Chapitre 8 : Traqués
Merlin avait renversé le repas d'Arthur. Après cela, il avait donc eu besoin de passer le balai pour ramasser les débris. Seulement, depuis la soirée du banquet, rien n'était plus à sa place habituelle. Les serviteurs de Camelot avaient apparemment été trop débordés pour ranger les outils et autres ustensiles au bon endroit. Merlin arpentait donc les couloirs de Camelot depuis un bon moment, à la recherche d'un simple accessoire.
Il croisa Gwen dans un corridor et lui demanda si elle avait la moindre idée de l'endroit où avaient disparu tous les balais.
-Regarde là dedans, dit-elle en lui désignant un placard à sa gauche, on y retrouve souvent des choses qui n'ont rien à y faire.
-Merci ! lui lança-t-il tandis qu'elle s'éloignait d'un pas rapide, étant probablement attendue quelque part.
Au moment où il allait poser sa main sur la poignée du meuble, il entendit une voix furieuse qu'il connaissait bien. Pourtant, étrangement, la colère n'était pour une fois pas dirigée contre Merlin mais plutôt contre…
-GAUVAIN ! hurla Arthur, avant d'apparaître à l'angle du couloir.
Merlin ne put retenir un éclat de rire en le voyant. Arthur était recouvert de la tête aux pieds d'une matière visqueuse à mi-chemin entre la boue et la viande avariée. Il s'arrêta lorsqu'il aperçut Merlin.
-Est-ce que tu sais où est Gauvain ? demanda-t-il, fou de rage.
-Non, répondit Merlin en ouvrant le placard, toujours à la recherche d'un balai.
Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il vit la source de tous les maux d'Arthur à l'intérieur du meuble ! Le seigneur Gauvain en personne était caché parmi les accessoires de ménage. Le chevalier fit un grand sourire en voyant Merlin.
-Il n'y a pas de balai ici, chuchota-t-il.
Inconscient de la découverte de son valet, Arthur marmonna qu'il n'y avait que Gauvain pour faire des blagues aussi puériles.
-Préviens-moi tout de suite si tu le vois ! ordonna-t-il.
-D'accord, répondit sagement Merlin.
S'efforçant de garder un visage impassible, il referma le placard et quitta le couloir, frôlant Arthur au passage. Il put constater lui-même que l'odeur de la matière qui recouvrait le roi était tout aussi répugnante que son apparence.
Aithusa se posa dans la clairière, épuisée. Elle avait survolé tous les royaumes voisins de Camelot pour transmettre le message que Merlin et elle avaient préparé, et elle n'en pouvait plus. Il n'y avait plus qu'à espérer que les réactions seraient positives. Partout où elle était passée, les gens avaient d'abord paniqué, puis ils avaient compris qu'elle ne s'en prenait pas à eux. C'était déjà un début.
Avant de se reposer, elle voulait d'abord rendre visite à Sylt et lui raconter tout ce qu'elle avait fait. Elle se changea en fillette blonde et enfila sa cape de tous les jours. La bleue serait bientôt à nouveau à l'ordre du jour, mais pour l'instant, elle n'était pas en état de jouer les héroïnes. Elle allait simplement se fondre dans la foule. Parfois, lorsqu'elle était vraiment fatiguée, ses yeux prenaient des reflets dorés, signe que sa magie travaillait pour la maintenir éveillée. Elle abaissa donc sa capuche pour éviter tout risque d'être repérée.
Lorsqu'elle entra dans Camelot, rien ne semblait avoir changé. Chacun vaquait à ses occupations. Les gens qui la connaissaient la saluaient, et personne ne semblait horrifié qu'un dragon soit passé au-dessus de la cité quelques jours plus tôt.
Elle s'arrêta à côté d'un marchand de fruits lorsqu'elle vit que la jeune femme dont elle avait guéri le mari quelques nuits auparavant était présente. Elles discutèrent quelques instants et Aithusa apprit que son époux ne s'était jamais aussi bien porté. Satisfaite, elle s'éloigna et reprit le chemin de la maison de Sylt.
En regardant autour d'elle, elle repensa à ce que le vieil homme lui avait dit : les rues étaient-elles vraiment plus animées avant la Purge ? Aithusa n'avait pas l'impression de voir des gens terrifiés à l'idée qu'on les accuse de sorcellerie. Peut-être la mort d'Uther avait-elle réduit cette peur… La cité ne lui paraissait pas du tout maussade, même sans sorciers. De nombreux spectacles étaient donnés en extérieur et aucun ne nécessitait l'utilisation de la magie. Les gens s'étaient habitués à vivre sans.
Elle aperçut un groupe de jongleurs. L'un d'entre eux attira son attention parce qu'il jonglait avec des objets enflammés. Cet artiste n'utilisait pas le moindre sortilège pour faire ce qu'il faisait, c'était d'ailleurs ce qui rendait sa performance aussi impressionnante. Fascinée, elle l'observa quelques instants, incapable de détacher son regard des flammes et de leur mouvement. Sans se rendre compte de ce qu'elle faisait, elle s'approcha de plus en plus du jongleur.
-Attention ! cria une femme au loin.
Le jongleur vit soudain qu'Aithusa n'était qu'à un pas de lui, et il recula, surpris. Il perdit alors l'équilibre et plusieurs objets enflammés tombèrent sur lui, au sol, et sur Aithusa. La manche de cette dernière prit feu tandis que le jongleur poussait des hurlements de douleur et que les spectateurs s'écartaient, horrifiés. Un attroupement se forma rapidement autour d'eux.
Aithusa était en pleine panique. Elle avait attiré l'attention sur elle et elle avait créé une catastrophe. Elle essaya désespérément d'étouffer les flammes mais toutes ses tentatives ne faisaient qu'amplifier le désastre. Sa condition de dragonne lui permettait de ne pas souffrir de la brûlure des flammes mais le pauvre jongleur à qui elle avait fait perdre ses moyens n'avait pas cette chance.
Finalement, plusieurs personnes arrivèrent en transportant des seaux remplis d'eau, et elles éteignirent les flammes. Le jongleur poussa un soupir de soulagement et jeta un regard noir à Aithusa, qui garda les yeux fermés, de peur qu'ils ne se soient illuminés de doré. Prenant son attitude pour une réaction de douleur à cause du feu, un homme s'approcha d'elle pour s'occuper de ses blessures. Il saisit son bras mais s'arrêta brusquement lorsqu'il vit l'état dans lequel il était. Tout l'avant de sa manche était parti en fumée, mais sa peau n'avait pas la moindre égratignure.
L'homme recula, abasourdi :
-Tu n'as pas de brûlures, comment est-ce possible ?
Tous les regards étaient à présent fixés sur elle, la foule qui l'entourait et la toisait était tout sauf bienveillante. Elle voulut cacher son bras mais il était trop tard.
-C'est de la sorcellerie ! cria quelqu'un.
Aithusa vit du coin de l'œil que plusieurs gardes de Camelot commençaient à s'approcher. Elle tenta de faire appel à sa magie ou de se retransformer en dragon pour leur échapper, mais elle n'avait plus assez d'énergie. Se frayant un chemin parmi la foule, elle se mit à courir.
Arthur eut beau prendre de nombreux bains, il n'arriva pas à se débarrasser de la terrible odeur qui lui collait à la peau. Cela amusait beaucoup Merlin. La dernière fois qu'il avait vu Arthur dans une situation aussi humiliante était la fois où le gobelin l'avait affublé d'oreilles d'âne. Merlin avait compris que Gauvain avait ainsi piégé Arthur pour lui faire payer la façon dont il avait traité son serviteur la semaine précédente. Oui, Gauvain avait agi de manière totalement puérile, mais Merlin appréciait beaucoup son intention, et il appréciait par-dessus tout le résultat : Arthur était furieux et d'autant plus en colère qu'il ne parvenait pas à mettre la main sur le chevalier.
Mais Gauvain était bien obligé de se rendre aux séances d'entraînement. Ce fut sur le terrain qu'Arthur le trouva lorsqu'il s'y rendit avec Merlin ce matin là. Il conduisit Gauvain à l'écart du groupe, là où personne ne pourrait entendre ce qu'ils diraient. Les autres chevaliers échangèrent quelques regards amusés, la plupart d'entre eux savait ce qu'il s'était passé. D'où il était, Merlin pouvait voir que la conversation était mouvementée. Au début, Arthur faisait de grands gestes et Gauvain croisait résolument les bras. Puis, ce dernier se mit à s'agiter à son tour. Ils discutèrent un long moment ainsi, sans que personne ne sache ce qui était dit. Finalement, la conversation cessa et tous deux rejoignirent les autres chevaliers en silence.
A la fin de l'entraînement, les chevaliers quittèrent tous le terrain un par un, jusqu'à ce qu'il ne reste qu'Arthur et son valet.
-Qu'allez-vous faire au seigneur Gauvain ? demanda Merlin, légèrement inquiet pour son ami.
Arthur n'eut pas le temps de répondre. Un brouhaha inhabituel venant du cœur de la cité attira son attention, et il entraîna Merlin à sa suite pour voir de quoi il s'agissait. Ils arrivèrent juste à temps pour voir passer à toute vitesse devant eux une petite silhouette, suivie de près par plusieurs gardes qui tentaient de la rattraper en criant que c'était un sorcier. Merlin reconnut immédiatement Aithusa. Mais que s'était-il passé ? Comment avait-elle été découverte ?
-J'ai besoin de ton aide, l'entendit-il dire dans son esprit.
La dragonne avait promis de le prévenir si elle se trouvait un jour confrontée à des problèmes la dépassant, il était temps pour Merlin de remplir sa part du marché. Il vit qu'Arthur se lançait à son tour à sa poursuite et il le suivit. Ils la perdirent de vue lorsqu'elle tourna à l'angle d'une rue. Tandis qu'Arthur ordonnait aux gardes de se disperser, Merlin entendit à nouveau la voix de la dragonne dans son esprit, elle lui indiquait le lieu où elle se trouvait. Il se sépara le plus discrètement possible du groupe afin de la rejoindre, et il la trouva dans une maison vide, quelques pas plus loin.
-Pars de ce côté, dit-il précipitamment en lui indiquant la direction dans laquelle le moins de gardes étaient partis. Je ferai diversion pour toi.
Aithusa eut un instant d'hésitation mais hocha ensuite la tête. Il avait bien sûr beaucoup plus de chances de s'en sortir qu'elle puisqu'il pouvait utiliser ses pouvoirs. Elle se mit à chercher un moyen de sortir de la maison sans se faire remarquer. Merlin, quant à lui, allait devoir attirer l'attention d'Arthur, il lui fallait changer d'apparence pour ne pas être reconnu. Il hésita un moment : s'il utilisait le sort de vieillissement, il ne pourrait pas courir assez rapidement pour semer les hommes de Camelot. Il n'avait pas le choix, il devait prendre l'apparence qu'il prenait lorsqu'il allait voir Morgane. Lorsqu'Aithusa se glissa à l'extérieur par une fenêtre située sur le côté de la maison, il se transforma et sortit par l'entrée principale.
Aussitôt, Arthur et un autre garde le repérèrent et s'arrêtèrent à son niveau.
-Avez-vous vu quelqu'un s'enfuir ? demanda Arthur sans le reconnaître.
Merlin tendit simplement son bras, montrant sa paume au roi.
-C'est moi que vous cherchez, déclara-t-il en faisant apparaître une flamme dans le creux de sa main.
Il vit les yeux de ses interlocuteurs s'arrondir, et il prit ses jambes à son cou. Comme il l'avait espéré, Arthur s'engagea à sa poursuite. Le garde mit plus de temps à réagir mais il se mit à son tour à le pourchasser.
Se glisser à l'extérieur de la maison avait été facile pour Aithusa, sa petite taille lui avait permis de passer aisément par la fenêtre. Voyant Arthur et le garde se lancer aux trousses de Merlin, elle partit dans le sens opposé.
Elle avait presque atteint le bout de la ruelle lorsque, dans sa précipitation, elle trébucha et tomba en poussant un cri. La panique l'envahit, elle se retourna pour vérifier qu'elle n'avait pas attiré l'attention. Malheureusement, le garde qui suivait Merlin l'avait entendue et s'était arrêté brusquement. Il se retourna et son regard tomba immédiatement sur elle. La panique d'Aithusa grandit.
Le garde tenta d'avertir Arthur de la fuite de la petite fille mais le roi avait disparu, suivant toujours Merlin de près. Le garde sembla alors se résigner et se dirigea vers elle à grands pas.
Elle n'était pas sûre d'avoir la force de fuir. Rassemblant son courage, elle se redressa avec peine et tourna à l'angle de la ruelle. La maison de l'Archiviste n'était plus très loin : si elle arrivait jusque là, elle pourrait se réfugier dans la bibliothèque.
Chaque pas était une torture, elle tenait à peine debout. Quelle idiote elle avait été ! Elle aurait dû attendre d'avoir récupéré avant d'entrer dans Camelot ! Sa fatigue la laissait sans défenses.
-Aithusa ! entendit-elle. Viens vite !
Sylt lui ouvrit la porte de chez lui, et la pressa pour qu'elle rentre le plus vite possible.
-Le garde t'a vu entrer ici, dit-il. Mais il ne sait pas que nous sommes deux. Je vais le retenir pour te laisser le temps de fuir.
Aithusa secoua la tête. Ella avait été assez idiote pour entrer dans Camelot alors qu'elle était sans défenses, puis elle avait attiré l'attention sur elle, et enfin elle avait gaspillé l'aide que Merlin lui avait apportée en se faisant repérer malgré sa diversion. Elle ne pouvait pas laisser quelqu'un d'autre attirer sur lui l'attention des gardes pour réparer ses erreurs à elles. S'il arrivait quoi que ce soit à Merlin ou Sylt, elle ne se le pardonnerait jamais.
-J'ai plus d'un tour dans mon sac, ne t'inquiète pas pour moi, dit-il pour la rassurer.
Ils virent par la fenêtre que le garde se rapprochait, et Sylt poussa Aithusa vers l'arrière de la maison, en lui disant de sortir par là. Son ton alarmé ne laissait pas vraiment le choix.
-Aithusa, ajouta-t-il au dernier moment, ne te réfugie pas dans la bibliothèque, on ne sait jamais. Tu dois vraiment quitter la maison. Maintenant !
Obéissant, elle courut et sortit par la porte de derrière. Une fois à nouveau dans la rue, elle retira sa cape pour ne pas être reconnue, et nettoya la poussière qui la recouvrait depuis sa chute. Elle réajusta ses cheveux, tentant de paraître aussi innocente que possible. Elle était certaine que personne n'avait vu son visage, elle pouvait rejoindre le centre de Camelot et se mêler à la foule sans éveiller les soupçons. Une simple fillette apeurée par le sorcier qui était entré dans la cité.
Elle espérait que Merlin et Sylt savaient ce qu'ils faisaient. Emrys était un grand sorcier, le seul risque pour lui était qu'il se trahisse, mais c'était peu probable. En revanche, l'Archiviste était âgé et Aithusa ne savait pas s'il était assez puissant pour faire le poids face au garde. Elle supposait qu'il en était capable, sinon il n'aurait pas proposé de le retenir. Mais Aithusa ne l'avait jamais vu utiliser de magie puissante, les sorts qu'il lançait avec elle étaient toujours très simples. Toutefois, il pouvait très bien cacher son jeu. Aithusa savait qu'il lui faisait confiance, mais l'Archiviste était quelqu'un de mystérieux.
A présent qu'elle y repensait, les paroles de Sylt, avant qu'elle ne parte, avaient été très mystérieuses : « Ne te réfugie pas dans la bibliothèque, on ne sait jamais. » Que voulait-il dire par « on ne sait jamais » ? La bibliothèque était protégée par un enchantement, les gardes de Camelot ne l'auraient jamais trouvée si elle s'y était cachée. Le seul moyen pour que ce refuge perde sa protection serait que l'enchantement soit levé, c'est-à-dire que Sylt le retire lui-même ou alors qu'il …
Oh non.
Aithusa se figea sur place, prise d'une terrible angoisse. Alors qu'elle s'apprêtait à faire demi-tour, elle fut traversée par une immense douleur et s'effondra.
La diversion de Merlin était un succès. Arthur était en train de le suivre et semblait avoir oublié Aithusa. Le problème était qu'Arthur était sur le point de le rattraper : le roi était plus athlétique, et Merlin avait du mal à coordonner ses mouvements, il n'avait pas l'habitude de ce corps.
Ils couraient à présent dans une rue déserte, et Arthur était dangereusement proche de Merlin. Tôt ou tard, celui-ci allait devoir se retourner et affronter son poursuivant. Sans compter le fait que la moitié des gardes et des chevaliers de Camelot étaient maintenant en alerte et parcouraient les rues à la recherche des fugitifs.
Comme pour confirmer ses craintes, il tomba face à face avec un chevalier.
-Attrapez-le ! cria Arthur en accélérant.
Le chevalier brandit son épée et s'approcha de Merlin, qui s'était arrêté. Ses yeux s'illuminèrent d'or, et l'homme fut projeté en arrière. Il tomba au sol, inconscient. Sachant qu'Arthur était à présent bien trop proche, Merlin se retourna et se résolut à lui faire subir la même chose qu'au chevalier. Espérant que la chute ne serait pas trop dure, il lança un sort muet pour projeter Arthur au loin.
Rien ne se produisit.
Merlin essaya à nouveau, sans plus de succès. Il fronça les sourcils et commença à s'inquiéter. Sa magie fonctionnait toujours, il le savait, il la sentait bouillonner en lui, et elle lui avait permis de changer son apparence et d'arrêter le chevalier qui se dressait sur sa route. Alors pourquoi ne fonctionnait-elle pas sur Arthur ?
Après avoir essayé plusieurs autres sorts sur le roi, Merlin comprit qu'il ne pouvait plus rien faire, il ne pouvait pas utiliser ses pouvoirs sur Arthur. Confus et affolé, il fit un pas en arrière et trébucha sur le corps du chevalier qu'il avait mis hors d'état de nuire. A la ceinture de ce dernier, brillait le pommeau de son épée. Merlin s'en saisit avec précipitation. « Je vais mourir. » pensa-t-il en voyant Arthur arriver à son niveau, son arme brandie, et prêt à en découdre avec lui.
Merlin bloqua le coup qu'Arthur lui porta, et il tenta de le faire trébucher en faisant voler dans sa direction tous les objets à sa disposition. Il constata avec soulagement que ses pouvoirs fonctionnaient toujours, même s'il ne pouvait plus les utiliser sur Arthur lui-même. Mais le roi évitait sans difficulté tout ce que lui envoyait Merlin, et ce dernier dut rapidement cesser ses attaques, préférant se concentrer sur les coups d'épée dont il était accablé. Il n'avait pas la moindre chance de sortir vainqueur d'un affrontement à l'épée contre Arthur. Pas sans utiliser sa magie pour le faire trébucher ou lâcher son arme. Même sans parler de sa force ou de sa technique supérieure, Arthur le dominait par sa rapidité.
Rapidité… Rapidité…
Un souvenir lui revint à l'esprit : Gaius tombait d'une étagère, Merlin ralentissait le temps pour le sauver. « Qu'est-ce que tu as fait ? » avait demandé le vieil homme. « Rien, ça arrive comme ça. »
Merlin ferma les yeux. Lorsqu'il les ouvrit à nouveau, ils étaient dorés.
Note de l'auteur: Dans les prochains chapitres, Merlin et Kilgarrah prennent une décision difficile en ce qui concerne Aithusa, deux personnages de la série font leur retour, et Arthur se demande quels secrets il peut apprendre des archives magiques. Ah oui, et Merlin et Arthur se retrouvent dans une situation qui les met plutôt mal à l'aise.
Les commentaires que vous avez laissés depuis le début m'ont fait très plaisir, merci beaucoup!
