Notes : J'avais oublié de le préciser, mais l'ensemble de l'histoire est racontée selon le POV de Draco uniquement. Gardez en tête que son interprétation des différentes situations n'est pas toujours fiable. Bonne lecture

PS : Merci à tous vos commentaires, ça me fait super plaisir !


Chapitre 5 : Découvertes

- Harry !

Draco se réveilla en sursaut.

Quelqu'un frappait doucement à la porte en appelant Potter dans un chuchotement insistant. Draco cligna plusieurs fois des yeux dans le noir, avant de tendre le bras à la recherche de sa baguette. Ce fut en voulant se déplacer qu'il se rappela que Potter était encore allongé sur son dos. Son souffle régulier frôlait son épaule nue, une chaleur intense émanait de lui, si bien que la chemise qui s'accrochait encore à ses bras était complètement humide de sueur. Une odeur de sexe planait dans l'air, mais par-dessus s'imposait le parfum naturel du Gryffondor qui semblait s'être imprégnée sur sa peau. Il contracta ses fesses par réflexe et sentit son pénis encore à l'intérieur, envoyant une pointe d'excitation dans son bas-ventre. Il dût se mordre les lèvres pour se retenir de gémir. Son anus était très sensible, ce qui était normal après un traitement aussi brutal, cela lui procurait une douleur satisfaisante. C'était la preuve de l'acte qu'ils avaient accompli, ça et le fait qu'il soit encore rempli de sperme et de la bite dont il provenait. Il se sentait déjà durcir, mais décida de se concentrer sur la recherche de sa baguette en entendant les coups se répéter contre la porte.

- Lumos.

La première chose qu'il vit fut les yeux de Potter illuminés par la boule de lumière qu'il venait de faire apparaître, sans baguette bien sûr, parce que « Sauveur oblige ». Ils se fixèrent plusieurs secondes en silence, comme s'ils réalisaient l'un l'autre ce qu'ils venaient de partager. Et accessoirement leur très grande proximité. Le jeu d'ombres et de lumières sur son visage accentua la couleur de ses yeux perçant et sa forte mâchoire que Draco mourrait d'envie de mordiller. Lorsqu'il contracta de nouveau son canal, pour se retenir de gigoter, Potter se mordit la lèvre inférieure.

- Salut.

- Salut, répéta bêtement Draco le souffle coupé en sentant son pénis durcir en lui.

La douleur était encore bien présente, mais l'idée d'un deuxième tour sur son engin apaisa toute réluctance en lui. Son propre pénis était déjà partant lui. Par ailleurs, avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit, les tambourinements s'accentuèrent.

- Harry ! Siffla une voix étouffée par le bois de la porte.

Draco n'avait pas besoin d'ouvrir pour savoir de qui il s'agissait. Encore là pour tout gâcher. Potter se redressa sur ses bras, la chaleur de son torse contre son dos manqua immédiatement à Draco.

- Je vais devoir aller répondre... déclara Potter avec une pointe de regret dans la voix, ou c'était peut-être l'imagination de Draco qui tentait de s'accrocher à l'illusion que le Sauveur n'avait d'yeux que pour lui.

- Ou tu peux simplement l'ignorer, proposa Draco en resserrant ses fesses autour de la verge qu'il sentait déjà glisser.

- hm ! Putain, jura Potter en posant une main sur le creux de son dos, tu sais très bien qu'elle restera là toute la nuit s'il le faut.

« Je ne vois pas où est le mal » pensa-t-il avec amertume. Il lâcha un gémissement lorsque Potter se retira doucement de son anus malmené, en emportant une coulée de sperme tiède avec lui.

- Quelle vue, dit Potter dans un soupir comme pour lui-même.

Draco sentit les mains du Gryffondor écarter ses fesses pour mieux admirer son œuvre. Son visage s'enflamma lorsqu'il se rendit compte qu'il cambra légèrement le dos pour mieux s'exposer. Salazar ! Il était devenu une vraie putain. L'embarras qu'il ressentit ne l'empêcha pas de soupirer de plaisir lorsque le doigt de Potter plongea dans son trou en émettant des bruits humides. Il frotta sa queue contre sa couette.

- T'as pas l'air rassasié...commenta-t-il distrait en ajoutant un deuxième doigt.

- Nghh, qu'est-ce t'attends pour-

- Harry ! Tu es réveillé ?

Draco lâcha un soupire agacé lorsqu'il entendit Potter se lever du lit, et répondre à l'appel de son putain de maître, comme un petit chien. La lumière s'estompa et Draco retomba mollement sur son matelas souillé, où il ne restait plus que son corps abandonné et couvert de sperme. Il finit par retrouver sa baguette et jeta un sort de nettoyage sur ses draps et sa peau, en prenant soin de laisser sa région anale intacte. Cette zone était, pour l'heure, bien trop sensible pour un sort aussi peu délicat. Et il avait envie de la nettoyer à la main, devant un miroir si ce n'était pas trop demandé. Il n'avait pas eu l'occasion de voir de ses propres yeux son cul rempli de sperme. Il s'assit en ignorant les plaintes de ses muscles endoloris, témoin d'un manque alarmant de souplesse, et tendit l'oreille. Le verrou tourna deux fois avant que la porte ne s'ouvrît.

- Salut Rosetta, tu vas bien ? Tu as besoin de quelque chose ?

Le ton prévenant de sa voix irrita Draco au plus haut point. Sa petite-copine pointait son sale nez et il oubliait que sa bite était encore humide de son voyage dans les profondeurs de Draco. De toute façon il n'était qu'un coup d'une nuit. Toutefois, l'idée qu'il ait accepté de la tromper avec Draco, ex-Mangemort et paria de la société, n'était pas franchement déplaisante.

- Je voulais juste te voir, répondit-elle de sa voix insupportable.

Draco entendit des froissements de vêtements puis à son grand mécontentement des bruits de baiser mélanger à des bruits sucions. Draco se força à railler le fait que sa propre salive était sûrement sur la langue de Potter qu'elle semblait aspirer avec entrain. Il fut plus dégoûté qu'autre chose. Et vexé aussi, mais ça il ne l'avouerait jamais.

- Qu'est-ce que tu caches derrière ce peignoir, hmm ? Tu n'as pas l'air très habillé, tu veux de la compagnie ?

Draco leva les yeux au ciel. Lui qui pensait se comporter comme une putain. En l'entendant déblatérer ses mièvreries, il comprit qu'il n'apprendrait pas à la guenon à faire la grimace. Son mépris évident pour elle, ne l'empêcha pas de serrer les points de frustration. Il entendit encore des bruits de baisers avant que Potter ne prenne la parole. Ce sale queutard.

- Hum... nan ça va pour ce soir, je suis flatté, mais je suis crevé, expliqua-t-il de manière bancale.

- C'est nouveau ça, dit-elle soupçonneuse, je pensais que tu ne pouvais pas t'endormir sans un... coup de main.

- Oui, mais je suis allé voler toute l'après-midi, ça m'a crevé.

- Tout seul ? S'enquit-elle en poursuivant son interrogatoire.

- C'est ça, confirma-t-il sur un ton lassé. Bon, D- Malfoy va faire son connard si on le réveille en pleine nuit et je vais aller me laver-tout seul. On discutera plus tard.

- Laisse-moi t'accompagner, je ne t'ai pas vu de la journée, tu m'as beaucoup manqué. Ensuite je retournerai dans mon dortoir comme une gentille fille, promis.

- Tu ne devrais traîner aussi tard dans le dortoir des huitième année...

Leur conversation s'estompa en même temps qu'ils s'éloignaient. Draco compta jusqu'à soixante avant de se décider à sortir de son lit. Juste quand il arriva à quarante-trois, il entendit des pas revenir dans la chambre. Ils étaient différents de ceux de Potter, et il comprit que la porte n'avait jamais été complètement fermée et que la trajet jusque la salle de bain n'était pas bien long. Sans préambule, Delcourt écarta les rideaux du lit de Draco qui n'eut le temps que de se couvrir partiellement avec sa chemise, la baguette serrée dans son point.

- T'as oublié d'aérer la pièce on dirait ? Cracha-t-elle en lorgnant son corps éhontément, une expression de dégoût figée sur ses traits. Ça empeste jusque dans le couloir.

- Tu mouilles ta culotte ? Rétorqua sèchement Draco en reniflant avec mépris.

Draco avait retenu la leçon, si bien qu'il érigea une barrière de protection plus vite qu'elle ne lança son maléfice cuisant. Il n'allait pas se faire avoir deux fois, surtout pas dans cet état vulnérable où elle pourrait facilement lui couper les couilles s'il ne faisait pas attention. Elle n'avait rien d'une enfant de cœur.

- Ça te fait rire, hein ? Enculé...

- C'est le cas de le dire, lâcha Draco en ignorant la boule de honte qui se forma dans son estomac.

- Continue de te moquer petite tapette, répliqua-t-elle en agitant sa baguette de manière menaçante. Tu veux tellement te faire pardonner que tu es prêt à offrir ton cul en guise de bonne foi ? Pathétique.

- C'est toi qui parles d'offrir son cul ? S'indigna Draco en serrant les dents. Alors ça c'est la meilleure. Tu te dandines dans le château en pensant avoir le monopole sur Potter, mais je ne l'ai pas entendu te mentionner pendant qu'il vidait ses couilles en moi !

- Ferme ta sale gueule ! S'écria-t-elle d'une voix aiguë.

Un éclair de magie s'échappa de sa baguette et vint carboniser sa taie d'oreiller. C'était presque trop facile de la faire tourner en bourrique. Draco savait pertinemment qu'elle avait l'ascendant en l'ayant découvert fraîchement baisé par le Sauveur. Ses détracteurs seraient ravis d'apprendre qu'il aimait se faire prendre profondément dans le cul. Mais révéler cela conduirait à associer Draco l'ex Mangemort à Harry Potter. Il ne savait pas ce qu'elle allait faire de cette information, ni même quand elle allait la divulguer, mais il profita de ce moment pour lâcher autant de venin qu'elle.

Delcourt, habituellement si posée et charmante, avait l'air d'une petite fille en plein caprice. Ça devait sûrement être un choc pour elle, qui avait prévu son escapade en pleine nuit, pour se glisser dans le lit de son bien aimé, vêtue uniquement de son long manteau noir, de l'écharpe du Gryffondor et de son bonnet à froufrou, dans une tentative de séduction pathétique et vieille comme Hérode. Franchement, qui pensait-elle séduire avec cet horrible couvre-chef ? Elle essayait de jouer aux « gentilles filles » ?

Aussi affreux que cela puisse paraître, cet accoutrement lui était vaguement familier...

- Harry est trop gentil pour son bien, et je ne compterais pas sur sa générosité bien longtemps si j'étais toi, prévint-elle avec un sourire carnassier. Ça ne se reproduira pas.

- A ce que je sache, je ne suis pas sa première aventure « extra-conjugale », protesta Draco qui commençait à douter de la nature exclusive de la relation qu'elle revendiquait entretenir avec Potter.

- Il est encore jeune, il veut explorer ses options, expliqua-t-elle presque pour elle-même avant de lui jeter à un regard noir, et il fait parfois des erreurs de parcours.

- Oh pauvre Harry Potter, pauvre sauveur si généreux qu'il se laisse pervertir par le désir de tremper son biscuit dans tous les verres de lait du château qui lui sont apportés sur un plateau d'argent, railla Draco d'une voix monotone et traînante. Forte heureusement sa fidèle dulcinée restera vaillamment à ses côtés jusqu'à ce qu'il reprenne raison.

- Hmph, souffla-t-elle dédaigneuse, je ne m'attends pas à ce qu'un Mangemort comprenne la notion de fidélité. J'imagine que la morale et l'éthique ne sont pas les principales préoccupations des subordonnés de Voldemort.

- La fidélité ne semblait pas être ta principale préoccupation quand tu explorais la bouche de ce Pouffesouffle près de la serre hier soir, mais qui se ressemble s'assemble j'imagine.

- Qu'est-ce que tu viens de dire, sac à foutre ? Rugit-elle sur un ton glacial.

- Un simple constat, traînée.

Il se défièrent du regard pendant plusieurs seconds. L'air était si tendu qu'il prit soin de renouveler discrètement sa barrière par précaution. L'heure de vérité avait sonné pour elle, et son horrible bonnet en était l'unique responsable.

- Tu ne sais pas de quoi tu parles, alors tu ferais mieux de fermer ta grosse bouche de pédale.

- Ton bonnet est plus reconnaissable que tu ne le crois. Rares sont ceux qui ont d'aussi mauvais goûts.

Un nouveau sort vint ricocher sur sa barrière, et Draco ne put s'empêcher de sourire.

- Fais attention à toi Malfoy, à ta place je ne parlerais pas trop, menaça-t-elle vaincue

- Je te retourne le conseil, Delcourt, déclara-t-il le menton fier.

Elle lâcha un rire sardonique avant de quitter la pièce en claquant la porte. Draco interrompit son sort en relâchant les épaules. C'était épuisant de tenir tête à cette peste, mais ne pas se laisser faire lui avait manqué. Il n'avait pas perdu son mordant en tout cas.

Il se laissa retomber en arrière en reconsidérant la situation. Draco n'avait même pas eu le temps de se faire à l'idée qu'il venait d'avoir un rapport sexuel très consentant avec Harry Potter, et une personne extérieur était déjà au courant. Une personne qui le considérait comme un rival, une menace à la relation idyllique qu'elle pensait entretenir avec le Sauveur. Que nénies ! Ils n'étaient plus ensemble, mais faisait mine du contraire. Elle s'agrippait à lui comme une vulgaire sangsue pendant que lui allait forniquer à droite et à gauche pour une bonne nuit de sommeil. Draco se ferait un plaisir de lui donner un coup de main. Surtout pour fermer son clapet à cette catin bon marché. Elle l'avait traité d'enculé comme si elle ne l'avait jamais prise dans les deux trous. Elle se foutait de qui ? Certainement pas de Draco.

Agacé de repenser à sa tête répugnante, il s'appuya contre la tête de son lit, les rideaux rassemblés près des colonnes du baldaquin, et éclairé par la lumière de la lune qui s'infiltrait dans la chambre. Il devait déjà être très tard, mais Draco n'était pas fatigué. Il avait dormi la majorité de la journée, et ne voulait certainement pas passer le reste de la nuit à gaspiller ne serait-ce qu'une pensée pour cet ignoble personnage. Il ne voulait pas non plus se retourner maintes fois dans son lit à redouter le moment où la rumeur sur les fantasmes de Draco se serait propagée dans tout le château.

Il avait encore du mal à complètement l'accepter, mais il avait aimé coucher avec Potter. Les sensations, le plaisir avaient été tels, qu'il s'en souviendrait toute sa vie. Son anus encore sensible ne s'était pas encore remis, mais Draco désirait déjà recevoir une nouvelle fois la hampe dur et épaisse de Potter, recevoir son sperme chaud au plus profond de lui, en souvenir de ces moments partagés.

La respiration haletante, il retira sa chemise ruinée, en évitant de regarder sa Marque des Ténèbres. Il métamorphosa son oreiller un miroir un rectangulaire qu'il fit planer entre ses jambes écartées. Il pouvait voir son reflet en entier dans cette position. Il ne s'était jamais masturber face à un miroir auparavant, mais il avait besoin de voir l'œuvre de Potter de ses propres yeux. Embarrassé, il observa son visage écarlate, ses cheveux ébouriffés, et ses lèvres gonflées. Des traces de succion parcouraient sa gorge, sa clavicule et son torse. Ses tétons rouges et enflés, présentaient des traces de morsures et de suçons, ils se durcirent de nouveau sous son propre regard. Son pénis rougit était complètement rigide et dégoulinait de liquide pré-séminal, il l'encercla d'une main et se caressa lentement en palpant les marques sur l'intérieur de ses cuisses. Il avait l'air complètement dévergondé, fraîchement baisé. Comme la dernière fois, mais en mieux. Beaucoup mieux.

Il se pencha légèrement en arrière pour mieux voir son périnée. La vue lui coupa le souffle.

- Hnnnn bordel, lâcha-t-il d'une voix aiguë complètement subjugué

Le muscle ressemblait plus à des lèvres qu'à un anus tellement le pourtour était rougi et gonflé. Il n'avait jamais vu cette partie-là de son corps, mais de ce qu'il avait pu sentir en touchant, il n'avait jamais été aussi dilaté ! Le muscle auparavant fermé tel un point serré, s'était élargi pour ouvrir la voie vers un canal sombre et humide laissant échapper un liquide opaque et tiède.

Draco balança ses hanches en avant en resserrant son étreinte sur son pénis pour s'empêcher de jouir sur le coup. Les pieds enfoncés dans le matelas, il ondula inconsciemment son bassin en se rappelant les mouvements de va-et-vient de Potter. Désireux de reproduire la sensation, il passa son bras sous sa cuisse pour atteindre son trou en prenant soin de ne rien dissimuler. Son index s'inséra facilement et ses mouvements s'accélérèrent. Il s'aida ensuite de son majeur pour écarter la parois, faisant s'écouler davantage de sperme hors de lui.

- Oh put-hm ! Oui !

Il s'empala avec ses doigts en regrettant de pas avoir plus gros sous la main. La douleur lancinante participait à lui procurer du plaisir, si bien qu'il n'hésita pas à faire des mouvements plus rapide et brusques. Lorsque la troisième phalange atteignit le muscle détendu, il ajouta un troisième doigt dans l'espoir d'imiter du mieux qu'il put la circonférence de Potter.

- Oui, oui Potter, haa.. annh ! Harry !

C'était tellement indécent de voir de ses propre yeux son anus lubrifié et brillant de foutre engloutir avidement ses trois doigts comme si de rien n'était. Il avait prit plus gros encore, mais il n'était pas assez souple pour poursuivre cette ascension. Complètement contorsionné, et les jambes écartées au maximum, il finit par jouir sur le miroir en convulsant, la bouche ouverte dans un cri sourd. Ses jambes retombèrent las sur le matelas, encore secouées de frissons. Il essuya sa main couverte de son propre sperme sur sa couette, tandis que ses doigts glissèrent finalement hors de son canal, humide et luisant. Il les porta juste devant ses yeux exténués et renifla la forte odeur de sexe qui s'en échappait.

- Ahhh, Harry, murmura-t-il en léchant son index, son majeur puis son auriculaire, jusqu'à ce que le goût aigre et salé qui le rendait addict disparût complètement

- Mon dieu...

Draco sortit de sa transe en panique. Il tenta de se redresser, mortifié de voir Potter près du lit, emmitouflé dans son peignoir, fraîchement douché. Ses cheveux humides retombaient sur ses yeux et son expression montrait qu'il n'avait rien raté de la performance solo de Draco qui sentit la honte l'envahir.

A sa grande surprise, Potter se contenta de lui caresser doucement la tête, comme pour le féliciter. Complètement hébété, il se laissa faire. Ce geste était tellement attendrissant, et bienveillant que Draco voulut croire en sa sincérité. Il avait accepté que Draco fut celui avec qui il avait passé la nuit lors de l'incident. Il avait accepté de lui faire l'amour, par le cul. Il avait même accepté que Draco se masturbe violemment en pensant à lui, les doigts enfoncés jusqu'aux intestins, en tirant sur sa bite et en léchant son sperme provenant de son propre anus. Draco savait que toutes ces expériences nouvelles lui montaient à la tête et lui donnaient envie d'explorer des choses qui en feraient pâlir sa tante Bella. Lui un Malfoy, qui en plus d'être un Mangemort raté, n'était pas foutu d'avoir sa première fois avec une sang-pure digne de ce statut prestigieux. Au lieu de cela, il n'était qu'un vulgaire paria, sans amis et sans avenir qui bandait à l'idée de se faire enculer bien profondément par son ennemi de toujours.

Delcourt avait sans doute raison, il n'était qu'un enculé, un sac à foutre, une pédale, à la merci de son désir pour Potter, qui occupait toutes ses pensées. Il ne valait pas mieux que toutes celles qui étaient à ses trousses, pas mieux même que le responsable de l'ensorcellement.

Sa perversion incontrôlée l'effrayerait au lever du jour, mais à cet instant, sous le regard de Potter qui lisait en lui, qui avait été témoin de son indécence, sous toutes ses formes, il n'avait plus honte. Il se sentait accepté.