Bonjour à tous ! Me voici de retour avec le chapitre 17 ! Alors j'ai décidée de ne pas écrire de chapitre entier sur la bataille du Gouffre de Helm, étant donné que mon personnage n'y participe pas je ne voyais pas l'intérêt de vous décrire d une bataille que vous connaissez sans doute déjà ;)
Voilà ! J'espère que cette suite vous plaira et n'hésitez pas à me laisser des commentaires, ça me ferait hyper plaisir ;) Bonne lecture à tous !
Des cris bestiaux étaient hurlés dans la nuit noire, de l'eau rebondissait bruyamment sur l'acier des armures, le grondement de l'orage résonnait à en faire trembler le sol. Ils étaient des milliers à attendre impatiemment le début de la bataille, à vouloir briser les os et transpercer les chairs de leurs ennemis. L'appel à faire couler le sang était dur à contenir. Puis un nouvel éclair fissura le ciel et l'assaut fut lancé. Le bruit des arcs et des épées s'entrechoquant résonnait dans son esprit, mettant à mal son cerveau. Les Orcs grimpaient à la paroi de pierre, les Elfes décochaient leurs flèches et les Hommes se battaient avec hargne. De chaque côté pleuvait le sang, de chaque côté frappait la mort.
Une flamme se mit à danser dans les rangs orcs, brulant à vive allure en direction du mur d'enceinte du Gouffre de Helm. Alors que l'ennemi essayait de mettre à bas le danger de ce feu, son propriétaire plongea corps et âme contre les pierres. Une détonation se fit entendre alors que le mur se brisa en mille éclats, éparpillant ses pierres dans le champ de bataille. Dans l'explosion une immense brèche c'était ouverte, laissant libre cours à la tyrannie des orcs. Les Uruk-Haï entrèrent par centaine dans la cours alors que les Elfes essayaient de les retenir à l'extérieur, mais rapidement ils furent dépassés. L'armée de Saroumane parvint à prendre possession de la première cour, forçant les troupes des Peuples Libres à se replier au bastion.
Ainsi passa la nuit, chacun souhaitant plus que tous survivre. Mais alors que les premiers rayons du soleil apparurent au loin, l'espoir reprit dans le cœur des Hommes et des Elfes car une nouvelle armée avait fait son arrivée. Le Magicien Blanc, Gandalf, guida les Rohirrim à la bataille. L'arrivée de ces trois-cents guerriers fit pencher la balance en faveur des Peuples Libres. Décimé et éparpillé, les Uruk-Haï bâtir en retraite, courant sans le savoir vers leur perte.
La Sorcière ouvrit les yeux, réveillée en sursaut par le fracas qui s'abattait sur la tour. Les grondements de son cauchemar semblaient être à présent bien réelle. Passer la surprise Nessa clama son esprit, elle savait ce qu'il se tramait. Son songe lui avait montré le rôle des Arbres de Fangorn dans cette bataille, nul doute que ces derniers avaient également choisi l'Isengard comme cible. Sans ne montrait aucun affolement la jeune femme enfila un vêtement plus épais sur sa chemise de chambre avant de se dirigeait d'un pas tranquille vers les bureaux du Magicien. Saroumane, contrairement à elle, arriva précipitamment sur son balconnet, observant effarer l'horrible spectacle qui s'étendait sous ses yeux. De toute part, Isengard était encercler, attaquer par les Ents, ces êtres à l'apparence d'arbre capable de se mouvoir et de manier les mots. Les derniers orcs présent se faisait décimer par centaines et Saroumane observait, impuissant, la nature se déchaînait.
Grima arriva à son tour aux côtés de la Sorcière et tous deux échangèrent un regard de circonstance. Il ne faisait aucun doute que la bataille avait était perdu, il n'y avait plus rien à faire. Saroumane rentra de nouveau dans sa tour, enrageant. D'un geste brusque il débarrassa son bureau de tout ce qu'il s'y trouvait, les objets se brisèrent alors au contact du sol dans un grand fracas. Son regard croisa ceux de ces comparses et il ne lâcha pas celui de la Sorcière. Tout ce qu'il avait entreprit s'effondrait de toute part mais au moins il lui restait cette arme, prête à lui servir et il avait l'intention de se vengeait. Nessa fini par détourner les yeux, désintéresser. Son combat était contre les Hommes, elle n'en avait que faire de ce qui pouvait arriver à cet endroit ou au magicien.
Après plusieurs minutes, qui semblèrent une éternité, le calme se fit de nouveau entendre autour d'eux. Nessa monta au plus haut de la tour et se mit à observer en contre-bas. Le barrage retenant les flots de l'Isen avait cédé et son eau recouvrait à présent l'entièreté des terres du magicien. Plus aucun orcs ne respirer, les lieux étaient maintenant aux mains des Ents. Nul doute que d'ici peu de temps la vermine humaine viendrait quémander des informations.
La nuit avait été longue pour tous les compagnons. Après avoir combattu et sué sang et eau Legolas n'avait qu'une envie : reprendre les armes pour libérer Nessa des griffes du magicien déchu. Elle n'avait que trop attendu, qui pouvait savoir quelles horreurs elle subissait ?
Ils avaient pris la route avec les premières lueurs du jour après avoir passé une nuit rapide. La hâte de retrouver leurs compagnons avait pris le pas sur la fatigue qu'ils ressentaient. La traverser de la forêt de Fangorn se passer dans le silence le plus complet. Le rôle que les Ents avaient joués dans la bataille était encore frais dans les mémoires et provoqué une peur silencieuse face à leurs forces monumentales. Même Gimli ne pipé mot.
Au bout de plusieurs heures ils virent enfin apparaitre la grande tour d'Isengard. La bâtisse avait perdu de sa grandeur après cette nuit mais il leur fallait rester tout de même sur le qui-vive. Seulement, le son de deux douces voix parvint à leurs oreilles. Un peu plus loin sur le chemin les compagnons virent apparaître les silhouettes de deux jeunes Hobbits, Merry et Pipin étaient enfin en vue !
« Mes Seigneurs ! S'exclama Merry lorsqu'il vit ses amis apparaître. Bienvenue en Isengard.
- Oh jeune coquin, une belle chasse dans laquelle vous nous avez entrainé et on vous retrouve à festoyer et a fumé ! Répondit Gimli, faussement énerver.
- Nous sommes assis sur le champ de la victoire et savourons quelques réconforts bien gagné. Rajouta Pipin. Le porc salé est particulièrement savoureux.
- Le porc salé… répéta Gimli tout en salivant d'envie.
- Les Hobbits, grommela Gandalf. »
Legolas esquissa un sourire, heureux de voir ses deux amis vivants. Soudainement son regard fut attiré par la tour. Tous en haut de cette dernière il jura avoir aperçu la silhouette sombre de la magicienne. Mais elle semblait tellement différente qu'il ne sut comment réagir. Son cheval, sentant l'hésitation de son cavalier se mit à piétiner sur place, attirant l'attention de Gandalf sur le prince. Ils échangèrent tous deux un regard, le magicien aussi avait aperçu du mouvement sur la tour et il sentait également qu'un étrange pouvoir était à l'œuvre ici.
« Nous sommes sous les ordres de Silvebarbe, qui vient tout juste de reprendre les rênes de l'Isengard, termina Merry. »
L'ambiance détendue qui régnait se brisa alors qu'il leur fallait maintenant affronter Saroumane. Les hobbits descendirent de leur abri pour rejoindre les membres de la communauté et prirent place sur les chevaux. Ils avancèrent jusqu'au pied de la tour, là, s'approcha d'eux Silvebarbe, un immense Ent. Ce fut grâce à son intervention que la tour de Saroumane avait fini par ployer le genou.
« Jeune Maître Gandalf, commença l'Ent, je me réjouis de votre venu. Le bois et l'eau, les troncs et la pierre, je peux en venir à bout mais il y a un magicien à mater ici, enfermer dans sa tour.
- Montrez-vous… fit Aragorn, prêt à en découdre.
- Prudence, répondit Gandalf, même vaincu Saroumane est dangereux.
- Alors réglons-lui son compte et qu'on en finisse ! S'emporta Gimli.
- Non, il nous le faut vivant ! Nous ignorons encore ce qui est advenu de Nessa… Il faut qu'il parle. »
L'entente du nom de la magicienne raviva dans le cœur des compagnons une rage enfouie depuis le début de la bataille. Ils étaient si prêts de retrouver leur amie qu'ils en devenaient impatients de commencer cette confrontation.
Leur vœu fut rapidement exaucé car le magicien fit son apparition, tout en haut de sa tour :
« Vous avez mené bien des guerres et tué nombreux d'hommes, Roi Théoden et vous avez tout de même fait la paix ensuite. Ne pouvons-nous tenir conseil comme nous l'avons fait jadis, mon vieil ami. Ne pouvons-nous faire la paix, vous et moi ?
- Nous ferons la paix, s'insurgea l'homme, oui nous ferons la paix ! Lorsque vous répondrez de l'embrasement de l'Ouestfol et des enfants qui gisent sans vie ! Nous ferons la paix, lorsque les vies des soldats dont les corps furent dépecés devant les portes de Fort le Corps alors qu'ils étaient morts, seront vengées ! Lorsque vous pendrez à un gibet, pour le plaisir de mon propre corbeau, là nous serons en paix.
- Des gibets et des corbeaux, vieux radoteur… Que voulez-vous Gandalf le Gris ? Laissez-moi deviner, la clé d'Orthanc ou peut-être même les clefs de Barad-dûr avec les couronnes des sept rois et les baguettes des six magiciens ?
- Votre traitrise a déjà coûté de nombreuses vies et des milliers sont encore en péril ! Répondit alors Gandalf. Mais vous pouvez les sauver Saroumane, car vous étiez dans les secrets de l'ennemi.
- Alors vous venez quérir des informations… j'en ai pour vous ! Déclara-t-il en faisant signe derrière lui. »
Nessa n'avait fait qu'observer de loin l'échange, sans voir réellement qui était ces interlocuteurs. Cependant, les voix lui semblaient familières mais il y avait comme un voile qui l'empêchait de se souvenir clairement. Mais lorsque Saroumane l'appela prêt de lui, elle n'hésita pas une seconde avant de s'approcher. Apparut alors aux côtés du vieillard, se tenait grande et fière, la Sorcière Noire. La compagnie était estomaquée, ils s'attendaient à tous sauf à voir leur amie se tenir sans honte aux côtés de leur ennemi. Mais Nessa n'était plus la même, cela se voyait, cela se sentait. Le mauvais sentiment qu'avait pressenti Gandalf se trouver devant ses yeux, celle qu'il voyait en cet instant n'était plus la magicienne.
Legolas ne savait que faire ni comment réagir. Complètement perdu, il regardait la femme qu'il aimait comme s'il ne la connaissait pas. Elle n'avait que l'apparence de cette femme mais il y avait tout autour d'elle une aura de noirceur. Il ne put s'empêcher de prononcer son nom, attirant l'attention de cette dernière. Mais il n'était pas le seul à scander son nom, tous essayer de comprendre ce qu'ils avaient sous les yeux.
« Mère… s'étonna Aragorn.
- Nessa ! S'écria une nouvelle fois Legolas, lui pourtant si calme. »
Heureux de son effet Saroumane se mit à rire.
« Vous avez omis de voir ce qui était pourtant droit devant vous, Gandalf, mais le grand œil lui l'a vu et à tirer profit de cet avantage. »
Alors qu'il prononçait son discours Nessa n'arrivait pas à détourner le regard de ces gens qui lui semblait étrangement familier. Ses yeux passaient d'une silhouette a une autre, ses oreilles bourdonnaient dans un son assourdissant. La Sorcière ferma les yeux un instant, pour se concentrer sur sa respiration. Alors que le vide se faisait dans son esprit, la voix de Saroumane se mit à résonner plus fort, prenant plus d'ampleur à chaque instant. Des mots qui lui avait paru si insipide sur l'instant lui revenait en mémoire, des mots qui en son for intérieur était d'une importance capitale, mais un voile étrange lui brouiller la vue, peu importe les efforts surhumains qu'elle prodiguée.
« Descendez Saroumane et votre vie sera épargner, reprit Gandalf, coupant court au crie d'incompréhension de ses compagnons, ce n'était pas le moment de se laisser aller à l'indécision.
- Gardez votre pitié et votre clémence, je n'en ai nul besoin ! S'écria le magicien Blanc. »
Dans un mouvement ample il éleva son bâton de magie, le dirigeant droit sur Gandalf. Sans crier gare il lança un puissant sortilège sur son homologue, une flamme aussi ardente que le feu d'un dragon.
L'esprit de la magicienne ne fit qu'un tour alors qu'elle voyait le feu se dirigeait droit sur son ami, elle devait le protéger coute que coute ! Se réveillant de sa torpeur, Nessa utilisa toute sa force pour briser la trajectoire du sortilège. Un étrange nuage noir enveloppa la flamme qui se mit à vaciller puis à étouffer. Lorsque le danger fut écarté, la brume se dissipa.
Le silence se fit alors que tous les yeux, ébahies, se portaient sur la magicienne. Estomaqué, Saroumane se tourna vers la Sorcière, la colère et l'incompréhension brillant dans ses yeux.
« Qu'est-ce qu'il vous prend ?! Hurla-t-il. »
Nessa n'ouvrit pas la bouche, mais sa respiration saccadait et son regard meurtrier, fut une réponse tout aussi éloquente. Les sentiments qui avaient été prisonniers en son for intérieur depuis tous se temps se mirent à bouillonner. La rage et la douleur furent ceux qui prirent le dessus alors que tous lui devenaient plus limpide.
Comprenant que l'influence de la malédiction se faisait moins puissante, Saroumane se mit à frémir. Sur le visage des compagnons, se fut l'espoir qui prit place, tous n'étaient peut-être pas perdu pour la magicienne.
Elle avança d'un pas vers le vieillard, l'obligeant à se préparer à l'assaut. Dans un dernier effort, il essaya de la ramener à lui.
« Ma chère, rappelez-vous notre objectif, rappelez-vous ce que les Hommes vous on fait subir ! Voyez ce que vous et moi pouvons réaliser ! Clama-t-il en désignant ce qu'il restait des cendres du rodeur. Ils pourront tous payer leur affront ! Ils ne méritent pas d'être épargné !
- C'est aussi ce que vous avez dit à Dwenn lorsque vous lui avez ordonné d'assassiner une enfant de deux ans ? Demanda-t-elle froidement. J'ignorais tous de l'influence que vous exerciez sur lui, mais je connaissais Dwenn mieux que quiconque. Il n'avait pas mauvais fond… »
Nessa ferma un instant les yeux, essayant de pardonner l'impossible.
« Non… la seule personne qui doit payer c'est vous… »
A présent l'affrontement était inévitable, alors Saroumane choisit d'attaquer le premier. Il fit tournoyer son arme dans les aires, lui donnant de l'élan pour venir s'abattre sur son adversaire. D'un mouvement souple la magicienne évita le bâton et forte de son agilité au combat elle mit rapidement le magicien blanc à terre. Il fallait dire qu'elle avait également l'impression que ce dernier faiblissez plus rapidement qu'à l'accoutumer. Ses constatations furent confirmées lorsque dans un dernier effort il se releva et lança sur la jeune femme une flamme semblable à celle qu'il avait utilisé sur Gandalf. Et bien qu'elle fut prise dans un tourbillon du feu, elle ne senti aucune douleur.
Quand le feu se dissipa et qu'il apparut que cela n'avait eu aucun effet, la voix de Gandalf s'éleva dans les aires.
« Saroumane, votre bâton est brisé ! »
Accompagnant ces paroles, le bâton de Saroumane se mit à trembler entre ses mains avant d'imploser et de finir en poussière. Nessa observa ce dernier d'un œil mauvais et malgré son irrésistible envie d'en finir avec la vie de l'homme qui avait brisé la sienne, elle retint sa main. Il fallait que le magicien parle.
Saroumane était désemparé, tout ce qu'il avait construit s'écrouler devant ses yeux. Mais trop fière pour accepter sa défaite il continua d'user de sa voix si persuasive.
« Vous êtes tous fou… Fou de croire un seul instant que vous pourrez vous en sortirent, vous allez tous mourir ! »
Avec toutes les dernières forces qui lui restait, il se saisit alors d'une petite dague, cacher dans les plis de sa tunique et s'élança sur la magicienne arme en avant. Surprise, Nessa repoussa l'attaque comme elle le pu, poussant sans ménagement le vieil homme. Sentant son corps basculait dans le vide il s'accrocha comme un forcené sur l'unique bras qui le maintenait sur ses pieds. Mais il n'avait aucun doute sur l'issu de cette histoire. Sa vie était entre les mains de la femme qu'il avait fait souffrir atrocement ces vingt dernières années.
« Ayez pitié… demanda-t-il en ultime recours. »
La magicienne garda le visage fermait alors qu'elle plongeait ses yeux dans le regard implorant de Saroumane.
« Vous ne méritez pas de respirer l'air dont vous avez privé ma fille. »
Puis, sans aucune hésitation, elle relâcha sa poigne et senti le tissu de la tunique du magicien glisser entre ses doigts alors que son corps bascula dans le vide. Il termina sa course, empaler, sur les piques de la roue de son moulin. Ainsi se termina la vie du Magicien Blanc, autrefois si estimé et personne ne viendrait pleurer cette disparition.
Le vent s'engouffra dans les cheveux de Nessa, la revigorant de sa brise, alors qu'elle eut l'impression d'être libéré d'un poids énorme.
