Hello !

Eh oui, déjà, mais le défi de ma copinaute ayant été trollement relevé, je respecte ma part du marché.

Voici donc le chapitre 11 de SQA, j'espère qu'il vous plaira.

Bonne lecture et grand merci, une fois de plus, de me suivre dans cette aventure.


RAR : (les autres réponses sont envoyées en MP)

Guest : Va savoir, Lulu sera peut-être content, mdr. J'espère que ça te plaira !

Momille : pas de souci, rien d'obligatoire à reviewer à chaque fois (même si ça fait super plaisir, ne nous méprenons pas). Contente que tu aies aimé ! Le repas sera pas pour tout de suite, faut régler le problème Lulu, avant ;) Merci pour ta review !


Drago dévisagea son père en silence durant un long moment, jusqu'à ce que Lucius Malefoy franchisse, sa canne à la main, le seuil de son appartement. Aucun mot ne fut prononcé, mais la façon dont il le toisa ne présageait rien de bon pour la suite.

Nerveux, Drago le suivit dans son salon et s'excusa en silence auprès d'une Hermione qui se redressa comme si elle était montée sur ressort.

Cependant, Drago la vit reprendre rapidement contenance et lancer un regard glacial à son père, comme s'il ne l'intimidait pas le moins du monde.

Il se doutait qu'elle devait prendre sur elle pour ne pas perdre la face et il l'admira pour cela, lui-même n'étant pas sûr de parvenir à garder son calme.

Hermione rassembla ses affaires dans un silence de plus en plus pesant, contourna Lucius Malefoy sans lui prêter la moindre attention et, une fois à ses côtés, se hissa sur la pointe des pieds pour l'embrasser.

- Tu peux passer après, si tu veux, déclara-t-elle doucement.

Drago sentait que la voix de la jeune femme tremblotait légèrement, mais sa posture resta droite et fière, comme pour prouver à son père qu'il ne l'atteignait pas.

Impressionné par son courage, il essaya de s'en inspirer et lui rendit donc son baiser, ignorant le claquement de langue désapprobateur de son père, et lui promit de la rejoindre dès qu'il le pourrait.

Puis Hermione sortit de son appartement, le laissant seul avec Lucius.

Le silence ne fut pas rompu pour autant et Drago se sentait de plus en plus mal à l'aise sous le regard implacable de son père, qui se tenait immobile face à lui, les mains croisées sur sa canne.

- J'attends, déclara-t-il finalement.

- Tu veux un verre d'eau ? lui proposa Drago, tentant vainement de détendre l'atmosphère.

Ou de gagner du temps, il ne le savait pas trop.

- Cesse ton impertinence.

- Que veux-tu que je te dise, alors ? J'ignore la raison de ta visite.

- Ne te fais pas plus idiot que tu ne l'es déjà. Épargne-nous ça à tous les deux.

- Je suppose que tu as vu la Gazette, lâcha Drago en soupirant, vaincu.

- Effectivement. Et donc, j'écoute ce que tu as à me dire à ce sujet.

- Rien d'autre que ce que tu as vu. J'étais bien à ce mariage en sa compagnie.

Toujours immobile, Lucius le dévisagea comme s'il était sa plus grande déception.

Ce qui était probablement le cas.

- Tu es tombé bien bas, Fils... J'ai tenté de prévenir ta mère, nous n'aurions jamais dû te laisser tant de liberté. Il est donc temps, à présent, que je reprenne les choses en main.

- Comment ça ? s'enquit Drago, craignant sa réponse.

- Ton petit passe-temps au Ministère à jouer les sous-fifres, ce trou à rats, ces relations immorales... Tout cela est terminé. Tu vas revenir vivre au Manoir avec nous, travailler avec moi et fréquenter la femme que nous estimerons digne de notre rang.

Drago ne put retenir un éclat de rire en entendant ces mots. Son père était-il réellement sérieux, là ?!

Vu l'air impassible qu'il affichait, il fallait croire que oui.

- Tu penses vraiment que je vais accéder à ta requête ?

- Je n'hésiterai pas à te déshériter le cas échéant, Fils, sache-le. Il est hors de question que je te laisse trainer notre nom plus longuement dans la... Bourbe.

Cette fois, ce fut une bouffée de colère qui monta en Drago. Après tout ce qu'il avait vécu par sa faute, la peur, l'humiliation, la torture, la violence gratuite, son père pensait sincèrement que fréquenter une née-Moldue serait ce qui entacherait leur nom ?!

C'était une vaste blague. Rien d'autre qu'une plaisanterie douteuse d'un homme qui devait avoir perdu tout sens commun.

- Tu crois sincèrement que ça m'importe ? répondit-il, vibrant de rage. Tu crois vraiment qu'après trois années à travailler au Ministère, à vivre ici, à me débrouiller par moi-même pour ne plus dépendre de toi, tes menaces auront le moindre effet sur moi ? Je m'en fiche de ton héritage, de ton argent, de ton Manoir, je veux juste être libre de vivre comme je l'entends !

- Ainsi, tu es prêt à tout perdre ? Tu la choisis elle ?

Il prononça ce dernier mot avec un tel dégoût que Drago eut l'impression qu'il le lui avait craché au visage.

- Oh non, Père, absolument pas. Je me choisis, moi.

Un nouveau silence encore plus lourd que le précédent s'installa entre eux et Drago se demanda, l'espace d'un instant, si son père l'avait bien entendu.

Finalement, le teint encore plus pâle que d'habitude, il déclara :

- Ainsi, nous n'avons plus rien à nous dire.

Il prit ensuite sa canne en main et quitta son appartement, sans même lui accorder un dernier regard.

Une fois seul, Drago se laissa retomber sur le sol, trop las pour rejoindre ne serait-ce que son canapé.

Cette entrevue avec son père l'avait littéralement vidé.

Leurs relations étaient tendues depuis bien longtemps et Drago avait toujours su qu'ils finiraient par atteindre le point de non-retour. Cependant, il n'avait pas anticipé que ça le toucherait tant.

Pourtant, il ne regrettait rien.

Son père était une personne toxique et rester à ses côtés ne ferait que l'entraîner vers ses tendances les plus sombres : il l'avait déjà expérimenté et il ne voulait pas avoir à revivre cela.

Il espérait juste que sa mère se montrerait moins fermée, même s'il doutait qu'elle ose s'opposer ouvertement à son époux. Il n'avait malheureusement aucun pouvoir là-dessus et seul le temps répondrait à cette interrogation.

Il inspira et expira profondément à plusieurs reprises, tentant ainsi de recouvrer le contrôle de ses émotions.

Lorsqu'il se sentit un peu plus calme, il décida d'aller prendre une douche pour terminer de se remettre les idées en place puis, une fois rhabillé, il transplana jusqu'à chez Hermione.

Arrivé devant chez elle, il se manifesta et elle vint lui ouvrir rapidement. Il vit aussitôt qu'elle semblait inquiète et lui sourit pour tenter de la rassurer.

- Ça va ? s'enquit-elle en se décalant pour le laisser entrer.

- Ça ira, répondit-il simplement.

- Ton père a vu l'article de la Gazette, c'est ça ?

- Ouais, confirma-t-il sombrement.

- Je suis désolée... commença-t-elle.

Mais Drago l'interrompit directement, en mettant un index sur ses lèvres.

- Ne commence pas, la prévint-il. Ça couvait entre nous depuis un moment, si ça n'avait pas été ça, il aurait trouvé un autre prétexte pour tenter de s'immiscer dans ma vie.

Hermione soupira légèrement et Drago se demanda s'il l'avait vraiment convaincue. Pour la côtoyer quasi-quotidiennement depuis plusieurs années, il savait qu'elle avait tendance à culpabiliser pour tout et n'importe quoi.

Puis elle se hissa sur la pointe des pieds pour l'embrasser tendrement, chassant ainsi ses propres craintes.

Drago remarqua alors qu'elle était simplement vêtue d'une nuisette en soie prune et un sourire coquin étira ses lèvres.

- Tu es très belle, déclara-t-il en glissant ses mains sous sa robe pour lui caresser les fesses.

Elle le remercia en rougissant légèrement et lui demanda s'il avait dîné. Comme ce n'était pas le cas, elle l'invita à se joindre à elle, l'informant qu'elle comptait passer à table avant qu'il n'arrive.

Drago la suivit jusqu'à son espace salle à manger et Hermione ajouta des couverts pour qu'il puisse lui tenir compagnie.

Elle avait, sans le savoir, préparé son repas préféré - un pain de viande accompagné de pommes de terre rôties et de haricots verts - et Drago le savoura avec beaucoup de plaisir.

- Tu as l'air d'avoir aimé, constata-t-elle, une fois leurs assiettes vides.

- Beaucoup, oui, confirma-t-il. Encore un autre de tes talents cachés... Y a-t-il quelque chose que la grande Hermione Granger ne sache pas faire ?

- Hum... fit-elle mine de réfléchir. Je chante faux.

- Vraiment ?

- Affreusement, oui ! avoua-t-elle en riant.

- J'aimerais bien entendre ça...

- Jamais de la vie, désolée.

Drago se leva ensuite de table et la contourna pour s'approcher d'elle puis il s'assit sur le sol, sous l'œil surpris d'Hermione.

- Je peux savoir ce que tu fais ? s'enquit-elle en posant les yeux sur lui.

- Je m'apprête à prendre mon dessert, bien sûr, commenta-t-il en caressant doucement ses cuisses.

Hermione lâcha un petit "Oh !" complice et pivota sur sa chaise en écartant légèrement les jambes pour l'inviter à poursuivre.

Drago commença alors à embrasser délicatement ses chevilles puis remonta, centimètre par centimètre, vers cette zone qui l'appelait silencieusement. La respiration d'Hermione se faisait plus courte à mesure qu'il arrivait près de son entrejambe, déposant une à une ses cuisses sur ses épaules. Drago ne put s'empêcher de sourire contre sa peau lorsqu'il la sentit passer ses doigts dans ses cheveux pour l'accompagner, ravi de la savoir si impatiente.

Il laissa doucement glisser sa langue sur la peau nue de son ventre, sa nuisette reposant en boule sur sa tête, tout en faufilant un doigt sous la culotte qu'elle portait.

À son plus grand plaisir, il constata qu'elle était déjà bien humide. Il leva les yeux vers elle pour l'observer et constata qu'elle le dévorait du regard tout en se mordillant la lèvre inférieure.

Elle souleva ensuite légèrement les fesses de son siège, pour l'aider à retirer ce sous-vêtement gênant, et laissa sa tête retomber en arrière en soupirant lorsque sa langue rencontra enfin son clitoris.

Drago commença à la lécher doucement, son index jouant avec l'entrée de son vagin. Ses gémissements étaient tellement encourageants et son entrejambe humide qu'il se risqua à diriger son doigt vers son autre orifice, guettant attentivement ses réactions pour s'ajuster en conséquence.

Hermione se contenta de se décaler sur la chaise pour lui faciliter l'accès, l'autorisant ainsi tacitement à poursuivre et Drago n'hésita plus à la stimuler de ce côté tout en s'occupant de l'autre avec sa bouche.

- Par Merlin, ne t'arrête surtout pas ! lâcha-t-elle dans un râle de pur plaisir, alors qu'il ajoutait un deuxième doigt tout en faisant jouer sa langue.

Plusieurs minutes plus tard, elle le supplia d'arrêter en empoignant ses cheveux pour l'éloigner d'elle avant de se mettre debout, en appui sur le dossier de la chaise, son dos face à lui et les fesses offertes.

- Je... Euh... Par où ? demanda Drago en sortant son sexe de son pantalon, craignant de mal interpréter l'invitation de sa position.

Hermione se saisit de sa baguette pour leur lancer les sorts d'usage tout en répondant :

- Habituel, mais tu peux continuer à jouer avec l'autre...

Drago sourit, à la fois satisfait et surpris, et la pénétra d'un geste sûr tout en glissant à nouveau deux doigts dans son anus. De sa main restée libre, il alla titiller son clitoris et Hermione commença à jouir sans la moindre retenue.

Ce qui, honnêtement, le rendit tout simplement fou de désir.

Alors Drago augmenta le rythme de ses pénétrations et Hermione accéda à l'orgasme au bout de quelques minutes. Il décala donc ses mains pour les poser sur ses hanches afin de raffermir sa prise et accéléra encore, faisant glisser son pantalon et son boxer jusqu'à ses chevilles, puis son plaisir atteignit également son paroxysme.

Il se laissa retomber sur son dos, qu'il parsema de baisers tout en essayant de reprendre son souffle, sentant que s'il ne la maintenait pas de ses bras, ses jambes ne la soutiendraient probablement plus.

La serrant toujours tout contre lui, il retira ses chaussures avec ses pieds et laissa ses affaires sur le sol pour l'inviter à se rendre sur le canapé, où ils s'écroulèrent dans les bras l'un de l'autre, à bout de souffle.

- Tu en as d'autres, des choses du genre, à me faire faire ? demanda-t-il, au bout d'un moment.

- Alors déjà, c'est toi qui as commencé... Et... Euh... Ça ne t'a pas plu ? l'interrogea-t-elle avant de se mordiller la lèvre, clairement nerveuse.

- Tu veux rire ou quoi ?! répliqua-t-il en riant légèrement. C'était juste... Parfait. Exactement ce dont j'avais besoin, en fait.

En prononçant ces mots, Drago réalisa que c'était effectivement le cas. Même s'il avait réussi à recouvrer son calme après le départ de son père, leur discussion l'avait mis dans un état de nerfs assez avancé et il n'avait pas eu conscience que cette tension était restée, sous-jacente, au fond de lui.

En la prenant comme il venait de le faire, il avait pu évacuer toute cette hargne enfouie en lui et il se sentait à présent réellement apaisé.

- Si... Si tu veux, bredouilla-t-elle en enfouissant son visage contre son torse, on fera ce qu'il faut, une prochaine fois, pour que... Enfin...

- On ne fera pas de sodomie si tu n'es pas totalement partante, Hermione, déclara Drago en prenant son visage entre ses mains pour qu'ils puissent se regarder dans les yeux. Et ne te cache pas comme ça face à moi, il n'y a rien de honteux à ta proposition. Il n'y a rien d'obligatoire non plus, d'ailleurs. Je prendrai tout ce que tu voudras bien m'offrir et ça m'ira parfaitement. C'est important de pouvoir en parler ouvertement si on veut avancer ensemble.

Hermione franchit l'espace qui les séparait pour l'embrasser tendrement et Drago lui rendit son baiser sans hésiter.

Cette femme était vraiment époustouflante et il s'estimait extrêmement chanceux qu'elle lui ait laissé une place dans sa vie.

La discussion qu'il avait eue avec son père tenta de se frayer un chemin jusqu'à son esprit, mais Drago la chassa rapidement, n'ayant pas envie de se pencher sur ce problème pour l'instant.

Non, pour l'heure il préférait jouer avec les boucles brunes d'une Hermione calée tout contre lui.

Elle se leva pour s'esquiver rapidement aux toilettes, comme chaque fois qu'il jouissait en elle, et Drago en profita pour se nettoyer d'un coup de baguette et renfiler son boxer, qu'il avait laissé sur le sol près de la table. Elle le rejoignit quelques secondes plus tard, trainant un plaid en coton derrière elle.

Elle se blottit à nouveau entre ses bras, déposant la couverture sur eux, puis se saisit de la télécommande qu'elle lui avait montrée la semaine passée pour allumer la télévision.

- Je me disais que l'occasion était parfaite pour t'initier à ce loisir moldu, déclara-t-elle avant de l'embrasser sur le menton. Quel genre de programme t'intéresserait ? Film ? Émission ? Documentaire ?

- Je n'y connais strictement rien, Hermione, je te fais confiance.

Il vit les images sur l'écran "sauter" lorsqu'elle appuyait sur les boutons de sa télécommande puis Hermione finit par la déposer sur sa table basse après avoir lâché un "Ah !" satisfait.

- Le film commence tout juste, ça tombe bien ! lui annonça-t-elle tandis que son attention à lui était accaparée par les images mouvantes.

- Qu'est-ce que c'est ?

- Tu verras bien, je préfère te laisser la surprise.

Alors Drago se laissa simplement happer par l'histoire qui défilait sous ses yeux, encore plus impressionné que la dernière fois par cette invention.

Le film en question racontait l'histoire d'un chasseur de trésor qui cherchait un bijou au fond d'un océan, après qu'un bateau ait coulé.

- Comment ont-ils fait pour obtenir de telles images ? s'enquit-il au bout d'un moment, ne pouvant plus contenir sa curiosité.

- Ils les ont réellement filmées au fond de l'Atlantique, l'histoire du collier est inventée mais celle du naufrage est réelle.

- Ah oui ?

- Oui, oui. Regarde la suite, tu verras...

Drago se tut à nouveau, subjugué par l'histoire. Une vieille dame venait de rejoindre les pilleurs de tombe sur leur bateau et racontait ce qu'elle avait vécu plus jeune.

Le temps défilait sans même qu'il en ait conscience. Hermione se leva un moment donné pour aller leur chercher du jus de citrouille et des pop corn caramélisés mais Drago, lui, ne parvenait pas à quitter l'écran des yeux.

- Attends ! s'exclama-t-il au bout d'un moment. Ils sont réellement en train de s'envoyer en l'air, là ?!

- Bien sûr que non ! rit Hermione. Ce sont des acteurs, ils font semblant.

- Eh bien ils le font rudement bien, si tu veux mon avis...

- C'est une manipulation de l'esprit. La caméra les filme de façon à ce qu'on pense que... mais en fait non. C'est chorégraphié, tout ça, et ce n'est pas un porno.

- C'est quoi, un porno ? releva-t-il, curieux.

- Euh... toussota Hermione, captant aussitôt son attention.

Il remarqua alors que ses joues avaient pris une jolie nuance de rose.

- Eh bien dans les pornos, on a ce genre de scène, sauf que là, ils ne font pas semblant... Enfin si, probablement, mais disons qu'on voit tout.

- Tout ?

- Oui, tout... Les poitrines, les... Les pénis, les vulves, la totale, quoi.

- Et tu regardes ce genre de choses ? l'interrogea-t-il, un rictus coquin au coin des lèvres.

- Ça m'est arrivé une fois ou deux, oui... se confessa-t-elle, plus rouge que jamais.

- Eh bien je serais curieux de voir ça aussi ! Avec toi, bien sûr...

Il l'embrassa tendrement, amusé par sa gêne, puis reporta son attention sur le film.

La suite fut particulièrement poignante, avec tous ces gens qui périrent dans cette catastrophe, et Drago resserra ses bras autour d'Hermione lorsqu'il réalisa qu'elle pleurait en silence.

Puis la liste des noms des personnes ayant participé à la réalisation de cette production apparut à l'écran et Hermione se saisit de la télécommande pour éteindre la télévision.

- Alors ? Tu en as pensé quoi ?

- C'était fascinant, vraiment ! Et cette histoire d'amour était très belle, mais tragique. Et donc, tu me disais que l'histoire du naufrage est réelle ?

- En effet, le Titanic a coulé en avril 1912, emportant tous ces pauvres gens avec lui...

- Ça doit être tellement affreux d'être Moldu, commenta-t-il en grimaçant.

Hermione le dévisagea avec un sourcil rehaussé et Drago comprit que sa phrase pouvait être mal interprétée.

- Non mais je veux dire, se reprit-il aussitôt, que si un sorcier avait été présent sur place, rien de tout cela ne serait arrivé. Un petit Reparo sur la coque et c'était réglé ou au pire, il dupliquait les canots ou il lançait un sort contre le froid à toutes ces personnes dans l'eau et personne ne serait mort. Là, ils n'ont rien pu faire d'autre que subir... Je trouve ça effrayant.

- C'est vrai, admit Hermione en souriant doucement.

Puis il la vit tourner la tête derrière eux avant de s'exclamer :

- Oh mince ! J'avais oublié que ce film durait aussi longtemps... Il est déjà près de minuit.

- Vraiment ? s'étonna-t-il avant de vérifier l'heure à son tour. Je ferais bien de rentrer, alors...

Hermione se décala pour le laisser se relever et Drago alla récupérer son pantalon, qui trainait encore près de l'espace salle à manger.

Une fois rhabillé, il revint vers elle et se pencha par-dessus le canapé pour l'embrasser et Hermione glissa ses mains derrière sa nuque pour approfondir le baiser.

Puis il lui souhaita bonne nuit et quitta son appartement pour transplaner jusqu'à chez lui.

Une fois rentré, il se doucha rapidement, enfila un pantalon confortable et se glissa entre ses draps. Seul dans son lit, il réalisa qu'il aurait bien aimé qu'elle lui propose de rester.

Le lendemain se passa assez tranquillement. Hermione et Drago travaillèrent avec sérieux, de nouveau la porte ouverte pour éviter tout écart qui ne serait pas professionnel, puis Hermione alla déjeuner avec Potter, il en profita donc pour rejoindre Greg qui était en congé ce jour-là.

Ils décidèrent d'aller manger au Chaudron Baveur, Gregory n'ayant pas spécialement envie de se rendre sur son lieu de travail sur son temps libre, et ils commandèrent des "fish and chips" accompagnés de bièraubeurres.

Drago sentait que son ami mourait d'envie de lui parler d'Hermione, mais il était décidé à le laisser faire le premier pas. Il ne doutait pas une seule seconde que son avis sur la question risquait de lui déplaire et il n'avait pas la moindre envie de se sentir jugé après l'avoir été par son père pas plus tard que la veille.

D'autant plus que cette fois, il ne pourrait pas faire l'amour à Hermione pour se détendre.

Ils parlèrent donc de banalités pendant un moment, jusqu'à ce que Greg pose son verre vide sur la table pour le dévisager en silence, les bras croisés sur son torse. Alors Drago adopta la même posture, déterminé à lui montrer qu'il ne l'intimidait pas le moins du monde.

- Granger, hein ? lâcha-t-il finalement.

- Tu sais lire, toi, maintenant ? le provoqua-t-il gratuitement.

Il savait que c'était méchant de sa part, Gregory ayant toujours eu des difficultés à ce sujet, mais ça avait été plus fort que lui.

- Je n'ai pas eu besoin de le lire dans la Gazette, se défendit-il sèchement. Tout le monde ne parle que de ça à mon boulot.

- Grand bien leur fasse si leurs vies sont si minables qu'ils doivent bavasser sur celle des autres pour se sentir intéressants.

- Tu n'aides pas là, Drago, tu le sais ?

- Que veux-tu que je te dise, Greg ? Je sais très bien ce que tu en penses.

- Ah ouais, ça y est ? Sauter Granger a déjà fait de toi un Monsieur-Je-Sais-Tout ?

- Ne parle pas d'elle comme ça, gronda-t-il.

- Ne me fais pas passer pour le méchant, mec ! C'est toi qui as commencé à m'agresser alors que je n'avais encore rien dit.

Drago pouffa, amusé malgré lui par la situation.

- Parce que tu vas me dire que tu approuves, peut-être ? Tu m'as clairement dit, pas plus tard que la semaine dernière, ce que tu pensais d'elle.

- Ouais et je t'ai aussi dit qu'elle te plaisait et tu m'as menti en me regardant dans les yeux en me disant que non.

Las, Drago passa une main dans ses cheveux en soupirant.

- Je ne t'ai pas menti... Enfin, pas vraiment. Je n'avais pas juste conscience qu'elle me plaisait à ce point, à ce moment-là.

Hermione parvenait peut-être à mentir à leur sujet à ses amis, mais Greg était comme un frère pour lui et il ne voyait aucune raison de le faire.

Ainsi, il lui expliqua en quelques mots ce qui l'avait réellement mené à sortir avec elle.

- Donc toi, Drago Malefoy, tu as proposé de l'accompagner au mariage de Weasley et tu ne t'es pas posé de questions sur le pourquoi ?

Drago grimaça, vexé d'être pris pour un con par quelqu'un comme Greg. Il avait beau affirmer à Hermione qu'il était bien plus perspicace qu'elle ne le pensait, il n'aimait pas vraiment en faire les frais.

- Incroyable... commenta-t-il, en hochant la tête de droite à gauche. T'es vraiment un blaireau quand tu t'y mets ! T'es sûr que t'étais pas chapeauflou avec Poufsouffle ?

- Ah ça va, hein ! grogna Drago en réponse. J'ai été... distrait, ça arrive.

Greg le regarda à nouveau en silence, un sourire indéchiffrable au coin des lèvres.

- Tu sais que ça va mal finir ? lui demanda-t-il enfin.

- Ça marche plutôt bien, pour l'instant.

- Ouais, c'est le début, normal, mais tu crois vraiment que ses amis t'accepteront ? Potter ? Weasley ? Tous ces Saints-Sauveurs de l'humanité ? Et tes parents ? Tu crois qu'ils vont sauter de joie à l'idée que tu pervertisses la pureté de leurs lignées ?

- Laisse mes parents en dehors de ça... gronda Drago en se redressant sur son siège, tendu.

Sa confrontation avec son père était encore bien trop récente pour qu'il en parle sans s'énerver.

- Ah, tu as déjà vu ton paternel, c'est ça ? l'interrogea-t-il en grimaçant. Je suis sûr qu'il t'a serré dans ses bras en te félicitant pour ton ouverture d'esprit, ajouta-t-il avec sarcasme.

Décidément, il le connaissait trop bien.

- Ça ne change rien, tu sais que j'ai pris mes distances avec mes parents bien avant de sortir avec elle.

- Ouais, mais quand même... Je te le dis pour ton bien, mec. Tu sais que je m'en fous de ce que tu fais, mais fais gaffe à elle. Granger va te briser le cœur, c'est une certitude.

N'ayant pas envie de débattre de cette question, Drago se contenta d'ignorer sa remarque.

Ils changèrent donc de sujet pour finir leur repas, puis se séparèrent lorsque Drago dut retourner travailler.

Une fois dans son bureau, il vit qu'Hermione s'y trouvait déjà et elle l'accueillit en souriant avec chaleur, visiblement heureuse de le voir.

Drago s'approcha d'elle pour l'embrasser tendrement, avant de retourner s'asseoir pour s'occuper d'un nouveau dossier.

Malheureusement, il ne parvint pas à se concentrer, les propos de son ami tournant en boucle dans son esprit.

Ayant déjà eu ces mêmes idées, il ne parvenait pas à se convaincre que Greg n'avait probablement pas tout à fait tort...


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Oui, je me doutais que vous n'aimeriez pas plus cette fin ah ah.

Mais tant pis, c'est comme ça XD

Cette fois, à lundi pour la suite et plein de bisous à vous !