AVERTISSEMENT : Ce chapitre contient des passages explicites pouvants heurter la sensibilité des plus jeunes.


CHAPITRE 25 :

Selon lui, Draco était le plus rusé et le plus attentionné des petits amis. Granger n'avait aucune idée de ce qui allait lui tomber dessus. Il tapota les poches de son costume une fois de plus pour s'assurer que tous ses achats soient biens à l'intérieur, puis transplana.

Houp-là.

Il avait voulu transplaner au coin de sa rue, mais son cerveau embrumé l'avait en fait déposé au rez-de-chaussée de sa maison. Au moins, il savait que ses protections n'allaient pas le mutiler. Gloussant pour lui même – comme si être démembré par les protections magiques de Granger était absolument charmant – il vérifia de nouveau l'état des multiples objets dans ses poches. Il était temps de réaliser sa grande entrée.

Draco Malfoy ne faisait pas de grands gestes romantiques. C'était dégradant, inapproprié pour un homme de son standing. Ce qui signifiait que ce plan pour Granger était un événement singulier et momentané, et il avait hâte de voir l'expression sur son adorable visage. Nuls doutes qu'elle en tomberait à la renverse, directement dans son lit, pour le remercier avec une partie de jambes en l'air vigoureuse. Oui, elle serait complètement emballée, aux anges même, en le voyant avec des arrangements floraux sur toute sa personne. « Oh Draco ! » pleurerait-elle « C'est beaucoup trop, Draco ! Merci beaucoup Draco ! ».

Oui, ça serait exactement ainsi que ça se passerait. Elle ne l'appelait actuellement que par son prénom dans les affres de la passion, mais par Merlin, il était sûr qu'il l'arracherait de sa bouche avec cette démonstration.

La logique, quand on est ivre, est une drôle de chose, et c'était une leçon que Draco était sur le point d'apprendre.

Alors qu'il arrivait au sommet des escaliers, il s'assura de passer une main dans ses mèches platines pour les arranger. Il était certain d'avoir l'air débonnaire dans son costume noir et avec ses cheveux légèrement ébouriffés. Elle allait carrément s'évanouir. Une autre brillante idée lui apparut, et Draco retira quelques uns des bouquets miniatures de ses poches. Il restitua leur taille normale à six des plus larges et les rassembla dans ses bras avant de frapper avec confiance à la porte.

Il entendit des voix étouffées de l'autre côté de sa porte et se demande à qui elle pouvait parler. Probablement elle-même, raisonna-t-il affectueusement, sa petite intello marmonnait souvent dans sa barbe.

Mais quand la porte s'ouvrit, l'Hermione Granger qui se trouvait de l'autre côté ne s'évanouit pas en le découvrant. Elle fixa Draco, bouche bée, alors que ses yeux l'examinaient des pieds à la tête.

– Malfoy ? Qu'est-ce que tu –

– Bonsoir Granger, dit-il d'une voix traînante et de son ton le plus séduisant en s'appuyant contre le chambranle.

Il se sentit légèrement glisser contre le mur mais se rattrapa rapidement. Quelques pétales de fleurs tombèrent au sol.

– Pourquoi est-ce que tu tiens toutes ces fleurs ?

– Et on dit que tu es brillante. Allé Granger, tu dois te douter qu'elles sont pour toi, taquina-t-il en passant devant elle pour entrer.

Il se retourna pour lui faire face avec un sourire charmeur aux lèvres et s'attendit à ce qu'elle lui sourit en retour, mais elle avait toujours ce regard confus qui frôlait l'irritation.

Ça ne se passait pas comme il l'avait imaginé, pas du tout.

– Est-ce que tu es ivre ? Accusa-t-elle alors que Draco ricannait.

– Je reconnais qu'il est possible que j'ai peut-être bu quelques breuvages avec Théo, mais j'ai réussi à transplaner ici correctement, merci.

Il pensa entendre un ricanement moqueur étouffé, provenant de quelque part derrière lui, mais son cerveau embrouillé par l'alcool pensa avoir imaginé le bruit.

– Et tu as décidé de m'offrir des fleurs ce soir ?

C'était quoi cet interrogatoire ? Un mec ne pouvait-il pas offrir des fleurs à sa copine ?

– C'est ce que j'ai fait !

Il s'essaya à un sourire victorieux et installa tous les bouquets dans ses bras sur sa table de l'entrée, ne faisant pas attention quand quelques uns valdinguèrent au sol. Il commença à vider ses poches en suite, les yeux d'Hermione s'écarquillant de plus en plus à chaque fournée de fleurs qu'il sortait et retournait à leur taille réelle.

– Comme je ne connaissais pas tes fleurs préférées, Théo m'a convaincu d'acheter une de chaque.

– Une de chaque ?

– Oui, je t'ai pris un bouquet de chaque fleurs vendues dans le magasin.

Le vendeur n'avait pas été très content, quand Théo et Draco avaient déboulé dans son magasin, cinq minutes avant la fermeture, pour exiger d'être servis, mais avait rapidement changé de discours lorsque les deux hommes avaient acheté tout ce qu'il avait en stock.

Quand il termina sa mission de restaurer la taille de chaque bouquet caché dans son costume et de les disposer sur le sol de son entrée, il leva les yeux vers elle avec un sourire en coin excité aux lèvres, pour rencontrer un visage exaspéré. Le hall d'entrée d'Hermione ressemblait à présent à une serre pleine à craquer et, pour une quelconque raison, elle n'avait pas l'air plus ravie que ça par cette idée. N'aurait-elle pas déjà dû se jeter à son cou ?

– Malfoy, dit-elle lentement comme si elle s'adressait à un enfant. Qu'est-ce que je suis supposée faire avec tout le stock de compositions florales d'un magasin ?

– Je suis sûr que tu trouveras quelque chose, déclara-t-il avec confiance en s'approchant nonchalamment d'elle.

Sa vision était un peu floue mais il était certain que ses pas vers elle étaient stables. Quand il fut pile en face d'elle, il tendit la main et caressa sa joue, son cerveau ignorant les signaux d'alarmes envoyés par ses sourcils et ses lèvres froncés.

– Tu pourrais commencer par exemple par m'embrasser et retirer tes vêtements ?

Mais, alors qu'il se penchait pour capturer ses lèvres, elle posa une main ferme sur son torse.

– Malfoy, Ginny est là, s'écria-t-elle.

Un soudain éclat de rire provenant de derrière lui fit tourner la tête de Draco pour découvrir Ginny s'agrippant les côtes, morte de rire.

– Oh merde... Je veux dire... Wow... Je... Ne peux pas... C'est trop... Par Merlin, haleta la rousse entre deux éclats de rire hystériques.

La bouche de Draco s'ouvrit de surprise alors que Ginny essuyait des larmes du coin de ses yeux. Ce n'était pas sensé arriver, pas à lui. Et puis son cerveau embrouillé se souvint : il venait juste de gâcher leur soirée entre fille. La soirée entre fille dont Hermione lui avait parlé à plusieurs reprises quand il avait fait ses plans avec Théo.

Merde.

– Je vais aller chercher des vases pour tout ça, marmonna Hermione – ayant l'air embarrassée en passant devant Draco pour se rendre dans la cuisine.

Ce qui laissa une Ginny souriant d'un air suffisant à Draco tandis qu'il essayait de retrouver un peu de sa dignité.

– Weasley, la salua-t-il froidement.

– C'est Potter.

– Hein ?

– Mon nom de famille, c'est Potter.

– Peu importe.

L'impolitesse de Draco ne sembla pas décourager l'amusement de Ginny à ses dépends.

– C'est un sacré geste, Malfoy, je ne te voyais pas du genre gnangnan.

Il opta pour un haussement d'épaule nonchalant.

– Granger mérite d'être couverte des choses les plus raffinées. Je suis ravi de le faire.

– Allé Malfoy, entonna-t-elle dans une imitation assez juste – il devait le reconnaître – de sa voix. Tu dois sûrement savoir que notre Hermione n'est pas du genre à se laisser impressionner par les biens matériels.

Pour une quelconque raison, sa taquinerie innocente le mit hors de lui.

– Ah oui et bien qu'est-ce que j'ai d'autre à lui offrir ? Cracha-t-il et fût lui-même surpris par la dure vérité de ses mots.

Ginny leva les sourcils et serra les lèvres. Elle considéra Malfoy calmement pendant un instant avant de lentement s'approcher de lui. Draco se redressa de toute sa hauteur, se préparant à l'assaut.

– Pour info, dit-elle doucement en posant une main douce sur son bras, ses préférés sont les hortensias.

– Les hortensias ?

– Oui, celles là-bas.

Ginny ramassa un bouquet de fleurs blanches, violettes et bleues, que Draco reconnues comme particulièrement présente au printemps et en été. Elle les lui tendit et lui offrit un sourire hésitant.

– Tiens, ça t'aidera à t'envoyer en l'air ce soir, déclara-t-elle et Draco leva les yeux au ciel.

Alors que Ginny s'avançait dans le couloir rempli de fleurs, s'arrêtant pour en humer certaines, Draco jeta un regard inquiet vers la cuisine où il pouvait entendre Hermione marmonner dans sa barbe et remplir des vases avec l'eau du robinet.

– Je crois qu'elle est un peu en colère contre moi pour l'instant, admit-il.

Ginny haussa les épaules.

– Bah bien sûr qu'elle l'est, mais tu la connais, ça ne va pas durer. Sois juste, mh, aussi charmant que d'habitude.

Draco se frotta maladroitement la nuque.

– C'était à ça que servaient les fleurs.

– Crois moi, à la façon dont elle parle de toi, les fleurs n'étaient vraiment pas nécessaires. Je te ferais savoir, en revanche, que mes préférées sont les tulipes.

Elle cueillit un bouquet au sol.

– Prends les alors, pour rendre Potter jaloux, répondit-il avec un sourire en coin.

Ginny lui lança un sourire malicieux.

– Ohh mais tu es un petit malin, n'est-ce pas ? Si je raconte à Harry qu'un autre gars m'a offert cette magnifique composition j'aurais la baise de ma vie quand il rentrera à la maison.

Draco grimaça de dégoût mais, avant qu'il ne puisse aboyer une réplique cinglante, Hermione revint, faisant léviter plusieurs vases remplis d'eau devant elle.

– Est-ce que tu viens de dire que tu t'en allais ? Tu n'as pas à partir Gin.

Les yeux d'Hermione glissèrent vers Draco et se plissèrent légèrement. Bordel, il était dans la merde.

– Non, je devrais probablement y aller de toutes façons. Ton petit ami m'a suffisamment fait la cour pour que je te le confie pour le reste de la soirée.

Hermione n'esquissa même pas un sourire. Fait chier.

– Tu peux cheminetter ?

Ginny leva les yeux au ciel.

– Oui, maman. Il m'en faut beaucoup plus avant que ça ne soit un problème.

– Très bien alors, passe le bonjour à Harry et je te verrai dimanche.

Ginny fit exprès de respirer son bouquet et de le serrer contre sa poitrine avec force.

– Merci de tout mon cœur pour ces magnifiques fleurs, Malfoy !

Il lui lança un regard furieux et elle gloussa en traversant la cheminée.

Le silence qui suivit le départ de Ginny était assourdissant. Hermione dirigea quelques vases vers de diverses étagères et y plongea plusieurs bouquets. Draco se tint debout silencieusement, se sentant de plus en plus idiot à chaque secondes, pendant qu'Hermione s'occupait de ranger les mugs et bols vides de sa table basse, restes du passage de Ginny.

Draco soupira et s'assit lourdement sur le canapé alors qu'elle battait en retraite dans la cuisine pour un instant. Quand elle revint, elle plongea ses yeux dans les siens.

– Je n'ai plus de Potion de Sobriété, donc on va te dessoûler à la manière moldue. Tiens.

Elle posa un verre d'eau devant lui et deux comprimés.

– Des médicaments moldus. Tu pourras en avoir demain aussi. Ce n'est pas instantané et ne fera pas grand chose ce soir, mais ça t'épargnera probablement une migraine demain matin. Bois toute l'eau.

Draco acquiesça bêtement et fit ce qu'elle demandait, n'hésitant qu'un instant avant d'avaler ses toutes premières pilules moldues. Il bu l'eau pendant qu'elle bougeait dans le salon, essayant de trouver des endroits adéquats pour les fleurs. Finalement, il l'entendit abandonner et faire disparaître celles qu'il restaient.

Alors qu'elle s'apprêtait à passer devant lui de nouveau, Draco l'appela.

– Granger ?

Ravalant sa fierté quand elle se retourna pour lui faire face, il dit doucement :

– Je peux partir si tu veux.

Il se leva et s'approcha d'elle lentement.

– Tiens, Weasley a dit que c'étaient tes préférées.

Il lui tendit un bouquet d'hortensias. Hermione serra les lèvres mais accepta son offrande malgré tout.

– C'est Potter. Merci, répondit-elle avec raideur. Tu n'as pas à partir.

Elle soupira et lui fit signe de se rasseoir puis s'écroula dans un fauteuil face à lui. Elle se pencha et posa avec précaution les hortensias sur la table basse.

– Mais je crois qu'il faut qu'on parle.

Draco avala la boule de nervosité dans sa gorge alors que ses paumes commençaient à devenir moites. C'était un parfait idiot et c'était ainsi que Granger allait mettre un terme à tout ça : avec lui, expérimentant encore les vestiges de l'ivresse sur son canapé après s'être ridiculisé devant la Belette. Pas besoin de potion, d'eau ou de petits comprimés moldus étranges, cette seule pensée suffisait à le dégriser.

– Je suis désolé ! Lâcha-t-il avant de pouvoir s'en empêcher. Ecoute Granger – il se décala sur le bord du canapé et parla avec sérieux – je ne voulais pas interrompre ta soirée. Les choses ont légèrement dérapé avec Théo ce soir et, vraiment, on s'est juste laissé porté par l'excitation de la soirée – j'lui ai parlé de toi, il est d'un grand soutien, d'ailleurs – et tu sais, on ne s'est pas vu depuis si longtemps et attends que je te dise pourquoi – et on a eu cette idée – bon en fait c'était l'idée de Théo, vraiment – d'acheter à Sasha et toi des fleurs et évidemment j'ai beaucoup trop bu et ça m'est sorti de l'esprit que tu avais des plans – et évidemment ça paraissait une bonne idée sur le moment, d'arriver sans prévenir avec les bras pleins de fleurs – et puis –

Malfoy !

Hermione leva une mains pour arrêter ses divagations et Draco ferma brusquement la bouche.

– Tout ce que je voulais dire, c'est qu'à l'avenir, whisky ou pas, j'aimerais que tu respectes le temps que je passe avec mes amis, et j'espère que ce niveau d'alcoolémie n'est pas une habitude, c'est tout.

Elle lui fit finalement un petit sourire et Draco se senti soudainement comme s'il venait d'être gracié. Il s'enfonça de nouveau dans le canapé et passa une main dans ses cheveux.

– Bien... C'est bien. Je suis désolé, vraiment, mais Théo m'a partagé une bonne nouvelle et on s'est laissé emportés sur la fin.

– Dois-je en conclure que c'est au sujet de la Sasha que tu as mentionné dans ta petite tirade ?

– Euh ouais. Il est heureux, vraiment heureux. Je ne l'ai jamais vu comme ça, jamais.

Draco sourit en coin, pensant à à quel point Théo, réservé et profondément blessé, méritait de trouver une femme digne de lui.

– Il te salue, d'ailleurs. Je n'avais jamais remarqué, mais c'est l'un de tes admirateurs.

– Oh ? Eh bien j'ai hâte de le rencontrer en bonne et due forme.

– Tu auras ta chance samedi prochain, il veut que l'on dîne avec lui et sa petite amie, dit Draco avant de boire une nouvelle gorgée de son eau.

Hermione fronça les sourcils pensivement.

– Je crois que c'est bon pour moi. Mais parle moi de sa copine ! Est-ce qu'elle est allé à Poudlard ? Ce prénom ne m'est pas familier.

Draco sourit largement.

– Ce n'est pas surprenant parce que non, elle n'y est pas allée parce qu'elle ne pouvait pas aller à Poudlard.

Il se pencha en avant d'un air conspirateur et reposa son verre sur la table basse.

– C'est une moldue.

Hermione eu un hoquet de surprise.

– Quoi ? Mais... Comment ?

Draco haussa les épaules, amusé par son choc.

– Il l'a rencontré dans un pub il y a un an et demi. C'est plutôt sérieux, apparemment.

– Elle n'est pas au courant, n'est-ce pas ? Que c'est un sorcier ?

Par les Dieux, cette sorcière était si perspicace.

– Dix point pour Gryffondor. Il aimerait que l'on continue à faire semblant la semaine prochaine quand il nous présentera comme ses amis normaux et non-magiques de l'internat.

Hermione mordit dans sa lèvre inférieur en réfléchissant.

– Je crois que ça ira, pour l'instant. Voyons comment se passe le dîner. Si je crois qu'il se passe quoi que ce soit d'inopportun, je n'hésiterais pas à intervenir, prévint-elle.

– Relax, Granger. Je te l'ai dit, tu vas t'entendre avec Théo une fois que tu auras eu l'occasion de le connaître. Fais moi cette petite faveur pour mon ami, hein ?

Hermione lui sourit en coin.

– D'accord, je vais le faire. Ce qui signifie que tu me dois un petit quelque chose en retour et, puisque Ginny à déjà accepté, le soir d'avant nous allons dîner avec elle et Harry.

– Potter ?

– Non, l'autre Harry avec lequel je suis meilleure amie, dit-elle d'un ton cinglant. Oui les Potter.

Draco fit une grimace sinistre.

– J'imagine que cette rencontre devait se produire un jour, dit-il d'une voix traînante.

C'était un pas en avant, n'est-ce pas ? Elle voulait que leur relation soit connue de ses amis, il aurait dû être heureux qu'elle n'ai pas honte d'être avec lui. Mais en même temps, Draco ne pouvait s'empêcher de ressentir de l'appréhension à laisser le monde extérieur entrer dans leur petit bulle de bonheur. Ginny était une chose, mais Potter et Weasmoche en était une autre, étant donné les années de tensions.

– Ça sera dans un restaurant moldu pour éviter que l'un d'entre vous n'agace l'autre et que vous sortiez vos baguettes en public, bande d'idiots.

– Je vois. C'est de ça dont vous avez parlé ce soir, petites sorcières ? Nous en train de sortir nos baguettes ?

Il lui fit un sourire coquin et Hermione gloussa.

– Peut-être, taquina-t-elle joyeusement. Mais Ginny avait une nouvelle à annoncer... Elle est enceinte! S'épancha Hermione avec un large sourire heureux.

Draco leva les yeux au ciel.

– Charmant, encore plus de Potter et Weasley pour fouler cette terre.

Hermione frappa son genou.

– Oh chut, laisse moi être ravie pour mes amis. Harry a toujours voulu une famille, et Ginny m'a dit qu'il voulait nous le dire, à Ron et moi en même temps, mais il s'est fait appeler pour –

Alors qu'Hermione continuait de bavarder joyeusement à propos de la nouvelle de ses amis, Draco fut hypnotisé par son visage. Elle était incroyablement éclatante, rayonnante à l'idée que ses amis vivent cette merveilleuse étape de la vie, et c'était ça, pensa Draco, cette capacité innée chez elle de ressentir un amour si absolu pour ceux qui l'entouraient, qui lui donnait envie de la serrer dans ses bras et de ne jamais la lâcher.

Je suis en accord.

Draco retira ses robes d'extérieurs alors qu'elle papotait, hochant la tête pour montrer qu'il écoutait. S'appuyant contre le dossier du canapé, il défit sa cravate et croisa sa cheville gauche sur son genou droit, puis déboutonna les boutons du haut de sa chemise blanche. Il le vit ensuite, l'éclat dans son regard. Elle suivit le mouvement de ses doigts alors qu'il essayait innocemment de se mettre à l'aise, et, même si ce n'était qu'un geste subtile, il vit sa gorge se serrer, juste une seconde, et elle reprit le cours de la conversation.

Vue, Granger. Elle lui avait dévoilé son jeu et, alors qu'elle s'excusait pour finir de ranger la cuisine, la confiance de Draco, alimentée par le whisky, revint en force.


Hermione devait vraiment se ressaisir. Elle était toujours sensée être en colère contre Draco pour s'être pointé et avoir fait irruption dans sa soirée avec Ginny, mais bon sang qu'est-ce qu'il était beau dans ce costume. Et l'affection sincère avec laquelle il avait parlé de Théo n'avait pas nui à sa cause. Hermione n'arrivait pas à se souvenir de lui, parlant avec autant de chaleur de quelqu'un d'autre.

Argh, Théodore Nott avait une petite amie moldue secrète. Qui aurait pu le prédire ? Elle devait admettre qu'elle était curieuse de rencontrer l'un des amis de Draco, ne serait-ce que pour voir une autre facette de lui. En parlant de voir une autre facette de lui, elle était sur le point de perdre le fil de ses pensées quand il retira sa cravate et commença à déboutonner sa chemise. Sincèrement, le mec n'avait rien fait d'un tant soit peu sexuel et elle avait immédiatement eu envie de sauter sur ses genoux.

Hermione senti ses joues brûler alors qu'elle ramassait les deux tasses de thé, utilisées un peu plus tôt dans la soirée. Oui, s'occuper les mains était une bonne idée pour le moment, pour qu'elles ne soient pas tentées à tripoter Draco contre qui, encore une fois, elle était supposée être en colère pour de mauvaises prises de décisions à cause de l'alcool.

En parlant du loup, on en voit la queue.

Elle leva les yeux et vit un éclat de blanc se refléter dans la vitre de la fenêtre de sa cuisine. Elle ne l'avait pas entendu approcher mais, soudainement, Draco se tenait juste derrière elle, appuyé nonchalamment contre l'ilot central.

– Par Merlin ! Je ne t'ai même pas entendu arriver ! Hoqueta-t-elle.

Elle vit le reflet de Draco sourire en coin et l'entendit rire.

– Navré, je ne voulais pas te faire peur.

– Tout va bien, dit Hermione en retournant à sa tâche dans l'évier pour éviter ses yeux.

Maintenant qu'elle savait qu'il était si près, il lui était plus difficile de se concentrer sur la simple corvée qui était devant elle. Avait-elle déjà lavé ce mug ? Est-ce qu'il faisait toujours aussi chaud ici ? Comment pouvait-il sentir aussi bon d'aussi loin ?

Hermione senti une présence planer derrière elle et leva le regard vers la fenêtre sombre qui lui servit de miroir pour voir que Draco s'était rapproché.

– Tu sais, articula-t-il, je trouve ça très curieux que tu décides d'effectuer des tâches ménagères à la manière des moldus.

Il était à un cheveu d'elle à présent, ses mains posées sur le comptoir de part et d'autre d'elle, l'emprisonnant. Elle était piégée, et elle mentirait en disant que ça ne l'excitait pas.

Hermione ne répondit pas à son commentaire et baissa les yeux sur le mug méticuleusement propre dans ses mains.

– C'est relaxant, parfois, d'utiliser mes mains au lieu de ma baguette, répondit-elle légèrement en essayant d'ignorer la façon dont son corps frémissait presque face à sa proximité.

– Je vois, entonna-t-il juste derrière son oreille – le souffle chaud de son haleine chatouillant les cheveux de sa nuque. Je ne peux pas dire que je comprennes le raisonnement, surtout venant d'une sorcière comme toi. Tu sais si bien manier une baguette, Hermione.

Elle n'avait aucune idée de si c'était le double sens, l'utilisation de son prénom, le timbre grave et séducteur de sa voix ou la combinaison des trois, mais ça lui fit écarquiller les yeux alors qu'ils rencontraient les siens dans le reflet de la fenêtre. Il soutint son regard et bougea ses mains élancées sur ses hanches. L'expression de son visage n'exprimait que le pur désir ; son propre démon sexuel d'albâtre, qui n'existait uniquement que pour la tenter et l'abrutir.

Il baissa la tête et ses lèvres bougèrent le long de son cou et sa seule pensée fut enfin. Les lèvres brûlantes de Draco dessinèrent un chemin jusqu'à son oreille et sa voix mielleuse lui engourdit une nouvelle fois l'esprit.

– Ai-je raison de croire que tu as ensorcelé tes fenêtres pour que personne ne puisse voir à l'intérieur ?

– O-oui...

– Parfait, ronronna-t-il en rendant grâce à la peau de son cou avec ses lèvres.

Hermione arqua le dos pour lui donner un meilleur accès et ferma les yeux, laissant l'agréable sensation se déverser en elle. Ses mains caressèrent ses côtes de hauts en bas et elle se languit qu'il ne la touche ailleurs.

– Si intelligente, murmura-t-il alors que ses mains s'approchaient de ses seins.

Il saisit les deux dans ses mains, les caressant par dessus le tissus de son haut.

– Ouvre les yeux Hermione, ordonna-t-il – et elle obéit instantanément, devant faire face à la vision de Draco qui la fixait en tenant ses seins dans le creux de ses mains. Tu vas garder les yeux ouverts pour moi. Je veux que tu te vois quand je te ferai jouir rien qu'avec mes doigts, promit-il d'une voix rauque tandis qu'Hermione étouffait un gémissement langoureux alors que le plaisir faisait rage en elle.

Par les dieux, cet homme pouvait la faire fondre rien qu'avec sa voix. Il n'avait jamais était aussi volubile au lit, et certainement pas aussi explicite, mais il semblerait que l'alcool avait réduit ses inhibitions suffisamment pour lui délier la langue. Hermione découvrit qu'elle appréciait énormément ça.

– C'est mon spectacle favori, te voir jouir.

Ses mains quittèrent sa poitrine et glissèrent sous l'ourlet de son t-shirt. Hermione regardait à travers la fenêtre alors que ses longs doigts pâles remontaient le tissus de son vêtement pour disparaître en dessous. Ses mains sur sa peau nue lui coupèrent le souffle et, bien qu'elle veuille fermer les yeux, elle n'osa pas.

– Tu es tellement magnifique, tu n'as pas idée... si foutrement parfaite, murmura-t-il et Hermione mordit fortement dans sa lèvre alors que ses mains atteignaient leur destination sous son soutien-gorge.

Hermione vit sa propre bouche s'ouvrir alors qu'il taquinait et caressait le bout de ses deux seins simultanément. Ses entrailles se serrèrent sous l'envie, ses cuisses se languissant de s'enrouler autour de Draco et de le chevaucher jusqu'à plus en pouvoir. Elle haletait à présent et était certaine que sa culotte était déjà trempée. Draco lui sourit simplement en retour avant de laisser ses mains s'évanouir. Il agrippa immédiatement sa hanche d'une main pendant que l'autre venait se poser contre l'élastique de son legging.

– Je veux que tu vois ce que je vois.

Ses doigts plongèrent encore et encore plus bas jusqu'à caresser sa fente de haut en bas. Hermione abandonna le prétexte de laver la tasse et attrapa le bord de l'évier en se tortillant contre sa main.

Il laissa aller un grognement contre son oreille.

– Par les dieux, Hermione, tu es toute mouillée.

Tout ce qu'elle pu faire fut d'acquiescer en réponse, rendue muette par ses bons soins.

– C'est pour moi, tout ça ?

– O-oui, gémit-elle alors que ses doigts taquinaient son clitoris. Pour toi, rien que toi, ajouta-t-elle dans un souffle et elle vit son reflet mordre dans sa lèvre.

– Et comment ce fait-il que j'ai réussi à complètement tremper ta culotte ? S'enquit-il d'un ton aguicheur.

Salaud arrogant, pensa-t-elle, mais ne parvint pas à ressentir quoi que se soit de proche de l'irritation tandis que son doigt s'enroulait autour de son bouton gonflé.

– Ta v-voix... Bon dieu, ta voix... ne t'arrête pas de parler, supplia-t-elle et vit son spectre séducteur sourire de joie.

– Ma voix, mmh? Confirma-t-il avant d'enfin insérer un doigt en elle.

Elle cria sous la sensation et donna un à-coup involontaire contre sa main, gagnant un rire bas de la part de Draco.

– Même si j'adorerais décrire toutes les choses que j'adorerais faire avec ta petite chatte...

Il fit une pause pour mordiller son lobe et Hermione fut sûre que le bruit qui quitta sa bouche était puissant et suppliant, mais elle n'avait aucune envie de l'analyser ou d'être gênée à cet instant. Aucun homme ne lui avait jamais parlé ainsi, et ça l'excitait à un niveau encore jamais atteint. Qui aurait pu croire qu'elle avait un penchant pour les mots cochons.

– Je me sens obligé de t'avouer quelque chose.

La main de Draco pinça sa cuisse alors qu'il se pressait contre elle pour qu'elle puisse sentir son érection contre ses fesses.

– Est-ce que tu sens l'effet que tu me fais Hermione ? Implora-t-il dans son oreille et Hermione vit son reflet hocher la tête. J'avoue que tu me mets dans cet état depuis un long moment maintenant.

Il pressa d'avantage son membre durci contre elle et, bien qu'ils soient tous deux encore totalement habillés, Hermione gémit à ce contact.

– Avant que tu m'accordes l'honneur de te toucher comme ça – Draco ajouta un autre doigt en elle mais ralenti le rythme – j'avais l'habitude de fantasmer sur ça... constamment.

Hermione l'observa lui dire ces mots, l'entendit les lui dire, et n'osait encore à peine croire qu'elle était en train de vivre quelque chose d'aussi obscènement sensuel.

– Alors que toi et moi nous tournions autour... quand on disait que nous n'étions qu'amis... J'avoue que je devais me toucher deux fois par jour en pensant à toi... à ce que ça ferait d'être en toi... à ce à quoi tu ressemblerais en rebondissant sur ma bite...

Il gronda sans honte contre son dos et Hermione senti son orgasme approcher rapidement. Draco pressa des baisers fiévreux contre la peau de son cou et de son oreille.

– Dis moi Hermione...

Oh bons dieux, oui, tout, je te dirais tout, qu'est-ce que tu veux entendre ?

- … Est-ce que tu faisais pareil ? Est-ce que tu te touchais en pensant à moi ?

La luxure qui découlait de sa voix était trop pour elle, et l'orgasme d'Hermione la traversa, obligeant ses hanches à claquer d'avant en arrière en rythme avec ses doigts, s'arquant contre son entrejambe.

– Oui Draco ! Oui, oui, oui...

Elle se vit se désagréger à travers la fenêtre, les yeux mi-clos sous l'extase, la bouche ouverte pendant que la véritable réponse à sa question scandaleuse s'échappait d'elle-même de sa gorge, encore et encore.

– Bonne fille, gronda-t-il avant de sortir sa main de sa culotte, de la retourner pour lui faire face et d'écraser sa bouche contre la sienne.

Il ouvrit ses lèvres immédiatement avec sa langue et il avait un délicieux goût de whisky et de Draco que la tête d'Hermione tournait.

Bien trop tôt pour Hermione, il termina le baiser et fit un pas en arrière, la laissant à bout de souffle contre le comptoir. Ses yeux gris orageux l'observèrent de la tête aux pieds.

– Retires tes vêtements, ordonna-t-il d'une voix rauque.

Hermione ne pu se déshabiller plus rapidement. Il n'avait jamais été ainsi avec elle auparavant et son corps chancelait sous le plaisir surprenant de recevoir des ordres de sa part. Tous leurs précédents ébats sexuels avaient impliqués de la séduction, c'était certain, mais une fois dans l'intimité, le comportement de Draco était toujours respectueux, voir même révérencieux. Ce côté plus sombre était nouveau pour Hermione et, pendant un instant elle se demanda si elle ne prenait pas avantage de son état d'ébriété. Draco effaça cette pensée de son esprit en la soulevant, l'emmena quelques mètre sur la droite et l'installa sur la table de la cuisine.

Le regard de Draco était brûlant quand il s'avança entre ses jambes et leva son visage.

– Tu es éblouissante, grogna-t-il avant de capturer ses lèvres dans un baiser profond.

Sa langue glissa aisément contre la sienne et ses mains trouvèrent une prise sur la peau de ses hanche alors qu'il la tirait contre lui. C'était un témoignage des talents de Draco en la matière car Hermione oublia bientôt qu'elle était complètement nue sur la table de sa cuisine alors que Draco n'avait pas encore enlevé un seul vêtement – hormis ses robes d'extérieur.

Draco s'éloigna de sa bouche soudainement alors que ses yeux exprimaient toutes les manigances qu'il prévoyait rien que pour elle, et Hermione senti son ventre se serrer d'impatience à nouveau. Il se pencha pour murmurer sombrement dans son oreille.

– Tu te souviens certainement à quel point j'étais gâté quand j'étais enfant.

Il tira sur son lobe avec la pointe de ses dents et elle gémit encore.

– Quand je me comportais mal, mes parents me privaient de balais ou me confisquaient mes jouets...

Il embrassa le long de son cou jusqu'à son autre oreille.

– Mais peu importe à quel point ils étaient en colère contre moi... est-ce que tu sais ce à quoi j'avais toujours, toujours droit ?

Hermione secoua seulement la tête, incapable de parler.

– Un dessert.

Draco s'agenouilla devant elle et écarta ses jambes en grand.

– Hermione... Est-ce que tu es toujours trop en colère contre moi pour ne pas me laisser manger un dessert ?

Hermione baissa le regard vers ses yeux gris brillants qui lui promettaient un incommensurable plaisir et secoua de nouveau la tête. Non, j'ai quelque peu oublié le sens du mot « colère » donc, s'il te plaît, utilise cette habile petite langue sur moi maintenant.

– Excellent, ronronna-t-il avant de se pencher vers l'avant et de presser sa bouche contre son entrée pour la dévorer comme le dessert qu'on ne lui refusait jamais.

Sa langue talentueuse plongea à l'intérieur d'elle et Hermione jouit plus vite que ça ne lui était jamais arrivé, s'agrippant désespérément à sa chevelure soyeuse.

Après l'avoir dévorée comme un expert, Draco s'accroupit et lui sourit narquoisement. Hermione s'appuya sur ses coudes, à bout de souffle et souhaitant que ses jambes cessent de trembler alors que Draco se léchait les lèvres.

– Je n'en ai pas encore fini avec toi, promit-il solennellement.

Hermione ne savait pas ce qui l'excitait le plus : la vision de Draco toujours en costume entre ses cuisses ou le son de son baryton qui lui disait des mots si merveilleusement coquins.

En un clin d'oeil, ses vêtements étaient abandonnés et il était en elle. Hermione pouvait à peine se tenir à ses épaules alors que Draco était incessant tant en actes qu'en paroles. Il n'y avait aucune hésitation cette fois, aucune question indécise ou regard timide alors qu'il s'enfonçait courageusement en elle encore et encore.

Draco la revendiquait ici même sur la table de sa cuisine et, même si elle allait devoir récurer chaque centimètre de cette surface plus tard, le plaisir exquis provoqué par sa queue qui frappait en elle à plusieurs reprises chassa toute idée de nettoyage de son esprit. Elle aurait également certains bleus et traces intéressantes sur le dos demain, mais Draco avait libéré son besoin le plus fondamental et primaire d'être complètement et follement baisée.

Il n'arrêta pas le flot constant de mots séducteurs dans son oreille, même s'ils sortaient de manière plus irrégulière qu'avant.

– Si serrée – si parfaite – à chaque putain de fois – si foutrement parfait – Par les dieux, Hermione ta chatte est formidable – foutrement fantastique – par les Dieux, oui...

Une toute petite part d'elle voulu réprimander Draco pour avoir une nouvelle fois utilisé le mot en « c », mais cette partie fut réduite au silence parce que par Merlin ça faisait se serrer ses parois encore plus. Alors, au lieu de l'habituel « langage, Malfoy » qui aurait dû glisser de ses lèvres, Hermione s'écria « Draco, oh mon Dieu, Draco ! ».

Elle savait qu'il aimait entendre son prénom, et elle adorait totalement le crier, et ça provoquait généralement un orgasme ou de l'un ou de l'autre, mais ce qu'il murmura en réponse la terrassa.

– Bonne fille... Je veux que tu cries le nom de l'homme qui te retourne le cerveau sur cette table...le seul homme qui puisse te voir comme ça... le seul... veux être le seul homme qui te fais ça...

C'était brutal et animal, et Hermione se demanda si Draco savait encore ce qu'il disait ou si, au petit matin il aurait oublié les mots intenses et possessifs qui sortaient sans inhibition de ses lèvres. Mais Draco avait loin d'avoir fini de lui dire de quelle manière il la voulait alors qu'il claquait impitoyablement ses hanches contre elle sans merci.

– Je te veux contre les étagères de ma bibliothèque... Je te veux, étalée sur mon bureau... Je te veux... putain... Je te veux tous les jours pour le reste de ma vie.

Qu'est-ce qu'il vient de dire ?

La bouche d'Hermione s'ouvrit en grand, à la fois face à la signification de ses mots et à l'intensité avec laquelle il la fit jouir.

Je te veux tous les jours.

Pour le reste de ma vie.

Ces mots bouleversants se gravèrent dans la tête d'Hermione. Draco marmonna de manière incohérente dans son cou alors qu'il la suivait dans son apogée. Après avoir terminé au fond d'elle, il se retira pour parsemer son visage de baiser et lui fit un sourire enfantin et Hermione sut ensuite qu'il n'avait aucune idée de sa propre révélation.

Je te veux tous les jours pour le reste de ma vie.