Bonjour !

Comment allez-vous ? En tout cas, le chapitre précédent vous a fait réagir, ah ah. C'était prévisible de ma part, pourtant, non ?

Si vous aimez les Dramiones sombres, en temps de guerre, pour public averti, il paraît que Manacled de SenLinYu est un incontournable du genre (inspirée de "La servante écarlate"). C'est en anglais MAIS Writer8hell est en train de la traduire (oui, je sais, il existe d'autres traductions, pas besoin de le souligner, mais je vous conseille vraiment la sienne. Elle étudie pour être traductrice, le travail est de qualité). Et elle écrit aussi d'autres Dramiones très sympas, donc si vous cherchez de quoi lire, foncez !

En attendant, je vous laisse avec la suite de Simple question d'altruisme.

Bonne lecture et merci encore mille fois de me lire. On a dépassé les 300 reviews, plus de 110 fav et 170 alertes, c'est juste dingue pour cette petite histoire qui devait être, au départ, un OS (mdr). Vous êtes fantastiques !


RAR : (comme d'hab, les reviews des comptes enregistrés se font en MP)

Guest : Ca se corse toujours, à un moment ou à un autre :p

Noellou : Mais non, c'est pas si triste... Bon peut-être un peu, désolée ^^'

Momille : Désolée ? En effet, ffnet bug encore niveau notifications, là. Pour Pansy, je trouve qu'on a tendance à oublier que, de base, c'est une garce, mdr. J'avoue que ce Ron n'est pas la meilleure version de lui que j'ai pu écrire, mais il faut ce qu'il faut ! Et Drago, fidèle à lui même... à se cacher dès que ça se corse un peu. Ah la la, on n'est pas aidés, mdr. Merci à toi et j'espère que la suite te plaira !

Guest : ta remarque sur Ron et Pansy m'a bien fait rire XD


Merci à Damelith, Mery-Alice et Karine pour leurs relectures, conseils, soutien :)


Drago était assis sur son canapé, écoutant sans l'entendre la musique diffusée par sa radio, un verre de whisky Pur-Feu à la main.

Cela faisait une semaine aujourd'hui qu'il avait rompu avec Hermione et celle-ci s'était révélée être l'une des pires de sa vie.

Assurément la pire depuis la fin de la guerre, d'ailleurs.

Craignant de se retrouver face à elle si rapidement après leur rupture, Drago avait envoyé un hibou à leur supérieur pour lui demander s'il pouvait prendre ses vacances annuelles. Il s'était excusé de s'y prendre ainsi à la dernière minute, avait inventé un prétexte bidon pour le justifier et obtenu gain de cause.

Il avait donc gagné trois semaines de répit avant de devoir assumer les conséquences de sa décision et, avec un peu de chance, elle aurait postulé au poste de direction du Département de Contrôle et de Régulation des créatures magiques entre temps et aurait donc changé de bureau à son retour.

Cette façon de la fuir était assurément lâche, mais qu'aurait-il pu faire d'autre ?

Lorsqu'elle avait transplané loin de lui, ce soir-là, Drago avait réalisé à quel point il s'était attaché à elle, mais il restait convaincu d'avoir fait ce qu'il fallait.

Hermione tenait à ses amis comme à la prunelle de ses yeux, elle avait même risqué sa vie pour eux, et il était hors de question qu'il soit responsable de tensions entre eux et elle.

Ça finirait forcément par peser sur leur propre relation et ils en seraient au même point qu'aujourd'hui.

Sa cheminée se mit ensuite à ronfler et la tête de Blaise apparut dans son âtre quelques instants avant de disparaître. Juste après, ce fut le corps entier de son meilleur ami qui en sortit et il vint s'asseoir à côté de lui en soupirant.

- T'as vraiment une sale tête, lâcha-t-il après un long moment de silence.

Drago se contenta de lui renvoyer un regard noir. Blaise n'était peut-être pas directement responsable de sa situation, mais il l'y associait malgré tout. Sans les piques gratuites de Pansy, Hermione ne serait pas partie se réfugier chez Potter, Weasley n'aurait pas débarqué chez lui et... Et il aurait seulement ignoré ce problème qui était quand même latent entre eux.

- Toujours pas de nouvelles ? s'enquit-il ensuite, en posant une main amicale sur son épaule.

- Je ne vois pas pourquoi j'en aurais, j'ai été assez clair.

- Tu as surtout été très con. Vous êtes faits pour être ensemble...

- Peut-être, le coupa-t-il, mais on ne peut pas faire comme si nous étions seuls, ce n'est pas le cas.

- Pansy... commença Blaise avant d'être à nouveau interrompu.

- Ne le prends pas mal, mais j'en ai rien à foutre de ta femme. Le problème n'est pas de mon côté, je te l'ai déjà dit. Je sais que tu me soutiendras toujours et Greg... Bah c'est Greg. Tu les connais tout comme moi, tu sais comment ils sont tous les uns avec les autres... Comment j'aurais pu lutter ?

Blaise soupira, une fois de plus, mais ne commenta pas.

Cette discussion, ils l'avaient déjà eue. À peine avait-il rompu avec Hermione que Blaise débarquait chez lui pour excuser le comportement de Pansy. Il l'avait trouvé amorphe, assis sur le sol contre sa porte d'entrée et Drago lui avait tout raconté.

Blaise l'avait engueulé, bien évidemment, et avait tenté de le pousser à aller s'excuser pour arranger les choses, mais Drago n'avait rien voulu entendre.

Depuis, il passait un peu tous les jours pour voir comment il se portait, impuissant.

Des coups frappés à la porte d'entrée attirèrent leur attention et Drago alla ouvrir.

Surpris, il se retrouva face à un Goyle grimaçant, qui lui demanda s'il pouvait entrer.

Greg et Blaise se retrouvaient rarement dans la même pièce, ne s'appréciant guère, mais ça n'empêcha pas son ami de vouloir les rejoindre malgré tout.

Ils se saluèrent poliment et Drago leur servit à chacun un verre de whisky pour qu'ils puissent l'accompagner dans sa beuverie.

Ce serait toujours mieux que de boire seul.

- Comment va ? s'enquit Greg au bout d'un moment.

- Ça ira, répondit platement Drago.

Il vit Gregory fixer Blaise un peu trop longuement et espéra qu'ils sauraient se tenir.

Il avait prévenu son ami deux jours plus tôt, lorsqu'il l'avait invité à aller déjeuner, et il s'était montré étonnamment compréhensif.

Drago s'était préparé à entendre un "je t'avais prévenu", mais non, Greg s'était contenté de serrer son avant-bras avec compassion pendant qu'il lui avait raconté comment et pourquoi il en était venu à rompre.

- J'ai eu une promotion, annonça Gregory, pour meubler le silence qui s'était installé et Drago le remercia silencieusement de ne pas s'étendre sur le sujet "Hermione".

- Bravo ! le félicita-t-il aussitôt. Tu vas faire quoi ?

- Rôtisserie. Notre rôtisseur actuel voudrait prendre sa retraite l'an prochain et l'idée est qu'il me forme pour que je puisse prendre la relève.

- Cool, commenta Blaise. Je suis allé manger quelques fois au Boursouflet et la nourriture est vraiment sympa.

- Merci, j'espère être à la hauteur.

Ils discutèrent ainsi quelques minutes encore puis, une fois son verre terminé, Blaise prit congé pour aller retrouver sa femme et son fils.

Une fois seul avec Greg, son ami se tourna vers lui pour lui demander comment il se sentait réellement et Drago fut touché de le sentir si concerné.

- Elle me manque... avoua-t-il. Bien plus que je ne l'aurais cru. Je tourne en rond dans cet appartement, c'est fou ! J'aurais aimé pouvoir aller bosser pour me changer les idées, mais...

- C'est ta collègue, ouais. Ça n'aide pas. Tu sais si elle a postulé au job dont tu m'as parlé ?

- Non... Je ne vois pas comment je pourrais me renseigner discrètement, mais j'espère qu'elle l'aura fait, cette place est parfaite pour elle.

- Tu t'es mis dans un sacré merdier, constata Greg en grimaçant légèrement.

- Je sais, oui... Et pourtant, tu avais raison, c'était prévisible.

- J'aurais préféré me gourer.

Drago lui renvoya un sourire un peu triste, touché malgré lui.

C'était dans des cas comme celui-là qu'il se souvenait pourquoi il tenait tant à l'amitié de quelqu'un comme lui. Greg était bourré de défauts, il était souvent obtus, brouillon et trop réservé, mais il savait également qu'il serait toujours là pour lui, quoi qu'il arrive.

Blaise aussi était un très bon ami, c'était indéniable, mais il avait également sa propre vie, ses propres obligations ce qui mettait parfois une distance involontaire entre eux.

Ils parlèrent ensuite de Quidditch puis Greg finit par rentrer chez lui, non sans s'être assuré une dernière fois que Drago allait bien.

Les jours suivants se succédèrent plus ou moins de la même façon, Drago broyant du noir seul jusqu'à ce que ses amis passent pour tenter de lui changer les idées.

Hermione lui manquait tellement que c'en était douloureux mais il tenait bon. Il commençait à appréhender son retour au bureau, au fur et à mesure que ses jours de congé se réduisaient, mais il essayait de relativiser, n'ayant pas vraiment d'autre alternative.

Un jour, alors qu'il essayait de lire un livre pour penser à autre chose, il fut interpellé par des coups frappés à sa porte.

Il fronça les sourcils en regardant son horloge, se demandant qui pouvait bien venir le voir à ce moment de la journée. Il savait que ses amis travaillaient à cette heure-là et ses parents avaient cessé de se manifester depuis que la Gazette avait annoncé publiquement sa relation avec Hermione.

Il hésitait à faire comme s'il était absent quand une voix s'éleva derrière la porte.

- Je sais que tu es là, Malefoy, j'ai lancé un hominum revelio.

Potter ?!

C'était impossible ! Qu'est-ce que Potter viendrait faire chez lui en plein après-midi ?

Et pourtant, c'était bien sa voix...

Alors Drago se leva et alla lui ouvrir.

- Je peux entrer ? demanda-t-il sans même le saluer. J'aimerais te parler.

Pris de court, Drago se contenta de se décaler pour le laisser passer puis lui indiqua le chemin d'un geste de la main.

- Quel bon vent t'amène ? l'interrogea-t-il, une fois qu'ils furent installés autour de sa table à manger.

- Hermione, bien sûr, répondit-il comme si c'était l'évidence même.

Évidemment, pensa Drago, aussitôt sur ses gardes.

- A priori, ce n'est plus mon problème, lui fit-il remarquer avec un détachement qu'il était loin de ressentir.

Lui était-il arrivé quelque chose ? Allait-elle bien ?

- Ne joue pas à ça avec moi, Malefoy, soupira Potter. Goyle est venu chez moi...

- Greg ?! s'exclama Drago, choqué. Mais qu'est-ce que ce crétin est venu foutre chez toi ?!

Gregory n'aimait pas les gens. Il n'aimait pas les fréquenter, leur parler, se rendre chez eux. Drago était la seule exception connue, mis à part ses collègues de travail. Et encore, ça restait purement professionnel, avec eux...

- Lui-même, confirma Potter. Je t'assure que j'étais bien plus surpris que toi de le voir sur le pas de ma porte...

- Mais comment sait-il où tu vis ? Et d'ailleurs, comment toi, tu sais où je vis ?

- Je suis Auror, Malefoy, j'ai accès aux adresses de tout le monde si je le veux, mais dans ton cas, c'est simplement Hermione qui me l'a dit dans une conversation, peu après le mariage de Ron. Quant à moi, tout le monde sait que j'ai rénové la maison de mes parents... J'ai mis des sorts de protection autour mais bref, je ne suis là pour te parler de ça !

- Qu'est-ce que Greg te voulait ?

Potter inspira profondément avant de répondre.

- Il m'a raconté ce qu'il s'est réellement passé le jour où tu as quitté Hermione.

Sale traitre, pensa Drago, amer.

- On ne savait pas, pour Ron... Je veux dire, il n'a dit à personne qu'il était venu te voir, je suis désolé pour ça.

- Tu n'es pas responsable des agissements de ton pote, grommela Drago.

- Peut-être, mais il n'aurait pas dû venir te voir. J'aime Ron comme un frère, ce n'est pas un secret, mais je sais qu'il peut se montrer... Déraisonnable ? Surtout quand ça concerne Hermione. Leur histoire est compliquée et même s'il est marié avec Lavande, je doute qu'il ait réellement tourné la page, donc la voir avec toi...

- Eh bien ça n'arrivera plus, donc tout va bien, non ?

- D'après Goyle, tu l'as quittée pour ne pas te mettre entre ses amis et elle... Je ne te pensais pas si altruiste, mais ça ne fait que me conforter dans ce que j'avais conclu en vous voyant ensemble.

- C'est-à-dire ? s'enquit Drago, curieux malgré lui.

- Tu tiens sincèrement à elle, Malefoy, c'est évident.

- C'est pas toujours suffisant, le contra-t-il.

- C'est vrai, admit Potter, mais dans le cas présent, ça l'est. Je n'avais pas vu Hermione aussi heureuse depuis longtemps, à ce mariage, et c'était clairement lié à ta présence à ses côtés. Et même après ça, le mois qui s'est écoulé avant que tu ne la quittes, elle semblait soumise à un sortilège d'allégresse. Je suppose que de ton côté, tes amis ne sont pas réfractaires à l'idée, si Goyle est allé jusqu'à venir chez moi pour me parler, et je t'assure qu'il en est de même pour nous.

- À part Weasley... lui fit remarquer Drago. Je te rappelle que j'étais à Poudlard en même temps que vous, je sais quel genre de lien vous unit.

- Tu sais donc qu'il survivra à une relation entre vous deux. Ron peut se montrer obtus, quelques fois, mais il finit toujours par recouvrer la raison, donc si tu tiens sincèrement à elle, ce que je pense, ne laisse pas une connerie pareille s'immiscer entre vous. Je parlerai à Ron. Ne te sers pas de nous pour fuir ce que tu ressens pour elle.

Cette dernière phrase heurta Drago de plein fouet.

Était-ce la vérité ? Avait-il sauté sur cette occasion par peur de se plonger totalement dans cette relation ?

Sur ces derniers mots, Potter se leva et quitta son appartement, laissant Drago assis sur sa chaise, bien trop sonné pour le raccompagner jusqu'à la sortie.

Cette conversation était la dernière chose à laquelle il s'était attendue.

Goyle avait-il réellement surmonté sa phobie sociale pour se rendre chez Potter afin de plaider sa cause ?

Potter avait-il réellement débarqué chez lui pour lui assurer que les amis d'Hermione ne seraient pas un obstacle à leur histoire ?

Et lui, pourquoi l'avait-il réellement quittée, au final ?

Ces questions tournaient en boucle dans sa tête, le déstabilisant totalement.

Drago était tout simplement perdu.

Avait-il fait une erreur en la quittant comme il l'avait fait ? L'avait-il fait plus pour se protéger lui qu'elle, contrairement à ce qu'il s'était convaincu ?

Et même s'il admettait avoir fait une terrible erreur, accepterait-elle ses excuses ? Il l'avait blessée, il avait vu ses larmes, lui pardonnerait-elle en avoir été la cause ?

Las, Drago laissa retomber sa tête entre ses bras croisés sur la table et soupira longuement.

Pour une fois qu'il pensait avoir agi pour le bien d'une autre personne, voilà que ça se retournait contre lui.

Il allait devoir prendre une décision, à présent, mais Drago ignorait s'il en serait capable.

.

Cela faisait désormais une semaine que Potter était venu lui parler et Drago ne savait toujours pas quoi faire. Laisser les choses en l'état, aller lui parler ? Pour lui dire quoi ? Voudrait-elle seulement l'écouter ?

Près de trois semaines étaient passées depuis qu'il avait rompu, soit presque autant de temps qu'ils n'en avaient passé ensemble. Elle était peut-être passée à autre chose...

Après tout, elle n'avait pas cherché à le comprendre, à lui prouver qu'il avait tort, elle avait accepté sa décision sans broncher.

Peut-être qu'Hermione ne tenait pas à lui comme lui tenait à elle.

Sortant de la douche, Drago observa son reflet dans le miroir surplombant le lavabo. Il avait les yeux cernés, sa barbe, mal entretenue, avait pas mal poussé, ses cheveux étaient également un peu trop longs.

Et il avait conscience que d'ici quelques jours, il allait se retrouver avec elle, dans un même bureau, pendant des heures.

Sauf, bien évidemment, si elle avait obtenu l'autre poste entre temps, mais rien ne le lui garantissait.

Il comprit alors qu'il ne pourrait pas se retrouver face à elle, au Ministère, sans l'avoir revue une première fois et décida de se préparer pour aller se confronter à elle.

Il ne savait pas encore ce qui ressortirait de cet entretien, mais il ne pouvait plus laisser tous ces non-dits entre eux. Et si, entre temps, elle était passée à autre chose, eh bien il ne lui resterait plus qu'à en faire de même.

Drago sécha donc ses cheveux d'un coup de baguette avant de les coiffer, tailla sa barbe pour lui redonner un aspect plus engageant, s'habilla d'un simple pantalon et d'un pull fin, le temps s'étant bien rafraîchi, puis il transplana jusqu'à chez elle avant de changer d'avis.

Le silence lui répondit lorsqu'il osa enfin frapper à sa porte et Drago regarda sa montre en se maudissant. Il était parti sur un coup de tête, sans réaliser qu'elle serait probablement encore au Ministère à cette heure-ci.

Il allait faire demi-tour lorsque la porte s'ouvrit dans son dos.

- Drago ?! l'entendit-il s'étonner.

Nerveux, il pivota pour lui faire face et son cœur eut un loupé lorsqu'il constata qu'elle était toujours aussi belle.

Comment aurait-il pu en être autrement, de toute façon ?

- Désolé de débarquer comme ça... commença-t-il.

Hermione prit appui sur le chambranle de sa porte pour le dévisager en silence, les bras croisés, comme il l'avait fait au moment de la quitter.

- Est-ce qu'on peut parler ? demanda-t-il ensuite, de plus en plus anxieux.

- Je t'écoute.

- À l'intérieur, peut-être ?

Hermione soupira puis se décala pour le laisser entrer. Il la précéda dans le salon, ne sachant toujours pas ce qu'il allait lui dire.

Une fois dans cette pièce devenue si familière à ses yeux, Drago se tourna pour la regarder mais garda le silence face à son air fermé.

Rien d'étonnant là non plus, après tout, c'était lui qui avait rompu.

- Je... Je ne pensais pas que tu serais déjà rentrée, bredouilla-t-il pour tenter de lancer la conversation.

- Pourquoi venir chez moi à cette heure-ci, alors ?

- Je n'ai pas réfléchi, avoua-t-il. J'avais peur de changer d'avis...

- Par rapport à quoi ?

- Mon envie de te voir...

Il la vit pincer les lèvres et comprit aussitôt que sa réponse pouvait être mal interprétée.

- Non, ce n'est pas ça ! se défendit-il aussitôt. Je meurs d'envie de te voir, je ne pense qu'à ça depuis... depuis la dernière fois, c'est juste que...

Il expira bruyamment, agacé de ne pas trouver ses mots.

- Je suis un idiot, Hermione. Vraiment.

- En effet, se contenta-t-elle de répondre. Si c'était pour me dire de telles banalités, tu aurais pu rester chez toi.

- Je t'ai menti, ajouta-t-il alors. Quand... Quand je t'ai dit que je n'étais pas prêt à perdre mes amis pour toi, c'était faux.

- Je sais, oui, commenta-t-elle platement, à sa plus grande surprise.

- Comment ça, tu sais ?!

- Je te connais bien plus que tu ne le penses, Drago... Je sais aussi que tu étais persuadé de faire ça pour mon propre bien.

- Potter t'a raconté ?

- Qu'est-ce qu'Harry vient faire là-dedans ? l'interrogea-t-elle.

- Euh... Rien ?

- Drago...

- Ok, c'est bon, céda-t-il. Greg est allé lui parler, il lui a raconté que Weasley était venu me trouver, le fameux soir du dîner, juste avant que... Enfin tu sais.

- Ron est venu chez toi ?! s'exclama-t-elle à nouveau.

Ainsi, Potter ne le lui avait pas dit... Pourquoi ? Avait-il voulu protéger Weasley ou estimait-il que c'était à lui de se montrer honnête sur les événements qui l'avaient poussé à rompre ?

- Avant que tu n'arrives, oui, se confessa-t-il. Il m'a dit que...

- Oh je sais très bien ce que ce crétin a pu te dire ! gronda-t-elle, fâchée. Quel sale petit... Il va m'entendre, celui-là ! Non mais de quoi il se mêle ?!

- Il voulait simplement te protéger, intervint Drago, réalisant difficilement qu'il était en train de prendre la défense de l'autre bouffon.

- Je suis une grande personne, je suis parfaitement capable de me protéger seule. Cela vaut pour lui, mais ça vaut aussi pour toi, je te signale !

- Je sais, oui...

- Oh non, tu n'en sais rien ! s'énerva-t-elle. Tu es tellement... Têtu, par moment ! Tu crois que je n'ai pas vu clair, dans ton jeu ? Prendre l'excuse de tes amis étaient clairement une façon détournée de m'annoncer que tu me quittais à cause des miens !

- Je...

Drago était totalement pris de court. Avait-il réellement été si transparent, durant tout ce temps ?

- Pourquoi n'as-tu rien dit, alors ? Pourquoi ne pas m'avoir dit que j'étais ridicule ?

- Parce que tu n'étais pas prêt à voir les vraies raisons qui te poussaient à agir ainsi et... Et je ne voulais pas être avec toi si tu avais peur d'être avec moi.

Ainsi, Hermione avait compris bien avant lui que seule la crainte de ce qu'il ressentait pour elle avait dicté ses mots ce soir-là.

Il n'en était même pas étonné.

- Et maintenant, alors ? l'interrogea-t-elle ensuite, les bras croisés sur sa poitrine.

Drago inspira pour se donner du courage, conscient que les mots qu'il prononcerait scelleraient la suite de leur histoire.

- Maintenant... Eh bien ces dix-huit jours interminables loin de toi m'ont fait réaliser que... Que j'ai besoin de toi dans ma vie, tout simplement.

Il avait failli prononcer d'autres mots que ceux-là, mais ils n'avaient pas voulu franchir la boule d'appréhension qui obstruait sa gorge.

Du moins, pas encore.

Mais son discours sembla convenir à Hermione car un doux sourire étira aussitôt ses lèvres.

- Espèce d'idiot... commenta-t-elle en s'approchant de lui.

Drago lui ouvrit timidement les bras et Hermione vint aussitôt s'y blottir, enfouissant son visage contre son torse.

Un soupir mêlant soulagement et bien être échapa à Drago et Hermione releva la tête vers lui pour le regarder dans les yeux.

- Je suis désolé de nous avoir fait perdre tant de temps, s'excusa-t-il en grimaçant légèrement. Désolé aussi de t'avoir fait pleurer.

- Je ne vais pas mentir en prétendant que je ne t'en ai pas voulu, répondit-elle doucement, mais ce n'est plus le cas parce qu'à présent, je suis certaine que nous sommes sur la même longueur d'ondes. Après tout, trois semaines, ce n'est rien en regard de ce qui nous attend ?

Galvanisé par cette déclaration, Drago se pencha vers elle pour déposer ses lèvres tout contre les siennes. Hermione enroula aussitôt ses bras autour de son cou pour lui rendre son baiser, tout en se collant à lui.

Par Salazar, ce qu'elle lui avait manqué !

Comment avait-il sérieusement pu penser qu'il pourrait se passer d'elle ? Maintenant qu'elle se trouvait à nouveau entre ses bras, l'embrassant avec ferveur, cette idée lui semblait être la plus absurde du monde.

Personne ne lui conviendrait jamais mieux qu'elle.

À son plus grand bonheur, Hermione glissa rapidement ses mains sous son pull, lui faisant comprendre qu'elle avait envie de plus.

- Trois semaines, Malefoy, grogna-t-elle. T'as intérêt à me faire jouir comme il faut !

- Tout ce que tu voudras, répondit-il avant de plonger sur son cou pour le couvrir de baisers.

Hermione le traina tant bien que mal jusqu'à sa chambre, semant leurs vêtements au passage, et Drago ne portait plus que son boxer lorsqu'ils se laissèrent retomber sur le lit. Hermione se mit aussitôt à califourchon sur lui, simplement vêtue de sa culotte - le reste de ses habits étant disséminés dans son appartement - et Drago empoigna ses fesses tandis qu'elle l'embrassait à en perdre le souffle.

Les mots qu'elle avait prononcés un peu plus tôt résonnant encore à ses oreilles, il inversa rapidement leurs positions pour plonger entre ses cuisses. Il lui retira brusquement sa culotte, la déchirant au passage, et glissa sa langue entre ses petites lèvres, jusqu'à son clitoris.

Hermione gémit aussitôt de plaisir tout en entremêlant ses doigts dans ses cheveux, pour le guider au mieux dans ce qu'il lui faisait.

Déterminé à la faire crier de plaisir, Drago s'appliqua à la satisfaire. Il varia le rythme et l'intensité des caresses de sa langue, glissa plusieurs doigts en elle - alternant entre son vagin et son anus, sachant pertinemment qu'elle aimait ça - et écarta ses cuisses de son bras libre pour pouvoir profiter pleinement de ce sexe qui lui avait tant manqué.

Et Hermione ne cessait de lui en réclamer, encore et encore, d'une voix de plus en plus rauque.

L'idée qu'il avait failli ne plus l'entendre jouir par pur bêtise de sa part le poussait à redoubler d'efforts pour lui faire plaisir et Hermione jouit ainsi, sous ses doigts et sa langue, assez rapidement.

- Viens tout de suite, l'encouragea-t-elle en tirant doucement sur ses cheveux, le souffle court. Je pense que je pourrais en avoir un deuxième...

Drago se redressa, essuya sa barbe trempée d'elle du dos de la main et couru jusqu'au salon récupérer sa baguette.

A son retour, il leur lança rapidement les sorts d'usage et un grognement mêlé de plaisir et d'impatience lui échappa lorsqu'il la vit se mettre à quatre pattes sur le lit.

Hermione savait qu'il aimait particulièrement cette position et lorsqu'elle tourna sa tête vers lui pour l'inviter à la rejoindre, il se plaça derrière elle pour la pénétrer sans hésiter.

Il agrippa sa hanche d'une main, passant l'autre autour de son ventre, vers son clitoris, pour pouvoir la masturber tout en allant en elle.

En appui sur ses coudes, Hermione gémissait sous lui à mesure qu'il augmentait le rythme de ses va-et-vient.

Particulièrement excité après ces trois semaines d'abstinence, Drago vint rapidement, mais il continua à la stimuler jusqu'à ce qu'elle jouisse une seconde fois.

Ils se laissèrent ensuite retomber sur le lit, dans les bras l'un de l'autre, le souffle court.

- Je... Je suis sincèrement désolé d'avoir agi comme un con, s'excusa-t-il en resserrant son étreinte autour d'elle.

- Je sais, répondit-elle simplement avant de lever la tête pour l'embrasser avec tendresse.

Si on lui avait dit, lorsqu'il s'était réveillé ce matin, que sa journée se terminerait ainsi, Drago ne l'aurait probablement pas cru. Mais à présent qu'il serrait Hermione, totalement nue, entre ses bras, il comprit qu'il était exactement à sa place.


.


Avouez maintenant que vous m'avez engueulée pour rien, mdr.

J'aime les happy end, c'est pas nouveau !

Au départ, j'avais prévu une intervention de Blaise auprès de Ginny et finalement, j'ai trouvé que ça aurait encore plus de sens comme ça. On sait déjà que Blaise et Ginny n'ont rien contre leur relation, donc autant utiliser les plus mitigés (puis y avait pas eu assez d'Harry, je trouve).

Sur ce, je vous dis à lundi prochain pour le tout dernier chapitre et après ça, on pourra enchaîner sur ma nouvelle Dramione :)

Plein de bisous à vous !