Chapitre 24 : L'instant de vérité

-Sarah !

Gauvain s'écarta pour laisser celui qui avait crié s'agenouiller auprès de la jeune femme blessée. C'était le grand homme blond qu'il avait entendu rire si joyeusement plus tôt dans la soirée.

Un silence de mort s'était installé dans la taverne. Les deux hommes de Mordred gisaient par terre côte à côte, mais le troisième membre du groupe se trouvait encore dans le village, ignorant pour l'instant ce qu'il venait de se passer dans la taverne. Il pouvait entrer dans la pièce à tout instant. La jeune serveuse blonde, quant à elle, avait été touchée par un sortilège et avait perdu connaissance.

Le chevalier s'en voulut de ne pas avoir pu agir plus tôt. S'il avait eu sa propre épée sur lui, il n'aurait pas eu à perdre un temps précieux pour prendre celle du sorcier, il aurait pu l'attaquer immédiatement et protéger la jeune femme. Mais il ne l'avait pas prise avec lui, pensant que son absence l'aiderait à passer inaperçu parmi les habitants de Willowdale.

Maintenant la jeune femme était blessée, et le grand homme blond sanglotait à ses côtés.

-Que lui a-t-il fait ? demandait-il sans arrêt.

Mais personne ne pouvait lui répondre, personne ne savait ce dont elle souffrait. Elle était simplement allongée sur le sol poussiéreux de la taverne, immobile et les yeux fermés.

Gauvain se tourna vers Gilli, qui n'osait pas prononcer un mot.

-Tu es de notre côté ? demanda-t-il au jeune sorcier.

Celui-ci hocha fermement la tête.

-Est-ce que tu peux faire quelque chose ?

-Je ne sais pas, répondit Gilli en s'approchant de la jeune femme inconsciente.

Il s'agenouilla à son tour à côté d'elle, et le grand homme blond s'écarta immédiatement, le regard plein d'espoir. Le jeune sorcier observa la jeune femme un long moment avant de conclure :

-Je ne sais pas ce qu'il lui a fait mais ma bague m'a déjà permis de guérir certaines de mes blessures. Cela pourrait fonctionner avec Sarah.

Il posa sa main sur le front de la jeune fille, ses yeux et sa bague s'illuminant à nouveau. Il ne prononça aucun mot dans la langue de l'Ancienne Religion, laissant simplement agir sa magie.

Quelques secondes plus tard elle ouvrit les yeux, et le visage du jeune homme blond s'éclaira d'un immense sourire. Il la serra dans ses bras et s'assura qu'elle n'était plus en danger, avant de se tourner vers Gilli :

-Merci, dit-il d'un ton résolu.

Puis il regarda Gauvain :

-Merci à vous aussi. Sans votre aide, ma sœur serait morte.

Gauvain croisa le regard du jeune sorcier. Ni l'un ni l'autre ne pouvait accepter ces remerciements, tout simplement parce que personne n'était véritablement sorti d'affaire : un troisième sorcier rôdait dans le village et il ne tarderait pas à se mettre à la recherche de ses camarades.

Gilli se pencha pour ramasser le pendentif noir, qui avait roulé sous une table, et il le plaça autour de son cou avant de se lever. Mais le jeune sorcier ne tarda pas à se rassoir, visiblement affecté par l'objet magique.

-Il est vraiment puissant, dit-il d'une voix essoufflée. Je ne sais pas si je vais pouvoir contrôler son pouvoir.

Gauvain voulut répondre mais il fut alerté en entendant des pas à l'extérieur de la taverne : le troisième sorcier entra dans la pièce à son tour, se figeant sur le pas de la porte.

Son regard se porta instantanément sur ses deux camarades inconscients. Puis il vit les clients de l'établissement, rassemblés au fond de la pièce. La seule personne qu'il ne vit pas était Gauvain, qui se tenait à sa gauche. Ce dernier tenta d'en profiter pour l'atteindre à l'aide de son épée mais le sorcier le sentit s'approcher et bloqua la lame en faisant apparaître un bouclier magique juste avant qu'elle ne le touche. L'arme de Gauvain fut violemment repoussée et le chevalier se trouva projeté à plusieurs mètres de son adversaire.

Alors que l'homme de Mordred se tournait vers le reste des clients, Gilli se redressa péniblement sur sa chaise et créa devant lui un bouclier similaire. Mais celui-ci était bien plus large et permettait de protéger tout le monde du sorcier, y compris Gauvain.

-Je devrais suivre votre exemple plus souvent, ironisa Gilli d'une voix faible. Ces boucliers sont très pratiques…

Mais Gauvain pouvait voir que le jeune homme souffrait : il respirait avec difficulté, peinant visiblement à contenir la puissance combinée du pendentif et de la bague. Ses mains s'illuminaient par intermittence, lançant des sorts qui échappaient totalement à son contrôle. La seule chose qu'il pouvait faire était les orienter vers l'ennemi plutôt que vers les clients de la taverne. Mais l'homme de Mordred était suffisamment habile pour éviter d'être touché, et les sortilèges ne faisaient que se heurter au mur en bois qui se trouvait derrière lui.

-Est-ce que tout va bien ? demanda prudemment le chevalier. Tu devrais peut-être retirer l'un des deux objets…

Gilli secoua la tête.

-Impossible, dit-il. Je ne suis pas assez puissant si je ne puise pas dans les deux.

Gauvain se tourna vers les clients de la taverne et compta approximativement une trentaine de personnes. Puis il examina le mur derrière l'homme de Mordred : les sorts de Gilli avaient déjà creusé le bois du bâtiment en plusieurs endroits. Si cela continuait, le mur se briserait et l'édifice tout entier s'écroulerait sur les clients.

Mais le chevalier n'eut pas à s'inquiéter plus longtemps : l'homme de Mordred poussa soudain un cri et s'écroula, enfin frappé par la magie de Gilli. Ce dernier eut un sourire soulagé et fit disparaître son bouclier. Il saisit le collier pour le retirer, mais son expression changea subitement, ne reflétant plus aucun soulagement ni aucune allégresse. Gauvain ne lisait plus qu'une chose sur le visage du jeune garçon : la douleur.

Gilli se mit alors à hurler, libérant entièrement sa magie.

Le chevalier tenta de s'approcher mais l'édifice se mit soudain à trembler. La panique se répandit parmi les gens, qui se pressèrent au centre de la pièce pour esquiver les objets divers qui tombaient des étagères. Gilli était emmuré dans sa douleur, inconscient de ce qu'il se passait autour de lui. Si seulement le chevalier réussissait à capter son regard, il pourrait le faire réagir.

-Gilli…

Le bâtiment s'effondrait petit à petit, et il devint impossible pour les clients d'éviter les morceaux de bois qui dégringolaient du plafond.

-Gilli !

Il n'y avait rien à faire. Gauvain était coincé dans la foule de villageois terrifiés. Il tenta de se frayer un chemin jusqu'au jeune sorcier mais reçut un morceau de la charpente sur l'épaule. Impuissant, il vit les murs se fissurer l'un après l'autre.

-Gilli !

Le chevalier tendit le bras aussi loin qu'il le put, parvenant à se saisir de celui du jeune sorcier, qui se tourna brusquement vers lui, les yeux écarquillés de terreur. Dans un vacarme assourdissant, le dernier mur céda et la taverne s'écroula sur eux.


Merlin se réveilla avec une boule au ventre. En se redressant sur son lit, il pouvait voir la boîte en bois dans laquelle il avait placé le bracelet de Morgane. C'était tout ce qu'il avait trouvé pour limiter son influence en attendant de trouver un moyen de le détruire. Après avoir parlé avec Gaius la nuit précédente, il avait voulu retourner dans la forêt pour appeler Kilgarrah et lui demander de l'aide, mais il s'était ravisé : le Grand Dragon devait s'occuper d'Aithusa, Merlin ne pouvait pas faire appel à lui à tout bout de champ.

Pour autant, enfermer l'objet dans une boîte n'avait rien de la solution idéale.

Il avait aussi envisagé de se rendre à la bibliothèque de Sylt, qui était si remplie de livres et de connaissances magiques que la réponse à ses questions s'y trouvait forcément. Mais la perspective de se retrouver à nouveau entouré de cristaux magiques le terrifiait plus que jamais. Il savait qu'il ne serait pas capable de résister à leur dangereux pouvoir d'attraction. Il pouvait peut-être demander à Gaius de s'y rendre à sa place mais le lieu était sûrement gardé par les hommes d'Arthur, qui savait pertinemment qu'il serait catastrophique que le savoir de la bibliothèque tombe entre de mauvaises mains. Merlin ne voulait pas mettre Gaius en danger s'il pouvait l'éviter. Comment savoir ce qui se produirait si les gardes l'arrêtaient après l'avoir vu s'infiltrer dans un lieu si rempli de magie ? La rencontre de Sylt avec les gardes s'était mal finie, et il était impensable de faire prendre ce risque au vieux médecin. Si Merlin devait absolument se rendre à la bibliothèque, il irait lui-même plutôt que d'envoyer Gaius.

Il y avait toutefois une autre solution, même si elle ne ravissait pas le jeune sorcier. Morgane elle-même savait peut-être comment détruire le bracelet que sa sœur avait ensorcelé pour elle. Et, si ce n'était pas le cas, il était possible que la réponse se trouve dans l'un des ouvrages magiques qu'elle possédait. Pouvait-il lui demander de l'aide ? Quel danger préférait-il entre le charme nuisible des cristaux et la noirceur de la jeune sorcière ?

Alors que le jeune sorcier commençait à sortir de son lit, il entendit quelqu'un frapper à la porte de sa chambre, interrompant le fil de ses pensées.

-Gaius ? demanda-t-il d'une voix ensommeillée. Vous pouvez entrer.

La porte s'ouvrit mais ce n'était pas Gaius. C'était Arthur.

Le roi semblait mal à l'aise. Il fit quelques pas et s'assit sur le lit de son valet.

-Merlin…

-Vous n'avez pas l'air d'aller bien, s'inquiéta le jeune sorcier. Que vous arrive-t-il ?

-J'ai… découvert plusieurs choses ces derniers jours, des choses dont je n'ai parlé à personne.

Le cœur de Merlin se mit à battre plus vite. Arthur n'avait tout de même pas découvert la vérité sur lui…

-Q-Quelles choses ? demanda-t-il en se forçant à regarder le roi dans les yeux.

-Des choses que tu savais déjà.

Mais de quoi parlait Arthur ? Il ne semblait pas avoir découvert que son valet était un sorcier : si cela avait été le cas, il n'aurait pas évoqué le sujet de cette manière… Non, il ne parlait pas de sa magie, c'était autre chose. Merlin avait accumulé tellement de secrets au fil des années.

-De quoi parlez-vous ?

-Je sais très bien que tu me caches des choses. Je ne connais pas tous tes secrets mais je sais que tu en as bien plus que ce que je pensais.

Stupéfait, Merlin ne put s'empêcher de le dévisager avec des yeux ronds. Qu'essayait de lui communiquer Arthur en lui disant cela ? Ils avaient tous deux parfaitement joué le jeu ces dernières semaines, chacun savait que l'autre lui cachait quelque chose mais ils étaient très doués pour prétendre que tout allait bien. Alors qu'est-ce qui avait changé ? Qu'avait découvert Arthur ? Quelle découverte avait pu le pousser à briser le silence ?

Merlin pouvait lire dans le regard de son ami qu'il refusait qu'on lui mente. Et Arthur ne méritait pas qu'on se moque de lui. Le jeune valet aurait voulu lui confier tout ce qu'il avait sur le cœur, lui parler de toutes les difficultés qu'il avait à rendre son humanité à Morgane. S'il ouvrait les vannes maintenant, il pourrait parler pendant des heures, évoquer tous ceux qui avaient perdu la vie, tous les sacrifices qu'il avait faits. Mais pour cela, il devrait commencer par révéler son premier secret, celui par lequel tout avait commencé. Cela, il ne pouvait pas encore le faire, il ne pouvait pas charger Arthur de ce poids supplémentaire.

Le silence se prolongeait, sans qu'ils ne prononcent le moindre mot. Arthur vit l'expression tourmentée de son ami.

-Merlin… Tu n'es pas obligé de m'avouer quoi que ce soit. Tu as tes raisons pour ne pas dire la vérité. Si la découverte que j'ai faite m'a appris quelque chose, c'est bien que tu ne mens pas pour tromper mais par amitié. Tu préfères porter toi-même le poids de la vérité pour alléger le fardeau des autres. J'aimerais te dire de ne plus t'infliger cela… mais je sais que tu ne m'écouterais pas.

Le sorcier sentit les larmes lui monter aux yeux. Jamais personne n'avait fait preuve d'autant d'empathie envers lui. Tout ce qu'Arthur voulait, c'était l'aider. Même si pour cela il fallait renoncer à connaître la vérité. Merlin ignorait comment, mais le jeune roi avait récemment appris une chose qui avait modifié sa vision de son valet.

- Qu'avez-vous découvert, Arthur ?

Mais le souverain secoua la tête.

-Chacun ses responsabilités. J'ai appris une chose cruciale et je ne vais pas rester sans rien faire. Je vais faire tout mon possible pour régler ce problème et ce n'est qu'ensuite que je te révèlerai tout. C'est un fardeau que tu n'auras pas à porter.

Une larme roula sur la joue de Merlin sans qu'il puisse la retenir.

-Arthur, répéta Merlin. Si c'est important, vous devez m'en parler.

-Non, dit le roi avec fermeté. Tu n'es pas le seul à vouloir protéger tes amis.

Ce n'était pas normal. D'habitude, Merlin était celui qui connaissait tous les secrets. Il le fallait bien s'il voulait protéger la vie d'Arthur efficacement.

-Promettez-moi que vous ne vous mettrez pas en danger pour régler ce problème.

Le souverain lui avait montré qu'il le respectait suffisamment pour ne pas lui en vouloir d'avoir des secrets, et Merlin ferait la même chose en retour… tant que le secret d'Arthur ne lui ferait courir aucun risque.

-Je ne mettrai pas ma vie en danger, promit Arthur.

Merlin hocha la tête, soulagé, avant de conclure :

-Quand le moment sera venu, je vous promets moi aussi de vous révéler tout ce que j'ai gardé secret.

C'était la première fois qu'il admettait devant Arthur qu'il n'avait pas toujours été honnête avec lui.

On frappa une nouvelle fois à la porte et les deux hommes se retournèrent pour voir Gaius entrer.

-Sire, vos chevaliers vous cherchent, ils disent qu'un prisonnier s'est échappé des cachots cette nuit.

-Quel prisonnier ? demanda immédiatement le roi.

Merlin ne pouvait plus voir le visage d'Arthur mais il sentit une vibration étrange dans sa voix. Peut-être était-ce dû à la conversation intense qu'ils venaient d'avoir…

-Un sorcier du nom d'Ali, répondit le vieux médecin. C'était un voyageur qui voulait s'arrêter à la taverne de la cité avant de reprendre la route. Les gardes l'avaient emprisonné après l'avoir surpris en train d'utiliser la magie pour recoudre un vêtement déchiré.

Merlin croisa le regard de Gaius l'espace d'un instant. Il ne savait pas qu'il y avait eu un sorcier dans les cachots. S'il l'avait su il aurait tout fait pour le libérer lui-même. Mais alors, qui avait libéré cet homme ? Aithusa n'était plus là depuis plusieurs semaines, cela ne pouvait pas être elle.

-Comment s'est-il échappé ? demanda le roi.

L'étrange vibration était encore présente dans la voix d'Arthur. Merlin se demanda si la discussion qu'ils avaient eue avant l'entrée de Gaius en était vraiment la cause… Et si c'était autre chose ? Et si le ton inhabituel d'Arthur était lié à ce que le vieux médecin venait de lui annoncer ?

-C'est inexplicable, répondit Gaius. Même s'il avait réussi à forcer la porte de sa cellule, il n'aurait pas pu s'enfuir sans être repéré par les gardes… Il a forcément été aidé par l'une des personnes qui se charge de la protection du château : un garde, l'un de leurs responsables, ou peut-être même quelqu'un de plus haut placé comme un chevalier.

-Gaius, murmura le jeune sorcier. Vous êtes en train de dire qu'il y a un nouveau traître à Camelot ?

Merlin tenta de capter le regard d'Arthur, qui lui tournait toujours le dos. Il devait savoir comment le roi prenait la nouvelle, c'était certainement un coup dur pour lui. Après les trahisons de Morgane et Agravain, le jeune valet n'était pas sûr que son maître supporte d'apprendre qu'un autre de ses proches se retournait contre lui.

Mais contre toute attente, Arthur ne réagit pas violemment du tout. Il se leva simplement et rejoignit la porte d'un pas rapide.

-Il fallait s'y attendre, dit-il d'une voix qui sonnait encore étrangement faux. Après tout, Mordred veut entrer en guerre contre nous, il est normal qu'il ait quelques espions à Camelot. Oubliez ce sorcier, il doit déjà être loin à l'heure qu'il est.

Les mâchoires de Merlin et Gaius se décrochèrent. Bien sûr Arthur avait raison… mais ce n'était pas la réaction que l'on s'attendait à voir chez un homme aussi impulsif.


Arthur sortit de la chambre de Merlin le cœur léger. Il avait pris sa décision : il était temps de ramener la magie à Camelot. Il n'avait jamais été aussi sûr d'une chose de toute sa vie. Il était déjà prévu de faire une alliance globale entre les royaumes, alors pourquoi ne pas ajouter à cela une clause qui supprimerait la loi contre la sorcellerie ? Il ne doutait pas qu'une telle tâche serait difficile voire impossible à réaliser, mais il ne se laisserait pas abattre. Il savait déjà qu'une partie du peuple se mettrait spontanément de son côté puisque le message d'Emrys et des druides en avait convaincu beaucoup. Les plus réticents seraient probablement les dirigeants des royaumes et peut-être les nobles.

Arthur n'avait pas menti lorsqu'il avait promis qu'il ne mettrait pas sa vie en danger. En revanche, le jour où il dévoilerait sa récente prise de position en faveur de la magie il s'opposerait frontalement aux volontés de son père, risquant ainsi sa réputation. Il devait trouver un moyen de défendre sa cause, de parler à un sorcier pacifique.

Il pensa immédiatement à l'enfant qui avait utilisé la magie pour aider les habitants de la cité après le règne de Morgane. Mais par où commencer pour la retrouver ? Et il serait encore plus difficile de mettre la main sur le fameux Emrys dont avait parlé le Dragon Blanc. Quand il avait affronté Arthur dans cette ruelle de Camelot, il l'avait laissé en vie après l'avoir vaincu. Mais comment faisait-on pour trouver un homme dont on ne savait qu'une seule chose : qu'il était le plus grand sorcier de tous les temps ?

Arthur pouvait essayer de contacter l'homme qui avait tenté de guérir Uther, mais il avait le sentiment que lui non plus ne serait pas facile à trouver. Il doutait que Gaius l'aide dans cette tâche, le vieil homme voudrait protéger son ami du roi qui lui reprochait d'avoir tué son père.

Arthur poussa un soupir. Il ne restait plus qu'une seule option. Il était temps de rendre visite aux druides.