Chapitre 27: A la poursuite d'une ombre.
Bon j'avais dit que ce serait le dernier chapitre, mais comme d'habitude mes écrits font des pages et des pages et j'ai voulu découper les chapitres pour ne pas noyer l'histoire. Le prochain chapitre, le final pour de vrai (normalement…), est presque terminé. Je mettrais peut être l'épilogue à part je n'ai pas encore décidé.
J'espère que ce chapitre vous plaira!
Bonne lecture!
Musique d'écriture:
I am Sherlocked ( Sherlock Holmes Series, Irene Adler Theme)
The Fountain/Death is the Road to Awe(The Fountain BO)
Chapitre 27: A la poursuite d'une ombre.
Albus l'avait perdu, et de colère il tapa du poing dans le mur. La douleur dans ses phalanges lui semblait presque être une illusion. Le dédale de couloirs, tous semblables, l'avait sans doute conduit à prendre à droite au lieu de gauche ou tout droit au lieu de droite, mais cela faisait presque cinq minutes que William Clay avait disparu. Il resta immobile quelques secondes, ouvrant et fermant son poing endolori, puis se résolut à rebrousser chemin. Inutile de poursuite une ombre.
Il suivit les panneaux jusqu'à l'accueil de l'hôpital, dévalant les escaliers, repassant les couloirs qu'il ne se souvenait même pas avoir traversé. Un vrai labyrinthe!
En route, il dût demander son chemin à un aide-guérisseur et fut soulagé de se retrouver dans le hall d'accueil.
Il s'appuya au comptoir de la réception, attendant qu'une élégante jeune femme à la bouche trop grande lui demandât s'il désirait un renseignement. Quand elle leva les yeux, elle le reconnut et rougit légèrement. Les fils des Potter faisaient cet effet. D'habitude, Albus en serait indifférent, voir agacé. Pas aujourd'hui, tout ce qui pouvait jouer en sa faveur était plus que bienvenue. Il lui offrit son plus beau sourire et lui dit qu'il cherchait un patient, du nom de Clay. Elle parut hésiter et perdit son sourire.
- Nous ne pouvons pas donner ce renseignement Monsieur Potter, à moins que vous soyez un membre de la famille, c'est impossible. » Elle se tortilla sur sa chaise. « J'en suis désolée. »
Il se pencha en avant, plongeant son regard dans le sien.
- S'il vous plait, c'est vraiment important. » Sa voix était presque un murmure, trainante et douce. Son regard était intense, dévisageant amoureusement le visage de la jeune femme. « Vous êtes sûr que vous ne pouvez rien faire? Pour moi? »
Oh bon dieu, il se dégoûtait! Mais elle rougit d'avantage, mordillant sa lèvre inférieure. Albus avait l'impression d'entendre son coeur accélérer dans sa poitrine. Elle lui sourit et se leva, tirant sur sa jupe droite et son chemisier.
- Je vais voir ce que je peux faire. Clay, vous m'avez dit?
Albus acquiesça, le regard charmant et regarda la jeune femme avec insistance jusqu'à ce qu'elle disparaisse dans la pièce derrière l'accueil. Il expira, roulant des yeux. Les gens feraient vraiment n'importe quoi pour entrer dans les bonnes grâces des Potter… ou pour apparaitre à leur bras dans le journal.
« Qu'est ce que tu fais là? »
Albus se trouva nez à nez avec son frère. Il avait presque oublié qu'il était resté à l'hôpital.
- J'attends un renseignement, répondit-il peu désireux de s'étendre. Il tapotait nerveusement sur le comptoir de l'accueil. Il perdait du temps, et Clay allait lui échapper.
James jeta un rapide coup d'oeil autour de lui.
- Tu es seul? Où sont les autres?
- Au bureau des aurors.
Il sentit le poids du regard de son frère sur lui.
- Mais pourquoi?
Albus eut une grimace agacée et répondit sommairement.
- Scorpius a agressé le père de Dorian, il a été emmené au poste et papa est parti avec lui.
- C'est pas vrai, on ne peut pas vous laisser cinq minutes!
- Ecoute, j'ai pas le temps-là!
Il s'interrompit quand il vit la standardiste médicale sortir de la pièce, et il reprit son sourire charmeur. Son frère en fut stupéfait et eut un léger mouvement de recul.
La jeune femme lui rendit son sourire, timide, et leva les yeux vers James. Quand elle le reconnut, elle rougit de plus belle.
- Je suis désolée monsieur Potter. » Sa voix avait un léger tremblement. « Mais nous n'avons aucun patient à ce nom.
Albus ne laissa rien paraitre de sa déception et la remercie avant de quitter l'accueil, James sur ses talons.
- Al! Qu'est-ce que tu cherches? demanda son frère en lui emboitant le pas.
- Un type.
- Quelqu'un en particulier? » Mais Albus s'enfuyait. « Hé! je te parle!
- Je dois voir Dorian.
James n'en demanda pas plus, mais sa curiosité était sévèrement piquée. Jamais il n'avait vu son frère user des avantages de leur nom de famille pour obtenir des avantages. Albus détestait tout cela. S'il s'abaissait à le faire, c'est que le problème était de taille, et James voulait savoir.
Dorian leva la tête à l'entrée d'Albus. Son regard vira rapidement sur le garçon qui le suivait.
- Casse-toi! dit-il à James avant même que celui-ci ne passât le seuil.
- Je l'ai perdu, dit Albus exaspéré.
- Bravo, maugréa Dorian. Mais on a son nom, tu pourrais demander à l'accueil.
Albus s'approcha, posant les mains sur les barreaux de fer du pied de lit.
- C'est fait. Ils n'ont pas de registre au nom de Clay, pas de patient, rien!
Il serra le fer entre ses doigts, et baissa la tête.
A ses côtés, James passait son regard de l'un à l'autre.
- Je peux en savoir plus?
- Non, tu dégages, dit Dorian sans le regarder. On n'a pas besoin de toi.
James s'approcha d'avantage du lit, le sourire mauvais.
- Ah c'est vrai que vous en sortez tellement bien quand je ne suis pas là. Au fait, où est Malfoy?
Dorian se redressa brusquement, pointant son doigt vers le garçon.
- Je t'emmerde Potter!
- C'est moi qui t'emmerde Nott! J'en ai marre que tu me parles comme à un chien. ça fait des mois je protège tes fesses!
- Pour pouvoir mettre tes mains sur le cul de mon meilleur ami!
Albus expira comme s'il avait pris un coup dans le ventre et baissa la tête. James leva les yeux au plafond, les mains sur ses hanches, tentant de se calmer. Il grinça des dents. Son regard revient sur Dorian, insistant.
- Tu ne le croiras peut être pas, mais je tiens à Scorpius moi aussi.
Du coin de l'oeil, il vit Albus secouer la tête les lèvres pincées en une fine ligne.
- Raa putain! cracha Dorian en levant les bras au ciel, exaspéré d'être cloué au lit. C'est ce que tu lui as dit? C'est pour ça qu'il te tolère? Si je pouvais te casser la gueule là maintenant, tu ne sais pas à quel point ça me démange!
- Pourquoi tu ne l'as pas fait avant? le défia James.
- Parce que Scorpius m'a demandé de te foutre la paix! » Le silence enveloppa la pièce, et Dorian eut un rire sans joie. « Ironique non? C'est lui qui te protège! » Il baissa les yeux sur les draps blancs. « Il lui manque une case à ce môme des fois…
Le silence à nouveau, pesant. Chacun plongés dans leurs pensées, ramenés à des moments qu'ils souhaitaient ardemment oublier. Quand James parla enfin, sa voix était calme.
- Ok Nott, j'ai déconné à mort. On réglera nos comptes une autre fois, mais je connais cet hôpital, et je peux aider là, maintenant! Alors arrêtez d'être cons et expliquez-moi!
Albus croisa le regard de Dorian, une conversation muette, alors que l'un cherchait l'approbation de l'autre. C'est Nott qui détourna les yeux, vaincu.
- On a vu le type qui lui est passé dessus… avant toi, expliqua Albus.
James déglutit péniblement, et passa son regard de l'un à l'autre.
- Ici?
Albus pointa son pouce derrière lui.
- Dans ce couloir, il parlait avec un guérisseur.
- Et tu l'as suivi? Pourquoi? Tu comptais faire quoi? L'attraper et le livrer aux aurors?
- J'en sais rien, juste… l'empêcher de s'enfuir.
- Pourquoi maintenant? » insista James. Il se tourna vers Dorian qui semblait hypnotisé par le paysage derrière la fenêtre de la chambre. « Pourquoi vous ne l'avez pas fait arrêter si vous connaissiez son nom?
- Personne ne savait où il était passé. » Le regard que Dorian posa sur James était aussi dur que le ton de sa voix. « J'ai fait des recherches, il a disparu de la circulation quand il a démissionné. Quand j'y pense, il nous a peut-être donné un faux nom quand Drago l'a engagé. » Sa voix devint un murmure. « Et puis Scorpius n'a jamais vraiment parlé de ce qu'il s'était passé.
- Engagé? répéta James, troublé.
- C'était notre professeur de Transfiguration.
James acquiesça lentement puis il passa nerveusement sa main dans ses cheveux.
- Si… » Sa voix se perdit et il se racla la gorge. « Si Scorpius n'en a jamais parlé, s'il ne veut rien faire… pourquoi vous vous en mêlez? »
Dorian secoua la tête, sa bouche tordue en une moue écoeurée.
- Tu prêche pour ton propre Salut, Potter? T'as peur d'être le prochain qu'on essayera de coincer?
James détourna les yeux, honteux.
- Peut-être, oui. » En quoi ce type était-il différent de James au final? « Je sais que Scorpius ne veut pas qu'on sache ce qui s'est passé. C'est peut être le cas pour ce type aussi. »
Albus se redressa soudain.
- Non cela n'a rien à voir, dit-il à son frère, les yeux trop brillants. Il se tourna vers Dorian. « Tu ne peux pas comparer les deux Nott!
- Il a raison, ce n'est pas pareil, admit Dorian à contre-coeur. Ce type est vraiment malade. A mon avis Scorpius n'est pas le seul gamin qu'il ait agressé.
Cette révélation provoqua une onde de choc dans le corps de James. Il se sentit nauséeux, et une sueur froide l'envahit entièrement. Il se rappela les mots de Scorpius, quand il lui avait dit qu'au moment de leur rencontre, il était arrivé à un « très mauvais moment », en un temps où Scorpius ne pouvait pas supporter ni sa présence, ni sa peau ou son étreinte, hanté par un cauchemar, par le souvenir d'un autre homme. Si Malfoy l'avait repoussé si violemment, c'était à cause de cet homme.
- Tu l'as perdu dans quel service? demanda-t-il à Albus. Il allait peut être voir quelqu'un.
- Par là-bas, j'ai monté deux étages.
- Il y a quoi par là? demanda Nott.
James réfléchit quelques instants.
- Les derniers soins, les maladies rares, les Oubliés des Limbes.
- Tu as déjà bossé là bas?
- Très peu, personne n'y va jamais, et les maladies sont trop graves pour que les stagiaires approchent les patients. Et aux Limbes, il n'y a rien, des Non-Morts. On y descend les esprits morts comme les détenus ayant reçu le baiser des détraqueurs, quand le corps sans âme vit encore et ne pourrit pas.
- Mouais. Donc tu ne nous sers à rien au final, conclut Nott.
James fut sur le point de répliquer mais Albus se plaça entre lui et le lit de Dorian.
- Tu l'as peut être croisé ce type? Il avait l'air de connaitre les lieux, personne ne l'accompagnait dans les couloirs. Et c'est un vrai labyrinthe! C'est forcément un habitué. Les patients dans les services que tu décris sont des malades qui font de longs séjours en hôpitaux, voir même qui y finissent leur vie.
Dorian eut un sursaut et s'exclama:
- Dans le souvenir de Scorpius, Clay parlait de sa mère! Elle était malade.
- Oui ! s'écria Albus. Il trépignait presque sur place alors qu'il fouillait sa mémoire. « Oui il disait… il disait qu'il ne pouvait plus payer la clinique! C'est un hôpital public ici non? Il a dû la placer ici depuis plus d'un an presque deux!
James secoua la tête, peu convaincu.
- Ok c'est pas mal comme piste mais si vous n'avez pas une idée sur la maladie de sa mère, on n'en sortira pas. Et puis c'est trop vague! Il peut très bien avoir soigner sa mère à domicile pendant un temps. Et il n'y a aucun Clay ici apparemment.
- Un grand mec pâle, cheveux bruns gominés, tirés en arrière, avec des lunettes? insista Albus, désespéré.
- Al, tu me décris la moitié des types qui viennent ici. T'as pas un signe distinctif?
- Genre borgne, les cheveux bleus, une jambe en moins et sept doigts à une main? s'exaspéra Albus. Désolé mais c'est un mec normal James! » Son visage s'illumina soudain. « T'as ta baguette sur toi?
James leva un sourcil.
- T'es au courant que l'utilisation de la magie est interdite en dehors de Poudlard.
- Ouais t'auras une lettre, super! T'as dit que tu voulais aider non? Allez bouge-toi!
A contre-coeur, James sortit sa baguette de sa veste.
- Et tu veux que je fasse quoi?
Albus se plaça devant lui.
- Tu vas rentrer dans ma tête.
La légilimencie, évidemment… James se recula, une jambe en appui en arrière alors qu'il préparait son mouvement.
- Evite de penser au moment où tu t'es envoyé Malfoy s'il te plait, grinça-t-il, la baguette pointer sur son frère.
Albus ricana, mais le reste de son visage était lugubre.
- Aucun risque. Je te montrerai le souvenir de Scorpius et c'est tout. » Il passa la langue sur ses lèvres, tremblant presque. « Prépare toi. Tu ne vas pas aimer. »
Et lorsque James lança le sort sur lui, l'inondant d'une lumière aveuglante, Albus se demanda s'il n'avait pas prononcé cet avertissement pour lui-même. Car il se retrouvait lui aussi dans le bureau du château moldu, alors que William Clay torturait et abusait de Scorpius, obligé d'écouter les plaintes, les cris puis le silence terrible lorsque la voix de Scorpius lui avait été arraché, le visage larmoyant puis figé, le corps pétrifié. Une poupée de porcelaine, aux joues trop roses et aux yeux trop brillants. Un corps trop vivant pour être un jouet! Il colla ses paumes sur ses oreilles aux premiers gémissements de plaisir de Clay mais rapidement le nausée le secoua et il dut plaqua les mains sur son ventre et sur sa bouche pour ne pas vomir. Ses genoux tremblants le portaient à peine.
Des minutes interminables s'écoulèrent, des instants qu'il aurait souhaité ne jamais revoir. Le souvenir s'arrêta enfin et il se rendit compte qu'il était tombé par terre. Il leva les yeux vers James, et la pâleur de son visage le terrifia. James respirait péniblement, et la sueur perlait sur son front et sur ses tempes. Sa lèvre inférieure tremblait. D'une main peu assurée, il rangea sa baguette dans sa veste et s'approcha d'Albus pour lui tendre la main et l'aider à se relever. Le garçon accepta le geste et se remit péniblement debout.
« Bordel, dit James, la voix cassé. Et Albus n'avait rien de plus éloquent à ajouter.
- Bienvenue au pays des merveilles, murmura Dorian sans les regarder, amère.
- Je l'ai déjà vu.
Le deux garçons sursautèrent.
- T'es sûr? s'exclama Potter en attrapant le bras de son frère, serrant fort.
James se dégagea et essuya ses lèvres avec la dos de sa main. Ses doigts tremblaient encore. Il s'en rendit compte et abaissa sa main.
- Ouais. Le guérisseur que vous avez vu, celui qui parlait avec Clay, il avait les cheveux blancs un peu longs, genre jusqu'aux épaules et la cinquantaine bien avancées?
- Oui.
- Viens avec moi.
Et James entraina Albus hors de la chambre au pas de course. Il arrivèrent dans le hall et James arrêta Albus devant un tableau illustrant le planning de l'hôpital, affichant des salles et des services ainsi que des horaires et les guérisseurs en poste. James observa minutieusement chaque case avant de tapoter de l'index sur l'une d'entre elle.
- Là! Il fait des consultations, c'est parfait.
Il attrapa le bras de son frère et l'entraina à nouveau dans sa course. Ils passèrent une multitude de couloirs et Albus aurait bien été incapable de retrouver son chemin tout seul. Arrivé dans un couloir aux murs verts, James ralentit le pas, observant les écriteaux sur chaque porte.
- James tu peux me dire où on va comme ça à la fin? s'exaspéra Albus quand il aperçut le guérisseur qu'il avait vu avec Clay. L'homme en blouse blanche sortait d'une salle d'examen et serra la main d'un homme, sans doute un patient, après lui avoir tendu une petit dossier.
- Professeur Harold, appela James, en levant le bras pour attirer l'attention du guérisseur.
L'homme aux cheveux blancs leva les yeux vers Potter et son visage se fendit d'un large sourire alors qu'il venait à leur rencontre.
- Ah Monsieur Potter, dit-il en tendant une main chaleureuse à James. Comment allez-vous?
- Bien merci, je vous présente mon petit frère, Albus.
Harold adressa un court signe de tête à Albus.
- Ah! Enchanté mon garçon, vous êtes le portrait de votre père. » Le Professeur Harold n'eut pas le temps de voir la grimace d'Albus, son attention retournait déjà vers James. « Vous avez déposé une demande d'internat pour les vacances?
- A l'instant.
Il sembla ravi de sa réponse et posa une main sur son épaule avant de s'adresser à Albus.
- Votre frère aura une grande carrière de guérisseur, c'est moi qui vous le dit. Il a vraiment un don!
Albus eut presque envie de rouler les yeux, agacé de rencontrer un autre admirateur de James, mais l'expression du guérisseur le toucha. L'homme croyait vraiment au talent de James, et avait la légitimité pour juger de ses capacités. Il se rendit compte qu'il ne savait rien de son frère.
- Professeur, intervint James. Je parlais avec mon frère des cas particuliers que vous aviez traiter et surtout d'une de vos patientes, celle qu'on appelle la Dame de Marbre Blanc.
Le visage du professeur s'éclaira.
- Ah, Miss Clayborne! » A ce nom, Albus sentit tous ses muscles se contracter. James acquiesça et le professeur poursuivit: « Un cas très intéressant et une triste histoire. Son corps a été congelé par un poison que son mari lui injectait tous les jours, par petite dose. Progressivement, cela lui a gelé les cellules. Pauvre petite Estella. Son mari l'a tenu dans cet état végétatif pendant des années. On pense qu'elle ne reviendra jamais. Le cerveau ne répond plus depuis longtemps, pourtant l'organisme a trouvé son propre rythme et le peu de sang qui circule la maintient en vie. Il lui a fait un enfant et malgré son état, elle l'a menait à terme. Quand la clinique nous l'a amené ici, il y a environ deux ans, on nous a dit qu'elle était surnommée la Dame de Porcelaine, mais c'était faux, car sa peau reste chaude, comme du marbre. Elle attire la chaleur. On l'a rebaptisé la Dame de Marbre Blanc.
Albus ne put s'empêcher de frissonner en entendant cette histoire. A ses côtés James était impassible.
- Elle était dans le service des Dormeurs, n'est ce pas?
- Elle y était jusqu'à aujourd'hui. » Il consulta sa montre. « Elle a dû être descendue aux Limbes maintenant. Elle y sera bien, il n'y a rien d'autres à faire de toute façon. Elle ne verra pas la différence. Son fils est venu lui dire au revoir. Il est revenu en Angleterre pour l'occasion. Je vais vous laisser les enfants, mes patients attendent. Ravi de vous avoir à nouveau parmi nous cet été mon garçon.
- Merci Professeur, dit James, le sourire contracté en regardant le professeur disparaitre dans la salle de consultation.
Il se tourna vers Albus dont le visage avait perdu toute couleur.
- Direction les Limbes, murmura-t-il.
Voilà pour ce chapitre, j'espère qu'il vous a plu!
La suite arrivera très vite!
Review s'il vous plait, faites-moi savoir ce que vous en pensez! :)
