en retard."

Une fois au rez-de-chaussée, Harry attrapa l'épaule du blond pour l'arrêter. "Draco ! Parle-moi, bon sang. Comment veux-tu que je t'aide si tu ne me dis rien ?"

"Je n'ai pas besoin de ton aide, Potter, parce qu'il ne s'est rien passé."

"Tu me prends vraiment pour un con ? Tout allait parfaitement bien jusqu'à notre départ." Harry fronça les sourcils en repensant aux dernières minutes passées au Terrier. "Tu as été voir Molly pour lui dire au revoir, non ? Qu'est-ce qu'elle t'a dit ?" Bien qu'il détestait cette idée, il était assez évident que la femme était à l'origine du changement radical de l'humeur de Draco.

"N'insiste pas, okay ? Si je te dis que tout va bien, c'est que tout va bien. Pourquoi veux-tu compliquer les choses ?"

"Je ne- Merlin… c'est toi qui compliques les choses, j'essaye juste de t'aider et de faire en sorte que tout se passe bien. Si elle t'a dit quelque chose qui t'a blessé, je veux le savoir. Il est hors de question qu'elle s'en prenne à toi alors que tout ça c'était mon idée."

Draco ferma les yeux et pris une profonde inspiration. "Écoute, Harry. Oui, Mme Weasley et moi avons parlé, mais elle n'a rien dit qui ne soit pas vrai et tout va bien, okay ? Fais-moi un peu confiance sur ce coup-là."

"Te faire confiance ? C'est toi qui ne me fais pas confiance, Draco !"

"Tu crois que si c'était le cas, je t'aurais suivi jusqu'au Terrier ? Tu crois que j'aurais accepté de faire tout ça ? De signer ce contrat et de te suivre à l'autre bout du monde ? Même si ça me paraît complètement dingue de dire ça aujourd'hui, j'ai confiance en toi, Harry. J'ai pratiquement remis ma vie entre tes mains. Alors maintenant, c'est à toi de me faire confiance et d'arrêter de croire que je suis incapable de prendre soin de moi, parce que c'est faux. Si j'ai survécu tout seul toutes ces années, c'est bien la preuve que je n'ai besoin de personne pour m'aider. Ne te méprends pas, je te suis reconnaissant pour tout ce que tu fais pour moi, mais tu n'es pas mon chevalier blanc sur son fier destrier. Donc si je te dis que tout va bien, c'est que tout va bien. Okay ?" Harry resta interdit, mais finit par acquiescer, incapable de dire quoi que ce soit. "Bien, maintenant j'y vais, sinon je vais être en retard. Merci pour aujourd'hui, Harry et encore joyeux anniversaire."

Le brun le regarda disparaître de chez lui, sursautant quand la porte claqua, puis il remonta au salon et retourna au Terrier. Il ne réfléchit même pas avant de se diriger vers la cuisine dès qu'il arriva.

"Molly ?"

"Elle est dehors, qu'est-ce qu'il se passe ?"

Il ignora la question de Charlie et sorti de la maison à la recherche de la matriarche. Il la trouva assise à la table, riant à une pitrerie de la petite Dominique.

"Qu'est-ce que vous lui avez dit ?"

"Harry, mon chéri, tu es revenu !"

"Molly, qu'est-ce que vous avez dit à Draco ?"

"Je… que t'a-t-il dit ?"

"Rien, il a refusé de me dire quoi que ce soit, mais j'ai bien vu qu'il était bouleversé après vous avoir parlé. Je veux savoir ce que vous lui avez dit pour le mettre dans cet état."

"Mais enfin, Harry, que veux-tu que je lui dise ? Il a dû mal interpréter mes paroles."

"Qui étaient ?"

"Molly, qu'as-tu dit à ce garçon ?"

"Toi aussi tu vas t'y mettre, Arthur ? Je n'ai rien dit d'autre que la vérité à ce… jeune homme."

"Et quelle était cette vérité, Molly ?"

Tout le monde écoutait leur échange désormais, mais Harry s'en fichait. Il pensait qu'après la discussion qu'ils avaient eue, tout était réglé. Il pensait qu'elle allait tenir sa parole et accepter sa relation avec Draco par amour pour lui. Il ne pensait qu'elle s'en prendrait à lui à la première occasion venue. Et ça le mettait dans une rage folle. À cet instant, peu importait que leur relation soit fausse, il ressentait un besoin viscéral de faire la lumière sur tout ça et de défendre Draco. Son petit-ami !

"Je croyais que vous étiez d'accord pour faire un effort et accepter ma relation avec lui ? C'est ce que vous m'avez dit il y quelques heures à peine ! C'était un mensonge ?"

"Bien sûr que non, Harry. Je t'ai promis de l'accepter et c'est ce que j'ai l'intention de faire. J'ai simplement voulu rappeler à ton… ami qui il était. Je te l'ai dit, je ne l'apprécie pas et je ne lui fais pas confiance. Il a sûrement quelque chose derrière la tête et j'ai voulu lui rappeler ce qui arrivera quand il te brisera le cœur."

"Quand…" Harry fut pris d'un rire incontrôlable qui mis de longues minutes à se calmer. "Vous avez donc si peu foi en moi ? Je viens de vous annoncer qu'on est en couple et vous avez déjà décidé de la fin de ma relation ? Draco n'a rien derrière la tête. Absolument rien ! Si vous voulez tout savoir, c'est moi qui lui ai couru après. Je l'ai harcelé pour qu'on sorte ensemble, parce qu'il avait trop peur de revenir dans notre monde et d'être à nouveau confronté à ça..." Il fit un geste de la main vers Molly. "…à ce genre de comportement digne de gosses incultes. Il est terrifié à l'idée de revivre ce genre de choses et vous, vous lui donnez raison. Vous n'avez aucune idée de ce qu'il a vécu."

"Ce qu'il a vécu ? Et nous alors ? Et moi ? J'ai perdu mon fils à cause de personnes comme lui ! Fred-"

"Fred aurait honte de toi, maman."

Molly se figea et se tourna vers George, les yeux écarquillés. "Q-quoi ?"

"Il aurait honte de t'entendre parler comme ça, de te voir traiter Draco de cette façon. Tout ça c'est du passé et Draco n'y est pour rien dans la mort de Fred. Lui aussi a souffert, il a tout perdu, jusqu'à sa propre identité. Harry est heureux avec lui, pourquoi est-ce que ça ne te suffit pas ?"

"George a raison, maman." Continua Charlie, habituellement si discret dans ce genre de situation. "Si Harry l'aime, on devrait tous l'accepter et être heureux pour lui. Draco fait partie de la famille désormais, que ça te plaise ou non. Et peu importe si et comment se terminera leur histoire, ça ne nous regarde pas. Harry est assez grand pour savoir ce qui est bien pour lui et pour se défendre. Notre rôle à nous, c'est d'être là pour lui s'il en a besoin. Pas plus, pas moins."

Harry sentit son cœur se gonfler de fierté et de bonheur en voyant tout le monde acquiescer, même Percy. Il avait toujours su qu'il pouvait compter sur eux, sur sa famille, mais le voir et le vivre concrètement était toujours réconfortant.

"Je… je ne comprends vraiment pas votre réaction, vous…"

"On aime Harry comme un frère, exactement comme tu nous l'as appris, maman. Il n'y a rien de plus à comprendre." Conclus Ron avec un clin d'œil vers son meilleur ami. "Bon, on ne va quand même pas terminer cette journée là-dessus. Faisons une dernière partie de Quidditch et cette fois-ci tu joues, Harry."

Le brun acquiesça mais, avant de suivre toute la petite troupe, il se tourna une dernière fois vers Molly.

"Je suis désolé pour ce que je vous ai dit, Molly, mais j'en pensais chaque mot. Je ne vais pas exiger que vous présentiez vos excuses à Draco, mais j'espère que ce genre de chose n'arrivera plus, parce que je détesterais avoir à choisir entre vous deux."

Harry profita encore une bonne heure de ses amis avant de finalement quitter le Terrier, non sans avoir enlacé Molly de longues secondes en lui murmurant qu'il l'aimait. Une fois chez lui, il hésita un moment avant de craquer et de ressortir, direction le café. Non, il n'avait pas l'intention de commander un café à cette heure, mais il espérait pouvoir parler au blond avant qu'il ne rentre chez lui. Il sentait qu'ils en avaient autant besoin l'un que l'autre.

Plus il approchait du café, plus Harry était nerveux et quand il arriva devant et qu'il vit le rideau baissé et les lumières éteintes, il soupira de frustration.

"Et merde !"

Déterminé, il se dirigea vers la station de métro la plus proche avec l'espoir de rattraper le blond tout en se maudissant de ne pas avoir pris son téléphone portable avec lui pour l'appeler. Les rues étaient presque désertes et, hormis les sempiternelles sirènes de police et d'ambulance en bruit de fond, il n'y avait aucun bruit. Il remarqua donc tout de suite les cris étouffés venant d'une ruelle à quelques pas. Les poils sur la nuque de Harry se hérissèrent alors que son instinct prenait le dessus. Sans savoir pourquoi, il savait que c'était Draco. Il en était persuadé.

Sans attendre, Harry se précipita vers la ruelle, dégaina sa baguette et se figea une demi-seconde, analysant la scène devant lui. Draco était effectivement là, plaqué contre un mur de brique par un homme dont la main était pressée contre sa gorge. Ses pieds étaient à quelques centimètres du sol et ils étaient entourés par trois autres hommes tenant des barres de fer et autre bout de bois.

Le sang de Harry ne fit qu'un tour. Il brandit sa baguette et les sorts se mirent à pleuvoir. Peu importe que ce soient des Moldus, ils s'attaquaient à un sorcier et il était tout à fait en droit d'utiliser la magie pour le défendre. En quelques coups de baguettes, il repoussa les hommes dans le fond de l'allée, les stupefixa et les ligota avant d'envoyer un Patronus au Bureau des Aurors. Il préférait que ce soient eux qui les trouvent plutôt que la police Moldue, il aurait plus de facilité à leur expliquer la situation.

Puis, une fois tout danger écarté, il se précipita vers Draco qui avait glissé au sol à l'instant où Harry avait repoussé l'homme et se tenait désormais la gorge en toussant.

"Draco ? Est-ce que ça va ?" Il s'agenouilla devant lui et pris son visage entre ses mains. Draco avait les yeux pleins de larmes mais aucune n'avait coulé sur ses joues. "Parle-moi, est-ce que ça va ?"

Le jeune homme ouvrit la bouche mais seulement une quinte de toux en sorti, il se contenta donc de hocher la tête.

"D'accord, est-ce que tu peux te lever ? On va transplaner chez moi."

Harry l'aida à se lever, attendit quelques secondes qu'il se stabilise et transplana directement dans son salon. Là, il le fit s'asseoir sur le canapé et invoqua un verre d'eau qu'il plaça sous le nez du blond.

"Bois, ça te fera du bien." Draco s'exécuta et avala de petites gorgées en grimaçant avant de déposer le verre sur la table basse.

"Merci." Croassa-t-il avant de toussoter à nouveau.

"Est-ce que ça va ?" Harry avait besoin de l'entendre le lui dire, un simple hochement de tête ne suffisait pas.

"Oui, je crois."

"Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Qui étaient ces types ?" Il avait bien sa petite idée sur la question et ça le faisait bouillir d'avance.

"John. Il les a envoyés pour me donner une leçon." La voix de Draco était encore rocailleuse, mais il semblait avoir plus de facilités à parler. "Tu n'aurais pas dû t'attaquer à eux."

"Et les laisser te tabasser... ou pire ? Hors de question !"

"Mais tu as utilisé la magie..."

"Ne t'inquiète pas pour ça, je gère. J'ai déjà prévenu les Aurors, ils ont des procédures pour ça."

Le blond secoua la tête vigoureusement, les yeux affolés. "Non ! Il ne doit pas y avoir d'enquête ! Je... ils découvriraient ce qu'il s'est passé avec Trent et..."

"Hey, calme-toi Draco, respire. Tout va bien, je m'occupe de tout, d'accord ? Si tu ne veux pas qu'il y ait d'enquête, il n'y en aura pas, mais ces types doivent payer, John doit payer ou il ne te laissera jamais tranquille."

"Laisse tomber, Harry. Je peux me débrouiller tout seul."

"Ah oui, j'ai vu ça."

Harry ne voulait pas être moqueur et l'enfoncer encore plus, mais la façon dont Draco gérait tout ça, toute cette affaire depuis le début le laissait perplexe. Il était clair qu'il pouvait se défendre tout seul, il en avait toujours été capable mais là, c'était comme s'il avait baissé les bras, comme s'il avait décidé de ne pas se battre. D'accord, il avait des problèmes d'argent et il avait besoin de ce job, mais quand même. Harry lui donnait la possibilité de régler toute cette affaire une bonne fois pour toute et lui ne réagissait même pas. Et ce soir pour couronner le tout, il avait failli se faire tuer !

"Tu ne comprends pas."

"Non effectivement, je ne comprends pas. Même sans vouloir de mon aide, tu devrais profiter de l'occasion pour mettre fin à tout ça. Si les Aurors ouvrent une enquête, ils pourront faire en sorte que John ne s'en prenne plus jamais à toi. Il pourrait même avoir des problèmes avec la justice Moldue. Je sais que tu n'as pas envie que toute cette histoire se sache, mais... bon sang, et s'il s'en prenait à quelqu'un d'autre ? Un type comme John ne s'arrêtera pas là. Tu lui as échappé, tant mieux, mais un autre n'aura peut-être pas cette chance."

"Je te déteste, Potter. Tu profites de la situation pour me culpabiliser."

"Non, ce n'est pas ça." Harry soupira et s'assit près de lui. "Je suis désolé, je sais que c'est dur et tu as tout à fait le droit de ne pas vouloir tout ça. Ce type... j'aimerais pouvoir le faire disparaître, qu'il ne puisse plus faire du mal à toi ou à qui que ce soit, mais ce n'est pas aussi simple. Tout héros de guerre que je sois, je doute qu'ils me laissent assassiner quelqu'un sans rien dire. Mais il y a des moyens légaux pour le mettre hors d'état de nuire et... bref, quoi que tu décides, je serais là et je te soutiendrais."

Draco hocha la tête et repris une gorgée d'eau. "Okay. Juste... est-ce qu'on pourra en reparler plus tard ? J'ai vraiment envie de rentrer me coucher. La journée a été longue."

"Reste dormir ici."

"Non, je-"

"Ce n'était pas une question, Draco, ni une suggestion. Après ce qui vient de se passer, il est hors de question que tu restes seul. Les draps dans la chambre d'amis sont propres, je vais te passer de quoi dormir. Et demain, tu pourras dormir un peu plus longtemps en étant là. D'ailleurs... tu devrais peut-être te reposer demain au lieu d'aller travailler."

"J'irais au travail, Potter. Je vais bien."

"Tu as le droit de ne pas aller bien, tu sais ? Tu viens d'être agressé, ça n'a rien de fun."

"Je sais. Mais je vais bien. Tu... es arrivé à temps."

Draco croisa son regard et Harry pu y lire toute sa reconnaissance. Il se doutait qu'il ne le remercierait probablement pas de vive voix, du moins pas tout de suite, mais il s'en fichait. Tout ce qui importait était que Draco allait bien... du moins en apparence. Alors que le blond se levait du canapé, Harry le stoppa.

"Attends, à la base je voulais te parler de cet après-midi, c'est pour ça que je t'ai suivi et que... Bref, je sais ce qu'il s'est passé avec Molly. Je suis retourné au Terrier et elle m'a tout dit. Elle n'aurait pas dû et, même si tu as l'air de penser le contraire, elle a tort. Je me fiche que tout ça soit pour de faux, en ce qui me concerne tu es mon petit-ami et il est hors de question que qui que ce soit te parle comme ça, même si c'est Molly. Je sais que ce qui t'inquiétait en venant aujourd'hui c'était exactement ça, d'être rejeté et d'être pris à partie. Je suis désolé que ce soit arrivé, vraiment, j'aurais aimé pouvoir l'éviter et, à l'avenir, je ferais tout pour. Je ne peux pas te promettre que ça n'arrivera plus mais si c'est le cas, je serais là à tes côtés pour te soutenir. Tant que tu le voudras."

"Parce que je suis ton faux petit-ami."

"Parce que tu es mon ami, surtout. Enfin, si tu le veux. Mais sache que je me bats pour mes amis autant voire plus que pour les mecs avec qui je sors."

"Harry... Tout ça, le contrat, le mensonge... je ne suis plus si sûr que ce soit une bonne idée. Tu as vu la réaction de Mme Weasley ? Je n'ai aucune envie de créer des problèmes dans ta famille et que tu les perdes."

"Crois-moi, les problèmes existent depuis bien longtemps déjà. C'est justement pour ça que j'ai fait appel à toi."

"Tu as encore le temps de trouver quelqu'un d'autre, quelqu'un que ta famille approuvera."

"Même si c'était vrai, je ne le ferais pas. Ça se passe bien entre nous, non ? Alors je ne vois pas pourquoi je changerais d'avis. Sauf si... est-ce que tu veux arrêter ?"

"Je..."

"Attends, laisse-moi reformuler. Est-ce que tu as envie d'arrêter ? Ne pense pas aux conséquences sur mes relations avec ma famille, parce qu'il n'y en aura pas, je peux te l'assurer. Je veux juste savoir si toi tu en as envies parce que c'est trop compliqué, ou parce que tu ne me supportes pas... parce que tu n'as pas envie de passer du temps avec moi aux Fidji... Cette décision, tu dois la prendre pour toi, pas pour moi."

"Je n'ai pas envie d'arrêter. C'est peut-être une erreur, mais... j'ai l'impression de m'amuser pour la première fois depuis bien longtemps. Même si tu es toujours un vrai crétin et que je vais probablement devenir dingue avant la fin, ça fait du bien de changer de la routine."

"Alors tout va bien, on continue comme ça."

"Oui, si tu veux toujours de moi et tant que ça ne menace pas réellement tes relations avec ta famille."

"Tout le monde a pris ta défense, tu sais ?"

"Comment ça ?"

"Quand j'ai demandé des explications à Molly, tout le monde était là ou presque et ils t'ont défendu face à Molly. Je ne leur ai rien demandé, ils l'ont fait d'eux-mêmes. Charlie, George... même Ron ! Ils te considèrent comme faisant partie de la famille, désormais. Tout ça parce que tu es avec moi." Draco resta interdit un long moment, la bouche entre-ouverte et les yeux dans le vague. "Donc tu n'as vraiment pas d'inquiétude à te faire. Molly, c'est différent et elle ne t'acceptera peut-être jamais, mais tant que le reste de la famille t'accepte, ça n'a pas d'importance. Pas pour moi en tout cas."

"Merci, Harry. Pour tout. Je ne pensais pas pouvoir revenir dans le monde des sorciers mais cette journée m'a prouvé le contraire. Je t'arrête tout de suite, je n'ai pas l'intention de te laisser plaider ma cause au Ministère ou quoi que ce soit, je suis très bien là où je suis, mais... c'était agréable malgré tout."

"Tant mieux. Est-ce que tu veux manger quelque chose ? Je pourrais commander des pizzas."

"Je préférerais aller me coucher, si ça ne te dérange pas."

"Non, bien sûr que non. Vas-y, tu connais le chemin. Je te monte un pyjama tout de suite. Tu veux que je mette tes vêtements à laver pour demain ?"

"Si ça ne te dérange pas."

"Bien, la machine est dans l'arrière-cuisine, tu n'auras qu'à les récupérer demain matin." Dit Harry avant de suivre Draco dans les escaliers.

Ils se séparèrent au palier suivant, Draco continuant à monter et Harry entrant dans sa chambre. Le brun fouilla dans son dressing à la recherche d'un pyjama avant de rejoindre le dernier étage. Il frappa deux coups brefs et ouvrit la porte de la chambre où Draco s'était installé la dernière fois, supposant qu'il avait choisi la même et se figea quand il découvrit le blond debout au pied du lit, son dos nu face à lui.

"Oh, déso-" Ses paroles moururent sur ses lèvres alors qu'il prenait conscience de la scène devant lui. Ce n'était pas tant le fait que le blond était torse nu qui le choquait, mais plutôt l'état de son dos. Il était recouvert d'ecchymoses fraiches partant de ses épaules jusque dans le bas de son dos. "Putain."

"Harry ?"

Le brun avança rapidement vers lui et déposa le pyjama sur le lit, puis il posa délicatement une main sur la peau tuméfiée de l'ancien Serpentard. Celui-ci tressaillit mais ne dit rien et le laissa se rendre compte de l'ampleur des dégâts.

"Bon sang, est-ce que ça fait mal ?"

"Un peu, oui."

"Tu ne m'as pas dit qu'ils t'avaient frappé." La voix de Harry ressemblait plus à un grondement qu'autre chose. Draco frissonna.

"Ce n'est pas le cas. Il m'a plaqué contre le mur plusieurs fois, ça doit être ça."

"Tu es sûr ?"

"Oui, Harry. Calme-toi."

Ses paroles autant que son ton inquiet ramenèrent Harry sur Terre. Il se rendit compte qu'il tremblait de colère et que sa respiration était difficile. Un peu plus et de la fumée lui sortait des oreilles.

"Désolé. J'ai de la potion contre la douleur en bas, je vais aller en chercher. Il doit aussi me rester un peu d'onguent. Ça devrait pouvoir aider à faire disparaître les ecchymoses plus rapidement. Ne bouge pas, je vais les chercher."

Le blond ne broncha pas, le laissant quitter la pièce, ce qui prouvait qu'il avait suffisamment mal pour accepter la méthode sorcière. Quand Harry revint quelques minutes plus tôt, le blond avait enfilé le bas du pyjama et s'était assis au pied du lit.

Harry lui tendit une fiole et en déboucha une autre. "Tiens, avale-ça et ensuite, allonge-toi sur le ventre."

"Hein ? Je peux le faire tout seul."

"Mais bien sûr. Dépêche."

Il ignora le regard noir que lui lança le blond et fit couler une bonne dose d'onguent sur ses mains qu'il frotta l'une contre l'autre pour réchauffer le liquide. Une fois Draco allongé sur le ventre, Harry grimpa sur le lit et s'assit à califourchon sur ses fesses. Il se força à ne pas trop penser à cette position, ni au dos nu de Draco sous lui. S'il était nu, c'était uniquement à cause de sa blessure, point. Et si Draco frissonna à l'instant où il posa ses mains sur lui, c'était dû à la froideur de l'onguent et à rien d'autre. Harry entreprit d'étaler le liquide sur toute la surface de l'hématome avant de le faire pénétrer en massant doucement la peau pâle sous lui. À un moment, il aurait pu jurer entendre le blond gémir mais il avait sûrement tort. Pas vrai ? Ou alors c'était dû à la douleur.

"Est-ce que je te fais mal ?"

Draco s'éclaircit la gorge et secoua la tête. "Non, non, ça va."

"Il faudrait en remettre demain, je ne suis pas sûr que ce soir suffise à faire disparaître l'hématome."

"J'en mettrais en me levant."

"Tu ne pourras pas l'étaler, tu vois bien. Viens me réveiller demain matin, je t'aiderais."

"Je dois me lever à six heures, je ne vais pas-"

"Draco... réveille-moi, je retournerais me coucher après, ne t'en fais pas."

"... d'accord."

Tout en discutant, Harry avait terminé d'étaler l'onguent sur le dos blessé de Draco et, une fois satisfait du résultat, il descendit des fesses du blond et du lit.

"Voilà, ça devrait aller. Évite peut-être de dormir sur le dos cette nuit, on ne sait jamais."

Alors qu'il allait refermer la fiole, Draco se retourna vers lui pour s'asseoir sur le lit, lui exposant son visage et, surtout, sa gorge. Là, il pouvait voir se former de nouveaux hématomes de la forme des doigts de son agresseur. Une vague de rage traversa Harry. S'il s'écoutait, il retournerait immédiatement dans la ruelle pour l'achever. Il se força à respirer profondément et secoua la tête.

"Harry ?"

"Attends, je devrais t'en mettre là aussi." Dit le brun en désignant la zone en question.

"Oh, je peux le faire."

Mais Harry ne l'écouta pas et repris place sur le lit, assis cette fois-ci face au blond, il versa une nouvelle dose d'onguent dans sa paume et en récupéra une partie avec les doigts de la main opposée. Draco resta silencieux alors qu'il appliquait le liquide délicatement sur sa gorge et autour de son cou avant de masser doucement comme il l'avait fait sur son dos juste avant. Il sentait de temps en temps Draco déglutir, ou encore son pouls sous ses doigts, mais il se força à rester concentré sur sa tâche, résistant à l'envie de lever les yeux vers les deux orbes gris qu'il sentait le fixer. Finalement, il se recula et ferma la fiole pour de bon.

"Cette fois-ci c'est bon. Sauf si tu as mal autre part ?" Là encore, il ne croisa pas le regard de Draco. Une part de lui espérait qu'il avait effectivement mal autre part et qu'il allait pouvoir... devoir encore appliquer de l'onguent sur son corps.

"Non c'est bon. Merci Harry." Chuchota le blond. Il récupéra le T-shirt que lui avait prêté Harry et l'enfila avec une grimace.

"De rien. Je vais te laisser dormir." Il se releva et récupéra les vêtements que Draco avait laissé sur une chaise. "Réveille-moi quand tu es prêt demain, du coup. Et... si tu as besoin de quoi que ce soit cette nuit, enfin... n'hésite pas, je suis juste en-dessous."

"Okay. Bonne nuit Harry."

"Bonne nuit."

Quand Harry se glissa dans son lit près d'une heure plus tard après avoir lancé une lessive et envoyé une lettre au Bureau des Aurors pour leur expliquer la situation en détail, il était toujours aussi énervé. Il s'en voulait de ne pas être arrivé à temps pour raccompagner Draco à la fermeture du café, il était en colère contre ces hommes qui s'en étaient pris à lui aussi violemment. Il se sentait aussi coupable d'avoir mis le blond dans cette situation à cause de sa proposition et de son intervention sur la vidéo. Il savait qu'il n'avait fait qu'aider Draco, mais là tout de suite, il avait surtout l'impression de l'avoir sorti du pétrin pour mieux l'y remettre. Et puis il était inquiet pour les prochains jours. Même si ces hommes allaient être arrêtés, qu'est-ce qui empêchait John d'en envoyer d'autres ? Harry devait faire quelque chose pour aider Draco, pour le protéger, même si celui-ci le refusait. Après tout, Harry était responsable de la situation dans laquelle il était et il avait les moyens de le protéger. Du moins jusqu'à leur retour des Fidji. Ensuite...

Harry se demanda ce que le blond allait faire après leur retour. Certes, la somme d'argent qu'il allait lui donner lui permettrait de vivre confortablement pendant quelques temps, mais ça ne durerait pas. Allait-il se mettre à la recherche d'un second travail en plus du café ? Dans un autre bar ? Alors que le visage rougeaud et les petits yeux cruels de John s'imposèrent dans son esprit pour la énième fois ce soir-là, Harry réalisa une chose. S'il ne pouvait s'imposer dans la vie de Draco après leur retour des Fidji et devait alors supposer que l'ancien Serpentard serait capable de prendre soin de lui comme il le faisait depuis des années, les choses étaient différentes aujourd'hui et pour le reste de la semaine à venir. Après tout, c'était indiqué noir sur blanc dans le contrat : L'Employeur gèrera tout problème pouvant apparaître et assurera la protection et la bonne santé de l'Employé. Contrat que Draco avait signé et, donc, approuvé.

Et Harry savait parfaitement de quelle façon il pouvait assurer la protection de Draco : en lui demandant d'emménager chez lui jusqu'à leur départ. John ne viendrait pas le chercher ici et s'il le faisait, au moins il ne serait pas seul pour l'accueillir. Harry se débrouillerait pour accompagner Draco au travail et retourner le chercher à la fin de sa journée et peu importe s'il râlait. Harry était son employeur et le protéger était son devoir.

C'est sur cette certitude que Harry s'endormit finalement peu après minuit, enfin serein.


Que pense-t-on ? Vous avez des envies de meurtres ? Sur qui ? (On ne tue pas la gentille auteure, je vous prie)

À demain pour la suite : premières tensions et désillusions en vue !