Chapitre 74 : L'écho
Merlin ne parvenait pas à recréer le partage d'émotions avec Arthur.
En temps normal, cette mystérieuse magie se déclenchait lorsqu'il ressentait une forte empathie pour une personne dont il était proche. Avec Morgane, cela avait commencé quand il avait compris qu'elle était avant tout quelqu'un de perdu. Avec Arthur, c'était arrivé par accident lors d'un moment suspendu où il avait pleinement saisi qui était son ami, un instant de tranquillité et de complicité entre deux hommes qui se remémoraient les premières années de leur amitié. Leur relation leur avait semblé couler de source, chacun avait saisi la nature profonde de l'autre et, dès qu'Arthur avait posé une main sur son épaule, le lien magique s'était mis en place.
Mais cette fois-ci, il n'arrivait pas à répéter ce qui s'était auparavant révélé si naturellement. Quelque chose l'empêchait d'accéder à cet état d'empathie et, lorsqu'il s'essayait à parler du passé avec Arthur pour recréer une atmosphère propice à la connivence, le roi ne se prêtait pas au jeu. De même quand Merlin tentait d'évoquer l'évolution de leur amitié ou leur relation de manière générale. Tout ce qui intéressait Arthur c'était préparer la bataille, et rien ne pouvait l'écarter de cet objectif ne serait-ce que quelques secondes.
Mordred, lui, était prêt.
Il prenait désormais possession d'Hunith dès qu'Emrys et Arthur se retrouvaient seuls dans une même pièce. Par son biais, il les gardait constamment à l'œil. Privée de son libre arbitre de manière quasi-continue, la mère du jeune sorcier suivait les choses de loin et tendait une oreille magique durant chacune de leurs conversations, même les plus basiques. S'ils se trouvaient dans les appartement du roi, elle s'installait à proximité et recourait à la sorcellerie pour les écouter à travers la porte. S'ils se trouvaient sur le terrain d'entraînement, elle se postait à la fenêtre du château la plus proche et lançait un sort pour isoler leurs voix. Mordred n'avait plus peur d'attirer l'attention. Si Emrys finissait par le percevoir, il serait probablement déjà trop tard : c'était la dernière ligne droite et il ne fallait pas ralentir. Faire usage de la sorcellerie de cette manière demandait énormément d'énergie au jeune druide mais sa connaissance approfondie des formes de magie mentale lui permettait de s'en sortir malgré tout. Hunith n'avait elle-même pas de pouvoirs mais une part de l'esprit de Mordred résidait dans son corps et cela suffisait à ouvrir cette possibilité. Les druides savent mieux que quiconque que ce qui permet de développer un don magique est l'éveil au monde extérieur. Cet éveil vient en partie de la sensibilité du corps mais aussi de l'ouverture de l'esprit et, si cet esprit se retrouve dans une personne qui ne fait pas de magie, on garde donc tout de même une partie de ses talents. Même s'il devient plus difficile d'y faire appel et que cela requiert une compréhension avancée des mécanismes sous-jacents.
A vrai, dire, Mordred ne trouvait pas vraiment cela « plus difficile ». C'était plutôt épuisant. Il acceptait toutefois ce sacrifice, sachant qu'il était indispensable qu'il soit informé du moment précis où le lien se mettrait en place. Impossible de le manquer car c'était seulement une fois le pont établi qu'il pourrait s'en servir. Une fois le pont établi mais avant qu'il ne se referme. A force d'essais, il avait pu préparer le sort précis à prononcer pour exécuter son plan, tout cela dans l'attente du moment où Emrys parviendrait à réaliser la connexion. Quand cela se produirait, du fait du fonctionnement normal du lien émotionnel, toutes les émotions d'Arthur seraient présentes à la fois chez le roi lui-même et chez son valet. Hunith prononcerait alors un sort permettant de maintenir le désespoir dans le cœur du jeune sorcier. Ainsi, au moment où le lien serait brisé, cette émotion précise resterait en lui, écho refusant de disparaître et se répétant à l'infini. A partir de là, ils ressentiraient tous deux cette douleur tant qu'elle existerait en Arthur, à la différence près qu'Emrys ne garderait rien de ce qui aidait son ami à vivre ainsi. Le jeune sorcier avait sûrement lui-même des ressources susceptibles de lutter contre un tel sentiment d'accablement mais, ignorant sa provenance, il ne saurait pas comment le combattre efficacement. Quels mots rassurants peut-on bien se répéter pour vaincre une souffrance d'origine inconnue ?
L'entraînement venait de prendre en fin et Merlin, croulant sous le poids des affaires d'Arthur, raccompagnait ce dernier jusqu'à ses appartements.
-Au fait ! lança le jeune sorcier en s'efforçant d'avoir l'air naturel. Gaïus m'a parlé de Gwen et Gilli ce matin. Il dit qu'ils se rétablissent bien mais qu'il y a une chose que l'on pourrait faire pour les aider à se réveiller plus vite.
Le roi se tourna soudainement vers lui, immédiatement à l'écoute. Ainsi donc, il était pas si obnubilé par la bataille : il lui restait un peu d'attention à consacrer à son épouse et à son peuple.
Prudent, Merlin continua :
-D'après Gaïus, ils sortiront plus vite de ce coma si nous leur parlons.
-Si nous leur parlons ?
-Oui, si nous leur faisons la conversation en somme. Des choses anodines, des sujets du quotidien, rien qui crée de l'anxiété bien sûr. J'ai déjà commencé à le faire mais je pense que votre présence est aussi très importante, Gwen a besoin d'entendre votre voix. Vous pourriez lui parler des moments heureux que vous avez vécus ensemble, par exemple, je resterai avec vous pour rebondir sur vos mots et meubler si vous ne savez plus quoi dire.
En agissant ainsi, Merlin espérait surtout obliger Arthur à faire la conversation avec lui sur des thèmes légers qui pourraient recréer un moment de complicité. C'était une offre que le souverain ne pouvait pas refuser puisqu'elle contribuerait à soigner les blessés.
-Hmm, c'est plutôt sensé, effectivement, cela pourrait participer à leur rétablissement. Même si je ne suis pas certain qu'ils nous entendent vraiment.
-Vous avez justement un peu de temps libre avant votre prochaine réunion, peut-être pouvons-nous essayer dès maintenant ?
OoOoO
Gaïus les laissa seuls dans la pièce avec Gwen et Gilli. Ces derniers gisaient toujours inconscients sur leurs couches respectives, les mains posées sur le ventre, leurs poitrines couvertes de morceaux d'ambre lumineux. Ils avaient l'air en aussi bonne santé qu'on pouvait l'être dans cet état de sommeil prolongé. Comme à chaque fois qu'il les voyait étendus ainsi, Merlin sentit son sourire s'affaisser et les forces lui manquer. Il avait beau passer régulièrement devant eux, prendre ses repas en leur compagnie, leur vue le touchait toujours. Un mélange de tristesse, de peur et d'affection.
Il vit le roi prendre place face à eux, sur la chaise où s'asseyait habituellement le vieux médecin. Arthur se montrait mal à l'aise et hésitant mais aussi plongé dans ses pensées, dévisageant les blessés d'un regard fixe mais perçant, comme s'il souhaitait plus que tout s'en approcher sans vraiment oser le faire. Une fois assis, il posa tout de suite sa main sur celle de Gwen.
Merlin le laissa prendre son temps, avancer à son rythme, il ne voulait pas brusquer les choses. C'était une situation difficile pour son ami, ce n'était pas le moment de se précipiter. Pour l'instant, aucun d'eux n'avait encore pris la parole : le souverain semblait s'accoutumer à l'idée d'interagir avec ces personnes qui ne lui répondraient pas et dont il ignorait même si elles pouvaient l'entendre.
-J'espère que tu vas bien, murmura-t-il finalement à la jeune femme.
Le silence lui répondit.
-Oui, rebondit Merlin en comprenant qu'Arthur était prêt à engager la conversation. Tu nous manques, Gwen.
Il prit aussi une chaise et se plaça près de ses amis :
-Toi aussi, Gilli. Réveillez-vous vite, tous les deux.
Arthur hocha la tête. Il n'avait pas émis d'objection au bon rétablissement du jeune homme, sachant pourtant pertinemment que c'était un sorcier, ce qui n'était pas si mal. D'un autre côté, il osait à peine poser son regard sur lui. L'éternel rejet de la magie si cher aux Pendragon.
-J'ai une bonne nouvelle à t'annoncer, dit le roi à son épouse endormie.
Merlin se figea. Allait-il parler de son accession à la tête de l'armée commune ? Il était censé éviter tous les sujets liés à la bataille ou susceptibles de causer la moindre angoisse. La conversation devait rester légère.
-Arthur…
Le roi l'ignora :
-Dame Viviane n'est plus sous l'influence du sort d'amour.
-Quoi ? sursauta Merlin. Comment ?
Arthur gardait le regard tourné vers la jeune femme. Ce n'était pas à lui qu'il parlait.
-Quelqu'un lui a donné un baiser d'amour véritable, et tu ne devineras jamais qui.
Puis, devant l'absence de réponse :
-Léon.
-Le Seigneur Léon ?! réagit Merlin.
-Il sembleraient que tous deux soient… tombés amoureux.
-Nom de…
La nouvelle amusait beaucoup le jeune sorcier, tout en lui réchauffant le cœur. Il sentait aussi poindre le début d'un fou rire en imaginant les deux tourtereaux.
-Léon est l'un de tes amis d'enfance, dit Arthur à Gwen, si je ne me trompe pas.
Tout en parlant, il ajusta une mèche de cheveux sur le front de cette dernière :
-Viviane est différente, tu sais, elle a beaucoup changé ces derniers temps. Elle n'est plus aussi prétentieuse, je pense que vous pourriez bien vous entendre.
Merlin était désormais certain qu'il ne s'adressait pas à lui, mais peut-être ne s'adressait-il pas vraiment à elle non plus. Il y avait dans ses yeux, perdus dans le vague, une distance avec le monde réel laissant penser qu'il se parlait plutôt à lui-même. Cette minute de bonne humeur avait beau être agréable, elle ne pouvait pas instaurer de complicité entre eux. Difficile d'y parvenir avec quelqu'un qui semble si détaché de la réalité.
Comme s'il l'avait entendu, Arthur leva la tête et embrassa la pièce du regard, s'arrêtant enfin sur Gilli avec aplomb :
-Gilli, tu ne connais pas l'historique de Dame Viviane, la fille du roi Olaf. En réalité, elle et moi avons tous deux été ensorcelés il y a quelques années pour s'aimer l'un l'autre. L'enchantement qui pesait sur moi a été brisé par un baiser de Guenièvre, la femme que j'aime réellement, mais Viviane n'avait personne et elle est restée ainsi durant plusieurs années. Ce n'est que récemment qu'elle a commencé à développer des sentiments pour Léon, l'un de mes chevaliers. Il l'a libérée de cette emprise.
Nouveau silence.
Merlin ne savait plus s'il devait encore prendre la parole. Gwen et Gilli n'allaient évidemment pas lui répondre, mais Arthur était-il en train de l'ignorer pour se concentrer sur ceux dans cette pièce qui ne risquaient pas de lui poser de questions gênantes ?
Se comportant une nouvelle fois comme s'il avait lu dans ses pensées, le roi se tourna vers lui :
-Léon et Viviane, qui l'eût cru, n'est-ce pas ?
Le jeune sorcier eut un sourire soulagé :
-Je suis content pour eux. Et je me questionne sur ce qu'ils ont prévu pour la suite, surtout quand on sait comment est Olaf.
-Ils vont se retrouver confrontés à quelques difficultés, c'est certain.
Cette fois-ci, Arthur parlait vraiment à tout le monde, comme s'il s'agissait d'un véritable échange à quatre.
-Cela doit vous rappeler des souvenirs, Sire.
-Il y a des similitudes évidentes avec ma propre histoire.
Ils rirent ensemble au souvenir des péripéties de la romance d'Arthur et Guenièvre, qui avaient finalement réussi à se trouver malgré les épreuves. Ou plutôt, Merlin rit, et Arthur redressa légèrement les extrémités de sa bouche. Pourtant, c'était suffisant.
Le moment était venu, et Merlin se pencha pour poser une main amicale sur lui afin de déclencher le lien magique.
Ses doigts effleurèrent l'épaule du roi mais rien ne se produisit.
Pas de lien.
Etrange, il était pourtant sûr que cela aurait dû fonctionner. Il avait dû passer à côté de quelque chose d'important, mais de quoi pouvait-il s'agir ?
Il s'écarta en réfléchissant à toute allure, profitant du nouveau silence contemplatif qui avait suivi leurs derniers mots. Lors de leur premier partage d'émotions, il avait fait naître le lien émotionnel magique en ayant une compréhension totale de qui était Arthur. Aujourd'hui, recréer un moment de complicité aurait dû suffire pour lui permettre de se reconnecter avec cette compréhension et faire revivre le lien. Alors pourquoi n'y parvenait-il plus ? Il devait y avoir chez son ami quelque chose qui lui avait échappé. Ce dernier ne devait plus être exactement la personne qu'il était au moment du premier partage, et le jeune sorcier n'avait pas perçu ce changement, ou du moins il ne l'avait pas compris. C'était sans doute lié au comportement du roi depuis leur passage sur l'île, mais en quoi cet évènement avait-il fondamentalement altéré son identité ?
Merlin réprima un soupir de frustration. S'il voulait établir le lien avec Arthur, c'était justement pour savoir ce qu'il avait en tête. Comment était-il censé y arriver si la clé se trouvait précisément dans ce qu'il peinait à comprendre depuis le début ?
Il réfléchit encore. Ce qu'il voulait savoir à travers le lien, c'était ce que ressentait Arthur à l'heure actuelle. La nature de l'émotion qui l'habitait. La solution pour y parvenir était de comprendre l'homme qu'il était aujourd'hui devenu après le temps passé auprès de Mordred. Ce n'était donc pas tout à fait la même chose, même si les deux étaient intrinsèquement liés. C'était tout de même particulièrement redondant : comment faire le second sans connaître le premier ?
Il fallait revenir aux essentiels. Quelle était donc l'identité d'Arthur, dont Merlin avait si bien saisi l'essence lors de leur premier partage ?
Un roi de légende.
Aimant son peuple, son épouse et ses amis.
Dévoué.
Courageux.
Stratégique.
Peut-être Merlin en oubliait-il lorsqu'il s'essayait ainsi à faire une liste explicite, mais là se trouvaient les fondamentaux. Les détails et nuances se trouvaient en lui, et il les connaissait bien. Ce qu'Arthur priorisait. Ce qu'Arthur voulait pour les gens autour de lui. Ce qu'il deviendrait.
Alors qu'est-ce qui avait changé ?
Le problème n'était pas dû au simple fait qu'Arthur lui cachait quelque chose, puisque cela avait déjà été le cas au moment du premier partage. Cela n'avait pas affecté son identité au point de ne plus être compris par Merlin.
Qu'est-ce qui avait changé ? Qu'avait causé Mordred en lui ?
Merlin se concentra sur l'image que lui renvoyait Arthur à l'heure actuelle. Il était temps pour Emrys de laisser son intuition prendre le dessus sur son esprit rationnel, qui avait jusque là échoué à lui apporter des réponses. Le souverain et le sorcier n'étaient pas les deux faces d'une même pièce pour rien !
De ce que Merlin pouvait voir, Arthur était-il encore tout cela ? Un roi de légende, aimant son peuple, son épouse et ses amis, dévoué, courageux, stratégique ?
Stratégique, il suffisait de le voir organiser d'une main de maître la bataille à venir, ainsi que les efforts qu'il avait déployés pour obtenir le contrôle de l'armée. Courageux sans le moindre doute. Toujours dévoué. Et son amour pour les gens autour de lui n'avait pas été ébranlé : les efforts qu'il déployait pour la bataille, sa main posée sur celle de Gwen, sa conversation avec Merlin, la façon dont il parlait d'amitié avec son épouse, tout en témoignait.
Un roi de légende ? Seul l'avenir le prouverait mais Merlin croyait dur comme fer en ses capacités à le devenir.
Il observa à nouveau Arthur. L'affaissement de ses épaules. Le vide dans son regard. Son sourire inversé. Son air défait. Oui, son air défait, car tout en lui criait l'abandon. Pourtant, il se battait encore, alors pourquoi respirait-il ainsi le renoncement ? Qu'avait-il abandonné ?
Un roi de légende… Merlin croyait en ses capacités à le devenir, mais Arthur lui-même y croyait-il encore ? Alors, le jeune sorcier comprit.
Arthur voulait abdiquer.
Peut-être pas dans l'immédiat mais certainement après la bataille. C'était visible dans tous ses mouvements, son attitude, son expression. Quoiqu'il se soit passé sur l'île, quelle que soit l'émotion spécifique qui avait mené à cette décision, c'était ce renoncement à sa propre identité que Merlin avait tardé à voir.
A présent, s'il touchait Arthur, le lien se formerait. Il établirait le lien et saurait précisément quels sentiments avaient mené à ce choix.
Il tendit à nouveau la main et les ressentis de son ami se révélèrent, à la manière d'une vague qui déferlait en lui avec plus de force que n'en avaient jamais eu les émotions de Morgane. Plus de force que n'en avaient jamais eu ses propres émotions. Un torrent de tristesse, de culpabilité et de honte. Arthur était un homme misérable dans tous les sens du terme, un homme mauvais et un homme malheureux. Un homme qui avait commis des atrocités, qui ne méritait pas le pouvoir, qui devait absolument partir, partir loin. Partir, partir, partir… Merlin ignorait ce qui avait causé de tels tourments mais cela ne l'empêchait pas de les vivre. Qu'avait bien pu faire Mordred ?
La seule chose qui permettait au roi de garder la tête hors de l'eau était une détermination à toute épreuve. Quelques mots qu'il se répétait en boucle mais que le jeune sorcier ne pouvait pas entendre. Il ne percevait que les émotions qui y étaient liées : protéger, protéger, protéger.
Arthur le regardait avec de grands yeux, lui-même temporairement pris par le flot de ce qu'il recevait.
Submergé, Merlin retira brusquement sa main mais, contre toute attente, cela ne fit qu'empirer les choses. Le lien était coupé mais… Il bascula de sa chaise et serra ses bras contre son corps en poussant un gémissement. La détermination était partie mais sa magie avait dû faire une erreur quelque part car tout le reste était encore là et l'envoyait par le fond.
-Merlin, est-ce que tout va bien ? cria une voix lointaine, paniquée.
Il ne voyait plus rien. Il voulait pleurer toutes les larmes de son corps mais il n'en avait plus la force. Il se balançait d'avant en arrière avec terreur.
-Merlin, Merlin ! Que se passe-t-il ?
Accablement, détestation de soi, culpabilité. Il n'était pas un homme bon.
-Essaie de me dire ce qu'il se passe, disait la voix lointaine d'Arthur, que je puisse faire quelque chose…
La douleur était trop forte, il devait partir, partir loin. Partir, partir, partir.
Note : Merci à naomithib13, Sapindetin et L'Arsene pour vos reviews, et à naomithib13, L'Arsene et pour l'ajout de cette histoire et/ou de moi-même à vos listes de favoris et/ou d'histoires/auteurs suivis ! A bientôt pour le prochain chapitre. :)
