Réponses aux reviews (God's Tears) :

Macy : Un écrit par semaine, nah, désolée, ce ne sera pas faisable ; j'ai pas mal de travail et Alisha également donc ça coincera, surtout que je réécris à côté de ça Nouvelle Ère. :)

Lilo : Oh, il va s'en passer des choses et, effectivement, la patience sera nécessaire. :')

Guest : Merci de suivre cette histoire !

Xxx : Merci pour le soutien !

SignyVenetia : Je suis flattée de ta review :3 c'est vraiment gentil. On prend vraiment plaisir à écrire cette histoire, avec Alisha. On ne compte pas s'arrêter juste dans le cadre des études mais pousser l'histoire plus loin ; ce sera vraiment une longue aventure. J'espère te revoir dans les parages ! :D


Disclaimer : Fairy Tail ne nous appartient pas.


Rating : T


JOUR 14 : rafraîchissement


Le soleil caresse son visage, traversant les feuilles de l'arbre sous lequel elle est installée. Assise sur l'une des nombreuses tables du campus, elle profite du calme qui émane du campus. C'est agréable de flâner un petit peu, entre quelques révisions. Et puis il fait beau, pas trop chaud, sans parler de cette brise très agréable qui vient agiter ses cheveux. Erza en soupire de contentement tout en relevant tranquillement le menton ; elle est penchée en arrière, légèrement, se maintenant grâce à ses bras et ses mains posées à plat sur le bois.

La rouquine mâchouille l'intérieur de sa joue, se plongeant alors dans ses pensées.

Aujourd'hui, elle a enfin compris qui est Simon ; pour la faire court, c'est un ancien athlète. Suite à une blessure, il a tout arrêté pour se réorienter dans un domaine qui l'a toujours intéressé. Il est plus vieux qu'elle, d'un an, et est assez agréable, très gentil et poli, peut-être un peu timide sur les bords. Loin d'être bête, ce garçon a parfaitement réussi les premiers examens qui sont déjà tombés. Bon, elle lui jette sans doute des fleurs trop vite parce que tout le monde peut les réussir avec des révisions et de la réflexion.

Mirajane n'a pas menti en disant qu'il est grand. C'est vrai quoi, à côté de lui, elle a eu l'impression d'être une naine. Ça peut avoir un côté rassurant, sans doute, mais elle n'est pas habituée à ça. Et puis à quoi bon songer à ce détail de cette façon ? Simon ne fait rien remuer en elle, c'est loin d'être un coup de foudre.

« T'en fais une drôle de tête. Tu digères mal le triple cheese que tu t'es enfilée ? T'as même pas fini ton soda. »

C'est avec une rapidité déconcertante que tout son corps se tend ; Erza ouvre lentement les paupières, pas très sûre d'en avoir envie. Le vent lui apporte l'odeur musquée qui se dégage de la personne à côté d'elle, également sur la table. Son genou touche négligemment le sien, nu, sa petite robe blanche étant remontée vers la moitié de ses cuisses. Un sourire en coin, qui est censé lui valoir un « bonjour » ordinaire, fait s'hérisser ses poils ; elle ne lui a même pas encore adressé la parole qu'elle est en colère.

« Tu es venu me présenter des excuses ? »

Le garçon hausse un sourcil en la dévisageant. Ses yeux verts pétillent de malice et elle n'aime pas ça. La rouquine se redresse et se penche en avant, ses bras se croisant et se posant sur ses jambes. Il porte un t-shirt noir, qui épouse son torse apparemment musclé vu la façon dont ses pectoraux sont dessinés. Un premier sermon personnel suit le dernier détail qu'elle vient d'émettre, parce qu'elle n'a aucune raison de le reluquer de la sorte.

« Je dois te rappeler que c'est toi la fautive ?
- Si tu avais ouvert les yeux, ça ne serait pas arrivé.
- Ah... cette fille bon sang, soupire-t-il en observant le ciel.
- Tu as une remarque à faire peut-être ? »

L'étudiant se contente de rire et ça l'agace. Qu'est-ce qu'il fiche ici, dans tous les cas ? Et bordel, sur une probabilité de combien pouvait-elle retomber sur cet abruti ?

« Tu comptes rester ici ? »

Erza espère vraiment qu'il a senti toute la haine qu'elle lui porte dans ces mots. Vraiment, très sincèrement. Surtout qu'il est venu s'installer l'air de rien, alors qu'elle attend quelqu'un, bordel. Il est irritant. Trop irritant. Et elle ne le connait même pas !

« Pourquoi pas ?
- Tu as d'autres bancs, là-bas, déclare la jeune femme en les désignant du menton.
- Je n'ai pas envie d'y aller.
- Je ne te demande pas ton avis.
- Quoi ? Tu as un rendez-vous ? »

Le garçon lui sourit, cette fois-ci grandement, son index tapant la table.

Est-ce qu'elle a des comptes à lui rendre ? Non. Mais peut-être que si elle dit que, effectivement, c'est un rendez-vous, il s'en ira. Loin. Même plus loin que prévu. Et ça, ce serait merveilleux, un énorme service à toute l'humanité.

« Oui. Tu peux t'en aller maintenant ?
- Avec un charmant garçon ?, s'amuse-t-il.
- Plus que toi en tout cas. »

Il hoche lentement la tête en mordillant sa lèvre inférieure. Erza remarque les lunettes de soleil au dessus de sa tête, dans ses cheveux bleus ébouriffés. Peut-être qu'elle a exagéré en disant ça, parce qu'elle le concède facilement qu'il n'est pas spécialement moche à regarder.

« Et comment il s'appelle ? »

La rouquine plisse les yeux. La méfiance s'installe.

« ... Gerald Fernandez. Pourquoi ? »

La situation est vraiment incongrue ; elle est là, à parler avec ce malpoli d'étudiant incapable de s'excuser et qui, d'ailleurs, sort une bouteille de son sac pour en prendre une longue gorgée. Elle voit sa pomme d'Adam monter puis descendre au rythme de sa déglutition et, automatiquement, son ventre se tord.

Bon sang, elle a vraiment des problèmes avec sa libido, ces derniers jours.

« Tu le connais depuis longtemps ?, questionne-t-il en posant sa bouteille entre eux deux.
- Pas vraiment.
- Et là, donc, tu devais le voir ? C'est qu'il t'a donné envie, dis donc.
- Sa compagnie sera meilleure que la tienne, marmonne Erza en repoussant ses cheveux en arrière.
- Pourquoi ? »

Un soupir agacé franchit ses lèvres.

« Il n'est pas lourd. Drôle. Poli et respectueux. Et attentionné. Tout ce que toi, à priori, n'est absolument pas. »

La brise secoue à nouveau les branches de l'arbre et des feuilles tombent lentement, virevoltant délicatement dans les airs. Cet après-midi avait tant de potentiel, avec cette impression de calme et de sérénité, et voilà que tout est gâché à cause de ce type. Merveilleux.

« Un homme parfait on dirait.
- Tout ce qui n'est toi est parfait.
- Hé, tu es dure, rit-il, tu ne me connais pas.
- Et toi non plus, alors pourquoi tu viens me parler ? »

Il s'est levé de la table, a sauté du banc, et s'est planté devant elle. Un pas, puis il se penche. Son visage s'est dangereusement rapproché du sien et, par réflexe, Erza s'est inclinée en arrière, reculant un maximum. Il a posé ses mains sur la table, à côté de ses cuisses.

« Je peux savoir ce que tu fous ? »

Elle n'aime pas ça. Cette proximité. Et encore moins l'attirance qu'elle a pour ce mec. Il agit d'une façon déconcertante à chaque fois.

« J'ai répondu à tes questions, tu peux me laisser tranquille maintenant, non ?
- Et interrompre ce merveilleux rendez-vous ? Voyons, Scarlett. Quelle question idiote. »

Silence. Il y a juste le bruit des oiseaux. Celui de la musique, quelque part dans un coin du campus. Et les rires.

Juste encore quelques secondes, histoire qu'elle s'imprègne doucement de sa réponse. Elle doit avoir mal entendu, pas vrai ?

« Pardon ? »

Le jeune homme se recule enfin et elle remarque qu'elle a évité de prendre de réelles inspirations, pour ne pas plonger tête la première dans son odeur divinement succulente. Il glisse une main derrière ses fesses, sans doute pour fouiller dans la poche de son jean, puis en sort une carte qui, a priori, est celle d'étudiant. Ses yeux s'accrochent sur les informations inscrites dessus.

« Vu toutes tes éloges, j'ai mes chances avec toi, hein ? »

La réalisation coule lentement dans son esprit. Très lentement. Parce qu'elle refuse d'y croire dans un premier temps.

Et puis, elle sourit. Elle lui demande de s'asseoir à côté d'elle, ce qu'il fait avec ce sourire confiant, arrogant, de gamin satisfait. Ses doigts glissent sur la bouteille dont la fraîcheur apaise le feu de sa peau. Elle retire tranquillement le bouchon, ignorant totalement ce que lui dit ce fameux Gerald.

À la place, une fois la bouteille ouverte, Erza glisse une main sur la joue de ce dernier pour lui faire tourner la tête. Il parait surpris, mais juste un peu. Et alors, brusquement, elle verse le contenu sur sa tête en s'éloignant pour ne pas être trempée. Il a fermé les yeux afin de les protéger, en glapissant. Tout son corps s'est contracté sous son attaque, elle l'a très vu avec ses biceps. Mais elle s'en fiche.

Satisfaite, la rouquine prend son gobelet pour finir son soda tout en le fixant. Le garçon essuie lentement son visage, avec ses mains, l'air de ne pas comprendre la situation. Elle récupère son sac qu'elle met sur son épaule avant de s'en aller d'un pas rapide et furieux.

Ne plus jamais écouter Mirajane.

Plus jamais.