SHINIGAMIS' ENDING — FALLEN ERA

Hueco Mundo — Palais de Las Noches.

L'impressionnante structure blanche les surplombait de toute sa hauteur.

Las Noches, le palais construit par Sôsuke Aizen, resplendissait comme au temps de sa gloire perdue. Autrefois porteur d'un message conquérant universel, il n'était aujourd'hui que le refuge des Hollows ayant refusé de s'en tenir aux lois de ce monde cruel.

« — Yoruichi-sama.

— Ouais. Elle nous facilite la tâche. »

Trois Arrancars se tenaient devant la grande porte d'entrée.

Les Fraccionnes de Tia Harribel : Sun-Sun, Apache et Mila-Rose. Toutes portaient encore dans leur mémoire la cinglante défaite subie face aux flammes intenses de Ryûjin Jakka et nourrissaient continuellement une aversion envers les Shinigamis.

Elles ne haïssaient pas ces derniers pour un quelconque trait de personnalité ou un rôle qu'ils devaient défendre.

Non, les Shinigamis étaient la raison même pour laquelle cette guerre millénaire existait. Qui avait raison ? Qui avait tort ?

Peu importait.

« — Vous avez du toupet pour venir sur le territoire d'Harribel-sama, clama Apache, en serrant les dents.

— C'est un comité d'accueil plutôt agressif, rétorqua Shihôin Yoruichi. Je ne suis pas venue pour me battre.

— Hmpf. Et qu'est-ce qui va nous faire avaler ça ? demanda Mila-Rose, une main sur les hanches.

— Pourquoi on s'embêterait à venir ? marmonna Yoruichi, en arquant un sourcil.

— Les Shinigamis n'ont jamais eu besoin de raison pour s'attaquer aux Hollows, souffla Apache.

— Bah … si, en vérité.

— Tss ! Tu fais la maline avec moi ? J'vais te plier et on reparlera plus ! »

Le capitaine Soi Fon effectua un pas devant son ancienne capitaine, le regard fermé et menaçant à la fois.

« — Quiconque s'attaque à Yoruichi-sama doit se préparer à en subir les conséquences. »

À en juger par le haori qu'elle portait, cette femme faisait partie de l'élite des Treize Divisions. Sun-Sun ne connaissait pas tous les noms par cœur, mais se rappelait pertinemment la douleur infligée par Yamamoto Genryûsai. Mieux valait ne pas prendre de décisions précipitées.

« — Au cas où vous l'auriez oublié, Harribel-sama a convié ces personnes à l'intérieur du palais.

— Pff ! s'esclaffa Apache. Fais pas chier, Sun-Sun !

— Je suppose que ce sera ton seul ''argument'', puisque j'ai raison et que je suis scrupuleusement les ordres donnés.

— Hmpf. Je ne suis pas aussi bête qu'elle pour me laisser emporter par mes sentiments personnels, argua Mila-Rose, en fermant les yeux. »

Yoruichi et Soi Fon échangèrent un bref regard.

Il semblerait, qu'en dépit de cet accueil plutôt inconventionnel, une porte s'ouvrait sur les négociations.

Il ne fallait décemment pas la manquer.

Chapitre 19 : Lies

Tia Harribel n'avait pas la prétention d'être une reine.

Mais après les disparitions des autres membres de l'Espada, plus hauts gradés qu'elle, ce fut naturellement qu'elle endossa la responsabilité de s'occuper de ce lieu.

Progressivement, des Hollows à la recherche d'un foyer où dans lequel ils pourraient fermer l'œil sans craindre de disparaître, vinrent s'installer sous sa protection. La plupart de ces Hollows appartenaient à des catégories inférieures, directement impactées par la terrible loi du Hueco Mundo.

Ce titre de reine, donc, fut d'abord informel, les troupes personnelles de la belle Espada répandant ensuite progressivement à qui voulait l'entendre, qu'une nouvelle présence dirigeait alors le Hueco Mundo. Cela resterait vrai, tant qu'aucun Hollow suffisamment puissant n'apparaîtrait pour venir mettre en danger la belle blonde.

Siégeant sur son trône, Tia Harribel se releva doucement, afin de déposer son regard de jade sur les arrivantes.

Forcément, son statut impliquait tout de même une certaine dignité. Harribel portait une nouvelle tenue, plus en accord avec son statut, avec notamment cette longue cape bleutée qui descendait dans son dos. Ces nouvelles parures lui octroyaient une apparence plus solennelle, des attributs royaux qui ne pouvaient que jouer en sa faveur et sa légitimité.

« — Je vous souhaite la bienvenue à Las Noches, déclara-t-elle. »

Soi Fon et Yoruichi s'arrêtèrent, en scrutant brièvement les horizons.

L'énergie naturelle dégagée par Harribel ne semblait pas menaçante, de prime abord. Mais l'Espada la laissait délibérément apparaître, en gage de message silencieux, comme pour s'affirmer toujours davantage. Ici, les Shinigamis ne dicteraient pas leur loi impunément.

« — Voir des Shinigamis débarquer ici est plutôt inattendu. Que désirez-vous ?

— Juste discuter.

— … Comprenez que cela me paraît improbable, en raison du passé commun que nous avons. »

Une référence évidente à la dernière bataille de Karakura, où nombre d'Espadas perdirent d'ailleurs la vie.

« — C'est pourtant bien le cas. Je suis Shihôin Yoruichi, je ne fais d'ailleurs pas même pas partie des Treize Divisions.

— La femme à vos côtés en fait toujours partie.

— C'est vrai. Mais je ne suis pas là pour me battre, je m'y serai prise différemment sinon. »

Harribel continuait de lui lancer un regard qui ne laissait que maigrement transparaître ses intentions réelles. Un climat d'incertitude que Yoruichi aurait aimé éviter.

« — La Soul Society rencontre des problèmes actuellement, reprit l'ancienne capitaine. Et ces problèmes pourraient déjà toucher le Hueco Mundo. Tu gouvernes cet endroit, n'est-ce pas ? Ce n'est pas de ta responsabilité de garder un œil dessus ? »

Évidemment, cette logique pouvait se tenir.

Cependant, l'Espada avança d'un pas léger, dans le but de rectifier une erreur essentielle dans les paroles de son interlocutrice.

« — Shihôin Yoruichi. Je ne « gouverne » pas le Hueco Mundo. J'assure simplement la protection des Hollows qui désirent vivre en paix à Las Noches. Rien de plus. »

Apache, Mila-Rose et Sun-Sun s'avancèrent également.

Soi Fon jeta un vif coup d'œil à la belle femme qui se trouvait à ses côtés. Les négociations semblaient être au point mort.

« — Il y a toujours une loi, qui régit le Hueco Mundo. Si jamais vous désirez discuter … alors il faudra y passer. »

L'immuable loi du plus fort, qui imposait ses convictions et ses règles ?

Honnêtement, Yoruichi ne souhaitait pas en arriver jusqu'à ce point, mais forcément, venir discuter avec des Hollows qui ne désiraient que vivre loin des Shinigamis …

Que Tia Harribel accepte une telle chose sans contrepartie aurait été particulièrement incongru. Soit.

« — … Ok, j'imagine qu'il n'y a pas tellement de choix. Prépare-toi, Soi Fon.

— Oui, Yoruichi-sama. »

En face, les Arrancars n'offraient aucun signe de changement non plus.

« — Apache, Sun-Sun, Mila-Rose … je vous laisse le soin de commencer.

— Comptez sur moi ! clama Apache. Je peux m'en occuper seule !

— Pff … je vais le faire, reprit Mila-Rose.

— Je suppose que ce sera à moi de tout nettoyer, déplora Sun-Sun. »


Seireitei — Quartiers de la Dixième Division.

Hitsugaya Toshirô arquait vivement un sourcil, face à la scène se jouant devant lui.

Et pour cause : voilà sa vice-capitaine, bras croisés sous sa voluptueuse poitrine, qui patientait à quelques mètres de lui, au sein de son bureau.

« — … Matsumoto, marmonna-t-il. Tu es à l'heure pour une fois. Et pourquoi ?

— Vous pourriez vous montrer plus aimable, marmonna Rangiku. Vous ne voyez pas ces efforts ?

— Bah, justement … c'est ce que je viens de dire.

— Vous devriez songer à une meilleure façon de féliciter vos subordonnés, alors. Donc ? Du coup ? Cette réunion de capitaines ? »

Il s'agissait donc de cela.

Les capitaines des Treize Divisions furent de nouveau réunis pour définir une dernière fois les différents secteurs dans lesquels les troupes allaient être envoyées.

Les lieutenants, hormis Kurotsuchi Nemu, ne furent pas conviés : cette dernière avait bénéficié d'une dérogation afin de détailler les trouvailles de la Douzième Division. Forcément, cela devrait impacter les différents Shinigamis, plus ou moins proches de Kurosaki Ichigo.

« — Donc on part quand ?

— Je ne sais pas s'il y aura un ''on'' dans cette histoire, marmonna Hitsugaya, en prenant place sur son bureau.

— Ah bon et pourquoi ?

— Tu es à peine remise de tes blessures.

— N'importe quoi, je vais très bien.

— Te voir à l'heure est déjà suffisamment grave.

— Hé !

— … Quoi qu'il en soit, je n'apprécie pas vraiment la mission. »

Difficile de pouvoir l'apprécier à sa juste valeur.

Premièrement, il venait récemment d'avoir la confirmation que son soldat, Daiji Ikeda avait perdu la vie au cours de leur précédente expédition.

Mais celle qui s'annonçait visait en plus à porter atteinte gravement aux intérêts de Kurosaki Ichigo, celui à qui il devait probablement beaucoup.

« — Capitaine, vous allez vraiment chercher … à supprimer les pouvoirs d'Ichigo ? »

Lisait-elle dans ses pensées ?

Toshirô ferma vivement ses yeux turquois.

« — Crois-moi, souffla-t-il. Je préférerai de loin en finir avec cet Aryen Kaseren et ne pas croiser Kurosaki. Mais les ordres du commandant sont limpides.

— Et si on pouvait l'aider ?

— Comment tu voudrais l'aider ?

— Je ne sais pas, moi … on pourrait essayer de le ''neutraliser'', sans lui retirer ses pouvoirs ? En plus moi je ne suis pas très douée dans cet exercice.

— … Si jamais on croise Kurosaki, il y a des chances qu'il soit un ennemi. Et on ne pourra pas se permettre d'y aller doucement à ce moment.

— C'est quand même très cruel …

— Je pense que le capitaine-commandant aurait même pu faire pire, lâcha Toshirô. Cette fois, il a ordonné que l'on mette Kurosaki en dehors de cette histoire. Rien de plus.

— … Et vous êtes vraiment d'accord avec ce genre de choses ? Si Hinamori-chan avait été à la place d'Ichigo, je suis sûr que vous seriez parti vous-même au Rukongai, sans attendre les ordres. »

Toshirô tiqua légèrement.

Sur le fond, difficile de lui donner tort.

En dépit des grands discours sur le bien commun, les Shinigamis étaient tous pratiquement dirigés par des intérêts personnels, des sentiments qui ne pouvaient être ignorés. À cet égard, Hitsugaya Toshirô n'avait de leçon à donner à personne.

« — Quoi qu'il en soit, on doit partir dans deux heures au maximum.

— Ah donc maintenant c'est un ''on'' ?! Génial, je me prépare !

— Non, je vais y aller seul.

— … Pardon ?

— Il n'y a pas eu d'instruction officielle sur le nombre de soldats qui devaient participer.

— … Et donc ? Vous allez jouer votre solitaire comme ça ?

— Il vaut mieux. Je ne pourrais pas utiliser l'intégralité de mes pouvoirs si j'avais quelqu'un à mes côtés.

— Et moi alors ?!

— Si tu étais dans ta forme optimale, peut-être, mais ce n'est pas le cas.

— Puisque je vous dit que je vais bien … ! »

Rangiku fronça distinctement les sourcils, lorsque son petit capitaine vint lui attraper vivement le bras, provoquant un sursaut net.

Mais pas seulement.

« — Aie ! s'enquit-elle, en se dégageant brièvement. Heu, je veux dire, ah ! Vous m'avez fait peur !

— … Tu es vraiment une mauvaise comédienne quand tu le veux.

— Capitaine ! Ce n'est pas correct de toucher une femme ! Encore moins une femme blessée !

— Tu vois que tu es blessée, marmonna Toshirô.

— M-Mais ce n'est pas le sujet !

— Bref. Je vais y aller.

— Quoi ? Mais alors là, je ne comprends plus rien. Je croyais que c'était dans deux heures ?

— J'ai dit maximum. Rien ne m'empêche d'y aller maintenant. »

— V-Vous ne voulez pas attendre un petit peu ?

— Pourquoi j'attendrai ?

— Bah … je ne sais pas moi, attendre que d'autres divisions partent en même temps … »

Elle ne pouvait pas décemment évoquer le fait que Rukia Kuchiki soit déjà sur les routes du Rukongai.


Soul Society — Planque d'Aryen Kaseren.

Le temps continuait de s'égrainer, éparpillant avec lui d'innombrables questions auxquelles personne ne décidait de répondre.

Pour Ichigo Kurosaki, tout du moins, cela ressemblait à une intense séance de torture. Des heures ? Mais combien ?

Il y perdait ici toute notion de temps. Jusqu'à ce qu'enfin, cet homme maudit ne refasse son apparition.

Celui par lequel toute cette histoire commençait et s'enlisait dans ces absurdités.

« — Vous avez l'air de mieux vous porter, Kurosaki Ichigo. »

Aryen Kaseren.

En y repensant la tête plus froide, Ichigo se rendait compte à quel point il manquait d'information sur cet homme.

Tout ce qui paraissait clair, concernait le fait qu'il détenait un Zanpakutô et connaissait la Soul Society. Une situation inégale pour les deux camps donc.

Cependant, cet homme ne montrait aucune envie d'en dire davantage sur les plans concoctés jusqu'à présent, vu qu'il refusait littéralement de répondre aux multiples questions posées non seulement par Ichigo, mais également plus tôt par ses précédents adversaires, à savoir Hitsugaya Toshirô.

« — Comme c'est gentil de te préoccuper de ma santé, ironisa le Shinigami Remplaçant. Et si tu me rendais Zangetsu, qu'on finisse réellement ce combat ?

— Je crains qu'une telle idée soit irrecevable. Néanmoins, si cela peut vous rassurer, Kurosaki Ichigo … je n'ai rien de personnel contre vous et je ne pense pas que vous soyez une mauvaise personne. »

Son interlocuteur ne put rien faire, sinon offrir une expression incongrue, signe qu'il ne comprenait absolument pas où le brun voulait en venir.

L'intéressé vint d'ailleurs s'asseoir sur une chaise laissée libre, à quelques mètres du rouquin.

« — Je ne suis pas là pour changer le monde, le transformer d'une quelconque manière. Je ne pense pas que je sois un saint qui puisse répandre une bonne parole.

— Tss … tu essaies de te justifier ?

— Pas vraiment. Je me suis juste dit tout à l'heure, que rester continuellement dans le flou pouvait devenir lourd pour vous. Même si je compte vous déployer afin d'atteindre mes objectifs, je ne suis pas non plus dénué d'empathie. »

Quelle plaisanterie.

Mais cela ne faisait même pas rire le jeune homme, dont le regard se plissa très vivement.

« — Et alors ? Si ce n'est pas pour transformer le monde ou une connerie de ce genre, pourquoi tu commences à semer le chaos à la Soul Society ?

— Parce que je suis un homme égoïste, Kurosaki Ichigo.

— … Quoi ?

— Laissez-moi vous poser une question. Quelle est la différence entre être mort et avoir tout perdu ? »

Bleach OST — Requiem for the Lost Ones

Mais que racontait-il encore ?

Grimaçant légèrement devant ce qu'il considérait être un sophisme de piètre qualité, Ichigo ne répondit néanmoins pas à la question posée par son géôlier.

« — La marge est faible. Tous deux ne peuvent plus rien sauver. Mais celui qui a tout perdu peut toujours appeler à la ''Vengeance.''

— … Tu veux te venger de la Soul Society ?

— N'est-ce pas risible ? murmura lentement le brun, en regardant légèrement dans le vide. Aucune vengeance ne peut modifier le passé. Aucun bonheur perdu ne saurait être restauré. Mais voyez-vous, Kurosaki Ichigo … l'homme qui a survécu … peut toujours se montrer égoïste à ce point.

— J'pige pas un mot de ce que tu me racontes, siffla Ichigo.

— Cela est bien normal. Je ne comptais pas vous en dire beaucoup plus, après tout. Mais nos conversations ne devraient pas trainer éternellement en longueur. Vous et moi, ne nous connaissons guère. Je n'ai que votre réputation et votre degré d'utilité. Cela fait bien longtemps que la notion de ''Justice'' ne fait plus partie de mon lexique. »

Crier vengeance n'allait pas de pair avec la justice, non.

Pas de son point de vue. Pas d'un point de vue général et il le savait pertinemment. Ce qu'il s'apprêtait à faire s'apparentait peut-être dans son cas à une rétablissement d'une justice perdue, mais elle s'imposerait comme une catastrophe pour beaucoup d'autres hommes. Mais tant pis, cela faisait bien longtemps que cette voie avait été tracée pour lui.

« — La Soul Society est un endroit qui n'est pas digne de confiance, Kurosaki Ichigo. Elle est bâtie sur des mensonges, qu'elle enterre pour ne pas avoir à les affronter.

— J'espère que ce n'est pas comme ça que tu comptes me laver le cerveau, martela Ichigo.

— Évidemment que non. Je ne vais pas vous laisser le choix.

— Tss … !

— … J'ai aussi cru, pour ma part, dans la bonté de ces personnes. Mais ces histoires finissent toujours mal. Alors ne vous y attachez pas trop, Kurosaki Ichigo. Cela n'en vaut pas la peine. »

L'étrange homme finit par se retourner. Il dégaina alors son Zanpakutô, sous l'air tendu du Shinigami Remplaçant.

La discussion, à peine plus constructive que celles menées précédemment, touchait vraisemblablement à son terme.

« — Tu étais un … Shinigami ordinaire, hein … ?

— Oui, je ne m'en cache pas. J'ai bel et bien fait partie des Treize Divisions. Mais cela remonte à une époque dorénavant assez lointaine. Mais en parlant de ces fameuses divisions, sachez que vos compagnons commencent à se disperser pour essayer de m'appréhender. J'ai une question à laquelle j'aimerais que vous répondiez, avant que l'on ne termine cette discussion. »

Voilà qu'il posait des questions, maintenant …

« — Si jamais les Shinigamis vous retrouvent alors que vous vous trouvez dans le même état que les personnes que je contrôle, que pensez-vous qu'ils feront ? »

Ichigo se racla la gorge.

« — Quel ordre pensez-vous que le capitaine-commandant a donné ? »

La question, posée sur un ton lent, hanta légèrement Ichigo.

« — Moi, je vais vous le dire. »

Ichigo écarquilla légèrement les yeux, en attrapant un objet que le brun venait de lui lancer.

Son badge de Shinigami Remplaçant.

« — … Vous l'ignoriez peut-être, mais cet outil permet tout de même de garder un œil sur vous. Mais d'un autre côté, je peux m'en servir à mon avantage. Alors je vais apporter une réponse à ma propre question : Yamamoto Genryûsai a demandé de nous neutraliser, vous y compris. Par quels moyens ? Je ne saurai le dire. Mais les troupes sont actuellement déployées à cet égard. »

Ichigo serra vivement les dents.

« — Est-ce que cela ressemble à une mission de sauvetage. »

Il mentait.

« — Tu mens, siffla le rouquin.

— Si vous préférez le prendre ainsi. Quoi qu'il en soit, je n'ai pas le temps de faire durer davantage la conversation. J'espère que cela vous aura apporté quelques réponses. Adieu, Kurosaki Ichigo. Je doute que l'on se recroise de nouveau.

— A-Attends ! »

Le flot de questions restait présent dans son esprit.

Ou plutôt devrait-il songer à un flot d'incertitudes.

La question restait sensiblement la même.

Mentait-il ?

Disait-il la vérité ?

Ichigo Kurosaki ne sut pas exactement quand, ni comment, mais son esprit finit de nouveau par s'évaporer.

La pièce tout entière fut ainsi dévorée par une épaisse brume blanche.

Preview du Prochain Chapitre

Ichigo Kurosaki : J'comprends rien à ce qu'il me raconte ! Il parle trop ! Aide-moi, Ishida !

Ishida Uryû : Le jour où mon temps d'écran s'agrandira, peut-être. Pour l'heure, c'est hors de question. Je dois réserver mes apparitions pour faire des choses plus marquantes.

Tia Harribel : Je suis inflexible. On dirait un Requin Baleine qui continue inlassablement son trajet migratoire.

Sun-Sun : Très bon commentaire.

Mila-Rose (bras croisés) : Des paroles pleines de sagesse.

Apache : J'ai rien compris, mais Harribel-sama a une intelligence supérieure donc c'est normal !

Soi Fon : Mais bien sûr, vous avez cru avoir une chance face à Yoruichi-sama ? C'est drôle quand même.

Yoruichi Shihôin : Peut-être mais parfois, le Requin Baleine finit dans les assiettes de certaines personnes. Reste à savoir de qui ?

Hitsugaya Toshirô : Hmm. Le prochain chapitre : New Target, sera bientôt publié. Bref, coupez.

Ichigo Kurosaki : Attends, Toshirô ! Je ne suis pas prêt pour tout réécrire !