Bonjour à tous ! Et oui me voilà enfin de retour avec le chapitre 19, j'ai enfin retrouvé l'inspiration après tout ce temps perdu dans l'horrible monde de la page blanche. Il était temps me diriez-vous et vous aurez tout à fait raison ! Mais point d'inquiétude, je sais maintenant précisément ce que je veux écrire et je compte bien m'atteler au travail dès que le temps me le permettra !

to HP51: Contente de savoir que tu lis toujours mon histoire malgré la longue attente ! Pour ce qui est du nombre de chapitre que comportera l'histoire, je pense qu'il me faudra environ 10 autres petit chapitres, peut-être un peu moins, pour tout boucler. J'espère te voir jusqu'au bout :))

Il ne me reste plus qu'à vous souhaitez une bonne lecture !


La nuit l'envelopper tout entière. Nessa dormais à point fermée, enfin, depuis ces derniers jours, son sommeil sembler apaisé. A ses côtés la chaleur du corps de Legolas l'entourée, elle se sentait enfin de nouveau entière. Lorsqu'il quitta la douceur des draps, Nessa n'hésita pas longtemps avant de s'emparer de l'entièreté du lit. Le bruit de la porte s'ouvrant et se refermant ne l'empêcha pas de repartir dans les méandres du sommeil. Pendant un cours instant elle eut l'impression de repartir des années en arrières, lorsqu'il lui était encore possible de dormir pendant des heures sans discontinuer, en ne pensant a rien d'autre qu'à faire le bonheur de son enfant. Mais alors que son souffle se fit reposant, une étrange sensation, tout d'abord minime, se propagea en elle. Alors qu'elle essayait de chasser cette drôle d'impression une douleur cuisante l'assaillie. Une voix sourde se mit à lui vriller les tympans et des mots en parler noire infusèrent dans sa tête. Le grand œil sans paupière, nappé de flamme, lui apparut, plus intense que jamais.

« Tu ne peux échapper à ton destin, Sorcière Noire, cela est écrit et le restera… Il ne sert à rien de lutter, aussi longtemps que tu vivras, tu resteras mienne ! »

Secouer par la douleur, Nessa sentie son corps basculer. Elle rencontra la froideur du sol jusqu'ici oublier. Cela lui rappela qu'elle était enfermée dans une cellule, enfermer par ces Hommes insipides qu'elle exécrait au plus haut point.

« La noirceur de ton cœur causera la perte des hommes, reprit la voix. Libère ta haine et devient l'instrument de destruction des Peuples Libres. Devient ma main vengeresse ! »

La Sorcière ouvrit les yeux sur l'instant, enfin de retour alors que la douleur se faisait de moins en moins forte. Ce n'est qu'à ce moment qu'elle se rendit compte des bras qui la soutenaient et de la chaleur d'un corps. Elle posa sur l'elfe un regard embué. A partir de maintenant, elle le comprit, il lui faudrait jouer le jeu, se faire passer pour la triste et torturer Nessa, ne pas se dévoiler.

« Je suis là Meleth-nîn… chuchota l'elfe, ne se doutant de rien.

- Legolas… articula-t-elle difficilement, sort moi d'ici…

- Ne t'en fait pas, je ne te laisse pas ici… je te le promet. »


Une brise légère fit danser ses cheveux alors qu'elle observait avec intérêt les faits et gestes des habitants d'Edoras dans leurs insipides tâches quotidiennes. Elle ne laissa rien paraitre sur son visage, car elle avait une image à tenir, mais tous ces hommes ne lui inspiré que du dégout. La Sorcière salua d'un signe de tête les cavaliers qui passaient à côté d'elle, entrant dans l'enceinte du palais. Ces derniers étaient toujours sur leurs gardes en sa présence mais ne se douter pourtant de rien.

Elle fut sur le point de rentrer à son tour lorsqu'elle entendit les pas doux de Legolas venir à sa rencontre. Le prince posa une main discrète sur le dos de la jeune femme. N'ayant pas l'habitude de s'aller à des démonstrations d'affection en public, il préférait rester discret. Nessa frissonna à ce contact. Elle ne se souvenait que de peu de choses concernant sa vie avec Legolas, en devenant la Sorcière Noire elle avait renoncée a beaucoup d'aspects de sa vie passé. Tout ce qui avait été une source de tristesse ou un quelconque lien avec la douleur de la perte de ses enfants, avait été effacé, ou était en train de l'être. Effaçant par la même occasion tout ce qui faisait de Nessa la personne qu'elle était. Mais malgré cela, elle ne pouvait nier que cette main sur elle était des plus agréables.

« Te sens-tu mieux, Meleth-nîn ? Lui demanda Legolas. »

Sans prononcer un seul mot, Nessa se tourna vers lui. Ils s'observèrent un instant avant que la jeune femme ne se saisisse des lèvres du prince dans un baiser doux, le laissant stupéfait. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle soit aussi démonstrative, surtout après ce qu'il lui était arrivé cette nuit.

« Mieux que jamais, mon prince…

- C'est ce que je remarque, rigola-t-il.

- Il n'y a pas de raison pour se cacher aux yeux des autres, je t'ai retrouvé et je ne te laisserais plus jamais. »

Le prince était touché par ces mots, il les avait attendus si longtemps. Il observa son visage, un sourire aux lèvres alors qu'il semblait tomber amoureux une seconde fois. Legolas fini par lui offrir son bras, l'invitant à le suivre. La jeune femme accepta le bras tendu presque immédiatement et le duo pris le chemin de la salle du trône.

Il était encore très tôt lorsqu'ils pénétrèrent dans la grande salle. Les personnes présentes dans la salle étaient plongées dans un silence glacial, l'heure était aux explications. Autour de l'âtre fumant était réuni Gandalf, Aragorn, Théoden ainsi que Gimli. Nessa remarqua que les deux jeunes hobbits, Merry et Pipin se tenait légèrement en retrait, les visages penauds. Suivi par Legolas, la jeune femme s'approcha du jeune héritier du Gondor, elle savait qu'il y avait un lien entre cet homme et la magicienne mais même si elle n'arrivait plus à comprendre ce lien, un sentiment de sureté lui crier de rester près de l'homme. Elle observa sans un mot l'échange qu'il y avait devant ses yeux.

« Il n'y avait pas de mensonge dans les yeux de Pipin. C'est un crétin mais un crétin honnête au moins, commença Gandalf. Il n'a rien dit à Sauron à propos de Frodon et de l'anneau et nous avons été étonnamment chanceux. Ce que Pipin a vu dans le palantír n'est qu'un aperçut du plan de notre ennemi. Sauron s'apprête à attaquer la cité de Minas Tirith ! »

Au fur et à mesure des paroles du magicien, la Sorcière vit le visage du Roi du Rohan se tendre. Il semblait comprendre où le magicien voulait en venir mais ne montrer aucun signe d'approbation. Elle vit en cette réaction un moyen de venir à ses fins. Discrètement, Nessa se glissa dans l'esprit du Roi, lui insufflant une méfiance grandissante. Elle lui demanda : pourquoi son peuple devrait se battre pour le Gondor ? Est-ce que le Gondor était venu les aider lorsque ses hommes se vidaient de leurs sangs aux portes du Gouffre de Helm ?

« Sa défaite au Gouffre de Helm lui à montrer une chose : L'héritier d'Elendil approche, les Hommes ne sont pas aussi faibles qu'il le pensait, continua Gandalf. Ils ont encore de la bravoure et assez de force pour le défier. Sauron craint cela, il ne prendra pas le risque de voir les peuples de Terre du Milieu s'unirent sous une seule bannière. Il rasera Minas Tirith jusqu'à la dernière pierre plutôt que de voir le retour d'un roi sur le trône. Si les feux d'alarme du Gondor sont activer le Rohan doit se tenir prêt à partir en guerre.

- Dites-moi, interrompu Théoden, pourquoi devrions-nous courir au secours de ceux qui ne sont pas venus au nôtre ? »

Tous regardèrent le roi, un peu étonné de sa réponse. La Sorcière retint un sourire attendu.

« Que devons-nous au Gondor ? Continua-t-il.

- Je vais y aller. Décréta Aragorn.

- Non. Dit Gandalf.

- Ils doivent être prévenus !

- Et ils le seront, ajouta Gandalf, s'approchant du rodeur il lui parla à voix basse. Vous vous rendrez au Gondor par une autre route, une route sur laquelle l'ennemi ne vous attendra pas. Puis il se tourna vers l'ensemble de l'audience. Comprenez ceci, les choses qui sont en mouvement ne peuvent être arrêtés. »

Il se tourna alors vers Pipin.

« Je vais aller à Minas Tirith et je ne vais pas y aller seul. »

La Sorcière réfléchit alors à toute vitesse aux conséquences possibles de cet éloignement. Si le magicien n'était plus présent cela lui laisser la possibilité d'agir à sa guise, c'était une bonne nouvelle. Seulement, elle se demanda s'il choisirait de partir avec la palantír ou de la laisser au Rohan. Dans le premier cas cela empêcherait la Sorcière de rentrer en contact avec son maître, elle devait à tout prix éviter cela.

« Nessa, fit alors Gandalf d'une voix ferme, il me faut vous parler. »

La jeune femme acquiesça, reprenant ses esprits. Elle jeta un dernier regard sur Legolas qui lui sourit, avant de suivre le magicien qui s'éloignait déjà. Ils sortirent de la salle du trône et ne s'arrêtèrent que plusieurs mètres plus loin. La Sorcière essaya de garder son rôle a la perfection, elle avait soudainement peur que le magicien est déjà découvert son manège, ce qui ne devait arriver sous aucun prétexte. Gandalf se tourna alors vers elle, posant un regard désolé sur la jeune femme.

« Mon amie, commença-t-il, avec ce qui vous est arrivée dernièrement j'aimerais que vous restiez ici. Je comprendrais votre envie de revoir le Gondor après toutes ces années mais il vous faut tout d'abord vous reposez, reprendre vos forces et vos esprits. »

Tout d'un coup rassurer la jeune femme laissa apparaitre un sourire sur son visage qu'elle essaya de garder discret.

« N'ayez crainte, je ne comptais pas quitter le Rohan, pas tant qu'il me reste encore des choses à accomplir. J'ai besoin de temps pour me remettre complètement et puis… je crois bien que Legolas a besoin de moi, termina-t-elle dans un sourire.

- Bien, c'est très bien… répondit Gandalf, répondant à son sourire. »

Dans un dernier regard compatissant le magicien se détourna et s'éloigna de la jeune femme. Alors qu'il ne faisait plus attention à elle la Sorcière ferma les yeux, se concentrant. Elle devait absolument savoir où se trouvé la palantír avant que Gandalf ne la récupère. Elle ne pourrait probablement pas la lui volée, cela ne ferait que poser les soupçons sur la Sorcière, mais il lui fallait absolument entrer en contact avec Sauron. Elle allait devoir pénétrer dans les pensées du magicien, lui demandant de lui indiquer l'endroit où elle était cachée, à son insu. S'il s'éloignait de trop, elle ne pourrait pas y arriver. Des flashs trop rapides pour les comprendre lui apparurent alors, elle devait faire plus d'effort, apprivoiser ses nouveaux pouvoirs. La Sorcière se concentra encore plus, le temps commençant à lui manquer. Puis tout d'un coup, tout lui devint claire, elle savait précisément où elle devait se rendre. Et alors que Gandalf disparaissait dans les couloirs, la Sorcière s'évapora.

Guidez par l'appel de la noirceur que dégager la palantír la jeune femme la découvrit, cachez dans les linges du magicien. Elle défit la protection éphémère qui l'entourait mais se ravisa avant de toucher à la sphère. Elle savait que, à peine ses mains poser sur l'objet, les sens aiguisaient de Legolas lui apprendrait la présence de l'ennemie. Alors la Sorcière recula de quelques pas, écarta les bras et se concentra. Une épaisse fumée se diffusa dans la pièce, l'entourant de haut en bas, lui offrant une protection complète. Lorsqu'elle fut en sécurité, comme enfermer dans une bulle, la Sorcière se saisis de la palantír. La voix de Sauron s'insinua dans son esprit alors qu'elle lui demandait quel était ses ordres :

« L'aide tant espéré ne doit en aucun cas être apporté, le Gondor se battra seul ! Fait tout ce qui est en ton pouvoir pour empêcher quiconque de venir à leurs secours.

- Que votre volonté soit faite, mon Seigneur, termina la Sorcière. »

La jeune femme s'extirpa de l'emprise de la palantír, rompant toute communication avec le grand œil. C'est à cet instant qu'elle entendit les pas rapides du magicien s'approcher. Rapidement la fumée se dissipa, disparaissant comme si elle n'avait jamais été présente. La Sorcière referma le tissu qui entourer la palantír et la remis à sa place le plus fidèlement possible. Puis elle avisa le balcon à sa droite, elle s'y dirigea le plus vite et le plus discrètement possible, sautant par-dessus la balustrade en toute élégance. Gandalf entra dans la pièce à cet instant précis, et même s'il avait le sentiment de ne pas être seul, il ne vit rien d'anormal.

La Sorcière fut étonnée de ses propres pouvoirs, alors qu'elle atterrissait sans soucis sur l'herbe tendre. Malgré la hauteur de sa chute, elle n'avait rien senti à l'atterrissage. Son corps lui avait semblé devenir aussi léger que la brume, comme si elle était devenue la fumée elle-même. Elle observa ses mains un instant, comme pour vérifier qu'elle était bien en chair et en os. Passer le moment de l'étonnement la jeune femme se reprit, elle allait de nouveau devoir tenir son rôle à la perfection. Dans un premier temps il lui fallait retrouver Legolas, ne voulant pas que ce dernier ne se mette a arpenter les couloirs à sa cherche. Quand elle le retrouva il attendait auprès d'Aragorn. En la voyant s'approcher, il vint à sa rencontre.

« Tous vas bien, Meleth-nîn ?

- Bien sûr, j'avais seulement besoin de marcher un peu… »

Le prince lui prit la main tendrement, souhaitant lui faire sentir qu'il était auprès d'elle s'il lui venait l'envie de parler un peu. La Sorcière ressue cette onde d'amour que lui donner l'elfe mais elle essaya de l'oublier, elle ne devait pas se laisser attendrir.

Elle reprit constance en entendant le galop d'un cheval. Tout d'eux tournèrent la tête, observant Gandalf et Pipin s'élancer à toute allure dans les plaines assécher qui entourait la ville. Il leur faudrait plusieurs jours avant d'atteindre le Gondor, laissant le temps à la Sorcière de mettre son plan à exécution.