Chapitre 33 : Les révélations qui nous échappent
L'esprit encore embrumé par le sommeil, Merlin n'arrivait pas à cacher son affolement. Il ne savait pas ce qui l'inquiétait le plus… Était-ce le fait qu'il avait pris le risque de s'assoupir devant son ennemie, la laissant libre de s'en prendre à lui si elle le voulait ? Ou était-ce le fait que le lien émotionnel qui les unissait était désormais si fort qu'ils en venaient à partager leurs rêves en dormant côte à côte, même sans se toucher ? Il se leva brusquement pour s'écarter d'elle. Lui qui faisait de son mieux pour paraître solide et mystérieux lorsqu'il endossait le rôle de Guy… Cette fois-ci il était terrorisé, et elle le voyait bien.
-Combien de temps ai-je dormi ?
Il lui semblait voir la lumière du jour à l'extérieur de la cabane : il était probablement en retard pour son service auprès d'Arthur.
-Je ne sais pas, répondit-elle, surprise par sa réaction. Je viens aussi de me réveiller. Calme-toi, Guy.
Elle se leva à son tour mais ne s'approcha pas de lui : elle aussi était troublée par les effets du lien magique.
-Me calmer ? s'exclama-t-il. Est-ce que tu te rends compte de ce qu'il se passe ? Ce partage d'émotions et de rêves, ce n'est pas sain… Nous devenons progressivement une seule et même personne !
Elle plissa les yeux :
-Tu ne crois pas que tu exagères un peu ?
-Mais tu as vu toi-même ce qu'il s'est passé : nous nous sommes endormis sur la même table et à cause de cette proximité j'ai fait ton rêve, et tu as fait le mien !
-Tu as... fait mon rêve ? Celui où je traverse le voile ?
- Oui.
Elle se tut, surprise. Un silence tendu s'installa.
Merlin était en plein désarroi. Son réveil formait un contraste frappant avec le moment où il s'était assoupi : après des heures de lecture, il s'était senti si apaisé et confortablement installé qu'il s'était laissé happer par le sommeil sans s'inquiéter des conséquences. Mais lorsqu'il s'était réveillé et avait compris ce qu'il s'était passé, il avait perdu tous ses moyens. Comment avait-il pu s'endormir chez son ennemie ? Comment avait-il pu relâcher sa vigilance en présence d'une femme aussi dangereuse et imprévisible ? Sans compter qu'elle avait eu accès à son esprit et avait plongé dans son rêve. Pourtant, s'il devait rester honnête avec lui-même, il était forcé de reconnaître qu'il aurait réagi de la même manière si le partage de rêves n'avait pas eu lieu : s'éveiller dans une situation où il était si vulnérable l'aurait dans tous les cas perturbé.
- Tu ne m'avais pas dit que toi aussi tu rêvais de l'île des Bénis, dit alors Morgane. Que signifie ce songe ?
-Je n'en sais rien ! Moi je n'ai pas de visions ! Je ne veux pas en avoir. Toutes ces prophéties avec lesquelles je dois composer me gâchent assez la vie comme ça ! Pour avoir eu un aperçu de l'avenir dans le Cristal de Neathid et l'Antre de Cristal, je peux te dire que ce n'est pas une expérience que j'ai envie de répéter…
Il frissonna à ce souvenir, mais ne s'arrêta pas de parler. Il était conscient qu'il en dévoilait trop, mais il n'était pas en état de filtrer ses paroles.
-Pourtant, ce sablier m'apparaît régulièrement la nuit, et chaque fois il se vide un peu plus. Plus j'y réfléchis, et plus j'ai l'impression que ce n'est pas une vision, ou en tout cas pas au sens habituel du terme… Toi, tu vois ce qu'il va se passer, mais je crois que ce que je vois est plus symbolique : le sablier est symbolique, il n'est pas réel. Il représente un décompte avant quelque chose qui se déroulera vraisemblablement sur l'île des Bénis.
Il se figea soudain.
-Morgane, articula-t-il avec effroi. Où en était le décompte cette fois-ci ?
Elle le dévisageait avec stupeur, visiblement consciente qu'il venait de lui révéler une partie de sa vie dont il n'aurait jamais parlé s'il avait su garder son calme. C'était à peine quelques heures plus tôt qu'elle lui avait fait promettre de lui en révéler plus sur lui-même en répondant enfin aux questions qu'elle lui posait, et il s'avérait maintenant qu'elle n'avait pas besoin de poser la moindre question.
-Il restait encore un tiers du sable dans la partie supérieure.
Ils s'observèrent quelques secondes, agités et en proie à de sombres pensées.
-Si cela peut te rassurer, murmura Morgane, je pense que le lien magique qui mêle nos émotions n'est pas le seul responsable de ce qui vient de se passer. A mon avis, ma vision et ton rêve nous avertissent d'un même danger, et c'est pour cette raison qu'il nous a été si facile de les… échanger. Il va se passer quelque chose sur l'île des Bénis, le tout est de savoir quoi et quand.
Elle ne mentionna pas les révélations qu'il venait de lui faire : elle aurait pu lui demander comment il était parvenu à mettre les pieds dans l'Antre de Cristal ou à contempler l'avenir dans le Cristal de Neathid… et elle aurait pu exiger de savoir ce qui le rendait assez spécial pour recevoir une vision alors que ce don ne faisait pas partie de ses capacités.
Elle aurait aussi pu l'interroger sur les mystérieuses prophéties avec lesquelles il se sentait forcé de jongler.
Mais peut-être sentait-elle que la réponse à ces nouvelles questions ne lui plairait pas.
Perceval, Gauvain et Gilli atteignirent Camelot vers le milieu de la journée et se séparèrent à l'entrée : Perceval prit la direction de la salle du trône pour faire son rapport au roi, tandis que Gauvain accompagnait son compagnon de taverne chez Gaius pour que celui-ci s'assure qu'il allait bien.
Alors qu'il s'apprêtait à entrer dans la pièce, Perceval fut accosté par Tina et Fina, les deux femmes qui avaient autrefois travaillé pour Uther et qui s'étaient à présent mises au service d'Arthur. Elles l'aidaient à chercher celui ou ceux qui s'en étaient pris à Gaël. Leurs yeux gris se posèrent sur le chevalier et il trouva leur regard apaisant et agréable. Fina, la jumelle brune, expliqua à Perceval qu'elles souhaitaient avoir un entretien avec l'un des chevaliers ayant participé aux mêmes entraînements que Gaël. Comme elles n'avaient pas l'air d'accord pour patienter, il décida de les suivre : il aurait bien le temps de faire son rapport ensuite. Elles le conduisirent en premier lieu aux appartements de la reine Guenièvre, qui parut particulièrement surprise et plutôt fatiguée lorsqu'elle ouvrit sa porte et vit les deux femmes qui la pressaient de les suivre.
Puis, ils se rendirent jusqu'à ce qui semblait être l'unique chambre libre du château : le chevalier s'étonna même qu'il y en ait une, étant donné le nombre d'invités que recevait le roi en cette période de négociations de paix et, paradoxalement, de préparatifs de guerre. Mais en entrant dans la pièce, il comprit immédiatement pourquoi aucun invité n'y avait été installé : c'était une salle de petite taille dans laquelle il n'y avait qu'une simple table en bois et quelques chaises pour l'accompagner.
Ils prirent tous place autour de la table, et Tina prit à son tour la parole :
-Est-ce que vous connaissiez bien Gaël ?
Perceval ne se posa pas de questions, il leur dit simplement tout ce qu'il savait de la jeune recrue, ce qui revenait finalement à peu de choses : le jeune homme avait été discret sans être timide, ne se mettant jamais en avant et préférant écouter et apprendre plutôt que participer aux conversations. C'était tout du moins l'attitude qu'il avait adoptée en présence du groupe des chevaliers lors des entraînements. En revanche, lorsqu'il avait été avec Elyan, il s'était comporté différemment. Perceval les avait aperçus de temps en temps ensemble à la taverne ou s'entraînant séparément des autres, et il avait constaté que l'apprenti chevalier avait été bien plus ouvert et souriant lorsqu'il s'était trouvé seul avec le frère de la reine. Ainsi, il avait accompli ce qu'aucun autre n'avait pu faire : rendre le sourire au seigneur Elyan. Ce dernier avait regagné grâce à lui un semblant de joie de vivre pour la première fois depuis les tortures qu'il avait subies aux mains de Morgane. Ils avaient tous deux trouvé dans cette nouvelle amitié la force de surmonter leurs problèmes personnels.
-Quels étaient les problèmes personnels de Gaël ?
Perceval n'en savait rien. La première fois qu'il avait posé les yeux sur le jeune apprenti, il avait tout de suite su que quelque chose n'allait pas : Gaël souffrait. Peut-être avait-il un passé difficile, peut-être regrettait-il quelque chose… Cette douleur constante était un point commun entre Elyan et lui, et c'était probablement cela qui les avait rapprochés : ils s'étaient reconnus l'un en l'autre.
Tina et Fina plissèrent les yeux en entendant cela, et la reine Guenièvre se pencha en avant.
-Peut-être se reconnaissaient-ils l'un en l'autre, fit-elle remarquer, mais Gaël ne se confiait pas à mon frère. Il ne lui parlait de son passé qu'en des termes très vagues. Plus j'y réfléchis et plus j'ai l'impression que c'est ce passé qui l'a rattrapé.
Fidèles à leur habitude, les deux femmes ne répondirent rien à cela, se contentant de froncer plus encore les sourcils. Perceval ne pouvait s'empêcher d'admirer leur calme et leur professionnalisme. En les regardant, il comprenait immédiatement pourquoi elles avaient été choisies par le roi, il pouvait voir qu'elles étaient d'une intelligence redoutable et capables de venir à bout de n'importe quel casse-tête. Tout ce qu'il voulait c'était apporter sa pierre à l'édifice, les aider en leur disant tout ce qui lui semblait pertinent.
Ainsi, il répondit avec le plus de précision possible aux questions qu'elles lui posèrent au sujet des entraînements des chevaliers et de la façon dont la jeune recrue s'y comportait. Elles parurent particulièrement intéressées par les tâches dont Gaël aurait eu la responsabilité s'il avait ensuite été adoubé comme il se doit. Pensaient-elles que ce meurtre avait un rapport avec le rôle que la nouvelle recrue aurait pris dans ce système bien huilé ? Heureux de se sentir utile aux deux femmes, Perceval redoubla donc d'efforts pour leur décrire en détail le fonctionnement de l'armée de Camelot, la formation des chevaliers et l'organisation des rondes.
-C'est bon ! l'interrompit brusquement la reine, et il crut déceler un soupçon de panique dans sa voix, comme si elle venait subitement de comprendre quelque chose. Je pense qu'elles ont compris ce qu'il en est ! Ne perdez pas votre temps à nous conter les moindres détails, seigneur Perceval, je suis sûre que vous avez hâte de pouvoir vous reposer après votre mission.
C'était faux, il n'avait pas hâte d'aller se reposer. Il était certes fatigué, mais ce qu'il faisait ici en répondant à ces questions était plus important que son confort personnel. Toutefois, il ne contredit pas l'autorité de la reine, qu'il avait toujours respectée pour son courage et sa perspicacité. Il se leva donc, prêt à quitter la pièce, mais Tina l'arrêta de son regard gris :
-Votre mission ? s'enquit-elle. De quoi s'agissait-il ?
Guenièvre prit à nouveau la parole pour répondre à la place du chevalier.
-Je peux vous assurer que cette mission n'avait aucun lien avec le meurtre de Gaël, il est inutile que nous retenions le seigneur Perceval plus longtemps.
Pourquoi était-elle si pressée d'abréger la conversation alors que lui-même ne demandait qu'à la prolonger ?
-Vous vous trompez, objecta Tina sans changer d'expression. Si ce meurtre est lié à Mordred d'une façon ou d'une autre, alors toutes les missions liées aux attaques du jeune mage nous concernent.
Elles ont raison, pensa Perceval, admiratif. Il se rassit donc et résuma comme il le put ce qu'il c'était passé à Willowdale. Lorsqu'il leur expliqua qu'aucun des villageois qui étaient présents dans la taverne n'avait pu donner une description du sorcier qui les avait sauvés, elles se remirent à froncer les sourcils, totalement incrédules.
Lorsqu'ils les avaient suivies dans cette salle, Perceval ne pensait pas leur dire ce qu'il pensait vraiment de la réponse des clients de la taverne. Mais, constatant qu'elles étaient parfaitement capables de percer à jour le mensonge des habitants de Willowdale, il ne pouvait pas les laisser penser que lui-même y avait cru.
-Je pense qu'ils mentent pour protéger celui qui les a sauvés, confia-t-il. C'est compréhensible.
Trois regards étaient à présent braqués sur lui. Il savait qu'il risquait le bûcher en avouant qu'il approuvait l'attitude de ces villageois, mais l'important était qu'il dise toute la vérité : Tina et Fina avaient besoin de tout savoir et il ne pouvait pas les trahir en omettant une partie de l'histoire.
-Vous pensez que le sorcier de Willowdale ne mérite pas d'être brûlé ? demandèrent calmement les deux femmes.
-Il mérite plutôt une récompense ! s'exclama Perceval.
-Vous pensez donc que la loi qui condamne la magie est une erreur.
Ce n'était pas une question mais il avait le sentiment qu'elles attendaient tout de même une réponse. Alors il devait la leur donner :
-Je…
-Assez ! s'indigna la reine Guenièvre. Comme vous pouvez le voir, Perceval est dans un état de fatigue avancé. Il ne sait plus ce qu'il dit.
-Peut-être, fit Tina d'un air pensif.
-Il est temps de le laisser retrouver le confort de ses appartements, dit fermement la reine.
-Laissons le simplement finir son rapport, cela ne prendra que quelques secondes.
-Oh ? s'étonna Perceval, qui ne comprenait pas la tension qui régnait à présent dans la pièce. Mon rapport est terminé. Après avoir recueilli le témoignage du dernier villageois, j'ai pu rentrer à Camelot avec lui et le seigneur Gauvain.
-En ce moment même, il y a donc à Camelot deux personnes qui se trouvaient dans cette fameuse taverne, comprit Tina en échangeant un regard avec son acolyte.
-Le seigneur Gauvain et un villageois, confirma Perceval.
-Où peut-on trouver ce villageois ?
Il aurait dû y penser. Les deux amies d'Uther n'allaient pas s'arrêter là, elles allaient tenter de les interroger et elles n'auraient aucun mal à leur tirer les vers du nez. C'était probablement une bonne chose d'ailleurs, car elles seraient capables de trouver une solution à cette situation compliquée.
-C'est un jeune garçon assez frêle au yeux verts et aux cheveux bruns. Je crois qu'il s'appelle Gilli.
Pour la première fois depuis le début de l'entretien, Tina eut l'air surpris. Il y eut un nouvel échange de regard entre les deux femmes. Ce nom leur était-il familier ? Il fut à nouveau transporté de joie à l'idée qu'il leur avait apporté un indice crucial, même s'il ne savait pas exactement pourquoi cette information avait tant d'importance.
Une main lui saisit l'épaule et il détacha son regard des amies d'Uther. C'était le bras de Guenièvre qui venait de se poser sur le sien. Il ne lui avait pas prêté attention depuis le début de la conversation. Même dans les moments où elle était intervenue, il ne l'avait pas vue, gardant son regard fixé face à lui sur Tina et Fina. La reine le dévisageait comme elle aurait observé un malade, et il ne comprit pas pourquoi.
-Cette conversation est terminée, dit-elle d'une voix douce, presque bienveillante.
Elle garda sa main posée sur lui, le guidant pour qu'il se lève et qu'il la suive à l'extérieur, laissant à regret les deux incroyables femmes. Ce n'est qu'une fois devant la salle du trône que la reine lui adressa la parole :
-Est-ce que vous vous sentez bien ? lui demanda-t-elle.
L'euphorie des instants précédents l'avait quelque peu quitté, mais il restait enthousiaste.
-Bien sûr, fit-il. Pourquoi cette question, ma Dame ?
-Vous n'êtes pas dans votre état normal, vous êtes sous l'emprise d'un enchantement.
-Non, je vous assure que tout va bien ! Qui donc m'aurait enchanté ?
-La première fois que j'ai vu Tina et Fina, elles m'ont semblé désagréablement familières mais je n'arrivais pas à mettre le doigt sur ce qu'elles me rappelaient… Maintenant j'ai compris… Tout à l'heure, elles vous ont fait parler comme vous n'avez jamais parlé auparavant. Vous leur avez absolument tout confié, que ce soit l'organisation de la garde, vos opinions sur Gaël ou votre avis sur la question de la magie. Je ne vous connais pas très bien mais je sais que vous n'auriez jamais fait une chose pareille dans votre état normal ! C'est à ce moment que j'ai compris : Tina et Fina me rappellent Lamia. Au début ce n'était que leur attitude qui m'était familière, et c'est pour cela que je n'arrivais pas à retrouver le souvenir qu'elles évoquaient en moi. Mais quand je vous ai vu en adoration devant elles, il m'est devenu impossible de ne plus le sentir… Ce sont des Lamias, ou en tout cas des créatures de la même famille… Il n'y a pas de doute possible.
Perceval était non seulement estomaqué, mais il sentait aussi poindre en lui un sentiment de colère. Comment osait-elle comparer ces fantastiques femmes à l'immonde créature qu'était Lamia ?
-C'est ridicule ! s'écria-t-il. Que feraient des Lamias à Camelot ?
-D'après… certaines sources, Mordred travaillerait avec des créatures magiques, même si on ignore lesquelles.
Perceval ne trouva rien à répondre à cela, mais il refusait de l'accepter. Le grand chevalier croisa donc les bras et détourna le regard, boudeur.
-Ne vous inquiétez pas, fit Guenièvre. Ce… comportement étrange vous passera bientôt. Tant que vous resterez à l'écart de ces créatures.
Elle le laissa ensuite dans le couloir en lui disant qu'elle allait voir Elyan et qu'il devrait prendre le temps de se reposer.
Perturbé par ce qu'il venait d'entendre, il ne répondit pas et resta immobile dans le couloir, alors même que la reine n'était plus là pour le voir manifester son mécontentement.
Ce fut donc ainsi que le découvrit Arthur. Le roi sortait tout juste de la salle du trône avec Gauvain, qui avait dû le rejoindre après avoir accompagné Gilli chez Gaïus. Le chevalier semblait se demander pourquoi Perceval ne s'était pas directement rendu auprès d'Arthur à leur arrivée, comme c'était initialement prévu . Bien sûr, il ignorait que Perceval avait dû donner la priorité à Tina et Fina.
-Gauvain vient de me faire son rapport, expliqua le roi, qui semblait tout aussi fatigué que son épouse. Nous savons maintenant avec certitude que les hommes de Mordred attaquent toujours par groupes de trois et que beaucoup utilisent un objet de sorcellerie pour lancer des sortilèges : si on le leur retire, ils ne peuvent plus faire de magie.
Perceval était prêt à parier que l'autre chevalier n'avait pas tout dit au roi. Toujours grisé par son entretien avec les deux femmes et confus suite aux remarques de la reine, il décida intérieurement qu'il enlèverait sa chemise ici et maintenant dans le couloir si jamais il se trompait.
-Ce qui m'intéresse tout particulièrement, reprit le roi, c'est qu'un sorcier aurait sauvé les gens qui se trouvaient dans la taverne…
Perceval retint son souffle et commença à porter la main à son col.
-Quel dommage que personne n'ait vu de qui il s'agissait, déplora Arthur en secouant la tête.
Perceval remit les bras le long de son corps et esquissa un sourire : aujourd'hui n'était pas le jour où il enlèverait sa chemise. Satisfait, il se tourna sans dire un mot et prit la direction de son lit.
Derrière lui, il entendit Gauvain et le roi se demander ce qui lui prenait.
Note : Dans les prochain chapitres, Gilli et Merlin se retrouvent, Elyan et Gwen en apprennent plus sur Tina et Fina, Gauvain découvre plusieurs choses et… Arthur retrouve Merlin. Merci à Linsy d'avoir ajouté cette histoire à ses favoris et à ses 'follows', et mille mercis à Abeille, fandemerlin et Gwenetsi pour leurs super reviews ! Ca me fait plaisir de voir que certains continuent de suivre cette fic malgré mes publications irrégulières. (J'ai posté bien plus rapidement cette fois-ci, bravo à moi !)
