Chapitre 7 : La folie n'est qu'une question de point de vue
Guenièvre rejoignit Arthur à la fenêtre et tous deux se regardèrent, désemparés. Un dragon blanc, nettement plus petit que le Grand Dragon, survolait la cité. Mais il n'avait pas l'air de passer à l'attaque.
-Peuple de Camelot !
Arthur pouvait entendre distinctement une voix féminine, mais elle ne venait pas de l'extérieur, elle retentissait dans son esprit. Il se tourna vers Guenièvre et vit à son expression qu'elle était dans le même cas. Dans la cour du château, tout le monde se touchait les oreilles et les gens se regardaient les uns les autres, essayant de comprendre d'où venait cette voix.
-Je suis Aithusa, dit-elle. Je m'adresse à vous, habitants de Camelot, par télépathie. J'ai un message à transmettre de la part d'Emrys, le plus puissant sorcier de tous les temps. Un message que je transmettrai ensuite à tous les habitants de ce royaume et des royaumes voisins.
A présent, tous les regards étaient dirigés vers la créature qui tournoyait au-dessus de Camelot.
-Nous en appelons à toute la communauté magique. Cessons de laisser des gens comme Morgane ou Mordred donner une image haineuse et violente de la magie. Nos pouvoirs peuvent être utilisés pour guérir, se nourrir, se protéger et porter secours aux autres. Montrons au roi Arthur que nous sommes dignes de confiance, que nous ne représentons pas une menace mais une aide précieuse. Là est la clé de notre liberté. Arthur est capable de voir que nous pouvons être pacifiques, si nous le lui montrons. Il n'est pas comme son père, qui l'a pourtant élevé dans ses fausses croyances. Nous aiderons ainsi des centaines de personnes, mais ferons aussi en sorte que la magie soit rétablie sans effusions de sang. Unissons-nous contre Mordred, passons dans chaque village, chaque maison et chaque palais qu'il a attaqués, et rétablissons-y l'ordre en soignant et en reconstruisant. Précédons-le, mettons-lui des bâtons dans les roues, empêchons-le de nuire. Je sais que vous ne devriez pas avoir à faire vos preuves ainsi pour ne plus être considérés comme des monstres. Vous devriez avoir les mêmes droits qu'un citoyen sans pouvoirs. Mais si vous laissez votre besoin de vengeance prendre le dessus, alors le roi cherchera lui-même à venger les dégâts que vous avez causés, et ce cycle qui dure déjà depuis des années ne prendra jamais fin. C'est un effort que je vous demande, si vous le voulez bien. Celui de prendre sur vous et de pardonner, car c'est le seul moyen de mettre fin à ce cycle. C'est ce que fait Emrys tous les jours, malgré le mal que la Purge lui a fait. Emrys travaille depuis des années dans le but de légaliser la magie. Unissons-nous pour l'aider car c'est dans notre intérêt à tous.
Une fois son message délivré, la dragonne brisa le lien télépathique qui l'unissait à la population de Camelot, et s'éloigna de la cité en quelques battements d'ailes, laissant les habitants de la ville basse échanger des regards confus.
Arthur, une fois le premier moment de surprise passé, convoqua les chevaliers de la Table Ronde de toute urgence, et invita le roi Olaf à se joindre à cette réunion. Mais personne n'avait le plus petit début d'explication. Personne ne savait d'où venait ce dragon ni qui était le sorcier qu'elle avait évoqué. Aucun livre ne faisait mention d'Aithusa ni d'Emrys, bien que la dragonne ait annoncé qu'il était le plus grand sorcier de tous les temps. Peut-être les livres druidiques en parlaient-ils mais personne n'était capable de les lire, ils étaient écrits dans un langage incompréhensible.
Après des heures de recherche intensive mais vaine, Arthur dut se résoudre à abandonner. Cela ne le mènerait nulle part, et il avait bien trop d'autres affaires à gérer, parmi lesquelles la prévention de nouveaux assauts de la part de Mordred. Le soir venu, il rejoignit donc la grande salle, où un banquet avait été préparé en l'honneur des visiteurs.
Il s'installa à sa place habituelle, à sa gauche se trouvait Guenièvre, et à sa droite le roi Olaf. Dame Viviane était un peu plus éloignée, son père avait probablement jugé bon de la tenir à l'écart. On sentait une légère tension dans l'atmosphère mais l'ambiance était plutôt festive. Les gens avaient apparemment oublié les évènements du jour même. Arthur n'y voyait que deux explications possibles, et aucune des deux ne lui plaisait. La première était que la population de Camelot était tellement habituée à être en permanence attaquée qu'elle ne s'inquiétait plus autant lorsque cela se produisait. La seconde explication était que la population ne s'était pas sentie attaquée. C'était cette seconde option qui inquiétait le plus Arthur, car elle signifiait que les habitants de Camelot ne voyaient plus la magie comme une menace, qu'ils avaient été convaincus par les paroles du dragon.
Le roi Olaf se tourna vers Arthur, inconscient des pensées qui l'agitaient :
-Je crains que Dame Viviane ne s'ennuie au cours de son séjour et des longues négociations auxquelles nous allons nous livrer, dit-il. Serait-il possible que l'un de vos chevaliers lui tienne compagnie au cours de la journée et lui fasse visiter votre cité? Je serais d'autant plus rassuré si quelqu'un est présent à ses côtés pour la protéger, en ces temps difficiles.
Olaf faisait clairement référence aux attaques menées partout dans le royaume mais Arthur comprit qu'il cherchait aussi quelqu'un pour la surveiller, empêcher la jeune fille de faire quoi que ce soit de stupide, comme par exemple se jeter dans les bras du souverain de Camelot. Pour cela, il serait nécessaire de la distraire à toute heure de la journée, de lui faire visiter le palais et pratiquer des activités qui la tiennent occupées. Arthur plaignait le malheureux chevalier de Camelot qui allait devoir se charger de cela. Il allait falloir le choisir soigneusement. Il pensa immédiatement à ceux dont il était le plus proche: Gauvain, Perceval, Elyan et Léon. Il s'agissait pour lui des plus dignes mais les trois premiers n'étaient pas d'origine noble et, n'étant pas certain des positions d'Olaf à ce sujet, il préféra ne pas prendre de risque.
-Le seigneur Léon est l'un de mes meilleurs chevaliers, sa force et sa noblesse ne sont plus à prouver. Il constitue selon moi la personne la plus capable de mener à bien cette mission, affirma Arthur.
Il espérait, en choisissant un chevalier déjà présent lorsqu'Uther était roi, rassurer Olaf et montrer au roi très protecteur envers sa fille que celle-ci était entre de bonnes mains. Contenter ses alliés était absolument nécessaire pour les prochaines semaines.
-Très bien, répondit Olaf sans rien ajouter.
Le seigneur Léon accueillit la nouvelle très dignement, Arthur fut incapable de déterminer s'il était offusqué d'être désigné pour distraire une jeune fille pendant plusieurs semaines. Après tout c'était un chevalier de Camelot, pas un conteur, ni un jongleur. Mais Léon avait probablement saisi les implications politiques de ce rôle en apparence si peu important. Quand bien même il ne les aurait pas comprises, il était totalement étranger à sa personnalité de discuter un ordre. Après avoir longuement hésité, Arthur lui révéla aussi l'ampleur de la tâche qui lui avait été confiée en lui parlant du sortilège auquel était soumise Viviane, et de l'importance de la tenir à l'écart afin de ne pas créer d'incident diplomatique.
A la fin du banquet, Léon prit les choses en main et s'approcha de Dame Viviane pour se présenter, lui expliquer la décision d'Olaf, et lui dire qu'il était à sa disposition si elle avait besoin de quoi que ce soit. Sans surprise, la jeune femme le rembarra sans ménagement, dénigrant le service de Camelot qui laissait tellement à désirer que les chevaliers eux-mêmes devaient endosser le rôle de serviteurs.
Le chevalier ne se laissa pas décourager devant tant d'impolitesse, on l'avait prévenu.
Puis, l'attitude de Dame Viviane changea brusquement lorsqu'elle aperçut Arthur du coin de l'œil. Elle se mit à rire sans raison particulière et fit un pas dans la direction du roi avant de s'arrêter soudainement. L'interdiction de son père de s'approcher d'Arthur avait dû lui revenir en mémoire. Elle fit une légère grimace et se tourna de nouveau vers Léon, à qui elle offrit un grand sourire.
-Et si nous nous promenions ? dit-elle joyeusement.
Comme les couloirs de Camelot semblaient la fasciner, Léon passa la majeure partie de la soirée à les lui faire visiter. Chaque pilier, chaque fenêtre, chaque tapisserie étaient l'occasion de s'extasier et de s'interroger sur les démonstrations de bravoure dont Arthur avait fait preuve lorsqu'il était passé dans cette partie du château.
Léon avait entendu toutes sortes de choses au sujet de Dame Viviane : on lui avait parlé de sa beauté, on lui avait dit que son père était très protecteur envers elle, on l'avait averti de son mauvais caractère. En revanche, rien ne l'avait préparé à cette jeune fille exaltée et impatiente qui ne tenait pas en place et se déplaçait en sautillant. Un rien la faisait glousser et tout était prétexte à parler d'Arthur. La plupart de ses propos étaient totalement incohérents.
Elle voulut ensuite se rendre dans les cuisines de Camelot car, pour une raison qui lui échappait complètement, elle avait un besoin irrépressible de poulet. Lorsqu'il tenta d'en savoir plus, elle se mit à glousser et à parler mystérieusement du destin. Léon n'essaya même pas de comprendre.
Une fois arrivés dans les cuisines, ils tombèrent sur le seigneur Gauvain qui semblait très occupé. Ce dernier était penché au-dessus d'une marmite contenant un liquide marron et visqueux, et il y ajoutait des … ingrédients tous plus répugnants les uns que les autres, tout en mélangeant régulièrement à l'aide d'une cuillère en bois. Lorsque Léon lui demanda ce qu'il faisait, il répondit, sans quitter la marmite du regard, qu'il devait parfaire sa recette.
-Quelle recette ? demanda Dame Viviane en mordant dans une aile de poulet qu'elle avait trouvée dans une assiette encore pleine.
-Je cherche à fabriquer la matière la plus gluante possible, quelque chose dont on ne puisse pas se débarrasser sans frotter sa peau vraiment très fort.
Intéressée, la jeune fille demanda plus de détails tandis que Léon se demandait s'il était en train de rêver ou s'il était entouré de personnes complètement folles.
-Eh bien, reprit Gauvain, il faudrait de préférence que cela laisse des traces après avoir été nettoyé : quelque chose comme des boutons ou de l'urticaire.
-Je vois, répondit Dame Viviane.
Léon, lui, ne voyait vraiment pas.
Le lendemain matin, on découvrit que les druides étaient entrés dans Camelot durant la nuit, et qu'ils avaient laissé une trace de leur passage. Des centaines de morceaux de parchemin avaient été affichés partout dans la cité, proclamant qu'Aithusa et Emrys avaient le soutien des druides et que quiconque souhaiterait les rejoindre serait le bienvenu. Un lieu de rendez-vous dans la forêt était indiqué pour les volontaires, on pouvait s'y rendre à n'importe quel moment et n'importe quel jour. Des druides passeraient régulièrement au niveau de ce point de rassemblement pour conduire ces volontaires à leurs camps. Seules les personnes dont les intentions étaient pacifiques seraient accueillies.
Mais ce n'était pas tout, les druides proposaient à ceux qui ne pratiquaient pas la magie mais cherchaient simplement à s'informer sur le sujet de les rejoindre aussi.
-Depuis quand les druides donnent-ils des cours de magie ? s'exclama Arthur.
Merlin haussa les épaules.
-Il n'y a absolument rien que je puisse faire, conclut le roi, dépité.
Pourquoi faudrait-il faire quelque chose ? pensa Merlin.
La réponse des druides avait dépassé tous ses espoirs les plus fous. Le message qu'Aithusa et lui avaient préparé avait fonctionné à merveille. Non seulement une lutte efficace contre Mordred allait s'organiser, mais en plus il était possible que certains habitants de Camelot répondent à l'appel des druides. Ces derniers avaient sûrement prévu un sort pour percevoir les intentions des volontaires afin de savoir s'ils représentaient un danger. Avec un peu de chance, ce message avait permis aux habitants de Camelot et des autres royaumes d'envisager la question de la magie sous un autre angle : du point de vue des sorciers eux-mêmes.
De plus, sa visite chez Morgane, bien que riche en rebondissements, lui avait permis de gagner la confiance de la jeune femme. La seule chose qui l'ennuyait était qu'il n'avait pas pu retourner la voir le soir du banquet, le nombre de serviteurs dans Camelot étant déjà insuffisant pour organiser un festin d'une telle ampleur.
Durant le reste de la journée, il fut un serviteur modèle, s'appliquant à aider Arthur de son mieux. En effet, ce dernier était de plus en plus sous pression et chargé de travail. Le soir venu, Merlin se transforma à nouveau, sans oublier de modifier sa tenue aussi, et il se glissa hors de Camelot.
Lorsqu'il arriva aux abords de l'habitation de Morgane, il sut tout de suite que quelque chose n'allait pas. Il ouvrit la porte et vit Morgane, épée à la main, tranchant tout ce qui se trouvait sur son chemin en poussant des cris de rage. Presque tous les objets de la pièce avaient été victimes de sa colère.
-Que se passe-t-il ?
-Que se passe-t-il ! répéta-t-elle furieuse. Le dragon blanc ! La dragonne qui m'a guérie travaille avec Emrys ! Et moi qui pensait qu'elle m'avait sauvée, quelle idiote j'ai été…
-Pourtant c'est vrai, elle t'a bien sauvée, rétorqua Merlin.
-Elle m'a sauvée pour mieux me livrer à Emrys.
-Mais pourquoi crois-tu si fermement qu'Emrys veut ta mort ?
-Parce que c'est le cas, il est ma perte.
Pourquoi Morgane était-elle si certaine qu'il voulait sa mort ? Ils étaient ennemis, ça oui. Il l'avait arrêtée à de nombreuses reprises, mais il n'avait jamais donné le moindre signe qu'il voulait la tuer. Tout ce qu'il avait fait, c'était protéger Camelot.
Elle se calma subitement et se tourna vers lui.
-Est-ce que tu le savais ? Lorsque tu es venu chez moi il y a deux jours, tu semblais être au courant d'une quantité de choses concernant le dragon blanc. Est-ce que tu savais qu'Aithusa travaillait avec Emrys ?
-Non, dit-il, et il fut surpris de voir avec quelle facilité ce mensonge lui avait échappé.
-Je ne sais pas qui tu es, répondit-elle, je ne sais pas ce que tu caches et tu refuses de me le dire. J'ignore si je peux te croire.
-Mais tu peux croire que je ne te veux aucun mal. Tu as senti mes intentions lorsque je suis venu te voir avant-hier. Pendant un instant, nous étions connectés : j'ai perçu tes émotions et tu as perçu les miennes.
Merlin savait qu'elle n'avait pas pu percevoir d'intentions négatives émanant de lui, tout simplement parce qu'à ce moment précis, il n'en avait pas eu : tout ce qu'il avait ressenti était une peine immense pour son amie. Toutefois, sa méfiance envers elle était ensuite revenue, et sa colère aussi. Il était loin de lui avoir pardonné ses actions.
-Oui je les ai perçues, dit-elle. Je ne sais pas comment une telle connexion a pu se former, mais elle était bien là. J'ai senti que tout ce que tu voulais en cet instant, c'était me protéger et me réconforter. On ne réagit pas de cette manière avec de parfaits inconnus.
Avait-il été percé à jour ? Peut-être Morgane avait-elle compris qui il était vraiment.
-Tu étais en larmes, argumenta-t-il. J'ai été touché par ta tristesse.
-Non, c'est autre chose, dit-elle, tu as beaucoup d'affection pour moi, un sentiment qui ne peut s'acquérir qu'au fil du temps.
Elle marqua une pause.
-Tu as menti lorsque tu as dit que tu ne me connaissais pas avant qu'Aithusa ne me guérisse.
Techniquement, il n'avait jamais dit cela, mais il l'avait sous-entendu.
-Comment peux-tu me connaître alors que j'ignore qui tu es ?
Merlin baissa le regard.
-Tu refuses de me le dire, s'agaça-t-elle.
Il sentit que la colère s'emparait à nouveau de la jeune femme.
-Personne n'a jamais été honnête avec moi, mis à part ma sœur, dit-elle en haussant le ton. Pourquoi ce besoin constant de me cacher la vérité ?!
Morgane était en train de crier, et Merlin apercevait des reflets dorés dans ses yeux. Sa magie lui revenait.
-Dis-moi la vérité ! hurla-t-elle.
Morgane, pensa Merlin, tu as laissé une telle noirceur grandir en toi, tu as laissé ta haine te dévorer et, à présent, elle te fait perdre ta raison. Je ne laisserai pas la folie s'emparer de toi, je t'aiderai.
Il ne répondait toujours pas. Folle de rage, Morgane utilisa à nouveau son épée pour réduire ses meubles en miettes. Une flamme apparut sur sa lame et se mit à dévorer le bois qu'elle touchait : le retour de ses pouvoirs se faisait sentir. Elle fit un pas en arrière lorsqu'elle vit l'incendie qu'elle avait déclenché, apeurée par sa propre perte de contrôle.
D'un geste, Merlin éteignit le feu. Morgane le dévisagea, oscillant un instant entre la surprise et la colère. Puis, cette dernière l'emporta.
-Pars, dit-elle.
Mordred appréciait la vue qu'il avait depuis la fenêtre de sa chambre, il aimait contempler cette immense étendue d'eau, la mer à perte de vue. Observer le mouvement des vagues l'apaisait et lui permettait de réfléchir. Fonder une cité au milieu de l'océan était l'une des meilleures idées qu'il ait jamais eues. Ses ennemis ne songeraient jamais à le chercher dans un tel endroit.
Mais aujourd'hui, même l'océan ne parvenait pas à le calmer. L'un des villages que ses troupes avaient attaqués avait été défendu par un groupe de sorciers, probablement suite à l'appel du dragon blanc. Les soldats de Mordred n'avaient pas réussi à tuer une seule personne. Néanmoins, quelques prisonniers avaient été faits, ils avaient été capturés et ramenés dans la cité. Peut-être ces villageois possédaient-ils des informations à propos de ceux qui les avaient défendus.
En plus de ce contretemps, un autre problème s'était présenté : l'espion que Mordred avait envoyé à Camelot ne donnait plus de nouvelles. Il allait falloir faire quelque chose pour régler cela aussi.
Il poussa un long soupir. Il y avait au moins une chose qui n'allait pas de travers : Mordred avait reçu le matin même une lettre de la part du chef des guerriers invisibles qui, après de longues négociations, acceptait enfin de s'allier à lui.
Note de l'auteur : Juste un petit mot sur ce qui arrive à Morgane dans la série, je pense que c'est le bon chapitre pour en parler. (SPOILER) Je sais que beaucoup de fans trouvent que sa mort a été bâclée et que ce n'était pas une bonne fin pour elle. Et je ne suis pas forcément d'accord, pour moi les fins les plus cruelles sont parfois les meilleures, l'important c'est l'émotion qu'on ressent en la regardant. Je pense que ce que les scénaristes ont fait à Morgane est tout simplement affreux, c'est presque douloureux de se remémorer celle qu'elle était avant d'être corrompue par Morgause. Ce personnage si plein de vie est progressivement devenu l'ombre de lui-même, un genre de coquille vide. Elle est totalement haineuse et brisée, et pourtant capable d'aimer encore même à la fin (Mordred, Aithusa, le souvenir de Morgause) mais on a l'impression que c'est cet amour qui la rend aussi déterminée à haïr. Quand on voit à quoi elle ressemble lorsqu'elle échange ces quelques mots avec Merlin, juste avant qu'il ne la tue: c'est une épave. Et elle est ensuite abandonnée comme un déchet, après avoir été mise définitivement hors d'état de nuire. Arthur dit alors à Merlin qu'il a finalement apporté la paix et c'est vraiment cruel de penser ça de la mort de sa sœur, cette personne dont il a été si proche si longtemps (émotion, émotion). Pourtant ce n'est que la vérité puisque le monde est bien mieux sans celle qu'elle était devenue. Le fait qu'on ne s'attarde pas sur sa mort la rend d'autant plus horrible parce que ça nous montre tout ce qui a changé dans la relation Arthur/Morgane et Merlin/Morgane, ils ne la voient plus que comme un ennemi. (FIN DU SPOILER)
Voilà ce que j'avais à dire. S'il vous plaît, ne vous enflammez pas si vous n'êtes pas d'accord, ce n'est que mon avis après tout. Dans le prochain chapitre, Gauvain sera là, Merlin aura l'occasion d'honorer une promesse, et il se trouvera dans un face à face assez particulier avec Arthur.
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