Cela faisait quelques temps que nous marchions dans la neige poudreuse qui s'enfonce sous notre poids que je vois du coin de l'œil, Frodon perdre l'équilibre et dégringoler en laissant tous ces efforts pour monter cette partie s'envoler. Aragorn l'arrête dans sa chute et remet le Hobbit sur pied. Frodon s'aperçoit que la chaîne à laquelle est accroché l'anneau unique n'est plus dans son cou. Boromir fait un pas et ramasse le collier en étant totalement hypnotiser. Biensûre que je sais qu'il va rendre l'anneau, mais mon coeur bat quand même plus rapidement, comme si je suis stressée de ce qui s'en venait.

-C'est une étrange fatalité que nous devions éprouver tant de peur et de doute pour une si petite chose, une si petite chose!

-Boromir. Rendez l'anneau à Frodon, s'exclame doucement Aragorn.

-À vos ordre, j'en ai cure!

Nous continuons d'avancer dans la neige. Plus nous montons, plus je vois que des Hobbits qui ont l'air d'avoir si froid... Claire et Fanny se tiennent coller en montant, s'abrillant mutuellement dans la cape de l'autre. Autant dire que toutes les autres personnes présentes sont totalement frigorifié, mais certain le cache mieux que d'autres. Même l'elfe qui pourtant est moins affecté par la froideur à froid. Avancer devient de plus en plus dur pour tout le monde. J'ai de la neige jusqu'au nombril. Je ne peux même pas imaginer à quelle point ça doit être dure pour le nain et les hobbits. Et dire qu'on va avoir fait ça pour absolument rien.

-J'entends une voix sinistre dans les airs! dit l'elfe sylvestre.

-C'est Saroumane!

Un craquement sourd surgit avant que je vois des roches tomber juste au dessus de nos têtes. Le plus rapidement possible, je me colle à la parois pour les éviter.

-Il essaye de déclencher une avalanche, Gandalf! Il faut faire demi-tour! rajoute Aragorn.

Mais Gandalf refuse de rebrousser chemin. Un nouveau craquement surgit et cette fois-ci, je sais que nous allons être ensevelit par la neige. Le poids de la neige additionnée à ma fatigue me fait perdre pied et je me retrouve entièrement engloutie par la neige. Tout est noir, je ne vois plus rien. J'essaye de m'agiter pour me sortir de là, mais les mouvements à côté de moi ne font que plus me rajouter de neige et plus la taper, ce qui rends la tâche plus corsée.

-Où sont Dame Fanny et Dame Keijy? entendis-je vaguement.

Je sens finalement une mains prendre la mienne et m'aider à me sortir de la neige. Aragorn. À peine sortie que le vent vient me fouetter le visage comme jamais. J'ai l'impression que le vent est encore plus fort. J'essaye d'enlever le plus possible la neige de mon capuchon avant de le remettre, mais je sens la neige froide se coller à mon cou.

-Il faut quitter la montagne. Passons par la trouée du Rohan. Faisons un détour par ma cité, plaide Boromir.

-La trouée du Rohan nous rapproche trop d'Isengard, explique Aragorn.

-Mais c'est quand même le chemin le plus sûr, contre Claire.

Mais qu'est-ce qu'elle fait? Pourquoi est-ce qu'elle... Il ne faut pas que l'histoire change trop, sinon la fin peut-être complètement différente et il faut que Gandalf le gris devienne Gandalf le blanc. On doit passer par la Moria.

-On ne peut pas passer par dessus la montagne, alors passons par-dessous. Passons par les mines de la Moria.

-Laissons le porteur de l'anneau décider.

-On ne peut pas rester ici, ce serait la mort des hobbits, continue Boromir.

-Frodon?

-Nous passerons par les mines.

-Qu'il en soit ainsi.

Maintenant, nous devons descendre tout se qu'on a monté. Fanny propose tout naïvement au hobbits de descendre en luge. Ils répondent avec un gros point d'interrogation dans les yeux. Fanny leur explique donc que s'ils étalent leur cape sur le sol, elles sont assez rigides pour être transformées en sorte de traineau pour qu'ils puissent descendre plus rapidement. Tous les hobbits à l'exception de Frodon acceptent et Claire décide de se joindre à eux. En voyant les jeunes descendre beaucoup plus rapidement, peu après Gimli décide de faire pareil. Il ne reste donc seulement Aragorn, Gandalf, Boromir, Frodon, Legolas et moi.

-Vous ne voulez pas faire comme vos amies Dame Keijy? me demande Frodon.

-Non, ma cape est suffisamment mouiller comme ça et je ne veux pas prendre le risque de prendre une débarque et ma casser quelque chose ou me faire mal tout court.

-Vous semblez être la plus sage de vos amies... commente-t-il.

-Je suis probablement la moins intrépide du groupe et je suis probablement celle qui essaye le plus de réfléchir avant d'agir, mais je ne dirais pas que je suis la plus sage. La sagesse vient dans plusieurs formes Frodon.

-Qu'est-ce que vous voulez dire?

-Et bien, la sagesse peut être bien des choses, la connaissance, la tempérance, la prudence, le discernement et même la justice et la sincérité.

-J'imagine que vous avez raison...

-Arrêtez de torturer le pauvre hobbit, Dame Keijy. Il a déjà un fardeau aussi lourd à porter, pas besoin de lui rajouter vos réflexions, dit Gandalf en arrivant à nos côtés.

-Dit celui qui parlent en énigmes... rétorquai-je faisant rire les deux autres humains.