Maître des âmes
Chapitre 17 :
Libre arbitre
La meute était installée avec Alexander et Bella depuis un moment quand le sorcier reçut un message de Carlisle pour lui demander s'ils pouvaient lui rendre visite. Il approuva joyeusement et lorsqu'il sentit que le clan se présentaient aux barrières, retrouvant Edward, il leur ouvrit. Il signala à la meute qu'ils étaient là et tous reprirent leur forme de loup, n'ayant aucune confiance en eux. Seul Jacob resta en forme humaine, restant près de son âme sœur et prêt à servir d'interprète entre la meute et les autres. Et puis, il était le plus rapide et le plus doué pour se transformer si nécessaire. Il était donc logique que ce soit lui. Ainsi, il prenait aussi un peu les devants de la meute et Alexander soupçonnait Sam de vouloir commencer à lui parler du rôle d'Alpha. Jacob était fait pour ça, c'était évident. Il n'avait rien dit là dessus mais il avait dû entendre quelques pensées de Sam à ce sujet. Mais ils n'en parlaient pas encore et Alexander attendait qu'ils se décident. Il avait déjà dit ce qu'il en pensait. Il avait conseillé à Sam d'attendre que Jacob soit bien dans sa peau de loup, qu'il ait avalé tout ça et c'était le cas maintenant. Pour lui, le moment était peut-être venu mais c'était à Sam et à la meute d'en décider, pas à lui.
Jacob resta assis contre lui et il envoya un message à Alice pour lui demander de contourner la maison et de les rejoindre par le jardin, prévenant que la meute était là. La voyante était déjà venue, elle saurait où aller. Un moment plus tard, les vampires apparaissaient, la tension s'enflammant littéralement entre les deux groupes. Une chose que Bella et Edward ignorèrent totalement pour se jeter l'un sur l'autre. L'immobilité tomba dans un silence lourd, vampires et loups se défiant avec agressivité. Alexander se leva pour se mettre entre eux, faisant signe à Jacob de rester à l'écart.
- Ok alors pour commencer, dit-il l'air détendu, quelques règles. Vous conviendrez tous que lorsque je viens chez vous, je respecte vos règles, vos lois, votre intimité, vos façons de penser et vos opinions. J'exige que vous fassiez tous la même chose pour moi. Vous êtes ici chez moi, ça veut dire mes règles. Un, interdiction absolue de se battre, je veux garder ma maison intact, sourit-il. Deux, pas d'insulte entre vous. Je hais cela alors vous ravalerait les remarques dégradantes que vous avez tous fait au moins une fois en ma présence à l'égard des autres. Je ne vous demande pas de vous aimer je vous demande de rester poli. Trois, cette maison sera toujours terrain neutre dont je suis le maître. Ici, c'est moi qui décide. Ce n'est ni le territoire des loups, ni celui des vampires, c'est le miens. Je ne vous demande que ça : pas de bagarre, pas d'insulte et le respect de ma maison et de mes idées ici. C'est la moindre des choses.
- Bien sûr, sourit Carlisle en approuvant.
Le reste de son clan suivit bon grès mal grès pour certains et il se tourna vers Jacob :
- On a déjà promis, remarqua-t-il. Ils restent tranquilles on reste tranquille, assura-t-il .
- Bien, acquiesça Alexander. Sur ce, salut, fit-il à l'égard du clan.
- Ravi de te revoir, sourit Emmet en venant l'étreindre.
Cela tendit affreusement les loups et Jacob particulièrement mais ils ne dirent rien, sachant qu'il était ami avec eux. Des bras d'Emmet, il passa à ceux de Jasper, puis Carlisle qui en profita pour lui demander s'il allait bien comme toujours. Ce fut ensuite Esmée avant que Alice ne lui saute dessus. Il se tourna finalement vers Rosalie, inquiet de sa réaction. Elle lui sourit finalement et lui ouvrit les bras. Il y plongea, soulagé alors qu'il l'a voyait comme une grande sœur au sale caractère. Ce fut un grognement d'Edward tenant toujours Bella qui interrompis l'instant et qui ramena l'attention sur le sujet brûlant de l'instant. Le télépathe avait l'air à la fois heureux et horrifié de retrouver Bella comme ça, en vie mais vampire.
- Comment as-tu osé faire une telle chose ? gronda-t-il en le regardant avec dégoût. Comment as-tu pu ?! Elle était censée oublier les vampires pas en devenir une !
- Edward, tenta de calmer Bella.
- Comment moi j'ai osé ? releva Alexander sarcastique. J'ai fais ce que tu aurais dû faire depuis le début ! claqua-t-il. Autrement dit : lui expliquer tout ce qu'elle devait savoir, dans les moindre détails. Lui dire ce que signifiait cette situation pour elle, pour vous, pour les autres, les conséquences que cela aurait. Je lui ai véritablement parlé des vampires, sans tes jolies omissions pour épargner la vérité. Je lui ai parlé franchement, je lui ai laissé le choix et j'ai respecté son choix. C'est que tu aurais dû faire depuis le début !
- Elle devait oublier. Ce n'était pas à toi de décider, ragea-t-il.
- Et ce n'était pas à toi de décider non plus, s'agaça le sorcier. Et justement, je n'ai pas décidé, Bella a décidé ! Tu n'avais aucun droit de faire ce que tu as fait. C'est avant tout sa vie pas la tienne ! Tu savais ce qu'il en était quand tu as permis qu'elle sache pour les vampires, quand tu t'es rapproché d'elle et quand vous avez entamé une relation, quand tu as confirmé ses soupçons. Pourtant, je me rappelle très bien être venu te voir avant ça pour te rappeler quelles seraient les conséquences. Tu savais parfaitement quelles seraient les options une fois qu'elle saurait. Tu as décidé de lui dire quand même. Cela ne te donne pas le droit de décider pour elle ce qu'il se passe ensuite ! C'est son choix à elle uniquement. Tu n'as rien à dire et accepter ce choix, c'est une conséquence de celui que tu as fait ! Tu voulais qu'elle oublie ? Tu voulais laisser aux sorciers le soins de réparer tes erreurs ? Et bien les sorciers ont décidé de lui laisser le choix entre les deux solutions acceptables pour eux.
- Les tiens ont accepté ça ? ricana-t-il. Que tu tues quelqu'un ?
- Oh pitié arrêtes avec tes idées totalement fausse sur les vampires, soupira-t-il. Et oui les miens approuvent. Contrairement à toi, je respecte les lois de mon peuple parce que je sais qu'elles sont là pour nous protéger. Que ça te plaise ou non, cette décision revenait à Bella, pas à toi, pas à moi, à personne d'autre qu'elle. Si tu l'aimais tu aurais respecté ça.
- Et vous vous avez laissé faire ? dit-il aux loups. Vous disiez que vous protégiez les humains.
Les loups grondèrent avec menace vers lui, furieux.
- Eux ont fait ce qu'il fallait faire, claqua Alexander, respecter sa volonté même si cela devait leur déplaire.
- Si tu crois que ça nous a plus, fit Jacob. Alexander nous a prévenu et nous avons tenté de la dissuader, expliqua-t-il. La meute, le Conseil, on a essayé de la faire changer d'avis qu'est-ce que tu crois ? Et on l'a mise en garde sur les conséquences, le traité et ce qui arriverait si elle dérapait ici. Elle a fait son choix en toute connaissance de cause. Alexander a raison, que ça nous plaise ou non, c'est sa décision. Personne ici n'aurait voulu qu'on vienne lui effacer la mémoire sans lui demander son avis et lui laisser le choix.
- Je crois que tous ici, loups ou vampires, sont bien placés pour savoir quelle valeur a cette possibilité de pouvoir choisir, fit le sorcier en mettant tout le monde d'accord. Elle seule a le droit de faire ce choix et je me suis assuré qu'elle le fasse en sachant tout ce qu'elle devait savoir et en prenant le temps d'y réfléchir. Et pour ta gouverne Edward : elle s'est fait l'injection elle même. Je n'ai fait que lui donner le moyen. À aucun moment je ne l'ai poussé vers une décision ou une autre.
Edward allait encore répliquer, furieux mais Bella l'arrêta :
- Stop, imposa-t-elle fermement. C'est mon choix. Tu le sais. Je te l'avais dit bien avant que tu partes. Alexander a été le seul à écouter et respecter ce que moi je voulais pour ma vie. Tu ne peux pas lui reprocher ça. Moi je le remercie pour ça alors arrête de lui crier dessus. Et il m'aide beaucoup à apprendre à gérer. Il n'avait pas à le faire ni à se donner tout ce mal mais il l'a fait et je lui en suis reconnaissante alors arrête, ordonna-t-elle.
Ce fut à contre cœur mais le télépathe se tut, ramenant la jeune vampire contre lui en serrant les dents.
- Quoi qu'il en soit et si je sais que ça ne vous plaît pas forcément, c'est sa volonté et ce n'est pas un coup de tête, remarqua plus calmement Alexander pour le clan.
- Nous n'aurions pas fait comme cela et nous ne l'avions pas envisagé, remarqua Carlisle. Mais c'est vrai : tu as fait ce qu'il fallait. Décider de l'avenir de quelqu'un à sa place ne devrait se faire qu'en tout dernier recours, s'il la personne ne peut plus choisir elle même et qu'il n'y a pas d'autre solution, dit-il en regardant sa famille qui lui sourit doucement. Et même alors ce n'est pas une chose si simple ou acceptable pour tous, dit-il en sachant parfaitement de quoi il parlait. Bella avait le droit de choisir et nous aurions dû nous en rendre compte avant.
Le sorcier et la nouvelle née lui sourirent, reconnaissant. Le sujet éclairci, Alexander alla s'asseoir, invitant ceux qui le voulaient à en faire de même. Jacob vint s'installer avec lui et la meute resta de son côté de la terrasse, alerte mais plus détendue. Isabella, força Edward à venir s'asseoir avec elle et les vampires en firent de même.
- Alors ? demanda-t-il à Carlisle. Vous restez ou vous repartez ?
- Nous restons, sourit-il en faisant grogner les loups.
Alexander s'en amusa, détendant l'atmosphère.
- Alors je dois vous rappeler les termes du traité au nom de la tribu, fit Jacob ferme et intransigeant.
Il le fit rapidement et précisément et Carlisle approuva sans discuter, assurant que le traité serait respecté. Cela était d'autant plus valable qu'il y avait désormais bien une belle meute devant eux.
- C'est pas tout ça mais il faut qu'on programme des séances de jeux vidéos fit Emmet. Il faut que je te botte le train encore une fois et j'ai des nouveaux jeux, ricana-t-il en faisant rire certain.
- Qui te dit que ce n'est pas moi qui vais te botter le train ? releva Alexander joueur.
- Ouh, fit le brun, j'ai hâte de voir ça.
- Tu lui as manqué, fit Jasper en se prenant un coup de coude de son frère.
- Eh, Alexander est le seul à apprécier les joies des jeux vidéos ici, vous vous êtes pas marrant comme adversaires quand vous acceptez de jouer, fit-il pour sa famille.
- Tu sais que Jacob, Quil, Embry et Jared sont pas mal non plus, glissa Alexander en captant les regard interloqués des loup. Je suis sûr que vous vous amuseriez bien et ça vous donnerait une occasion de vous battre sans vous taper dessus.
Ils semblèrent considérer l'idée et si Alexander espérait que ça se ferait, histoire de détendre l'atmosphère entre les deux groupes, il n'insista pas là dessus aujourd'hui. Ils se mirent à discuter et ce fut une nouvelle fois Edward qui cassa un peu l'ambiance :
- Pourquoi je n'entend pas leurs pensées ? dit-il en fixant les loups avec une méfiance absolue. Je les entendais avant.
- C'était avant qu'on se transforme, répondit Jacob peu enclin à lui en donner la raison réelle. Maintenant, nos esprits c'est propriété privée, fit-il avec froideur.
- En parlant de choses désagréables, fit Alexander. Laurent et Victoria sont revenus dans les parages, expliqua-t-il en faisant planer une ambiance plus attentive.
- Le black ne sera plus un problème, posa Jacob. On l'a eu, sourit-il avec fierté.
- Laurent ? Il n'était pas parti chez les Denali ? demanda Esmée.
- Il est revenu et visiblement, c'est Victoria qui lui a demandé, fit Bella. Il m'a dit qu'elle lui avait demandé de venir voir si j'étais là, si vous étiez toujours là.
- Il ne t'a rien fait ? demanda immédiatement Edward.
- Non mais je ne serais plus là si la meute n'était pas intervenue, dit-elle en souriant aux loups avec reconnaissance.
- Il ne fera plus rien à personne celui là, posa Jacob. Mais la rouquine s'est échappée plusieurs fois.
- Victoria est rapide et elle a un très bon instinct de survie qui l'aide à s'échapper, fit Alice.
- Elle reviendra sûrement avec un plan, fit Alexander. Elle est déterminée à venger James.
- On s'en occupera, assura Carlisle.
- Autre chose que j'aimerai savoir, fit Alexander en regardant Edward, est-ce que Aro t'a touché ?
- Ça ne te regarde pas, gronda-t-il en faisant grogner les loup.
- Si cela le regarde Edward et tu sais pourquoi, claqua Carlisle agacé. Oui Alexander, Aro l'a touché et il t'a vu.
- Génial ! soupira-t-il en renversant la tête en arrière. Est-ce que au moins tu es retourné voir les rois après mon message ?
- Non. Cet abruti est reparti tout de suite, grimaça Rosalie en colère.
- Quoi ? Donc tu n'es même pas allé leur dire que Bella était transformée ? fit Alexander sidéré. Bravo, félicitation ! fit-il en applaudissant avec moquerie. Non content de mettre ta famille en danger, de mettre Bella en danger et de me causer des problèmes avec les Volturi, tu ne leur fait même pas connaître les informations qui pourraient atténuer la situation.
- Ce ne sont pas tes affaires ce que je fais, grinça-t-il.
- Si justement ! claqua-t-il. Ton égoïsme n'a aucune limite ! Ta famille est toujours en danger de mort pour ce que tu as fait je te signale mais en plus, sans avoir confirmé que Bella était transformée et en ayant mis ma présence et mon amitié avec vous en évidence, tu as probablement donné d'excellentes raisons aux Volturi de venir ici ! Pour ton clan, pour Bella, pour moi. Et dois je te rappeler quel danger ils représentent pour nous tous et pour Forks ? Eux n'ont aucun respect pour la vie humaine, ce sont des vampires purs et durs et des combattants.
- Je croyais que ça ne te dérangeait pas ? posa-t-il avec sarcasme.
- Cela ne me dérange pas c'est vrai, c'est dans l'ordre naturel mais ça me dérange quand ça met en danger ceux que j'aime. Pas parce que ce sont des vampires, parce que ça menace les personnes auxquelles je tiens. Comme n'importe quel autres danger qui le ferait. Et tout ça à cause de la stupidité d'un égoïste qui ne pense qu'à lui. Tu n'as pas idée de ce que tu pourrais avoir déclenché. Il y a déjà tout ce qu'on sait mais si les Volturi apprennent l'existence de la meute, des Quileute, ce qu'ils feront s'ils viennent ou que Aro touche nouveau l'un de vous, ils voudront les exterminer parce qu'ils sont des ennemis déclarés. Les Volturi n'attendent pas que le conflit éclate. Un problème se pointe à l'horizon, ils le règlent immédiatement.
- Alexander a raison, soupira Carlisle. Ils ne doivent pas apprendre l'existence de la meute.
- On peut se défendre, fit Jacob.
- Mais il ne vaut mieux pas qu'on en arrive là, répondit Alexander. Il y aurait des morts à coup sûr. Et puis il y a moi. Ils voudront voir s'ils peuvent me recruter pour eux contre les sorciers et la magie. Ils n'hésiteront pas à user des pires stratagèmes pour ça. Ils ne peuvent pas s'en prendre à moi directement, c'est la loi. Mais rien ne dit qu'ils n'outrepasseront pas la loi, c'est déjà arrivé. Rien ne dit qu'ils ne se serviront pas de vous pour faire du chantage, de la ville, de Charlie. Ils en sont capables et rien ne les en empêche côté sorcier. Alors excuse moi Edward mais ça me regarde. Tu nous as tous mis en danger avec tes caprices.
- Tu te crois si important que les Volturi se donneraient du mal pour un petit sorcier, fit Edward.
- Ça suffit ! claquèrent ensemble Carlisle, Esmée et Rosalie pour lui.
- Tu n'es qu'un pauvre ignorant qui ne sait que penser à lui, répondit Alexander alors que les loups grognaient contre lui. Tu préfères penser qu'ils ne viendront pas et que tout ira bien ? Tu es d'un naïf affligeant. Ils viendront, c'est certain.
- Si nous apprenons qu'ils viennent, nous vous préviendrons, promit Carlisle. Et nous prendrons les devant pour aller les voir et tenter de régler ça. S'il doit y avoir affrontement, nous serons les premier à y aller.
- On gérera ça ensemble, fit Alexander. Nous sommes tous impliqués maintenant. Le premier problème sera certainement Victoria, remarqua-t-il. Le fait que Bella ait été transformée diminue de beaucoup le risque même si je pense que lui apprendre un minimum à se défendre serait une bonne chose.
- On peut faire ça, s'amusa Emmet en souriant à la nouvelle née qui lui rendit.
- Mais il y a Charlie et toi, remarqua-t-elle inquiète. Elle pourrait s'en prendre à vous aussi.
- Si elle est dans les parages, on la chassera, transmit Jacob pour les siens. Et on veillera sur vous jusqu'à ce qu'elle soit de l'histoire ancienne, dit-il en faisant sourire son compagnon.
- On verra au fur et à mesure, trancha Alexander.
Ils en discutèrent encore un peu avant de dériver sur d'autres choses, les Cullen se renseignant un peu sur cette maison surprise de leur ami qui leur expliqua. Puis finalement, le sujet de Bella et de son acclimatation comme vampire arriva.
- Elle se débrouille bien jusque là, sourit Alexander en s'attirant un regard reconnaissant de la demoiselle. On allait passer aux odeurs humaines aujourd'hui pour voir.
- Elle rentre avec nous, fit Edward. On va s'en charger.
- Non. Hors de question, trancha Alexander. Elle reste ici avec moi jusqu'à la fin de la semaine comme prévu. Nous avons un accord, dit-il en la regardant.
- Alexander a raison, remarqua-t-elle. Je lui ai promis de faire tout ce qu'il demanderait et il m'aide beaucoup. Il a eu raison sur toute la ligne jusque là. Et ici, je ne peux faire de mal à personne si je déraille, s'amusa-t-elle en faisant rire les vampires. Juste, il peut venir me voir ici non ? demanda-t-elle au sorcier.
- Il peut, comme toute la famille, répondit-il. Mais en journée seulement et n'essaye plus d'entrer sans permission comme tu as tenté de le faire toute là nuit, dit-il en surprenant tout le monde. Si tu crois que je ne suis pas au courant. Je sais tout ce qu'il se passe sur mon domaine. Si tu essayes encore d'entrer comme ça, si tu ne respectes pas mes règles ici, tu es banni de cette maison dans l'instant. Et tu as pu tester mes barrières toute la nuit. Tu ne passeras pas sans mon accord. Rien ne passe sans mon accord. Vous pouvez tous venir, fit-il plus doucement aux autres, et j'ai des consoles ici aussi, glissa-t-il à Emmet qui sourit largement. Bella reste jusqu'à la fin de la semaine comme prévu et ensuite on rentre à la maison. Toi, tu as des excuses à faire à Charlie, dit-il à Edward, et ne t'attend pas à ce qu'il n'y ait aucune conséquence. Je doute qu'il laisse Bella te voir autant que vous le voulez après ce qu'il s'est passé. Sa maison t'est toujours interdite à moins qu'il ne le permette. Il n'y a pas que toi qui a souffert de ta décision de partir. Oh et quand tu es ici, tu respectes cette maison et ses règles. Je ne laisserai rien passer venant de toi. Tu n'es ici que parce que Bella t'aime, sinon, cet endroit te serait interdit.
- On viendra aider, s'enthousiasma Alice en faisant gronder Jacob et les loup. Quoi ? bouda-t-elle pour eux. On ne fera rien à Alexander. On ne lui a jamais rien fait.
- Peut-être pas directement mais avec cet abruti tout est possible, fit Jacob le regard meurtrier pour Edward. Il l'a prouvé je crois.
- Tout ira bien, assura Alexander à son loup. Vous êtes tous les bienvenus ici de toute façon. Vous savez déjà tous ce que je pense les uns des autres. Ici, pas de conflit loup vampire, terrain neutre. Tant que vous respectez tous ça, pas de problème. On va commencer les odeurs humaines aujourd'hui, fit-il à Bella. Tu as cinq jours pour t'y faire avant qu'on rentre et six avant qu'on ne reprenne les cours. Si tu t'en sors bien, je pourrais te laisser aller avec les Cullen samedi pour chasser. Ce serait bien avant de te jeter dans le bain, ne serait-ce que pour satisfaire tes instincts.
- Ok, sourit-elle.
Il approuva et quelques instants plus tard, elle demandait si elle pouvait emmener Edward dans sa chambre. Il accepta et le couple fut rapidement parti, isolé d'eux par la magie des lieux.
- Carlisle, appela alors Alexander. Tu sais que toi et ta famille n'êtes certainement pas obligés de prendre Bella en charge, dit-il en les surprenant. C'est son choix de vie et elle l'a fait en tablant sur le fait que vous ne reviendriez pas. Je m'en suis assuré. C'est à elle de l'assumer, pas à vous.
La famille lui sourit en réponse, assurant pourtant qu'ils aideraient et qu'ils veilleraient, que Bella faisait partie de la famille malgré tout ce qu'il s'était passé. Ils discutèrent mais rapidement, une partie de la meute décida de s'en aller, Quil et Embry restant pourtant avec Jacob et Alexander. Ils finirent par se laisser convaincre de reprendre forme humaine. Ce ne fut qu'à l'heure du déjeuné qu'une partie des vampires s'en allèrent, Emmet et Jasper restant pour retrouver leur ami qui leur avait manqué. Et aussi pour s'assurer que Edward ne causerait plus d'ennuis. Ce fut sans prévenir que Alexander répandit des odeurs humaines dans la maison, tendant immédiatement les vampires et Jasper en particulier. Il s'excusa auprès de lui, l'empathe lui assurant que ce n'était rien et qu'il avait l'habitude maintenant. Ils ne tardèrent pas à voir rappliquer Bella passée par la cuisine pour aller se prendre un gobelet de sang. Elle vint s'asseoir dans le canapé, Edward la rejoignant.
- Tu aurais pu prévenir, gronda celui-ci agressif.
- Rien ne la préviendra dehors, trancha Jasper.
- Il a raison, approuva Bella. Je dois m'y faire.
Et ce ne fut pas facile pour elle mais elle tint avec brio toute la journée malgré les quantités de sang qu'elle eut besoin d'avaler pour ça. Comme promis, et si ses frères durent forcer Edward, les vampires partirent le soir venu, Quil et Embry rentrant eux aussi. Jacob et son imprégné dînèrent rapidement avant de s'enfermer dans leur chambre, le loups attrapant le sorcier par les hanche pour le plaquer contre lui.
- Enfin seuls, apprécia-t-il en venant l'embrasser avec passion.
- Enfin seuls, approuva-t-il lorsqu'il recula. Tu sais que les Cullen ne sont pas dangereux pour moi n'est-ce pas ?
- Ça ne veut pas dire que je peux me détendre en sachant que tu es avec eux. Mais je ne protesterai pas, promit. Tant qu'ils ne font rien en tout cas.
- Merci, sourit-il en déposant un baiser sur ses lèvres. Dans quelques jours, et si tout se passe bien avec Bella, on sera plus tranquilles.
- Ouais et on reprend les cours et tu dormiras chez Charlie, râla-t-il. Alors on ne pourra plus dormir à deux et on se verra beaucoup moins et…
- Il faut faire avec, s'amusa-t-il. Et ça rend les retrouvailles plus intéressantes, sourit-il. Dans trois mois, j'en aurais fini avec mes études même si toi tu en as encore pour un moment. Ton père insistes pour que tu aies ton diplôme et il a raison. Mais ce sera déjà plus simple pour qu'on puisse arranger nos emplois du temps.
- Tu penses venir vivre définitivement ici un jour ?
- Viendrais tu y vivre avec moi ? demanda-t-il l'air taquin.
- Avec un très grand plaisir, approuva-t-il. En plus c'est juste à côté de la Réserve. Charlie pourra toujours venir ici et toi lui rendre visite.
- Oui. Je viendrai certainement emménager ici plus vite que je ne le pense mais pour l'instant, je veux rester chez Charlie. C'est ma première vraie maison, mon premier vrai foyer, murmura-t-il en se blottissant contre lui. Je n'ai pas envie de le laisser pour l'instant.
- C'est à toi d'en décider, répondit-il en caressant ses cheveux. Tout me va du moment que tu es dans les parages. Mais j'espère bien qu'un jour on s'installera rien qu'à deux.
- C'est le projet, sourit-il en revenant l'embrasser.
Dans les jours suivant, ils furent envahis par Edward présent du matin au soir, désagréable du matin au soir. Il ne reprochait pas son choix à Bella mais il détestait Alexander pour l'avoir permis. Des membres de la meute venaient chaque jour surveiller. Emmet, Jasper et Alice étaient là aussi. Rosalie, Esmée et Carlisle passant de temps en temps. Un Carlisle qui avait tenu à parler à Alexander en privée pour s'assurer de sa santé, le sorcier toujours touché qu'il s'inquiète ainsi pour lui. Si ce fut difficile pour Bella, elle parvint à contrôler sa soif avec brio, buvant moins de sang au fil des jours et tenant de mieux en mieux même quand il diffusait soudainement une odeur de sang humain dans la maison. Cela n'avait pas été facile mais elle s'en sortait très bien, forçant l'admiration et ça prouvait une fois encore qu'elle avait vraiment pensé son choix et qu'elle était prête.
Cela rassura d'ailleurs les Quileute quand à sa capacité à tenir ses engagements et l'ambiance se détendit. Alexander l'avait aussi fait manger. Les vampire pouvaient manger et avaler de la nourriture mais ils étaient forcés de la vomir ensuite, ne pouvant la digérer. Il l'avait fait faire à Bella parce qu'il faudrait donner le change devant Charlie de temps en temps pour ne pas l'inquiéter. Edward était contre comme toujours mais Bella l'avait fait, tenant sa promesse de tout faire pour que tout aille bien avec son père. Une chose que le reste du clan avait trouvé remarquable par les efforts que ça demandait.
Comme attendu, Seth se transforma cette semaine là et il fut une bouffée d'air rafraîchissante pour la meute. Contrairement aux autres, une fois les explications données, il prenait cela avec un gigantesque enthousiasme et il le fut plus encore en retrouvant Alex et en apprenant qu'il pouvait faire de la magie. Il lui fut présenté officiellement un soir après que les vampires aient regagné leur demeure et Bella sa chambre. Ils passèrent là soirée à s'amuser et à instruire Seth et avoir son petit frère ainsi sembla aussi faire du bien à Leah.
Samedi venu, et devant les progrès de Bella, Alexander la laissa partir avec les Cullen pour une première véritable chasse. Il avait exigé qu'elle soit de retour à l'heure le lendemain pour qu'ils rentrent ensemble comme prévu chez Charlie et elle avait promis. Promesse qu'elle tint. Ils rentrèrent donc ensemble le lendemain, Bella avec son allure humaine travaillée désormais. L'homme vint les serrer dans ses bras avec joie à leur arrivée, souriant d'appréciation à sa fille. Avec le maquillage cachant sa pâleur et même si on avait un peu gommé la beauté vampirique avec quelques artifices, elle avait l'air bien mieux qu'en partant, plus en forme et cela sembla rendre Charlie heureux. Une joie qui fut bien moindre lorsqu'il apprit que Edward était de retour dans les parages.
La vie reprit son cour ordinaire et ils retournèrent au lycée pour la dernière ligne droite avant le diplôme. Si ce ne fut pas sans difficulté, Bella tint parfaitement sa soif et ses instincts. Elle se remit à passer énormément de temps avec le clan, allant chasser avec eux. La meute garda un œil sur eux mais les choses redevinrent simplement ce qu'elles étaient avant, Bella transformée en plus. Alexander reprit ses activités, ses entraînements, surveillant la situation du monde sorcier. Il avait également parler de la possibilité d'une interférence des Volturi au MACUSA et on lui avait promis de le prévenir si un membre du clan vampirique entrait sur le territoire des États-Unis. Et bien sûr, il ajouta le temps passer avec Jacob à tout cela. Ils se retrouvaient dés qu'ils pouvaient, ne serait-ce que le temps d'une balade à moto et leur relation continuait à évoluer tranquillement. Une relation que les Cullen avaient découverte à travers Bella, ne manquant pas de le taquiner à ce sujet ou de demander comment il faisait pour être avec un loup qui empestait. Ce n'était pourtant jamais méchant et ils faisaient l'effort de bien mieux tolérer Jacob en sachant qu'ils étaient ensemble. Sauf Edward.
Peu après, Brady muta à son tour pour rejoindre la meute et ce week-end là, les Quileute acceptèrent sa proposition de protéger la Réserve avec ses barrières. Ils avaient vu comment il avait pu protéger sa maison, empêcher Edward d'y entrer et cela les avait convaincu en plus de la perspective de voir arriver d'autres vampires dangereux. Alexander avait approuvé et c'était ce qu'il était venu faire ce soir là. Il avait rejoint la meute et le Conseil autour d'un feu de camp, tous voulant voir ce qu'il allait faire.
- Comment ça fonctionne ? questionna Billy alors qu'il était assis près du feu en entourant les autres.
- C'est assez simple en réalité, répondit-il. Vos terres sont imprégnés de votre énergie. La terre sait qui elle abrite, sourit-il. Alors je vais lancer le sortilège sur la terre. Il va courir partout jusqu'à atteindre les frontières. Il va se répandre tout du long jusqu'à la fermer puis s'élever pour créer un dôme. Personne ne verra rien, il faut être sensible à la magie pour le voir.
Il sortit une carte de la région pour l'étendre devant lui, reprenant ensuite :
- Nous allons voir le sortilège progresser sur la carte pour nous assurer qu'il prend effet au bon endroit. Lorsqu'il sera bouclé, il sera en place. Cette magie est alimentée par l'énergie naturelle alors tant qu'elle n'est pas brisée, elle perdure.
- Qui pourrait la briser ? demanda Leah.
- D'autres sorciers est la réponse la plus évidente, certaines créatures magiques puissantes le pourraient aussi, expliqua-t-il. Mais en général, dans le monde magique, on s'abstient de faire ce genre de chose. Ce serait comme défoncer le mur d'enceinte d'une propriété privée version magique. Si quelqu'un le fait, c'est quelqu'un qui cherchent vraiment à vous attaquer et qui ne respecte pas la loi sorcière. Briser ce genre de protection contre l'avis des maîtres des lieux est illégal chez nous. C'est considéré comme une violation de propriété privée.
- Est-ce que ça compte pour nous ? demanda Sam. Nous ne sommes pas des sorciers.
- Ça compte parce que c'est moi qui la pose en vertu du fait que vous êtes ma famille. Ce sera considéré comme si je protégeais ma maison. Donc si un sorcier ou un autre être magique violent cela, il viole la loi. Cela me donne le droit de répliquer et ça lui causera des ennuis avec ceux qui font respecter ces lois. La propriété privée est un concept poussé très loin chez les sorciers. Même entre nous nous n'aimons pas que les uns ou les autres viennent mettre leur nez chez nous. Ceux qui font régner ces lois n'ont d'ailleurs pas le droit d'entrer dans un lieu qui leur est fermé s'ils n'ont pas la preuve qu'un crime a été commis ou de très sérieuses raison de le penser. Chez nous, tout le monde est autant tatillon là dessus que les Texans sur leur droit à porter une arme, dit-il en les faisant rire. Si quelqu'un allait jusqu'à forcer, ce sera un ennemis certain pour en arriver là. Si cela arrive, je le saurai sur le champs, je saurai où et qui et je vous préviendrai immédiatement je le jure.
- On ne peut pas être prévenu directement ? demanda Paul.
- Malheureusement non, pas avec ce genre de magie. Désolé.
- Pas grave. C'est déjà génial ce que tu fais, sourit Jacob en déposant un baiser sur sa tête.
La meute ricana, Seth soufflant qu'il était amusant d'entendre les pensées totalement abruties et mielleuses de Jacob lorsqu'il était ainsi avec son imprégné. Jacob soupira pour eux, Alexander souriant.
- Comme je l'ai dit, ça empêchera les vampires d'entrer sur vos terres, reprit le sorcier, les vampires et ceux qui auraient de mauvaises intentions envers vous. Je ne peux pas faire plus avec ce genre de barrière. Cela n'aura d'effet que sur les peuples du monde magique. Ça ne fera rien aux non magiques. Ce qui resteront bloqué à la frontières auront besoin de l'autorisation expresse d'un membre magique de la tribu donnée de plein grès et en toute conscience. Ou la mienne puisque c'est ma barrière mais je ne le ferai pas. Si ça arrive, méfiez vous parce que celui qui est bloqué ne vous veut probablement pas du bien. Une fois en place elle restera sans qu'on ait besoin de faire quoi que ce soit. Si un jour vous voulez que je l'enlève, je le fais dans l'instant. Vous n'aurez plus à vous inquiéter des vampires et aucun d'eux n'est apte à briser ce genre de protection.
Tous sourirent à cela puisque c'était bien la le but premier. Alexander se mit alors en action, la carte étendue devant lui. Il sortit sa baguette et la pointa sur le sol, fermant les yeux. Murmurant, il se mit à réciter la longue incantation de ce charme de protection. Il n'était pas très puissant alors qu'il ne pouvait pas encore se permettre plus en l'état mais il demandait quand même beaucoup de magie pour couvrir une si vaste zone. Un point doré se mit à briller sur la carte que tous observaient, indiquant l'endroit exact où Alexander était assis. Le point commença à s'étaler pour dessiner un cercle de lumière qui s'étendit et s'étendit encore. Si le Conseil ne perçut rien du tout, les loups sentirent d'instinct le passage de cette énergie protectrice et bienveillante, souriant à la sensation de chaleur que cela leur inspira. Alors que le sorcier marmonnait sans bouger, le cercle continua à grandir, s'étendant sur toute la Réserve, se déformant soudain lorsqu'il en atteignit les limites, épousant la frontière. Après un moment, elle fut bien dessiné avec précision et les loups sentirent l'air vibrer. Ils ne virent rien mais ce fut comme sentir une porte se refermer pour mettre une maison à l'abri du froid extérieur et du vent, l'atmosphère s'apaisant soudain.
L'opération prit un bon quart d'heure mais elle fut finalement terminée et tout revint à la normale. La carte s'éteignit et se consuma pour disparaître totalement, indiquant que la frontière qui avait été dessinée sur elle avait bien été respectée. Tous entendirent Alexander soupirer profondément, le voyant rouvrir les yeux alors qu'il rangeait sa baguette. Puis il vacilla, l'air un peu confus et épuisé, ses épaules basses. Jacob fut près de lui en un instant, entourant ses épaules d'un bras :
- Alexander ?
- C'est bon. La barrière est en place, murmura-t-il.
- Est-ce que ça va ? demanda le loup roux inquiet.
- Oui, assura-t-il en se reposant contre lui. C'est juste que ça prend beaucoup d'énergie.
- Merci Alexander, fit Billy.
- Avec plaisir. J'essaierai de voir si je peux faire mieux avec le temps, promit-il doucement. Mais vous n'avez plus rien à craindre des vampires sur vos terres au moins.
- C'est déjà pas mal, sourit Sue.
- Tu veux un truc à manger ? demanda Seth en s'abaissant près de lui.
- Je veux bien, approuva-t-il.
- Je vais te chercher ça, décréta-t-il en partant au galop.
Alexander sourit, toujours touché par la gentillesse et la bienveillance de Seth. Le jeune loup avait l'âme d'un chevalier à ses yeux et il le prouvait constamment. Ils passèrent le reste de la soirée tranquillement autour du feu, Jacob venant bien vite s'asseoir pour attirer son âme sœur sur ses genoux et lui commander de se reposer, couvé des yeux par son père attendrit de le voir ainsi, enfin bien et heureux avec quelqu'un. Ce soir là, Jacob ramena lui même Alexander chez Charlie, conduisant à sa place pour être sûr qu'il rentrait bien. Le shérif les accueillit avec bonne humeur comme toujours, remerciant Jacob d'avoir ramené son fils en voyant qu'il était vraiment épuisé. À moitié endormi, Alexander déposa un baiser sur la joue de son loup avant de partir vers la maison, y disparaissant bien vite ensuite. Jacob se fit d'ailleurs gêné devant un Charlie scrutateur resté là et n'ayant pas manqué la chose.
- Est-ce qu'il y a une chose que je devrais savoir ? demanda-t-il en relevant un sourcil.
- C'est à Alex qu'il faut poser la question, répondit-il en dansant sur ses pieds. Avec tout mon respect.
- Je croyais que c'était Bella qui t'intéressait ? releva l'homme en mettant les pieds dans le plat.
- Mais c'est Alexander qui est toujours là pour moi, qui me connaît le mieux et qui sait toujours quoi dire et quoi faire. Je l'ai compris maintenant, sourit-il en regardant rêveusement la porte par laquelle son âme sœur avait disparu.
- C'est pour ça qu'il y a eu ce black out avec Bella il y a quelques temps ? questionna-t-il.
- Je suis désolé pour ça mais après avoir été malade et avoir eu cette fièvre monstrueuse, sourit-il, j'ai eu besoin de réfléchir. Je ne voulais pas blesser Bella mais je n'étais pas mieux qu'elle à ce moment là.
- Ton père m'a dit et Alex aussi, précisa-t-il.
- Ouais. Lui il a su m'aider comme personne d'autre et j'ai juste réalisé que c'était lui, sourit-il.
- Je vois. Ce n'est pas parce que Bella s'est remise avec ce Edward n'est-ce pas ? demanda-t-il suspicieux.
- Non. Pas du tout. C'était… avant qu'ils ne reviennent, confia-t-il.
- Ok alors, concéda l'homme. Mais il y a toujours un fusil derrière la porte qui t'attend si tu lui fais du mal, prévint-il en faisant déglutir le loup par le sérieux de la déclaration. Alexander est comme mon fils.
- Jamais je ne lui ferai le moindre mal, assura-t-il.
- J'espère pour toi. Bonne nuit Jacob, salua-t-il en rentrant chez lui.
- Bonne nuit, rendit-il un peu bêtement.
Le lendemain au petit déjeuner, Charlie profita du fait que Bella était encore dans sa chambre pour parler à Alexander.
- Alors, qu'est-ce qu'il y a avec Jacob ? questionna-t-il l'air de rien.
- Qu'est-ce qu'il te fait penser qu'il y a un truc avec lui ? demanda-t-il affreusement tendu.
Il voulait le dire à Charlie mais il y avait toujours en lui cette peur insidieuse du rejet, se demandant comment l'homme prendrait le fait qu'il sortait avec un garçon.
- Tu l'as embrassé sur la joue avant de rentrer hier soir, rappela-t-il.
- Oh. Et bien je…, commença-t-il en se triturant les doigts. Est-ce que ça te dérangerait qu'il y ait quelque chose ? demanda-t-il avec hésitation.
- Pas le moins du monde à partir du moment où ça te convient et qu'il ne te fait pas de mal.
Alexander releva le regard vers lui, lui souriant avec émotion en sentant sa sincérité.
- Je sors avec lui, admit-il alors.
- Je ne savais pas que tu avais des vues sur lui, s'amusa-t-il. Vous avez toujours été proches mais je ne me doutais de rien.
- En fait moi non plus. Je ne l'avais pas envisagé et ça faisait longtemps que je n'avais pas pensé à avoir quelqu'un. Quand j'ai commencé à comprendre que j'avais… beaucoup d'affection pour lui, il était concentré sur Bella alors j'ai gardé ça pour moi. Tu ne peux pas savoir à quel point j'étais jaloux, s'amusa-t-il en le faisant sourire.
- Cela ne s'est pas vu du tout, remarqua-t-il.
- Je sais. J'ai déjà souffert de la jalousie avant alors je me suis promis de tenir la mienne si je l'étais un jour, expliqua-t-il. Et puis je n'avais pas encore réalisé pourquoi je l'étais à ce point. Je croyais que c'était juste parce que j'avais peur de le perdre s'il se mettait avec Bella. De ne plus le voir autant et de ne plus avoir ce lien avec lui. Je crois qu'on a compris en même temps ce qu'il en était vraiment. On avait juste besoin de le comprendre tout les deux. C'était déjà là au fond.
- Et ça se passe bien ?
- Très bien, sourit-il largement.
- Alors tant mieux. Je lui ai fait savoir que mon fusil l'attendait s'il te faisait du mal, annonça-t-il en le touchant. Il attend déjà ce Edward.
Alexander sourit tristement, sachant que son père était atrocement inquiet pour sa fille et à raison. Il n'arrivait pas du tout à comprendre pourquoi elle s'était remise avec Edward sans condition aussitôt qu'il était revenu et même en sachant la vérité, c'était assez incongru. Alexander pouvait croire qu'ils se seraient remis ensemble sans problème mais ainsi, si vite et sans discussion ni mise au point, temps de réadaptation et de pardon, il ne comprenait pas. Si Bella ne remettait jamais Edward en place, il continuerait à faire des bêtises. Mais ça ne le regardait pas même s'il trouvait que le couple faisait vraiment les choses trop vite et sans aucune raison.
Après le petit déjeuner, très heureux d'avoir eu cette discussion avec Charlie, Alexander partit pour le domaine de Rael et son bureau pour travailler un peu. Ce jour là, il fut heureux de voir qu'il avait reçut les actes d'acquisitions et de propriétés de ses derniers achats. Il avait demandé aux gobelins de racheter pour lui et au meilleur prix, les terres du coin autant que possible. Il adorait cet endroit, cette forêt et il voulait le préserver et le garder intact, s'assurer aussi qu'on prendrait rien au Quileute et que rien ne dégraderait ce bout de nature perdue. Il rachetait donc les terres pour y veiller. À moins que les non mages désertent durablement la région il ne pourrait pas en faire un domaine magique mais ça n'avait pas d'importance. Il voulait juste préserver son coin de paradis. Il rachetait donc ce qu'il pouvait déjà acheter et il avait demandé aux gobelins de faire des offres aux propriétaires terriens du coin. Il s'agissait surtout d'exploitants en tout genre comme de bois par exemple. Il espérait racheter tout le parc national Olympic avec le temps mais il ne savait pas si c'était possible. Il en avait les moyens, le problème n'était pas là. Les gobelins travaillaient sur le sujet pour lui et lui avait déjà permis d'acquérir pas mal de terrain, particulièrement autour de sa maison et de la Réserve, ses priorités.
Son travail et son entraînement fait avec diligence, il rejoignit Jacob à la plage avec les autres pour aller en profiter un peu, le temps radieux ce week-end. Le meute ayant appris l'existence de ses cicatrices à travers Jacob, il ne les cachait plus devant eux, s'assurant juste que ceux qui ignoraient leur existence ne les voient pas pour ce que ce soit pas étrange. Il sentit à quel point les voir peinait les loups et les remplissait de questions mais pas un ne demanda, connaissant une fois de plus les grandes lignes à travers son âme sœur. Après Brady, ce fut Collin qui muta à son tour, s'ajoutant la meute comptant désormais dix loups. Et de plus en plus, la question de l'Alpha se posait pour Sam. Connaissant les subtilités de leur lien télépathique, il avait demandé à Alexander de le voir en pleine nuit pour en discuter, à un moment où tout le reste de la meute dormait et ne pouvait l'entendre. Il leur cachait de son mieux pour ne pas mettre la pression sur Jacob.
- Qu'est-ce que tu en penses ? demanda Sam au sorcier avec lequel il était installé.
La nuit était totale et ils étaient enfermés dans sa voiture devant la maison de Charlie pour parler tranquillement.
- Je pense qu'il est temps d'en parler si tu es prêt et que tu le veux toujours, répondit-il à son ami.
- Jacob est fait pour ça. Il prend les devant facilement et c'est un leader naturel. En plus du fait que c'est son héritage, remarqua le loup noir. C'est un puissant guerrier, il est fait pour ça et son habilité naturelle à maîtriser son loup et sa transformation… Il a ça dans le sang plus que n'importe lequel d'entre nous. Et cela fera du bien à la meute. Avec ma position avec Leah, c'est devenu plus compliqué et ça n'aide pas les autres, ça n'aide pas la paix dans la meute. Je ne suis devenu l'Alpha que par la force des choses et ce n'est pas le meilleur choix.
- Tu fais un très bon Alpha, assura Alexander. Tu as admirablement géré les choses et tu as été là pour guider chacun d'eux alors que tu n'étais pas franchement beaucoup plus avancé. Tu as endossé la responsabilité de la protection de la Réserve avec brio.
- Je l'ai fais par devoir et j'ai aimé ça mais ce n'est pas ce que je veux continuer à faire. J'adore être un loup et je veux continuer à protéger la Réserve. Mais je sens que Jacob ferait un meilleur Alpha. Et puis il t'a à ses côtés. Avec vous deux, on ne pourrait pas rêver mieux. On taquine toujours Jacob avec ça mais son esprit est le plus calme de nous tous depuis qu'il t'a et il est joyeux. Pourtant on sait à quel point il peut être explosif aussi, rit-il en l'amusant. Toi aussi tu serais bien à ses côtés pour ça. Tu nous as tous tellement aidé. Entre toi et Jacob, on ne pourrait pas demander mieux et moi, je pourrais me reconcentrer un peu sur moi. J'ai arrêté de le faire le jour où je me suis transformé et j'ai besoin de me retrouver un peu. Il s'est passé tellement de choses.
- C'est vrai, admit-il. Je ne sais pas ce que Jacob répondra mais je pense qu'il est prêt à t'entendre et à y réfléchir sérieusement maintenant. Il est à l'aise avec lui même, avec sa nature, son loup et tout le reste.
- C'est beaucoup grâce à toi si tu veux mon avis, taquina-t-il.
- Si je peux l'aider à être bien j'en suis heureux. Alors c'est décidé, tu vas lui proposer ?
- Oui. Il est plus que temps. Je crois que c'est le moment. Est-ce que tu aimerais être là pour en parler ?
- Non. C'est une discussion que vous devez avoir entre vous, entre loup. C'est privé ce genre de chose et moi, je ne serai pas affecté par ce choix. Au moins pour la proposition initiale, vous devriez faire ça juste entre vous. Cela ne regarde que la meute, même pas le Conseil si tu veux mon avis.
- J'imagine que Jacob t'en parlera. Qu'est-ce que tu lui diras ?
- Que c'est son choix et qu'il doit le faire en son âme et conscience. Je lui dirai aussi que je crois qu'il ferait un bon Alpha mais je ne le pousserai pas.
- Je n'attendais pas autre chose. Je lui parlerai rapidement à lui et à la meute. Il n'y a plus de raison de traîner sur le sujet.
- Alors bonne chance Sam. J'espère que ça se passera bien et que toi aussi, tu pourras enfin trouver la place qui te convient.
- Merci Alex. Tu es un ami comme il n'y en a pas deux tu sais ?
- Si tu le dis, sourit-il en se demandant si les gens de sa première vie pouvaient l'avoir estimé autant que lui sincèrement.
NB : J'ai constaté par mon propre compte et via vos messages que avait des problèmes avec les notifications depuis un moment. Je ne sais pas ce qu'il se passe et comme beaucoup d'entre vous, je ne reçois plus les notifications de sortie de chapitres ou de commentaires… J'ai déjà contacté le service technique mais je n'ai pas eu de réponse. Bref, si cela vous intéresse, je me suis créé une page X (twitter) où j'annoncerai les sorties chaque semaine pour mettre au courant ceux que cela intéresse. La page est au nom de Audragon8. N'hésitez pas à vous en servir.
