Chapitre 6 : Le destin mêle les cartes et nous jouons

Le destin mêle les cartes et nous jouons. - Arthur Schopenhauer

Merlin écoutait attentivement tout ce que disait Aithusa. Lorsqu'elle eut fini son récit, il lui répondit qu'il comprenait pourquoi elle avait agi ainsi, et qu'il lui était même reconnaissant d'avoir guéri Morgane.

-C'est pour cette raison que je suis dans cette forêt au coucher du soleil et déguisé ainsi : je vais voir Morgane.

Aithusa prit alors conscience de l'influence qu'elle avait eue sur Merlin. Grâce à elle, il avait réévalué la situation et il en était venu à la conclusion que le cas de Morgane n'était pas désespéré.

-Je viens avec toi ! s'entendit-elle dire.

Dans sa joie, les mots lui avaient échappé. Elle vit que Merlin semblait incertain, aussi s'empressa-t-elle d'ajouter qu'il avait plus de chances de gagner la confiance de Morgane s'il se présentait à elle en compagnie de celle qui lui avait sauvé la vie. Elle reprit sa forme de dragon pour montrer qu'elle était déterminée et que rien ne la ferait changer d'avis.

-Aithusa, dit Merlin, je dois y aller seul. Morgane reste une dangereuse sorcière, il serait trop risqué que tu m'accompagnes.

La dragonne n'était pas convaincue. Merlin ajouta :

-Camelot a besoin de toi, cette nuit. Tu t'apprêtais à t'y rendre avant de me croiser, n'est-ce pas ?

Avec réticence, Aithusa acquiesça.

-N'oublie pas la promesse que tu m'as faite, reprit Merlin, si tu as besoin d'aide, je suis là. Si tous les membres de la communauté magique étaient comme toi, si tous aidaient les gens en utilisant leurs pouvoirs, alors les dirigeants des royaumes n'auraient d'autre choix que de reconnaître que la magie peut être utilisée pour faire le bien.

Aithusa réalisa alors ce que cela signifiait :

-J'ai une idée, affirma-t-elle en souriant.


Comment ai-je pu en arriver là ? pensa Morgane.

Quand sa vie était-elle devenue aussi chaotique ? Elle avait à nouveau perdu Camelot. Elle n'avait presque pas dormi ces derniers jours, et lorsqu'elle y parvenait, c'était pour faire de terribles cauchemars où elle se voyait encore et encore traverser le voile de l'île des Bénis. Elle était aussi très affaiblie par le sort qu'Emrys avait jeté sur elle.

La dernière fois qu'elle avait été aussi désespérée, elle venait de découvrir ses pouvoirs. Elle se souvenait encore des larmes qu'elle versait quotidiennement à cette époque. Mais sa sœur l'avait aidée. Aujourd'hui, elle n'était plus aussi fragile, elle n'était plus la jeune fille naïve et émotive qui craignait le courroux d'Uther. Mais Morgause lui manquait énormément. Sans elle, Morgane n'avait plus de guide, plus personne pour la soutenir et l'empêcher de sombrer dans la folie. Les échecs répétés de ses tentatives pour s'emparer du trône l'enrageaient un peu plus à chaque fois, l'injustice des évènements la broyait de l'intérieur.

Comme elle haïssait Arthur… De quel droit son père et lui se permettaient-ils de déclarer la guerre aux sorciers, à des gens qui valaient pourtant cent fois mieux qu'eux ? Et les chevaliers de Camelot… Comment pouvait-on être assez stupide pour se dévouer corps et âme à de tels souverains ? Elle n'avait pris que trop de plaisir à les voir souffrir. Ils n'étaient que des idiots suivant aveuglément des ordres absurdes sans jamais se poser la moindre question ! Le pire était qu'ils en étaient fiers, et qu'ils donnaient à ce comportement le nom de « loyauté ».

Morgane entendit un bruit à l'extérieur et se figea sur place. Emrys était-il venu finir le travail ? Il était le seul à savoir où elle vivait.

Quelqu'un frappa à la porte. Elle attrapa l'épée qu'elle gardait chez elle : peut-être n'avait-elle pas récupéré toute sa magie, mais elle ne se laisserait pas tuer sans se battre. La poignée de la porte tourna. Morgane brandit son arme et la pointa vers l'entrée.

Sur le seuil, se tenaient un jeune homme brun qu'elle ne connaissait pas.

-Qui êtes-vous ? demanda-t-elle, tentant de contrôler le tremblement de sa voix et de cacher son état de faiblesse.

Le jeune homme écarquilla les yeux, comme si cette question l'avait pris de court. Comment pouvait-il être surpris qu'elle lui demande son identité alors qu'il s'était invité chez elle ?

-Je suis…Guy.

-… Guy, répéta Morgane lentement, quelque peu incrédule. Que faites-vous chez moi ?

-Je suis venu te voir, articula-t-il prudemment, probablement parce qu'elle le menaçait toujours de la pointe de son épée. Je suis là parce que le dragon blanc t'a guérie.

Elle renforça sa prise sur son arme, attendant la suite. Etait-il venu pour la tuer ? Et comment savait-il ce qu'il s'était passé ?

-C'est une créature très particulière, même parmi les dragons, déclara-t-il. Je voulais simplement connaître la personne qu'elle a jugé bon de sauver. Une telle personne est forcément digne d'intérêt.

Le jeune homme dégageait une impression de puissance et d'assurance, il n'avait pas peur d'elle. Mais Morgane pouvait discerner autre chose : malgré tous les efforts qu'il faisait pour le cacher, elle sentait qu'il ne lui faisait pas confiance.

-Que veux-tu de moi exactement ? demanda-t-elle fébrilement.

-Simplement discuter, promit-il. Si tu ne t'en prends pas à moi, je ne m'en prendrai pas à toi.

Pour l'heure, tout ce que Morgane souhaitait c'était qu'il s'en aille. L'épuisement l'empêchait de penser clairement. Simplement discuter, disait-il. Morgane ne pouvait pas nier que lui aussi avait éveillé sa curiosité. Elle voulait maintenant en savoir plus sur lui, Guy pourrait peut-être même un jour l'aider à reprendre Camelot. Mais il se pouvait aussi qu'il attende qu'elle baisse sa garde pour la tuer.

-Ton épée ne m'effraie pas, lui dit-il en soupirant. Je sais que tu es encore faible. Si j'avais voulu te tuer, tu serais déjà morte.

Nullement rassurée, elle garda sa lame pointée sur lui. Les paroles de Guy lui rappelaient étrangement celles qu'elle avait elle-même prononcées quelques jours plus tôt, lorsqu'Arthur avait fait irruption dans Camelot, pour récupérer la cité : « Vos épées n'ont pas le pouvoir de m'arrêter. » les avait-elle nargués. Elle se trouvait à présent dans une situation identique, mais son rôle était désormais celui de la victime. Si elle en avait eu la force, elle aurait crié de rage devant une telle ironie.

La vérité était que Morgane ne savait plus du tout où elle en était. Les évènements de sa propre vie échappaient à son contrôle, elle était si confuse qu'elle aurait pu en pleurer. D'abord, Emrys l'avait privée de ses pouvoirs, elle commençait tout juste à les récupérer peu à peu. Puis, elle avait été sauvée d'une mort certaine par un dragon, alors que ces créatures étaient censées avoir toutes disparu pendant la Purge. Le pire était que ce n'était pas le premier dragon à être apparu ces derniers jours ! Sur les ordres d'Emrys, l'un d'entre eux avait massacré les troupes d'Agravain. Mais celui qui l'avait guérie ne pouvait pas servir Emrys, puisque ce dernier voulait sa mort. Enfin, pour rendre les choses encore plus compliquées, la vision que Morgane avait eue de l'île des Bénis restait incompréhensible. Elle était faible, en colère, et confuse. Et, par tous les dieux, qui était ce Guy ?

-Comment sais-tu toutes ces choses ? l'interrogea-t-elle, en s'approchant de lui et en agitant sa lame hystériquement. Que caches-tu ? Qui es-tu ? Que veux-tu vraiment ?

Soupirant de plus belle, il dirigea son regard vers la poignée de l'épée et ses yeux virèrent au doré. Soudain brûlée par le métal de sa propre arme, elle n'eut d'autre choix que de la lâcher en poussant un cri.

-Si tu ne t'en prends pas à moi, je ne m'en prendrai pas à toi, répéta-t-il calmement.

C'en était trop pour elle. Elle n'avait plus la force de lutter. Morgane n'était plus la jeune fille naïve et émotive qui craignait le courroux d'Uther, et pourtant elle n'avait plus la force de lutter.

Sous les yeux ébahis du jeune homme, elle tomba à genoux à ses pieds, désespérée et à bout de force.


Etait-ce une ruse de Morgane ? Peut-être faisait-elle semblant pour récupérer son arme et pour qu'il s'approche d'elle. Tiraillé par le doute, Merlin resta immobile quelques instants.

Lorsqu'il était arrivé, il n'avait absolument pas été préparé au spectacle qui l'attendait : Morgane, échevelée et les yeux cernés, hystérique et pathétique. Pourtant toujours prête à se défendre quoi qu'il en coûte. Elle lui avait demandé son nom et il s'était bêtement aperçu qu'il avait oublié de préparer une réponse à cette question : « Guy » avait-il dit, une réponse plus ridicule encore que Dragoon le Grand, il n'était vraiment pas doué pour improviser de fausses identités.

Il avait fait de son mieux pour s'attirer la sympathie de la jeune femme, mais même dans l'état dans lequel elle se trouvait, elle l'avait percé à jour : elle avait vu que son attitude n'était qu'une façade et qu'il ne lui faisait pas confiance.

En effet, alors même qu'il était dans l'antre de Morgane et qu'il s'adressait à elle, il avait des doutes. Il la haïssait toujours pour tout ce qu'elle avait fait. La seule chose qui le retenait en cet endroit était sa confiance aveugle en Aithusa.

Mais lorsque Morgane s'écroula sous ses yeux, il comprit ce que la dragonne avait vu en elle. Elle avait tout simplement vu quelqu'un de perdu. Il s'agenouilla face à elle et vit qu'elle sanglotait en silence, la tête baissée. Il posa sa main sur son épaule et elle se redressa brusquement.

-Du calme, dit-il.

Elle dut sentir qu'il était sincère cette fois-ci, parce qu'elle ne se déroba pas. Doucement, il la prit dans ses bras et prononça quelques mots apaisants. Il sentit sa magie s'activer malgré lui et un flot de sensations le traverser. Leur contact physique et celui de leurs magies avait établi un lien et il sut qu'en cet instant, tous deux percevaient les émotions de l'autre. Aithusa avait raison : la magie de Merlin faisait parfois des choses extraordinaires que lui-même ne comprenait pas.

-Est-ce que tu es comme moi ? demanda Morgane dans un murmure.

« Jamais je ne serai comme elle. » avait-il dit à Kilgarrah. Mais alors qu'il serrait Morgane dans ses bras, c'était son amie qu'il réconfortait.

-Oui, répondit-il.

Parmi le tourbillon d'émotions que la jeune femme déversait en lui, il sentait sa détresse et sa peine, mêlées à cette noirceur qui l'avait envahie peu à peu au fil des années. Mais Merlin s'occuperait de cette part d'ombre plus tard.

Pour l'instant, pensa-t-il en resserrant son étreinte, mettons la noirceur de côté.


Cette nuit là, Merlin rêva à nouveau de l'île des Bénis. Il constata, comme la fois précédente, que le voile séparant le monde des morts de celui des vivants était déchiré. Comme dans son précédent rêve, Merlin se trouva soudainement plongé dans l'obscurité, la seule chose qu'il voyait étant un sablier. Sauf que le niveau de sable avait diminué. Le sablier s'était légèrement vidé depuis le dernier rêve de Merlin. Ce dernier sentit un frisson de terreur lui parcourir l'échine. Cela ne pouvait être qu'un décompte. Mais jusqu'à quoi ? Que se passerait-il une fois que la partie supérieure du sablier serait entièrement vide ?

Pris de panique, Merlin sentit les battements de son cœur s'accélérer. Se pouvait-il que ce soit un avertissement ? La vue du sablier provoquait en Merlin un affolement grandissant et incontrôlable. Sa respiration devint laborieuse. Quelque chose de terrible allait-il se produire à la fin du décompte ?

Il se réveilla en sursaut.


-Alors, Merlin ? Qu'as-tu fait de ta soirée d'hier ? demanda Arthur, bien qu'il connaisse déjà la réponse à cette question.

Le tout était de voir si Merlin allait enfin reconnaître sa tendance à la beuverie. Mais le sourire confiant de son valet n'inspirait guère confiance à Arthur.

-Oh, vous savez, commença Merlin, tout en l'aidant à s'habiller. J'ai passé toute la soirée à la taverne.

-Ah ! se réjouit Arthur. Donc tu reconnais y être allé !

-Oui, bien sûr, poursuivit Merlin sans se démonter. Je devais me vider l'esprit, noyer mon inquiétude dans l'alcool.

-Quelle inquiétude ?

Arthur n'aimait vraiment pas les moments où Merlin avait cette mine satisfaite.

-Vous ne le savez pas ? Pourtant, vous êtes le premier concerné, Sire. J'aurais pensé que vous vous feriez plus de souci à propos de ce qui va se passer aujourd'hui.

-Que va-t-il se passer aujourd'hui ?

Un doute terrible s'empara d'Arthur.

-Eh bien, le roi Olaf doit arriver dans la matinée. Il a fait un long trajet pour venir vous voir. Vous n'êtes pas au courant ?

-Si, bien sûr ! s'énerva Arthur. J'ai moi-même envoyé les invitations pour cette réunion, espèce d'idiot ! Il est normal que les dirigeants des différents royaumes commencent peu à peu à arriver à Camelot. Où veux-tu en venir ?

Merlin avait à présent l'air exaspéré, comme si Arthur refusait de comprendre une chose qui serait pourtant d'une simplicité enfantine.

-Le roi Olaf vient avec sa fille, Dame Viviane, vous vous en souvenez n'est-ce pas ?

Oh non.

Merlin vit qu'Arthur avait compris et son sourire s'élargit. Il ne s'arrêta pas de parler pour autant.

-Alors, reprit Merlin en goûtant chacun de ses mots comme s'il s'agissait d'un mets délicieux, croyez-vous qu'elle soit encore amoureuse de vous ?


Le roi Arthur et son épouse Guenièvre se tenaient côte à côte dans la cour de Camelot et attendaient l'arrivée du roi Olaf.

Mais Arthur était inquiet. Il se rappelait avec anxiété que, quelques années auparavant, lui-même et la fille d'Olaf, avaient tous deux été ensorcelés pour tomber amoureux l'un de l'autre. Le seul moyen de rompre le sortilège était de recevoir un baiser d'amour véritable. Bien que les sentiments d'Arthur aient disparu grâce à Gwen, Dame Viviane n'avait embrassé personne et avait quitté Camelot toujours très éprise d'Arthur. Et si la ravissante mais insupportable jeune fille l'aimait toujours ? Alors qu'il était à présent marié... Sans compter l'attitude irrationnelle du père de la demoiselle lorsque quiconque s'approchait de sa fille.

Comme lisant dans ses pensées, Guenièvre lui sourit, tentant de le rassurer:

-Peut-être Olaf viendra-t-il sans elle finalement. Et même si Viviane est présente, il est probable qu'elle ne soit plus sous l'influence du sort.

-Tu oublies à quel point elle est irritante, aucun homme ne serait assez fou pour tomber amoureux d'elle, et encore moins l'embrasser.

-Elle n'était pas si terrible, répondit Guenièvre, amusée.

Mais elle marqua tout de même une pause, semblant réfléchir.

-Cela fait plusieurs années, l'enchantement a pu se dissiper, dit-elle.

Face au regard incrédule d'Arthur, elle se garda d'insister.

Le son de chevaux en approche se fit entendre et la délégation du roi Olaf pénétra dans Camelot. Force fut de constater que Dame Viviane était bel et bien présente. De plus, à en juger par le regard émerveillé qu'elle adressa à Arthur, l'enchantement faisait toujours effet. Résistant à l'envie de fuir, ce dernier rassembla son courage pour accueillir les cavaliers.

Étrangement, rien d'embarrassant ne se produisit. Viviane se tint sagement à l'écart d'Arthur tandis que les deux rois échangeaient les formules de politesse habituelles, et elle se contenta d'un léger gloussement quand Arthur lui souhaita la bienvenue. Bien sûr ! réalisa-t-il. Olaf avait bien évidemment dû prévenir sa fille avant leur arrivée et lui faire promettre de se comporter convenablement.

Après avoir guidé le roi et sa fille à leurs chambres et les avoir invités à déjeuner en sa compagnie plus tard dans la journée, Arthur se réfugia dans ses appartements avec Guenièvre et poussa un soupir de soulagement.

-Il est peut-être un peu tôt pour t'estimer sorti d'affaire, l'avertit son épouse. Elle pourrait te causer du trouble plus tard.

-Je sais, reconnut Arthur. Mais j'ai tellement à faire depuis quelques temps que le moindre instant de répit est le bienvenu.

A peine avait-il prononcé ces mots qu'un vacarme assourdissant se fit entendre. Exaspéré, il jeta un œil par la fenêtre, cherchant la provenance du son. Ce qu'il vit le laissa perplexe : dans la cour du château, le seigneur Gauvain venait de renverser ce qui ressemblait à une charrette transportant une dizaine de seaux. Leur contenu, une sorte de liquide marron semblable à de la boue, s'était déversé sur le sol.

S'éloignant de la fenêtre, Arthur chassa de son esprit cette image ridicule, il n'avait pas le temps de s'intéresser à de telles inepties. Il s'apprêtait à sortir de la pièce lorsque Guenièvre l'arrêta :

-J'aurais voulu te demander un service, dit-elle. C'est à propos d'Elyan.

Il hocha la tête.

-Tu as dû remarquer, ajouta-t-elle, qu'il n'est plus vraiment le même depuis que Morgane l'a torturé.

Arthur avait bien sûr remarqué. Elyan s'en voulait d'avoir révélé l'endroit où était caché son roi, même si l'information avait été extraite de force. Il aurait aimé pouvoir faire quelque chose pour que le chevalier reprenne confiance en lui-même.

-Une nouvelle recrue est arrivée à Camelot, dit Guenièvre, c'est un jeune homme qui aspire à devenir chevalier. Je sais que d'ordinaire, Arthur, c'est toi qui t'occupes des nouvelles recrues. Mais comme tu es très occupé, j'ai pensé qu'il pourrait être bénéfique à Elyan de s'en charger. Je sais que ce n'est pas grand-chose mais cela l'occuperait et lui permettrait de se sentir utile.

-Oui, répondit-il. C'est une excellente idée. Heureusement que tu es à mes côté pour …

Un hurlement se fit entendre. Arthur se précipita à nouveau à la fenêtre. Le spectacle qui l'accueillit était loin d'être aussi amusant que celui de Gauvain recouvert de boue, jurant et s'agitant à cause de sa maladresse. Cette fois-ci, la situation était bien plus terrifiante.

-Que se passe-t-il ? demanda Guenièvre, paniquée.

-Il y a un dragon au-dessus de Camelot.


Note de l'auteur: Vous vous doutez sûrement de qui est au-dessus de Camelot. Mais pourquoi? Indice: la réponse est dans le résumé de la fic que j'ai mis au début du premier chapitre.