Au même moment, planète Terre, atmosphère de la Lune

Samuel est concentré sur son pilotage, n'observant que le vide spatial.

- Ils nous suivent encore ?

- Toujours derrière nous, Samuel, lui répond sa co-pilote Sophie.

Il acquiesce silencieusement. Les deux s'entendent très bien, doux le fait qu'ils se nomment par leur prénom. Il se reconcentre sur la navigation. Son Ouragan se déplace dans l'espace aussi facilement que dans l'atmosphère de la planète. Ce qui l'étonne, se demandant comment le chasseur peut se déplacer ainsi dans l'espace.

Plusieurs lasers rouges le dépassent, le ramenant dans un monde plus concret. Derrière eux, deux chasseurs CSI de type vautour les pourchassent. Il manœuvre pour les semer, mais les chasseurs sont assez rapides pour ne pas se faire distancer. L'un d'eux déploie le dessus de ses ailes et envoient deux missiles sur eux.

- Bahat, envoie les contre-mesures, s'exprime Samuel.

- C'est en cours, lui répond une voix masculine.

Le chasseur envois deux fusées intelligentes. Les deux missiles sont interceptés. Profitant de cela, Samuel fait une manœuvre audacieuse. Il accélère un coup, puis braque pour faire demi-tour, se trouvant face aux deux chasseurs. Il a déjà une cible acquise. Il appuie sur la gâchette et un blaster sous le nez de l'appareil tire des lasers violets. Trois tires suffisent à faire exploser un chasseur. Le survivant se décale pour éviter le même sort, mais il est trop tard pour lui.

- Cible acquise, lui dit simplement Sophie.

Samuel appuie sur une autre gâchette et la soute de l'Ouragan s'ouvre. Un missile y est éjecté grâce à un effet magnétique. Il prend vie rapidement et file jusqu'à atteindre sa cible, le faisant exploser.

- Parfait, beau travail tous les deux, félicitent Samuel.

Ils n'ont pas le temps de féliciter cette victoire, que le radar détecte un autre ennemi. Samuel braque in-extremis, évitant une pluie de laser ayant pu toucher le chasseur. Leur ennemi est un tri-droïde, un adversaire redoutable. Cet adversaire est bien plus dangereux et met les réflexes de Samuel et de sa co-pilote à rude épreuve.

- Samuel, fais-le maintenant ! lui dit Sophie.

Samuel effectue la manœuvre de manière naturelle, souriant de pouvant la faire dans l'espace. Il effectue la manœuvre cobra et elle fonctionne. Il arrive derrière le droïde. Ce dernier aurait pu en profiter pour changer de cap, mais le blaster intégrer dans le nez est rester braqué sur lui grâce à l'IA Bahamut. Il appuie sur la gâchette et le tri-droïde est détruit.

Une fois le droïde détruit, ils reçoivent un affichage.

- Exercice terminé. Colonel Riqueti veuillez rejoindre l'air d'arrivé de la base lunaire.

Comprenant qu'ils ont terminé, Samuel guide le chasseur jusqu'à la base. Cette dernière est visible et passe inaperçue, étant construite en profondeur. Il se pose sur l'air. Une fois posé, le chasseur descend dans les entrailles de la base. Une fois totalement descendu, ils peuvent quitter leur chasseur. Une fois pied à terre, Samuel et Sophie se félicite chacun.

- Ne m'oubliez pas ! se plaint Bahamut.

- Je ne t'oublie mon ami. Allez, allons observer la suite.

Alors qu'ils rejoignent le bâtiment, ils ne sont pas gênés par le manque de gravité de la lune, puisque de la gravité artificielle a été nouvellement installée. Ils en profitent pour regarder les autres appareils présents : deux autres Ouragans, trois F-53 Aigles des Etats-Unis, trois Soukhoï Su-105 de la Prussie et trois Shanghai-18 de la Chine.

Ils pénètrent et observent les pilotes des autres chasseurs, impatients de faire les tests eux également. Une femme, portant le drapeau de la Prussie vient à leur rencontre.

- Très beau exemple, Colonel Riqueti, s'exprime-t-elle avec son fort accent.

- Je n'ai fait que tester mon appareil, Colonel Levina Khristina Vsevolodovna.

Elle rigole à forte voix.

- Et humble en plus ? On va devoir se donner à fond pour ne pas jeter la honte. Allez camarade ! C'est notre tour ! dit-elle avec un enthousiasme à peine caché.

Son co-pilote semble subir l'enthousiasme de sa cheffe. Ils quittent la salle et montent dans leur chasseur. Ce dernier est amené en dehors pour effectuer les tests.

- Vous avez placé la barre haute cette fois, s'exprime un pilote américain.

- Ce n'était pas mon intention.

- En tout cas, cela donne motivation, réplique une pilote chinoise.

Samuel acquiesce.

- Espérons que ces derniers tests suffiront. Ils ne restent plus vraiment de droïdes volants.

- Cela devrait suffire, s'exprime Sophie.

Rassurer, Samuel laisse sa co-pilote et rejoint sa chambre. Il appel sa femme et son fils pour prendre de leur nouvelle.

Forteresse du Mont-Valérien, Paris

Le Commandant Duvall est concentré dans la préparation du poste de contrôle pour la défense de la capitale.

Il est un homme ayant plus de la trentaine. Il est de grande taille, a les cheveux bruns coupé court, les yeux bleus, un corps légèrement musclé.

Il observe en silence les techniciens œuvrer avec vigueur. Il a bien du mal à se rendre compte de son poste. Il se questionne pourquoi il a été choisi lui et pas un général étoilé. Un sergent vient le voir.

- Mon commandant.

- Oui sergent ?

- Je viens vous prévenir que la liaison FH-Q est montée et opérationnelle. Nous pouvons communiquer avec tous les guets à vues et les différents postes avancés.

- Voilà qui est bon à entendre. Major, dit-il à son aide de camp, vous féliciterais les techniciens pour leur travail assidu.

- Compris mon commandant.

- Quant à vous sergent, j'aimerais m'entretenir avec le colonel Bazalgette de la 1ère division blindée.

Le jeune homme s'exécute et une projection holographique fait apparaitre un homme de la cinquantaine. Les deux hommes se saluent. Malgré tout, le colonel dévisage le commandant.

- Si vous avez une remarque à me faire monter, colonel, je suis tout ouïe.

- J'en ai une. Pourquoi vous et pas un général bien plus expérimenté pour monter la défense de la capitale ?

- Parce qu'il s'agit de mon choix, s'exprime une voix.

Le colonel et le commandant saluent le nouvel arrivant.

- Mon général.

- Repos, dit-il simplement avant de toiser le colonel terrien. Je comprends votre réaction colonel. Seulement, il faut parfois laisser les jeunes officiers prouvaient leurs compétences. Nous, les vieux généraux avons parfois une vision décalée de la réalité. Il est donc justifiable que ceux montrant un talent pour la stratégie de les mettre en avant. Le commandant Duvall a prouvé son talent dans plusieurs conflits. C'est pour cette raison que j'ai décidé de le placer à la défense de la capitale. Le choix a été accepté à la fois par le conseil et par la présidente en personne. J'attends donc que les ordres soient suivis à la lettre. Suis-je clair, colonel ?

- Oui, mon général.

- Bien. Ma présence est juste passagère. Continuez donc votre discussion.

- Très bien, se reprend le commandant Duvall. Colonel, les différentes divisions blindées sont en place ?

- Oui, commandant. Les différents véhicules sont en places. De plus, les unités robotiques de soutien sont en train d'être acheminées. Elles devront être livrer en totalité d'ici deux/trois jours.

- Je vois. Assurez-vous que le stock de munition soit conséquent.

- Je m'en assurerais.

Le canal est éteint. Le commandant retourne son attention sur le vieux général à six étoiles. C'est le général Wilfried Chuquet, un homme respecter par toutes les armées françaises pour son intellect et ses stratégies qui ont permis de renverser plusieurs conflit dans plusieurs parties du globe.

L'homme observe rapidement chaque personne et sans aucun mot, quittent tous la salle, laissant juste les deux hommes.

- Vous vous demandez pourquoi je vous offre pareille opportunité, commandant. Elle est simple et je l'ai déjà énoncé devant le colonel Bazalgette. Il est rare de trouver des hommes et femmes ayant le sens de la stratégie et de la tactique aussi instinctifs que vous. Je ne parle bien sûr pas de la politique, mais de la stratégie militaire globale.

Le général s'arrête un instant avant de reprendre.

- Nous nous sommes longuement éloignés de cet état de fait, retournant dans nos travers qui ont amené la débâcle durant la seconde guerre mondiale. Heureusement, nous avons pu remonter la pente grâce à monsieur Beauvau, qui en passant à la sixième république, restructura l'armée et l'améliora. C'est maintenant la méritocratie qui prédomine et vous êtes le genre d'individu à avancer malgré les difficultés. C'est pour ça que je vous ai choisi vous parmi tant d'autres qui ont plus d'expériences que vous en la matière.

- J'en comprends le poids, mon général. Cela est bien difficile de gérer tant de chose, mais je sais que je dois tout donner pour permettre la protection de notre capitale.

Le général sourit devant les paroles du commandant.

- Voilà qui fait fort bien à entendre. Si tu as besoin de conseil, Azur, je suis toujours joignable. D'ailleurs, si je ne me trompe pas, il va y avoir dans quelques heures un test grandeur nature.

- Oui. J'en fait la demande. La Major Zhuravel et son équipe feront un essaie avec nos nouvelles exo-armures et nos blaster tout juste fabriqués.

- J'ai hâte de voir ça. Je ne vais pas plus te prendre de temps. Tu ne dois déjà pas en avoir assez.

Le commandant salut le général et une fois ce dernier partit, lance un appel. L'image révèle une femme dans la trentaine, proche de celui du commandant. Elle a un jolie visage un peu arrondie, des yeux violets et une longue chevelure argentée.

- Mon commandant, s'exprime la major Zhuravel avec respect.

- Repos Major. Comment te sens-tu, Rosalie ?

- Fort bien, Azur. J'ai grande hâte de passer cet essai grandeur nature, dit-elle avec une immense joie.

Azur se remémore sa rencontre avec cette jeune femme. Ils ont fait le parcours militaire ensemble, mais Rosalie Nelya Zhuravel de son nom complet a préféré rester dans les sous-officiers plutôt que de faire officier. La femme est maintenant major des forces spéciales paladins, le groupe le plus dangereux et le plus efficace de l'armée française.

- As-tu bien reçu les trente exo-armures de classe titan et des blasters de classe hailstorm nouvellement conçue ?

- Oui. Je viens même de signer leur arrivé. Je vais faire préparer mes troupes pour qu'elles puissent assimiler cette équipement.

- Très bien. Entre nous Rosalie, ne fait pas dans le spectacle.

- Je ne suis pas une américaine. Nous ferons les choses de manière efficace et sans scène grandiloquente.

- Tant mieux. Bon courage.

L'image s'éteint, laissant le commandant dans ses réflexions.

Base d'entrainement du groupe Paladin

La major observe en silence les vingt-neuf soldats en garde à vous devant elle. Elle est très grande, tapant sur le 1m90.

- Repos soldats, finit-elle par annoncer.

Une fois au repos, elle les observe encore une fois avant de se concentrer.

- Soldats, vous savez les événements qui se sont produits il y a plusieurs semaines. Je ne vais pas vous détailler les choses. Je pense que nos journalistes le font suffisamment bien. Nous venons de recevoir les nouvelles exo-armures titan, remplaçant ainsi nos exosquelette Achille. En outre, nous serons les premières troupes à posséder un nouvel type d'armement : le blaster.

Alors qu'elle explique, ses soldats écoutent en silence.

- Cette arme utilise un cristal et un certain type de gaz pour être utiliser. Ne pouvant pas nous procurer ce gaz, les ingénieurs ont optés sur un autre moyen que je ne vous détaillerais pas ici. Affichage de l'arme, ordonne-t-elle.

Une projection holographie montre une arme à feux à deux mains, mesurant un mètre de long, cinquante centimètres de haut et dix de largeur. Il est d'une couleur gris en général. L'arme semble en imposer.

- Le blaster Hailstorm ici montrer tire des boulons de plasma ou de ce que nos scientifique préfèrent nommer, des impulsions de plasma. Cette arme peut tirer cinq cent coups avant de devoir être recharger. Un afficheur vous indique le nombre de coup vous restant. Il a un pointeur intégré, de même qu'un désignateur laser. Nous pouvons y ajouter un lanceur de grenade. Il possède par ailleurs plusieurs modes de fonction.

- La première est le coup normal, suffisamment puissant pour détruire les droïdes basiques de la CSI. Le deuxième mode est plus puissant et consommera dix coups normaux. Il sert pour abattre des choses plus solides. Le troisième est une fonction tire à distance. Il consomme également dix coups, mais sa cadence est plus lente, mais permet une meilleur précision. La quatrième fonction est la plus puissante et peut permettre de perforer les blindages des véhicules blindés adverses. Chaque coup consomme cinquante coup normal. Seulement, ce mode est à éviter. Les ingénieurs n'ont pas pu le tester plus longuement. Il y a donc un risque que l'arme s'enraie ou bien qu'elle explose.

Les soldats acquiescent en silence. L'image change pour révéler une armure complète.

- Il s'agit de l'amélioration de l'exosquelette MMS667 TYLER surnommé Achille. Le corps est entièrement protégé. Tout y est améliorer, durée d'activation, vitesse, force et durabilité. Un système de propulseur est toujours présent.

Une fois son explication finie, elle observe son groupe.

- Dans trois heures, nous allons tester cet équipement dans un combat réel avec des droïdes reprogrammés pour l'occasion. Je préfère vous prévenir. Leur intelligence a été augmenté. Ils seront bien plus redoutables que ce que nous avons pu observer. Vous avez deux heures pour prendre note de votre équipement, de l'assimiler, de l'essayer et d'être prêt. En outre, tout sera filmer pour analyser nos actions et mieux réagir en cas de conflit plus large avec la CSI. Rompez !

Ils saluent la major et chacun s'acquitte de son équipement. La major est pensive.

''Il est amusant de penser que cet exo-armure ressemble étrangement à celle du film chinois Warriors of future sortit il y a un moment, surtout l'apparence du casque. Comme quoi, les films inspirent les industriels.''

Elle est dans ses pensées quand elle reçoit une tape sur son épaule. Rosalie soupire en sachant de qui il s'agit.

- Cereza, ce n'est pas le moment, se plaint-elle.

- Et pourquoi cela ne serait pas le moment, darling ? dit-elle avec un fort accent mélangeant l'anglais et l'italien.

Rosalie se retourne pour regarder la dénommé Cereza. Elle a le même âge qu'elle, un jolie minois, des yeux noirs ensorcelant et une longue chevelure noire. Elle est un peu plus petite qu'elle.

Rosalie la dévisage avant d'abdiquer.

- Très bien Cereza. Une fois tout cela terminer, tu me coifferas les cheveux. C'est bon, tu es satisfaite ? se plaint la major.

- Plus que satisfaite, ma chérie. Tes cheveux sont tellement soyeux et beaux que cela doit être un calvaire d'en prendre soin.

- Sinon, est-ce que Cereza Di Fiore, notre ingénieuse robotique est prête ?

- Serait-ce une provocation ? Mes petits robots sont toujours prêts. Tu le constateras lors de l'essai.

- Parfait. Maintenant file prendre ton équipement !

Elle salut la major, prend son équipement et part sans autre forme de procès. Rosalie soupire.

- C'est vraiment difficile de gérer cette troupe, se dit-elle envers elle-même.

Elle se ressaisit. Elle prend son équipement l'analyser et se change. Une fois l'exo-armure sur elle, elle observe une photo qu'elle garde toujours avec elle. Elle montre sa famille. Elle se remémore son origine.

Elle descend de réfugié Ukrainien ayant fui la guerre en Ukraine au milieu des années 2020. Ses grands-parents et son père ont pu avoir la chance de s'installer en France. Par la suite, son père s'est marié à une française et Rosalie est née de leur union. Elle a décidé de s'engager pour rendre honneur à ce pays ayant ouvert ces portes aux siens.

Rosalie revient à la réalité. Elle rejoint son groupe hétéroclite. Ils proviennent tous des différents armées française : terre, air, marin, gendarmerie et légion étrangère. Ils ont tous été sélectionné par leur compétence pour former ce groupe si craint par les autres. Les critères sont des plus sévères et strictes. Seul la crème de la crème peut faire partie du groupe.

- Vous êtes tous prêts ?

- Oui major ! disent-ils en cœur.

- Parfait. Allons détruire quelques tas de ferrailles, dit-elle en faisant descendre la face avant de son casque et ses yeux s'allumant en rouge.

Plusieurs tirs de blasters passent au-dessus de sa tête. Rosalie progresse, éliminant les droïdes sur le chemin. Elle se met à couvert, tandis qu'un groupe de B2 l'a vu comme meneuse. Ils maintiennent leur tir. Des B1 les escortent pour éviter qu'ils soient pris pour cibles.

''Bel exemple d'amélioration'' se dit-elle.

Elle n'a pas besoin de prononcer de phrase que les B2 sont fauchés par des tirs de canon anti-matériel. Malgré la surprise, les B1 se regroupent et se mettent à couvert. Rosalie use de son jet pack, suivi de quatre autres membres. Ils passent au-dessus du groupe de robots et y lâchent des grenades. Elles détonnent, envoyant voler des débris partout.

- On continu d'avancer, dit-elle dans le réseau du groupe.

Elle avance avec les autres. Rosalie observe les autres équipes progresser comme elle l'a voulu. Pour le moment, malgré leur augmentation d'intelligence, les droïdes restent malgré tout prévisibles.

Soudain, elle entend un bruit de roulement. Un bruit unique qui la met directement en situation de combat.

- Droïdekas en approche. Utilisation du lance-grenade, dit-elle à son équipe.

Deux membres agrippent le lance grenade. Avec l'aide des sous-systèmes de leur armure, ils ont une vision de la provenance des droïdes. Ils tirent un coup et les droïdes explosent quelques instants de leur apparition.

Ils progressent et tombent sur un groupe de B2. Ils sont surpris et constatent que ces derniers ont baisser leur énergie pour ne pas être repérer. Malgré tout, ils ne peuvent résister à la force que donne l'exo-armure Titan. Ils sont démembrés, Rosalie transperçant la tête du dernier, lui arrachant tout ce qu'elle peut en extirpant sa main. Le droïde s'écroule, détruit.

- Faite attention. Certains ont réduits leur énergie pour ne pas être repérer.

- On la constater avec des Commandos, s'exprime un membre du groupe.

- Des dégâts à remonter, Teruru ?

- Oui. J'ai Hilaire qui a subi plusieurs dégâts sur son exo-armure. Mais ils ne sont pas catastrophiques à première vue.

- Cereza, rejoint l'équipe de Teruru et répare l'exo-armure d'Hilaire.

- Je m'en occupe déjà, major.

Elle coupe la communication et indique à son escouade d'avancer. Ils progressent rapidement et peuvent observer au loin l'objectif à atteindre. Il est extrêmement bien gardé. En plus des droïdes habituels, il y a des CAB et plusieurs variantes du droïde araignée.

Rosalie fait un compte de tous les membres paladins et estime le meilleur choix pour prendre l'objectif. Une fois la réflexion terminé, elle l'annonce à tout le monde et elle reçoit une réponse affirmative. Il ne reste plus qu'à passer à l'action.

L'élément déclencheur de leur attaque est la destruction des droïdes araignées OG-9 par des tirs de fusil anti-matériel. Les droïdes se divisent, cherchant l'origine des tirs, tout en laissant garder l'objectif. Toutes les équipes sont détruites, soit par des grenades, soit par des tirs précis ou tout simplement démembrés.

Les adversaires restant se mettent en gardes, les CAB faisant tourner leur tourelle à l'affut du moindre ennemi en visuelle. Ils sont abattus par plusieurs tirs de blasters réglés sur le quatrième mode. Privé de leur soutien lourd, tous les membres paladin s'élancent avec leur jet-pack, tombant sur les derniers droïdes, les abattant avec une aisance déconcertante. Rosalie s'avance avec quatre membres pour s'assurer de la prise de l'objectif.

Une fois arrivé dedans, ils ont la surprise de constater la présence de plusieurs droïdes commandos et d'un magna-garde. Rosalie est surprise de la présence de ce derniers, mais un sourire carnassier se forme sur son visage.

- Occupez-vous des commandos, le magna-garde est à moi, dit-elle, le ton de sa voix ne cachant pas son excitation.

Les quatre soldats acquiescent et laissent leur chef s'occuper du droïde. Rosalie range son blaster et dégaine son épée énergétique.

- Voyons-vois si l'augmentation de ton intelligence sera suffisante.

Ce dernier ne dit mot et fait juste tournoyer sa double-lame, acceptant le défi de la major. Cette dernière est ravie du duel que lui offre le droïde. Il pare, attaque, feinte et sait jouer entre l'attaque et la défense. Le duel est équilibré jusqu'à ce que Rosalie parvienne à lui trancher la tête. Comme elle s'en douter, le droïde continue le combat, même décapiter. Elle lui tranche le bras gauche, laissant sa poitrine sans défense. Elle enfonce sa main droite et lui arrache son noyau. Le droïde s'écroule, mort.

Rosalie observe les alentours et constate avec satisfaction, la neutralisation des droïdes commandos.

- A tout le monde, prise de l'objectif. Je répète, l'objectif a été capturé.

Elle entend des applaudissements avant de reprendre.

- Je veux un constat sur l'état de chaque membre et de son retour sur l'utilisation de l'armement.

Bien plus tard, la major se trouve devant le commandant Duvall. Ce dernier lit les remarque qu'elle et l'escouade Paladins ont énoncé sur le résultat de l'exercice. Il pose les feuille et toise la major.

- Alors Rosalie, que penses-tu du résultat ?

- En toute honnêteté, l'exo-armure a parfaitement joué son rôle. Les tirs de blasters ont ricoché sur les plaques. Les blasters ont été des plus efficaces pour neutraliser les différentes menaces. Cependant, les armes balistiques sont toujours efficaces, en particulier les munitions anti-matériel.

- Qu'en ait-il de la menace affronter ?

- Ils ont été efficace, mais cela se voyait que malgré l'augmentation de leur intelligence, ils avaient des limites que nous avons pu utiliser à bon escient.

- J'en prend note. L'exercice a été observer par de nombreux militaires d'autres pays. D'après les retours, vous avez été efficace et montrer plusieurs moyens novateurs dans les futures guerres que nous allons devoir mener. Toutes mes félicitations Major Zhuravel.

- Je n'ai fait que mon devoir, mon commandant.

Le silence se pose et est brisé par une voix.

- Quel beau spectacle, s'exprime une voix mécanique. C'est une belle image d'un couple.

Les deux savent de qui provient la voix. Azur soupire de dépit et le visage de Rosalie s'empourpre légèrement devant la phrase prononcée.

- Anrakyr, se plaint Azur. Je t'avais pourtant dit de rester silencieux.

Azur observe l'individu en question. Il s'agit d'un robot U.A.S.B. Il semble différent des autres.

- Pourquoi élever la voix, Azur ? dit-il sur un air innocent Toi et Rosalie vous vous connaissez depuis longtemps. Il y a donc un petit quelque chose entrevous.

Azur ne put cacher la honte des paroles du robot et constate que Rosalie a le visage empourpré, malgré son caractère froid.

- Navré Rosalie, s'excuse Azur. J'aurais dû le mettre dehors de la pièce.

- Tu ne peux pas penser à tout, dit-elle en reprenant le contrôle de ses émotions. Anrakyr est comme ça.

- Je sais, mais cela est embarrassant. Que cela le soit pour toi que pour moi. On s'apprécie, mais tu n'es pas mon genre.

- Et tu n'es pas le mien également, lui répond-elle avec un sourire mesquin.

Les deux finissent par rigoler et Rosalie salut Azur avant de le laisser avec Anrakyr. Une fois seul, Azur observe le robot.

''Je me demande si parfois l'imaginaire prend le dessus sur la réalité, mais que cela soit les UASB qui ressemblent au robot du même qu'est tiré l'exosquelette Achille que les Scythes tiré de Monsters of Man, ils leurs sont identiques. Bien sûr, les UASB ont leur corps mieux protégé et une meilleure mobilité et cela est la même chose pour les Scythes.''

- Ai-je plombé l'atmosphère ? demande innocemment le robot.

- Oui, Anrakyr, lui répond Azur irrité. Je t'ai déjà répété un nombre incalculable de fois que je n'éprouve aucun intérêt amoureux envers Rosalie. Nous sommes de proches amis et cela s'arrête là.

- Je sais bien, mais tu ne trouveras jamais de femme si tu restes sur tes fantasmes.

- Je devrais t'interdire d'accéder à mes données personnelles.

- Hin, hin, hin ! répond le robot en faisant un non avec l'index. Je suis une IA autonome, Azur. Tu ne pourras jamais m'empêcher de fouiller tes données. Et de plus, ta vie serait des plus mornes sans ma présence.

- Parfois je me demande pourquoi j'ai accepté de t'avoir en tant que garde, dit-il sur un ton de la moquerie.

- Pour avoir quelqu'un avec qui parler.

Azur acquiesce et observe le ciel à travers la fenêtre, se demandant si tous ces préparatifs seront suffisants pour se prémunir des dangers à venir.