Chapitre 3 : Les voix du passé
Pour ce qui semblait être la millième fois de la journée, Merlin prononça la formule inscrite dans son livre de magie. En vain. Il avait tracé sur sa peau le symbole de transformation déjà plusieurs heures auparavant, choisissant de le placer sur la cheville puisqu'il y avait peu de chances que quelqu'un le remarque à cet endroit. Depuis, il tentait sans succès d'y appliquer le sort de transformation. Cela lui rappelait l'un de ses premiers jours à Camelot, lorsqu'il avait passé la nuit à tenter d'ensorceler un chien en pierre pour lui donner la vie. Ce sort de transformation avait été bien plus simple à réaliser et n'était par ailleurs que temporaire. Pourtant, Merlin avait eu le plus grand mal à y parvenir.
Désespéré, il relut les instructions. Le livre proposait plusieurs options quant à la nouvelle apparence qu'il était possible d'adopter. La plus facile consistait à le changer en l'autre enfant que ses parents auraient pu avoir, c'était du moins ainsi que l'auteur décrivait ce type de métamorphose. C'était l'option la plus facile car il ne s'agissait en vérité que de se transformer en une variante de soi-même, basée sur le potentiel que constituent les attributs de ses deux parents. Potentiel toujours présent en chacun à l'âge adulte et ne demandant qu'à être révélé. Devenir son propre frère qui n'a jamais existé.
Merlin avait choisi cette option car il savait qu'il devait se transformer le plus vite possible pour ensuite approcher Morgane dans les plus brefs délais. Si jamais l'apparence qu'il créait s'avérait trop proche de la sienne, alors il envisagerait les autres options, plus difficiles.
Mais même en ayant choisi cette option, ce maudit sort refusait de fonctionner !
Frustré et incapable de se concentrer plus longtemps, Merlin décida de ranger son livre de magie et de retenter l'expérience le lendemain. Et le jour suivant. Jusqu'à ce qu'il y parvienne enfin.
Pour ce qui semblait être la millième fois de la journée, Arthur se réjouit d'avoir Guenièvre à ses côtés. Gérer toutes les difficultés qui se présentaient depuis la reconquête de Camelot n'était vraiment pas une mince affaire. Il avait fallu s'organiser pour soigner les blessés et fournir assez de nourriture à ceux dont les réserves avaient été détruites. La nuit précédente, le sorcier masqué avait de nouveau fait son apparition et guéri les blessures d'une partie des habitants de la zone ouest de la cité. Mais il ne s'était approché d'aucun chevalier et personne n'avait pu l'appréhender.
De son côté, Arthur avait le plus grand mal à estimer les dégâts causés et quelles étaient les zones les plus touchées. Heureusement, la nouvelle reine s'en sortait merveilleusement bien et était un atout formidable. Elle connaissait la plupart des habitants de la partie la plus pauvre de la cité, celle où elle vivait avant, et elle était allée elle-même rassurer ces gens et se renseigner sur ce dont ils avaient besoin. Les autres zones avaient été gérées par les chevaliers et, à la fin de la journée, Arthur avait enfin l'impression d'avoir progressé. Des plans de reconstruction avaient été préparés et tout redeviendrait bientôt comme avant.
Cette pensée plaisante était toutefois assombrie par la peur d'une nouvelle attaque. A chaque nouvel assaut, qu'il vienne de Morgane, d'un autre sorcier ou d'un royaume voisin, c'était la population qui en payait le prix. Arthur devait trouver un moyen d'empêcher que cela ne se reproduise. Il commençait à entretenir l'idée de négociations et d'alliances avec les royaumes voisins. Cela aurait non seulement pour effet de diminuer les guerres entre royaumes, mais cela permettrait aussi d'avoir de véritables alliés dans le cas où Morgane s'en prendrait à nouveau à eux. C'était donc cette pensée qui occupait son esprit lorsqu'il alla se coucher ce soir là.
Ce fut quand Merlin le réveilla le lendemain matin qu'il s'aperçut qu'il n'avait pas vu son serviteur une seule fois la veille.
-Où étais-tu passé ?
-Je pensais, bredouilla Merlin, que vous ne voudriez pas de moi dans vos pattes pour gérer …euh, des problèmes d'état.
Arthur était incrédule. Merlin ne vivait que pour aider son prochain. Etre absent alors qu'on avait besoin d'aide ne lui ressemblait pas. Arthur remarqua aussi qu'il n'avait pas répondu à sa question.
-Mais que faisais-tu toute la journée ?
Une expression étrange passa alors sur le visage de Merlin, comme si ce qu'il avait fait la veille l'avait… contrarié. Oui, c'était le mot qui correspondait. Mais elle disparut très vite, remplacée par un grand sourire.
-J'ai lavé vos vêtements, fait briller votre armure, poli votre épée, nettoyé les étables…
Alors que la liste continuait à n'en plus finir, Arthur regretta d'avoir demandé.
Le roi convoqua une nouvelle réunion de la Table Ronde durant laquelle il s'agissait de faire la liste des pays alliés de Camelot et de ses ennemis. Aussi Arthur fut-il extrêmement surpris lorsqu'il se rendit compte que personne ne savait exactement quels étaient les alliés du royaume. Certains accords avaient été signés des dizaines d'années plus tôt mais ignorés, des guerres et des trahisons avaient eu lieu et quelques royaumes n'avaient même plus la moindre relation avec Camelot.
-Nous devons inviter les dirigeants de tous les royaumes voisins, décida Arthur. Ici, à Camelot. Il est indispensable de s'assurer que la paix sera maintenue. Une grande réunion doit être tenue et nous devons unir les royaumes dans la paix.
Arthur savait que cela ne serait pas facile, les rois et reines seraient à Camelot pour de nombreuses semaines de négociations, à supposer qu'ils acceptent de venir. En effet, les relations avec certains d'entre eux étaient loin d'être au beau fixe. C'était particulièrement vrai pour le roi Odin, qui était responsable de la mort d'Uther et dont le fils avait été tué par Arthur. Ce dernier allait devoir se montrer très convaincant lorsqu'il rédigerait les lettres d'invitation. Peut-être demanderait-il de l'aide à Guenièvre. Ou Merlin. Après tout, son serviteur avait rédigé certains de ses meilleurs discours par le passé.
Merlin ouvrit son livre de magie, bien décidé à tenter encore l'expérience. Arthur était à nouveau très pris aujourd'hui et n'aurait pas besoin de lui.
Tout comme le jour précédent, il essaya de nombreuses heures d'affilée, sans succès. L'inquiétude commençait à le gagner. Que ferait-il s'il n'y arrivait pas ? Pourtant, la magie avait toujours été instinctive chez lui. Elle faisait partie de lui et se manifestait lorsqu'il en avait besoin. D'un simple regard, il fit tourner les pages du livre, comme pour se prouver qu'il en était capable.
Une page attira alors son attention. Il y était question de convoquer les morts. Poussé par la curiosité, il s'y arrêta un instant. L'incantation évoquée lui était étrangement familière : pouvait-il s'agir du sortilège réalisé quelques années plus tôt par Morgause pour invoquer la mère d'Arthur ? Merlin s'était toujours demandé si l'esprit apparu ce jour-là n'avait été qu'une illusion crée par Morgause pour arriver à ses fins ou s'il s'agissait véritablement d'Ygraine. Mais d'après ce livre, le sort était bel et bien réel.
Merlin se demanda alors s'il serait capable de le lancer lui-même. De faire revenir quelqu'un, ne serait-ce que pour quelques instants. Il avait perdu tant de proches, des personnes qu'il pensait ne jamais revoir. Une vague de chagrin le traversa, comme à chaque fois qu'il baissait sa garde et laissait ses souvenirs le submerger. Mais, cette fois-ci, la douleur était accompagnée d'une lueur d'espoir. Will. Freya. Son père. Lancelot. Aurait-il une chance de les revoir ? Merlin souhaitait plus que tout les serrer dans ses bras, leur dire à quel point ils lui avaient manqué. Se remémorer son enfance avec Will. Embrasser Freya une dernière fois. Se laisser guider et réconforter par son père. Remercier Lancelot d'avoir été un si bon ami.
Mais cet espoir pouvait être détruit, le sort pouvait s'avérer impossible à lancer. Une terrible crainte d'être déçu assaillit le cœur de Merlin. Envahi par des émotions contradictoires, il ne se rendit compte qu'il pleurait en silence que lorsqu'une larme tomba sur la page au-dessus de laquelle il était penché.
Refusant de se laisser aller à l'espoir pour être ensuite désenchanté, il lut avec soin les instructions à suivre. En plus de l'incantation à prononcer, un objet magique particulier devait être utilisé : la coquille d'un œuf de dragon. Merlin en avait une en sa possession. Au moment de l'éclosion d'Aithusa, Kilgarrah lui avait conseillé de la garder. Elle possédait, avait-il dit, des propriétés uniques, une puissance immense venue du dragon qu'elle avait abrité, une puissance accumulée pendant des années avant l'éclosion et donc une concentration inégalée de pouvoir. Ainsi, c'était le seul objet suffisamment puissant pour certains sorts. Pour cette invocation, la coquille permettait l'ouverture du portail vers le monde des morts tandis que la formule était un appel à la personne que l'on souhaitait invoquer. Merlin pouvait donc le faire ! Mais une difficulté se posait. Ne disposant que d'une coquille, il ne pourrait appeler qu'une seule personne, tout comme Morgause n'avait pu ouvrir le portail qu'une fois pour la mère d'Arthur.
Merlin se demanda où elle avait pu se procurer la coquille qu'elle avait utilisée pour cela. Il s'agissait d'un objet très rare, difficile à se procurer lorsqu'on n'était pas un Seigneur des Dragons. Il se promit d'en parler avec Kilgarrah. Pour l'heure, il devait trouver quelle personne il essaierait d'invoquer. Puis il lui faudrait essayer à nouveau le sortilège de transformation.
Merlin ne put fermer l'œil de la nuit, hanté par les voix du passé. Les visages de Will, Freya, Balinor et Lancelot tournoyaient dans son esprit. Non seulement il ne parvenait pas à faire un choix mais il se demandait aussi si invoquer un mort était vraiment une bonne idée. Comment être sûr qu'ouvrir le portail vers le monde des esprits était sans danger ? Certes, rien de catastrophique ne s'était produit quand Morgause avait fait venir la mère d'Arthur, mais Merlin gardait encore un souvenir douloureux du moment où le voile séparant les deux mondes avait été déchiré et où les Dorocha avaient envahi le royaume.
Lorsque Gaius entra dans sa chambre pour le réveiller comme chaque matin, il le trouva assis sur son lit, plongé dans ses pensées.
-Que se passe-t-il ? demanda-t-il, le faisant sursauter.
Alors, Merlin lui expliqua. Il lui parla de son intention et de ses doutes. Il lui montra la page du livre où se trouvait l'incantation et Gaius prétendit ne pas remarquer les traces encore visibles des larmes qu'il avait versées la veille.
-Ils me manquent tellement, murmura Merlin. Mais je ne peux pas prendre le risque de répandre le chaos dans notre monde. Si jamais je commettais une erreur en lançant ce sortilège, le voile pourrait à nouveau se déchirer.
Il avait pris sa décision, il ne le ferait pas. Le risque était trop grand.
-Un jour, le rassura Gaius, tu seras le plus grand sorcier que le monde ait jamais connu, la magie n'aura plus aucun secret pour toi. Ce jour là, tu pourras lancer ce sort sans crainte car tu seras capable de déjouer tous les risques.
Par cette simple phrase, l'expression tourmentée de Merlin fut remplacée par un sourire. Gaius avait raison. Aujourd'hui, il n'en savait pas assez pour prendre un tel risque. Mais un jour, il en saurait suffisamment. Il devait simplement prendre son mal en patience.
-Levez-vous vite, Sire ! dit Merlin en secouant le roi. Un groupe de chevaliers vient de rentrer de patrouille et demande à vous voir de toute urgence.
En un instant, Arthur était debout. Merlin l'habilla rapidement et il se rendit à l'entrée du château où l'attendait la patrouille du seigneur Léon.
-Plusieurs villages ont été la cible d'attaques de sorciers, annonça ce dernier. Ils ont brûlé les maisons et massacré la plupart des villageois. Il faut envoyer du secours sur place pour venir en aide aux survivants.
Le malheur ne cesserait donc jamais de s'abattre sur Camelot. Cela ne pouvait être qu'une malédiction, jetée sur la totalité du royaume. Le rêve de paix d'Arthur était bien loin de se réaliser ! Il donna immédiatement l'ordre de rassembler les chevaliers pour les préparer à intervenir.
-Combien de villages ont été touchés ? demanda-t-il.
-Des dizaines de villages dans Camelot. Plus encore dans les autres royaumes : celui de la reine Annis, du roi Godwyn, du roi Bayard, … Certains de ces souverains ont eux-mêmes été attaqués dans leur propre palais. Ils n'ont eu la vie sauve que pour une seule raison : tous ces massacres sont un avertissement. Un puissant mage dirige une armée de sorciers à qui il a donné l'ordre de perpétrer ces atrocités pour faire passer un message grâce aux survivants. Il dit que la magie sera ramenée dans tous les royaumes et qu'il mettra fin au règne des traîtres aujourd'hui au pouvoir.
Une armée de sorciers ! Quelles chances avaient-ils face à une telle menace ? Arthur observa chacun de ses chevaliers. Nombre d'entre eux semblaient terrifiés mais tous avaient une mine résolue. Ils étaient prêts à se battre et à mourir pour protéger le royaume. Ils croyaient en leur roi.
Arthur devait se montrer courageux et affronter le danger, se montrer digne de la confiance de ses hommes. Mais pas en constituant une armée et en se ruant sans réfléchir à l'assaut de ces sorciers. Non, le moyen le plus efficace de s'en sortir était de s'en tenir à son plan initial. S'allier aux autres royaumes comme cela était prévu, et, ensemble, ils pourraient lutter. Après de tels évènements, les autres monarques seraient plus enclins à accepter son invitation et à coopérer. Arthur mobilisa le nombre de chevaliers nécessaire pour venir en aide aux villages en détresse, leur donnant l'ordre d'apporter nourriture et soins aux survivants. Puis, il retourna dans sa chambre. La rédaction des lettres qu'il souhaitait envoyer dans les différents royaumes n'avait jamais été aussi urgente.
-Le roi Arthur a convoqué une grande réunion à laquelle il invite les dirigeants de tous les royaumes voisins. Il propose une alliance pour lutter contre nos attaques ! annonça le sorcier à Mordred. Tout le monde en parle, où que l'on aille. Il y a de fortes chances que cette invitation soit acceptée, après les dégâts que nous avons causés.
Mordred fut légèrement pris de court par cette information mais cela ne dura pas.
-C'est loin d'être un problème, répondit-il. Notre armée sera bientôt prête à attaquer. Si cette invitation d'Arthur est effectivement acceptée, cela signifie que tous les dirigeants des royaumes seront réunis en un seul lieu. Nous pourrons alors passer à l'attaque et nous débarrasser de tous les traîtres en une seule fois. Il est temps que des gens véritablement puissants soient au pouvoir. Il est temps que ceux qui pratiquent la magie prennent la place de ces faibles monarques.
Une fois les émissaires de Camelot envoyés de tous côtés, Arthur n'avait plus qu'à attendre les réponses. Il avait pris soin de souligner dans ses messages que Camelot avait résisté à un très grand nombre d'attaques magiques et qu'il serait donc judicieux de s'allier à lui dans la lutte contre cette armée de sorciers. Cependant, les différends qui avaient déchiré les royaumes pendant des années pouvaient jouer en sa défaveur si l'invitation était refusée en leurs noms.
Quoiqu'il en soit, Camelot se préparait à entrer en guerre et cela se ressentait dans l'atmosphère qui y régnait. Des réserves d'armes et de provisions étaient faites et les entraînements des chevaliers s'intensifiaient. De plus, des réunions stratégiques commencèrent à prendre place autour de la Table Ronde.
-Que savons-nous de ce mage tout puissant ? interrogea Arthur au cours de l'une d'elles. Qui est-il ? Où vit-il ? Par où attaquera-t-il ?
-La seule chose que nous savons est qu'il répond au nom de Mordred. Peut-être faudrait-il demander à Gaius s'il en a entendu parler.
Arthur pâlit soudainement à la mention du nom du mage.
Mordred.
Arthur n'avait entendu ce nom qu'une seule fois auparavant, c'était celui d'un petit garçon. Des années plus tard, cette voix du passé s'adressait donc à nouveau à lui mais, cette fois-ci, c'était une déclaration de guerre.
Non, c'était impossible. Le jeune garçon innocent qu'Arthur avait sauvé d'Uther quelques années plus tôt ne pouvait pas être responsable de telles horreurs. Arthur ne pouvait pas avoir sauvé la personne qui allait causer la fin de Camelot.
A ses côtés, le visage de Guenièvre portait une identique expression de stupéfaction et d'effroi. Mais en retrait derrière les chevaliers, Merlin paraissait plus accablé que surpris. Il avait l'air de quelqu'un dont la plus grande crainte vient de se réaliser sous ses yeux. Cela sembla curieux à Arthur mais, noyé dans un flot d'émotions, il n'y prêta pas attention. Après tout, peut-être son trouble lui faisait-il voir des choses.
Le poids de la culpabilité qui l'écrasait en cet instant était sans pareil. Il avait déjà commis des erreurs dans son existence mais celle-ci était de loin la plus terrible de toutes. Il avait cru bien agir en aidant l'enfant druide à s'échapper malgré les lois de Camelot, les lois de son propre père, et il en payait maintenant le prix. Ou plutôt, d'autres en payaient le prix. Les centaines de villageois massacrés ces derniers jours étaient morts à cause d'Arthur.
-Tout va bien, Sire ? s'inquiéta le seigneur Perceval.
Tous les chevaliers le dévisageaient, il n'avait pas prononcé un seul mot depuis la révélation qui lui avait été assénée. Arthur baissa le regard. Il ne pouvait pas poursuivre cette conversation. Il bredouilla quelques excuses et se leva de sa chaise, se dirigeant vers la sortie. Son agitation ne fit qu'amplifier l'inquiétude des chevaliers mais il ne pouvait pas rester un instant de plus.
Alors qu'il s'apprêtait à quitter la pièce, une pensée traversa son esprit. D'abord Morgane, puis le sorcier qui avait tué Uther, et maintenant Mordred : Arthur avait encore été trahi par un sorcier. On s'était encore joué de lui. Son père avait finalement raison. On ne pouvait pas faire confiance à ceux qui pratiquaient la magie, aussi jeunes soient-ils. Il se tourna vers les chevaliers encore assis autour de la Table Ronde et posa une simple question :
-Avez-vous des nouvelles de l'enfant à la cape bleue ?
Le changement brutal de sujet perturba les chevaliers mais l'un d'entre eux répondit tout de même :
-Très peu, Sire. Mais certains disent avoir vu des cheveux dépasser de sa cape. Il s'agirait d'une fillette blonde.
Arthur hocha la tête.
-Lorsque nous l'arrêterons, poursuivit-il, elle sera brûlée le jour même.
Note de l'auteur: Bon. Cette fic est la première longue histoire que j'écris depuis un long moment. J'avais dans l'idée de faire vraiment la suite de la saison 4, en me concentrant sur tous les personnages, c'est pour cette raison qu'il y a autant de points de vue différents dans un seul chapitre, et c'est aussi pour ça que je ne peux pas mettre tous les points de vue dans un seul. Personne ne m'a fait de reproches à ce sujet, mais si vous trouvez que c'est trop fractionné pour qu'on suive correctement, faites le moi savoir s'il vous plaît, j'essaierai de faire un effort là-dessus.
