SHINIGAMIS' ENDING — FALLEN ERA
Monde Réel — Forêt primitive de Kasugayama.
Les Forces Spéciales, envoyées par le capitaine Soi Fon, agissaient avec une discrétion exemplaire.
Chaque membre était entrainé depuis toujours afin de pouvoir approcher un ennemi sans se faire remarquer.
Cela dit, la mission confiée par Urahara Kisuke différait tout de même de leurs habitudes. Généralement, cette unité d'élite devait choisir elle-même son lieu d'action. Cette fois, ce terrain inconnu et brumeux ne leur conférait aucun avantage particulier.
Au contraire, cela pourrait même se retourner contre eux.
« — Patron, vous pensez que ça ira ? »
Depuis la boutique Urahara, la situation restait surveillée de très près.
La question posée par Tessai Tsukibashi tombait sous le sens, aux yeux de Kisuke Urahara.
« — Difficile de l'affirmer avec certitude, murmura-t-il. Je ne sais pas quel genre d'ennemi se cache là-bas, mais cela pourrait poser problèmes. Pour l'heure, les capteurs que j'ai donné aux Forces Spéciales n'indiquent en tout cas aucune activité anormale. Hormis leur propre reiatsu, évidemment.
— … Et au Hueco Mundo, rien ne semble non plus indiquer quoi que ce soit de particulier. Elles ne sont pas encore arrivées à Las Noches.
— Oh, pour ça … je fais confiance à Yoruichi-san pour réussir. »
Pour l'heure, Urahara était focalisé sur la mission du Monde Réel.
Pour expliquer et comprendre l'ampleur de la menace, il devait d'abord absolument savoir à qui ils avaient affaire.
Même si cela pourrait finir par ne pas être une bonne histoire à entendre.
« — … Urahara-san. »
Voici des voix et des présences familières. Urahara lifta son regard sur la droite, afin de distinguer les silhouettes appartenant à Ishida Uryû, Sado Yasutora et Inoue Orihime.
Ces trois-là venaient souvent aux nouvelles, après des journées de travail bien chargées mais surtout entrecoupées d'inquiétude.
« — Oh, ce n'était pas la peine de vous déplacer ! s'enquit le boutiquier. Qui plus est, il est assez tard ! Vous devriez peut-être rentrer chez vous et dormir ?
— Si vous répondiez aux messages cela n'aurait pas été nécessaire, souffla Ishida, en relevant ses lunettes.
— Oups, pardon. Je suis un petit peu occupé, à vrai dire.
— Nous avons le temps, reprit Sado Yasutora. Où est passé Ichigo ? »
L'ancien capitaine finit par prendre une légère inspiration.
« — Bon … si vous avez le temps, j'ai de mauvaises nouvelles à vous annoncer … »
Chapitre 18 : Oath
Hueco Mundo — Grand désert.
Pour Yoruichi Shihôin et Soi Fon, il s'agissait-là d'une première expérience. Aucune des deux femmes n'avait jamais eu le loisir de pénétrer à l'intérieur du monde gigantesque des Hollows.
Un monde aussi grand que terne. À perte de vue, il n'y avait rien, véritablement rien sinon une étendue infinie de sables. Et forcément, l'immense château construit par les mains du mégalomane, Aizen Sôsuke.
« — C'est donc ça, le Hueco Mundo … vraiment pas mon genre de coin pour passer des vacances, marmonna Yoruichi, en déposant son regard doré dans les alentours.
— Il n'y a aucune présence ennemie à détecter, lâcha Soi Fon, en faisant de même. »
Elles imaginaient un monde nettement plus chaotique, pour le coup. Après tout, les Hollows ne vivaient que par l'extermination des autres. Leur survie dépendait de leur capacité à vaincre leurs ennemis, dans une lutte permanente et presque absurde pour allonger leur espérance de vie.
« — Allons-y. C'est Las Noches qui nous attend. »
Soi Fon hocha positivement la tête.
La mission devait être menée à bien, surtout en compagnie de Shihôin Yoruicho. Elle ne pouvait pas la décevoir ici, alors que seules toutes les deux participaient à cette expédition importante.
« — … On a de la visite, Harribel-sama. »
Un Garganta avait été ouvert.
Régnant dans ses quartiers sur ce monde gigantesque, l'Espada à la peau halée, Tia Harribel n'avait certainement pas besoin des paroles de ses subordonnées pour s'en rendre compte. Assise sur son trône et à moitié endormie, la belle Arrancar blonde ouvrit son regard vert, tandis que Sun-Sun, Apache et Mila-Rose montaient continuellement la garde auprès d'elle, quand bien même Harribel en personne leur rappelait que cela semblait superflu.
« — Vous pensez qu'ils sont les responsables … ? demanda Apache, en plissant le regard.
— Ne sois pas ridicule, rétorqua Mila-Rose. Ils ne viendraient pas si ouvertement.
— Ferme-la !
— Pourquoi tu t'énerves ? Juste parce que j'ai —comme d'habitude— raison ?
— Prends pas tes grands airs avec moi, c'est tout.
— Les filles, trancha directement l'Espada. »
Tandis que Sun-Sun hocha négativement la tête, de façon suffisamment claire pour que ses amies puissent la remarquer, Harribel venait de se lever de son trône.
« — Qu'ils soient ou non responsables, nous allons rapidement être fixées. À ce rythme, elles mettront tout de même quelques heures avant d'arriver. »
Seireitei — Mûken.
Hirako Shinji et Aizen Sôsuke partageaient un lien privilégié. Un lien dont le premier cité se serait d'ailleurs bien passé : Aizen avait été son lieutenant par le passé. Une page sombre de son histoire, à n'en pas douter. Depuis lors, l'ascension fulgurante et démesurée du renégat avait plongé le monde dans une formidable situation d'instabilité.
« — Je ne vous sens pas très heureux de me revoir, Hirako Shinji. Ou peut-être devrai-je vous rappeler ''capitaine Hirako'', puisque vous êtes là. Je vois que vous avez récupéré mon poste, j'espère que vous faites bien votre travail.
— Arrête de te foutre de moi, marmonna Shinji. Un an de prison sans lumière ne t'a pas suffi, hein ?
— Au contraire. C'est pour cela que je me montre loquace, capitaine Hirako. Il n'y a pas beaucoup de visiteurs, alors j'en profite lorsque cela se produit.
— Pff … désolé de te décevoir, mais ça ne risque pas de durer bien longtemps.
— Allons, ne vous montrez donc pas si impatient. Puisque vous avez pris la peine de venir me voir, j'imagine que vous avez des questions à poser. Puisque je n'ai rien de mieux à faire, amusez-vous donc. »
Aizen Sôsuke dégageait continuellement quelque chose de sombre, mesquin et manipulateur.
Alors que théoriquement, le brun ne pouvait strictement rien faire, piégé dans cet espace isolé, Shinji Hirako ressentait d'étranges frissons parcourir son corps. Comme si la moindre erreur ici pourrait lui coûter la vie.
Le sourire qu'arborait Aizen allait de pair avec son ton presque chaleureux.
Mais quiconque le connaissait ne pouvait qu'en voir la façade perfide. Cet homme profiterait du moindre instant de faiblesse pour l'exploiter à ses sinistres fins.
« — … T'as déjà entendu parler d'un gars qui s'appelait ''Aryen Kaseren'' ? »
Le regard de Sôsuke Aizen restait absolument imperturbable.
Sur sa chaise, il fixait Shinji Hirako d'un œil malveillant. Pendant quelques secondes, aucun son ne sortit d'ailleurs de sa bouche.
« — Tss. Tu joues au muet, quand les choses ne te plaisent pas ? Ça ne te ressemble pas vraiment.
— … Allons, capitaine Hirako. Je ne faisais que réfléchir à la question que vous venez de me poser. ''Aryen Kaseren'' me semble étrangement familier, en effet. Mais je ne vois aucun visage dessus.
— Ça tombe bien, moi j'en ai un. Un peu grand, brun et aux yeux rouges.
— Hélas, il semblerait que ma mémoire me fasse défaut.
— Tu te fous encore de moi, hein … ?
— J'aimerais que vous ne tiriez pas de conclusions hâtives, capitaine Hirako. En tout cas, j'espère qu'il échouera dans sa quête, peu importe ce dont il s'agit.
— Hmpf. T'es vraiment ni drôle, ni crédible.
— Vous n'avez jamais eu le sens de l'humour.
— Et toi, alors ?
— Je pense que je l'ai un peu plus. »
Quelles stupidités.
Shinji se surprit lui-même à entamer une conversation aussi dérisoire avec cet homme.
Il devait plutôt se concentrer sur l'essentiel.
« — J'aurais dû me douter que venir te chercher était une sacrée connerie. Reste donc dans ton coin, Aizen.
— Allons, vous savez bien que si j'avais la moindre information, je n'hésiterai pas une seconde avant de la partager … »
Il provoquait encore.
Cherchait à disséminer le doute, l'instaurer de façon permanente.
Shinji Hirako finit par tourner les talons.
… Il savait peut-être quelque chose.
« — J'ai tout de même une question, capitaine Hirako. »
Mais explorer cette piste risquerait d'ouvrir de nouvelles brèches.
« — Pensez-vous que la Soul Society puisse être détruite, par une entité différente de moi ? »
Shinji grinça des dents.
« — Retourne roupiller. »
Cet homme n'augurait jamais rien de bon.
Hueco Mundo — Grand désert.
La défaite de l'Espada rendait le monde autrefois gouverné par Aizen Sôsuke plutôt silencieux. Contrairement aux idées reçues, cet espace immense restait surtout gouverné par le silence, l'austérité et la peur. Plus que la présence réelle de Hollows qui détruiraient et prendraient la vie d'autrui, la possibilité qu'ils soient présents rendait l'ambiance plus pesante.
Soi Fon et Yoruichi avançaient relativement masquées. Néanmoins, l'ouverture du Garganta par Kisuke Urahara devait forcément avoir causé des remous.
« — D'après le rapport de Kuchiki Rukia, il y aurait une forêt à proximité de cette zone. Une forêt infestée de Menos Grande, dans laquelle vivrait un Shinigami nommé Ashido Kanô. »
Ashido Kanô.
Un nom que Yoruichi ne connaissait pas, à vrai dire. Pourtant, lui devait certainement les connaître.
« — Par contre, on dirait que la fameuse entrée est impossible à trouver, déclara Yoruichi, en jetant des coups d'œil dans les environs. Tu comptes lui filer un coup de main ?
— Ce n'est pas vraiment dans la mission. On pourra toujours demander à cette Harribel s'il y a eu quelques informations supplémentaires.
— Ouais, ce n'est pas faux. J'espère que t'as fait une sieste cet après-midi, Soi Fon. Je pense que l'on devrait arriver dans deux heures au moins.
— On pourrait se dépêcher en shunpô ?
— Mauvaise idée. Mieux vaut conserver ton énergie. Si Tia Harribel ne se montre pas coopérative, elle pourrait même se révéler hostile. Si jamais y'a un truc qui se produit entretemps, ok, mais pas avant.
— O-Oui, Yoruichi-sama. Désolée de me montrer si impulsive.
— Haha, t'inquiète pas, Soi Fon ! T'es mignonne comme ça !
— N-Ne vous moquez pas de moi ! »
… Au moins pouvait-elle relâcher un tantinet l'ambiance.
Yoruichi se posait un certain nombre de questions, en dépit de tout.
Sur la nature réelle de leur ennemi, par exemple. Mais pour l'heure, elle préférait encore laisser Urahara s'occuper de réfléchir. Chacun ses rôles, et le sien ne consistait certainement pas à jouer aux détectives.
Seireitei — Salle des lieutenants — Avant l'aube.
Rukia Kuchiki n'appréciait définitivement pas la situation.
La nuit dernière fut particulièrement agitée, impossible pour elle de trouver le sommeil dans les circonstances actuelles. Comment le pourrait-elle ?
Alors elle décida de rassembler rapidement ses affaires. Sur un coup de tête, sur un acte de folie à l'état pur. En cette matinée particulièrement fraîche, la jeune femme ne pourrait pas avoir l'esprit tranquille, tant qu'elle n'agirait pas. Son devoir de vice-capitaine ne pouvait pas prendre le pas sur les profonds sentiments d'injustice qui animaient son cœur.
Alors elle devait partir, le plus tôt possible pour n'éveiller aucun soupçon.
« — Salut, Rukia-chan. »
… Mais la voilà en train de sursauter, étouffant un cri à l'intérieur de sa gorge.
Accoudée au mur, Matsumoto Rangiku se trouvait dans la même pièce, à l'entrée de la porte.
« — C'est gentil de ta part de nous écrire un petit mot.
— L-Lieutenant Matsumoto ?!
— Quoi ? Je pensais t'avoir déjà dit que c'était fini, cette appellation ! »
Mais que faisait-elle ici ?! À une heure si matinale ?!
« — … Rangiku-san … est-ce que …
— Allons. Tu m'as demandé hier si j'avais des informations auprès de la Douzième Division, de façon détournée certes, et tu pensais vraiment que j'ignorais pourquoi ? Je ne suis pas si bête, allons !
— C-Ce n'est pas ce que je voulais dire …
— Haha, oui je te taquine, c'est bon ! »
Rangiku avança de quelques pas, en direction de la jeune vice-capitaine, qui tressaillit légèrement.
Rukia se sentait d'ailleurs assez honteuse d'avoir délégué une telle tâche à quelqu'un d'autre, comme si elle ne pouvait pas en assumer les conséquences.
« — Tu as bien les coordonnées probables que je t'ai donné ? demanda Rangiku.
— … Oui. Mais … dis-moi … tu ne vas pas …
— T'arrêter ? s'enquit la belle femme, en arquant un sourcil. Je dois sûrement la vie à Ichigo. Mon capitaine veut aussi l'aider. Je ne vais pas te faire obstacle.
— … Merci.
— Oh. Et avant que tu ne partes, tiens. »
Seiji Yokoyama — Blue Dream (Instrumental)
Elle lui lança un autre papier.
Rukia cligna vivement des yeux, avant de déplier la feuille envoyée par son acolyte de la Dixième Division.
« — Qu'est-ce que c'est … ? »
Des messages.
Des écritures toutes très différentes les unes des autres.
« Je me dois de vous dire que je ne suis pas d'accord avec ces actions. Mais vous ne m'écouterez probablement pas. Bonne chance. » Sasakibe Chôjiro.
« Je suis sûr qu'il ne peut pas rivaliser avec ma force, mais garder un type avec nous est une bonne chose. » Omaeda Marechiyo.
« Je suis à peine remis ... je devrais vous en empêcher, mais je n'ai pas la force pour. Alors ramenez-le et préservez une forme d'honneur pour nous. » Kira Izuru.
« Je ne devrais pas ... mais je vous soutiens, du plus profond de mon cœur. » Isane Kotetsu.
« Nous sommes avec vous ! » Hinamori Momo.
« Même si t'es une femme, je trouve ça honorable. Alors cours. » Iba Tetsuzaemon.
« Vas-y, sauve-le Rukia-chan, je n'ai pas envie de venir te consoler ensuite. » Nanao Ise.
« Je sais que cela peut être difficile de perdre quelqu'un ... je suis simplement désolé de ne pas pouvoir faire quoique ce soit d'autre qu'un simple message d'encouragement. » Hisagi Shûhei.
« Vas-y Rukiruki ! Sauve Ichi ! Sinon Ken-chan va pas pouvoir jouer ! » Yachiru Kusajishi
« Mayuri-sama ne me le pardonnera sûrement pas. Mais s'il y a une part d'humanité qui existe en moi, j'aimerais vous la confier. » Kurotsuchi Nemu.
« Yo Rukia. J'sais que tu vas sûrement aller sauver ce con d'Ichigo. J'aurais bien aimé venir t'aider, mais le Capitaine Kuchiki ... tu comprendras quoi ! Fais pas de conneries, ok ? Tu sais que tu peux compter sur nous pour t'encourager ! Même si c'est tout ce qu'on peut faire ... » Abarai Renji.
… Rukia eut du mal à le croire.
Toutes ces personnes étaient d'ores et déjà au courant ?
Rangiku Matsumoto parut d'ailleurs légèrement gênée, lorsque la vice-capitaine aux yeux améthyste releva son regard dans sa direction.
« — Hmm … pardon, mais c'est vrai que je ne suis pas très douée pour garder des secrets. Et puis techniquement, tu ne m'as rien dit, pas vrai ?
— Je … je … »
Oui, elle devait bien admettre être émue. Que toutes ces personnes, qui n'étaient d'ailleurs pas forcément proches d'elles, abondaient toutes dans la même direction pour secourir Ichigo … cela lui procurait une joie immense.
« — Ils veulent tous aider Ichigo, à leur manière. Personne ne trouve que le sort qui lui est réservé est juste. Alors vas-y, Rukia-chan. Si tu peux le retrouver avant le départ officiel des troupes … fais-le. Je suis désolée de ne pas pouvoir t'aider davantage.
— Mais si cette affaire sort … le Commandant …
— Oh je t'en prie. Rien ne ressortira d'ici. On en a parlé hier. Ce sera notre serment. Alors fonce maintenant. »
Tous leur devaient la vie, au moins une fois.
Alors personne ne pouvait fermer les yeux sur son sort.
Rukia resserra la feuille, qu'elle plaça ensuite dans l'une des poches de son shihakusho.
Elle hocha positivement la tête, avant de s'élancer à toute allure, sans avoir fini de griffonner son petit papier. Rangiku la regarda faire, en prenant des risques considérables. Pour une femme ayant déjà été placée sur la colline du Sokyôku, entreprendre de telles manœuvres, braver une fois de plus les lois de la Soul Society, cela ressemblait à un acte de pure folie.
Mais le cœur passionné de cette jeune femme ne pourrait être arrêté si facilement. Rangiku finit par esquisser un faible sourire.
« — Bonne chance, Rukia-chan. Fais attention à toi … »
Monde Réel — Magasin Urahara.
Pendant plusieurs heures, surveiller la Forêt Kasugayama avec des troupes immobiles, représentait peut-être le pinacle de l'ennui pour Kisuke Urahara. Après avoir raconté la situation difficile dans laquelle se trouvait Kurosaki Ichigo à ses amis, repartis chez eux depuis, le savant se retrouva de nouveau à scruter la moindre information visuelle ou auditive.
Absolument aucun événement ne se produisit, aucun fait particulier. Les Forces Spéciales envoyées bougeaient lentement, avec une prudence fort compréhensible, mais ne trouvait sur place que de maigres branches mortes.
Cette forêt entière ressemblait effectivement à une ode à la Mort, sans pour autant offrir d'éléments en particulier qui puisse aider à trouver quelque chose d'autre.
Il y avait des courts d'eau, mais aucun poisson ne fréquentait ces derniers.
L'environnement tout entier donnait l'impression d'être figé dans un temps indéterminé, où la vie ne pouvait s'immiscer.
« — … Kisuke-san. C'est prêt. »
À moitié somnolent après avoir passé ces dernières heures éveillé, Urahara fut appelé par la petite voix fluette qu'il connaissait bien : Ururu Tsumugiya. Cette dernière sortait tout droit du laboratoire plus ou moins dissimulé, au fond de la boutique.
« — Ah. Merci, Ururu. Tu devrais aller dormir un petit peu, non ?
— J'ai dormi cette nuit, mais c'est vous qui ne l'avez pas fait … je vais continuer de regarder l'écran pour vous.
— Ah, bon. Écoute, je ne vais pas être long. »
Seule la jeune fille semblait éveillée.
Yoruichi Shihôin et Soi Fon ne devraient pas non plus tarder à faire irruption dans le palais de Las Noches.
« — Êtes-vous sûr que cela fonctionnera, Kisuke-san … ?
— Oh, tu sais que le principe d'une expérience réside dans le fait que tout puisse se produire, lâcha Urahara, en ouvrant la porte du laboratoire. Très bien … on pourra peut-être changer les choses ainsi. »
Preview du Prochain Chapitre
Ichigo Kurosaki : Bon je veux pas être relou, mais ça fait deux chapitres qu'on ne me voit pas ? C'est normal, là ? Normal pour vous ? Rien à redire ?
Rukia Kuchiki : Ne t'inquiète pas. Grâce à mon futur excellent sauvetage, tout va bien se passer.
Ichigo Kurosaki : … Mouais. Je ne suis pas hyper convaincu.
Rangiku Matsumoto : Wow, je suis exceptionnelle ! Je me suis réveillée si tôt ! Le prochain chapitre, nommé Lies sera bientôt publié !
Urahara Kisuke : Mmmh. Je suis vraiment mystérieux, qu'est-ce que tu en penses, Kurosaki-san ?
Ichigo Kurosaki : M'en fous. Coupez.
