10. Le camp d'entraînement.
Le tournoi entre la seconde A et la seconde B se termina avec comme principaux vainqueurs la seconde A. Le seul perdant était Mineta, ce petit gars serpent un peu pervers qui agaçait tout le monde. Quant au combat de Kirishima et de Tetsutetsu, il s'était terminé par une égalité. Momona râlait et jurait que la prochaine fois sa classe écraserait les secondes A, que ça n'avait été qu'un coup de chance. Katsuki montra les crocs :
— J'aimerais bien voir ça, dit-il.
Momona avait préféré se reculer un peu.
Maintenant que le tournoi était terminé, une période de calme s'installa à Yuei. Ce qui permettait à Deku de s'entraîner avec Dragon-chan le soir, et tout seul quand il était en cours où l'on utilisait les pouvoirs.
Même s'il le maîtrisait à peine, le dragon que faisait apparaître Deku pendant ses phases défensives impressionnait les autres élèves. Seul Katsuki grommelait que ce n'était pas comme ça que Deku le rattraperait.
— Le dragon ne te défend même pas, il s'enroule autour de toi et t'écrabouille, on dirait que tu es sa victime et pas son protégé, critiquait-il à l'adresse de Deku.
Lorsqu'il était Dragon-chan, le soir, il encourageait Deku en le bousculant un peu. Il faisait semblant de l'attaquer pour faire apparaître le dragon autour de Deku, pour que celui-ci le maîtrise et arrive à l'utiliser pour se défendre et non pas pour se retrouver prisonnier. Pour l'attaque, Katsuki jouait les cibles mouvantes, afin que Deku puisse concentrer l'énergie du dragon dans le bon membre. Dans les jambes quand il devait courir, dans les bras quand il devait frapper, etc.
Il y avait beaucoup de ratés et parfois Deku se laissait juste tomber sur le sable pour reprendre sa respiration, mais Katsuki ne l'abandonnait pas. Il le savait capable d'y arriver, et Deku était du genre à s'entêter. Le dragon croyait en lui.
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Plus les jours passaient et plus Izuku s'en sortait bien, c'était long, dur, l'humain se retrouva le nez au sol plus d'une fois. Il se prit des coups de pattes et de queue, seulement il continuait de se relever et d'essayer. Izuku persévérait, plus têtu que personne, la caboche dure, il se disait qu'il finirait par y arriver et Dragon-chan l'encourageait. Kacchan aussi d'ailleurs à sa manière, brutale et sauvage, détournée.
Au cours de l'entraînement, Izuku ne faisait pas que se prendre des gadins, il se prit des coups aussi et rentrait chez lui couvert de bleus sur le corps. Des bleus qu'il essayait de cacher à sa mère pour ne pas qu'elle s'inquiète. Comme si les mères n'avaient pas de sixième sens quand cela concernait leurs enfants. En tout cas, Inko en avait un, elle connaissait bien son fils et gardait toujours un œil bienveillant sur lui. Forcément qu'elle remarqua comment Izuku pouvait marcher doucement ou avoir du mal à s'asseoir.
Une fois, un peu brutalement peut-être, elle attrapa son bras et releva la manche :
— Qui t'as fait ça ? s'horrifia-t-elle en voyant les ecchymoses.
— C'est rien maman, expliqua Izuku d'une petite voix, c'est juste l'entraînement. Il y a des moments plus difficiles, mais je fais attention.
— Tu as au moins huit bleus sur ce bras et tu me dis que tu fais attention ? s'horrifia-t-elle.
Izuku voulut retirer son bras, lui sourire innocemment, mais sa mère souleva son tee-shirt et pâlit.
— C'est à Yuei qu'on te fait subir ça, ou c'est le soir quand tu sors avec Katsuki ?
Sa mère était persuadée que le soir, il allait rejoindre Katsuki et comme Izuku devait garder le secret de Dragon-chan, il faisait semblant que c'était le cas. En vérité, il n'avait aucune idée de ce que Katsuki trafiquait le soir, peut-être allait-il s'entraîner de son côté. C'était tout à fait son genre.
Pour ce qui était des questions de sa mère, Izuku aurait pu répondre que c'était à la fois l'entraînement à Yuei et celui qu'il subissait avec Dragon-chan.
— Ce n'est rien, je t'assure. C'est parce que je m'entraîne beaucoup et plus je m'entraîne moins je me blesse.
— On ne dirait pas, fit sa mère en inspectant ses bleus. Peut-être que te laisser aller à Yuei était une mauvaise idée. Tu es sûr que tu ne subis pas de mauvais traitements là-bas ?
— Non maman, je me suis même fait des amis.
— Alors c'est Katsuki qui te…
— Kacchan ne me fait rien, coupa immédiatement Izuku.
Il essaya de calmer sa mère, mais elle commençait à se demander si elle n'allait pas le retirer de Yuei.
— Je sais que le métier de policier est difficile, que tu dois t'entraîner, mais je refuse que tu sois blessé ainsi. Je ne veux pas te retrouver en morceaux ! Te retirer de Yuei pourrait être la solution.
Izuku paniqua et se plia en deux pour la supplier de ne pas penser comme ça.
— Je vais faire encore plus attention, mais je veux rester à Yuei. J'ai enfin des amis, et je m'améliore tous les jours. Je sais que je peux le faire. S'il te plaît maman, ne me fait pas ça.
Inko entendit bien ses paroles. Elle ne pouvait pas lui faire de la peine en le retirant de Yuei alors qu'il suppliait ainsi. Mais les larmes aux yeux elle le prit doucement dans ses bras :
— Fais attention à toi, je sais que tu es du genre à foncer, mais il faut que tu prennes soin de toi.
— Promis, fit Izuku.
Il y croyait à sa promesse, mais il ignorait qu'au moment où il le faudrait, il se jetterait dans l'action sans penser à lui-même, faisant fi de cette promesse qu'il aurait oubliée.
— En attendant, je vais te mettre de la crème sur tes ecchymoses. Et je vais appeler ton père.
— Il ne va plus accepter que j'aille à Yuei, gémit Izuku.
— Il aurait raison, mais je le convaincrai, ne t'en fais pas. Cependant je ne peux pas lui cacher que tu te blesses au cours des entraînements.
Izuku soupira.
— D'accord, dit-il, mais je t'assure que tout se passe bien.
Inko espérait qu'il disait la vérité.
— Tu t'es vraiment fait des amis ? interrogea-t-elle en posant la crème sur ses bleus.
Izuku acquiesça, il lui parla de Tsuyu, d'Uraraka, d'Iida, de Kishimari, de Kaminari, et des autres.
— Et Katsuki ? Comment il te traite ?
— Il m'encourage, à sa façon.
Inko était partagé. Izuku avait l'air vraiment de s'épanouir dans son lycée, il ne mentait pas sur les relations qu'il avait nouées, mais il y avait quand même tous ces bleus. Elle se demandait si les autres avaient tous autant d'ecchymoses ou si c'était seulement son fils. Son tout petit. Son trésor. Qui se faisait malmener.
— Ils oublient que vous n'êtes que des adolescents, soupira-t-elle, ils devraient vous ménager. Vous n'êtes pas des soldats, vous êtes des enfants.
Izuku ne trouva rien à répondre, alors il garda le silence.
Cependant, Inko voyait bien qu'Izuku avait le regard lumineux quand il parlait de Yuei et elle ne voulait pas lui briser ses rêves et ses espoirs alors qu'il se sentait enfin quelque part à sa place.
Les journées continuèrent de passer et Izuku faisait plus attention à ne pas revenir couvert de bleus. Inutile que sa mère continue de s'inquiéter ainsi. Penser à Inko qui pouvait le retirer de Yuei, cela aidait Izuku à mieux maîtriser son pouvoir défensif, il fallait qu'il se protège afin de ne pas alarmer sa mère. Petit à petit son pouvoir de dragons se mit à lui obéir plus facilement. Izuku se cassait de moins en moins souvent la figure et ses attaques se faisaient plus précises. Dragon-chan le félicitait en faisant des roulés-boulés en l'air.
Sa mère, elle, guettait son corps et fut rassurée de voir qu'effectivement, au fil des jours, les bleus se faisaient plus rares.
Comme elle l'avait dit, Inko avait appelé le père d'Izuku. Ce dernier le rappela un soir et lui passa un sacré savon.
— Je t'avais prévenu que c'était une mauvaise idée !
— Mais tout va bien papa, je t'assure.
— Ta mère m'a dit que tu voulais absolument rester dans cette école dangereuse pour toi, et pour le moment je vais me ranger à son avis, mais fais attention à toi.
— Oui, jura Izuku.
— Je ne t'ai pas laissé entrer à Yuei pour que tu inquiètes ta mère, reprit son père, alors je te préviens, au prochain problème je te fais retirer de cette école et tu trouveras un boulot qui te conviendra mieux.
— Oui papa, avait seulement dit Izuku qui ne voulait qu'on le retire de Yuei.
Parce qu'Izuku refusait ce boulot qui lui conviendrait soi-disant mieux, parce qu'il était fait pour être policier et c'était tout.
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Yuei organisa un week-end d'entraînement dans un camp spécial. Ce serait à la fois des vacances et en même temps les élèves ne chômeraient pas et devraient bosser leurs pouvoirs et s'améliorer. Katsuki s'était montré moins impatient que le reste du groupe. Ils étaient partis tôt le matin et le blond détestait se lever trop tôt, du coup il était terriblement bougon dans le bus alors qu'autour de lui, tout le monde se réjouissait. Kaminari tenta de le dérider en lui filant des bonbons, mais Katsuki l'envoya paître. Le seul qui réussit à lui parler sans se faire rejeter fut Deku. Le crétin de nerd vint lui proposer un gobelet de café, et Katsuki l'accepta en grognant un merci. Il ne fut, néanmoins, pas le seul à recevoir un café de la part de Deku et cela assombrit à nouveau son humeur.
Deku était ensuite retourné s'asseoir dans le fond du bus entre Uraraka et Tsuyu. Lui qui avait toujours eu du mal avec les filles paraissait s'en sortir très bien désormais avec elles. Katsuki émit un « tch » et trempa ses lèvres dans son café. Kirishima, qui était assis à côté de lui, voulut faire la conversation :
— Alors avec Midoriya vous vous connaissez depuis le collège c'est ça ?
Il n'obtint aucune réponse de Katsuki-bougon et prit ça pour un oui.
— Il a un pouvoir trop cool, continua Kirishima, je me demande où il cache ses attributs.
— Tu veux peut-être le déshabiller pour voir ? grommela Katsuki.
— Mais non, je suis juste curieux. Tu le connais, tu dois savoir toi.
— Je ne sais rien, ronchonna Katsuki. Je me tape de ses attributs.
— On le verra peut-être, si on va au bain ensemble.
Kirishima disait ça innocemment, mais Katsuki lui jeta un tel regard comme s'il le voyait comme le pire des pervers, que le buffle se mit à rougir :
— Je ne disais rien de vicieux ! se défendit-il. C'était juste… Je suis curieux bon sang, mais je ne veux pas le voir à poil.
Katsuki ne répondit rien et but une gorgée de son café. Lui seul savait que Deku n'avait pas d'attribut, qu'il possédait juste une écaille magique. Il pensa que complètement nu, sans son petit sac autour du cou, Deku perdait ses pouvoirs. C'était son talon d'Achille. Katsuki devait s'assurer que personne n'attaque Deku quand il était à poil, faire gaffe que personne n'en profite pour lui voler ses affaires. Il devrait en parler à Deku. Plus tard.
Le camp se tenait en pleine montagne. Un énorme bâtiment était construit pour accueillir les élèves, avec des chambres groupées, des douches et des bains communs, une cuisine gigantesque et une salle commune tout aussi grande.
Les élèves furent mis en groupe pour chaque chambre. Katsuki se retrouva avec Deku et Todoroki. Ils avaient rassemblé les trois dragons ou du moins les deux dragons et celui qu'on prenait pour tel. Si le blond était content d'être avec Deku, c'était différent en ce qui concernait Todoroki. Ce mec était aussi froid que la glace qu'il manipulait et sa tête ne revenait pas à Katsuki. Par chance Todoroki n'était pas un grand bavard et il était du genre à se mêler de ses propres affaires.
Une fois tout le monde installé, ils se regroupèrent tous dehors on leur expliqua en quoi consisterait leur entraînement. Chaque endroit de la montagne était adapté pour les pouvoirs de chacun. Ils allaient pouvoir ainsi développer leur pouvoir. Aizawa leur expliqua qu'ils allaient devoir les utiliser non-stop afin d'apprendre à les contrôler au maximum, mais aussi de se rendre endurant.
Katsuki se retrouva à devoir cracher du feu quasi non-stop, quand Deku devait frapper des cibles avec ses bras en utilisant lui aussi le pouvoir du dragon. Les autres avaient tous leur activité, et ils pratiquèrent jusqu'à épuisement. Même Katsuki peinait à sortir du feu au bout d'un moment, pourtant fier comme il était, il continua de cracher ses minuscules flammèches. Deku ne s'en sortait pas mieux que lui, à force de frapper les cibles, son pouvoir conféré par l'écaille devenait tremblant et il tapait avec le mauvais bras la cible, se faisant mal jusque dans l'épaule.
Quand le coup de sifflet retentit, leur intimant d'arrêter, la plupart des élèves s'écroulèrent pour reprendre leur souffle ou masser les endroits douloureux. Deku se laissa tomber sur ses fesses et frotta ses poings qui avaient bien pris. Katsuki resta debout, Todoroki aussi.
Aizawa qui organisait la sortit leur laissa peu de répit, à peine reposé, il les mit en groupe pour cuisiner le repas qu'ils partageraient le midi. Ce fut là que les filles découvrirent les talents de Katsuki pour la cuisine. Comme si c'était quelque chose de difficile à apprendre.
— Avec ta tête, on ne croirait pas que tu cuisines, plaisanta Kirishima.
— Encore que, on lui met des couteaux dans les mains, est-ce bien raisonnable ? taquina Kaminari.
Katsuki les envoya jouer plus loin. Pas très poliment.
Deku vint lui donner un coup de main.
Après le repas, l'entraînement reprit. Cette fois-ci, ils allaient devoir s'entraîner sur une autre capacité. Katsuki dû monter et descendre le chemin de montagne sans jamais ralentir. Deku se faisait attaquer sans arrêt par Kirishima et devait soit éviter les coups, soit utiliser le dragon pour se protéger. Plus d'une fois, il se retrouva le cul par terre. Les autres testaient leurs agilités, leurs vitesses, etc.
Seul Todoroki continuait à utiliser la glace. Aizawa lui avait demandé de s'entraîner avec le feu, mais l'adolescent avait totalement refusé, et tellement campé sur ses positions que le professeur n'avait pas eu le choix de laisser travailler son pouvoir de glace.
Ils sortirent de cette première journée tous complètement crevés et se contentèrent de manger les restes du midi pour le soir. Avant d'aller aux bains pour se délasser se défaire de la saleté et de la transpiration collant à leur peau, Katsuki eut une discussion avec Deku.
— Tu n'as pas d'attribut, chuchota-t-il, ils vont s'en apercevoir si tu vas te baigner avec eux.
— J'y ai pensé, fit Deku. J'irai me baigner plus tard. Ou je me contenterai d'une douche.
— Et fais gaffe de pas laisser l'écaille trainer n'importe où.
— Je ne suis pas stupide à ce point.
Katsuki haussa une épaule, l'air de dire « si », et vexa Deku qui lui tira la langue. L'humain attendit que tout le monde revienne des bains pour s'y rendre seul. Enfin, pas seul, Katsuki l'accompagna. Deku portait toujours l'écaille dans un petit sac qu'il accrochait autour de son cou. Il le garda sur lui en allant se baigner. L'eau chaude lui fit beaucoup de bien, déliant ses muscles. Katsuki s'était mis plus loin et avait fermé les yeux, profitant sans doute du bain pour se délasser. Il était bien, tranquille, et après une telle journée, un bain faisait du bien. Puis sentant le regard de Deku sur lui, il rouvrit les yeux :
— Qu'est-ce que t'as le nerd ?
— Tu trouves que je me suis amélioré ? demanda Deku.
Katsuki grommela :
— C'est à toi de me le dire.
— Cette journée a été difficile, avoua Deku, j'ai l'impression d'être encore loin derrière tout le monde.
— Parce que tu l'es, lança Katsuki impitoyable.
Deku s'enferma dans le silence.
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Bien sûr qu'Izuku savait qu'il était encore bon dernier, les autres continuaient d'évoluer et lui avait l'impression de stagner, mais il aurait voulu que Kacchan lui dise un truc du genre « mais si tu avances ». Seulement, attendre ces mots de la part de Kacchan c'était comme chercher le pied d'un arc-en-ciel. Il garda la tête baissée, fixant l'eau l'air un peu déprimé. C'était sans doute la fatigue, évidemment, mais il se sentit un peu déprimé. Il aurait voulu que Dragon-chan soit là, il l'aurait consolé à sa manière. Il aurait pu se coller contre lui et être encouragé par l'animal. Perdu dans ses pensées, il sursauta quand Kacchan reprit la parole, se rendant compte que celui-ci s'était approché de lui :
— Deku, tu es encore un bébé, c'est normal que tu sois loin derrière, tu viens à peine d'obtenir un pouvoir. Tu te débrouilles déjà très bien, ne te compare pas aux autres, ils ont leur pouvoir depuis toujours, c'est normal qu'ils aient de l'avance.
Izuku regarda Kacchan qui continuait de s'approcher de lui.
— Mais tu vas grandir, tu as déjà grandi, tu t'entraînes comme un dingue et tu t'es grandement amélioré. Je suis loin devant, certes, mais tu continues de me courir après, n'est-ce pas ?
Izuku hocha la tête, incapable d'émettre le moindre son. Kacchan leva alors sa main et hyper délicatement il la posa sur le crâne d'Izuku, et il montra ses dents dans un sourire un peu carnassier, un sourire de dragon.
— Tu vas y arriver !
Et ce fut à ce moment-là qu'Izuku comprit. Il se demanda comment il avait fait pour s'aveugler autant, pour ne pas le deviner immédiatement. C'était le même regard rouge, mélange de tendresse et de fierté. C'était la même façon de l'encourager. Sa main sur sa tête comme sa patte crochue sur son crâne. Il revoyait Kacchan au collège qui l'entraînait en faisant semblant de le brimer. Il se souvenait de Kacchan qui venait lui dire de ne pas abandonner. Kacchan, ses cornes blanches, ses yeux rouges, ses airs arrogants. C'était lui depuis le début. C'était lui qui avait été là pour lui redonner de l'espoir, lui qui l'avait entraîné, lui qui était venu le chercher chaque soir, lui qui lui avait donné une écaille qui allait changer la vie d'Izuku.
Dragon-chan.
À suivre.
L'autatrice : il a fallu du temps au petit malin d'Izuku pour enfin comprendre la vérité.
