SHINIGAMIS' ENDING — FALLEN ERA
« — … Oh, quelle surprise de vous voir, Kuchiki-san ! Cela fait bien … bien deux mois ? »
Deux silhouettes se trouvaient face-à-face, au milieu de la pénombre de Karakura.
« — Normalement, à cette heure-là, je ferme boutique, vous savez ?
— Urahara. Vous savez pour quelle raison je suis venue.
— Ouh là, il y a tellement de raisons potentielles que je ne pourrai pas l'affirmer avec certitude, non. Mais toujours est-il qu'étant une bonne cliente fidèle, j'accepte de vous ouvrir exceptionnellement les portes. Par contre, vous devez vous en souvenir, hein ?
— Hmpf. »
Rukia Kuchiki et Urahara Kisuke pénétrèrent tous deux au sein de l'établissement si singulier de l'ancien capitaine.
Une fois seuls, face-à-face, les deux Shinigamis s'observèrent mutuellement pendant quelques secondes.
« — Comment …
— Kurosaki-san se porte plutôt bien, aux dernières nouvelles. »
La brunette tiqua légèrement, presque vexée d'avoir été si facile à anticiper.
« — … Il n'a pas parlé de nous ?
— Eh bien à vrai dire, je n'en sais rien puisqu'il n'est pas passé une fois pour discuter avec moi. Après tout ce que l'on a vécu ensemble, je trouve ça plutôt triste, pas vous ?
— … Donc il a tiré une croix sur la Soul Society … ?
— Oh, ne soyez pas si dramatique. Rien n'est figé, vous le savez bien. C'est même pour ça que vous êtes venue. Vous avez l'autorisation du capitaine-commandant, j'imagine ?
— Évidemment, maugréa la jeune femme. Dans le cas où Ichigo reviendrait sur sa décision, la Soul Society a pour devoir de régler une dette évidente.
— Et vous ? Vous en pensez quoi ? »
L'interrogation suspecte du boutiquier laissait Rukia sur la défensive.
« — … Si Ichigo désire une vie normale, sans lien avec la Soul Society, alors il est évident que je respecterai sa décision. »
Elle n'en dit pas plus.
Elle se souvenait parfaitement du début de leur « cohabitation », peu après avoir transmis ses pouvoirs de Shinigamis.
Une cohabitation houleuse mais ô combien importante pour elle.
À cette époque-là, Ichigo Kurosaki n'en faisait qu'à sa tête et désirait simplement vivre normalement, en dépit de ses facultés naturelles à voir les esprits.
Depuis, de l'eau avait coulé sous les ponts et le rouquin s'était retrouvé à secourir la Soul Society face aux redoutables manigances de Sôsuke Aizen.
Au prix de ses pouvoirs durement acquis, il parvint à accomplir ce miracle, pour enfin mener une existence plus paisible.
Alors, de quel droit pouvait-elle lui dicter ce qu'il devait faire ?
La noble ferma les yeux.
Même si cela prendrait du temps …
Ichigo Kurosaki finirait par revenir.
Elle en était intimement persuadée.
Chapitre 12 : Just A Moment
Un rêve du passé … ?
Cela y ressemblait cruellement.
Après avoir été sérieusement secouée lors de son combat contre Grimmjow Jaggerjack, Rukia Kuchiki ouvrait faiblement les yeux, à la recherche d'une réalité qu'elle perdait progressivement de vue. Ses sens revenaient progressivement, mais quelque chose clochait.
« — … Et toi, alors ?! Tu fous ton Bankai dès ton retour ?! Pourquoi avoir attendu quarante ans pour faire quelque chose, si ça te manquait à ce point, hein ?! »
Le son désagréable d'une … dispute ?
Rukia eut l'impression de naviguer dans l'espace-temps, sans trop comprendre ce qui se produisait exactement.
« — De quoi tu me parles encore ? railla son interlocuteur. Je te l'ai déjà dit : fallait que je teste mes nouvelles forces ! Puis y'avait un mec chelou contre Toshirô, je me disais que j'pouvais pas y aller doucement !
— Oooh tu veux me faire croire que tu réfléchis autant avant d'agir ? Arrête de te croire plus intelligent que tu ne l'es.
— Toi tu me parles d'intelligence ? s'offusqua Ichigo, presque choqué.
— Bah ouais, pourquoi ? Tu crois que j'suis juste fort ou quoi ? Pour être vice-capitaine, faut aussi en avoir dans le crâne. »
… Bruyants.
« — J'préfère ne pas répondre à une telle connerie, grommela Ichigo.
— Bah ouais réponds pas, t'as aucun argument à me donner de toute façon.
— Bah voyons !
— Tu vois ?! Je t'avais dit quoi ?! »
Renji Abarai et Kurosaki Ichigo.
Ces deux noms revenaient à l'esprit de Rukia.
Et forcément, elle finit par s'arrêter sur le second.
« — … Ichigo ? »
Ce court appel finit par ramener les deux Shinigamis à la réalité, occupés depuis quelques instants à se quereller pour des broutilles incompréhensibles. Aucun des deux ne saurait certainement dire d'où était parti la joute verbale, mais cela ne revêtait finalement d'aucune forme d'importance.
« — Rukia ?! s'esclaffèrent les deux jeunes hommes. »
La jeune femme grimaça légèrement, avant d'afficher un faible sourire.
« — Vous êtes bruyants, siffla-t-elle. Je suis blessée.
— Ah, euh, pardon. »
Un petit peu troublé, Ichigo Kurosaki se gratta légèrement l'arrière du crâne, pendant que Renji Abarai secouait négativement la tête, sans trop savoir exactement ce qu'il faisait.
« — … Tu as fini par revenir, murmura Rukia.
— Vous êtes jamais foutus de vous débrouiller sans moi, lâcha le rouquin en affichant un sourire faussement arrogant. »
Ils avaient encore des choses à se dire.
Des choses qui ne sortaient pas, d'un côté comme de l'autre. Mais cela pouvait bien attendre, au vu des circonstances.
Ichigo Kurosaki s'attendait bien sûr à revoir Rukia —raison même de sa venue au sein de cette chambre— mais il ne savait maintenant plus trop comment aborder les différentes questions.
« — Oh c'est bon, faites pas vos têtes de morts ! railla Renji. Rukia, pas de blessure grave, tout va bien. Ichigo a enfin décidé de revenir alors qu'il aurait pu le faire y'a un an.
— Ferme-la, grommela le rouquin.
— Ichigo. Mon adversaire …
— Ouais, je sais. C'était Grimmjow. Ukitake-san me l'a dit. »
Le Shinigami Remplaçant venait de prendre un ton plus sérieux, en repensant à cet Arrancar belliqueux.
« — Enfin bon, t'as réussi à t'en sortir vivante contre lui, c'est déjà pas si mal ! Et … tiens ? T'es vice-capitaine ? Depuis quand ?
— Pas longtemps, rétorqua la brunette, en détournant doucement le regard.
— Mais bon, je suis meilleur quand même, déclara Renji. Elle a été nommée vice-capitaine parce que le capitaine Ukitake a insisté.
— Silence !
— C-C'est bon, je rigole ! s'excusa bêtement son interlocuteur. Tu mérites ton titre, c'est bon !
— Après tu n'es pas très effrayante vu ton état actuel, renchérit Ichigo. »
Le temps semblait avoir été rembobiné.
Revoir Ichigo et Renji se disputer de la sorte, s'énerver contre eux et leurs stupides répliques …
Cela lui provoqua une vive émotion, facilement visible dans son regard, depuis lequel de faibles larmes pointaient le bout de leurs nez.
« — R-Rukia ?! paniqua Renji. C'est bon, j'ai dit que je rigolais !
— T'as foutu quoi ?!
— C-C'est bon, c'était juste une blague !
— Imagine que …
— Cette chambre est bien bruyante. »
… Un ton glacial enveloppa l'atmosphère. Renji n'osait pratiquement pas se retourner, en sachant pertinemment la nature de ce qui l'attendait. Les paroles lentes, accompagnées de bruits de pas réguliers, ressemblaient à des reproches continuellement formulés.
« — Byakuya ?! T'étais où ? Regarde ce que Renji a fait !
— E-Enfoiré ! Je peux tout expliquer, capitaine ! D'ailleurs, comment ose-t-il vous parler d'une telle façon ?! Excuse-toi, Ichigo !
— M'excuser de quoi ?!
— J'ai dit que vous étiez trop bruyants, déclara platement le fier capitaine de la Sixième Division. Kurosaki Ichigo. Je n'apprécie effectivement pas la façon dont tu t'adresses à moi, mais cela sera pour une prochaine fois. Pour l'heure, tu vas sortir d'ici. Même chose pour toi, Renji. Va aider les membres de la Septième Division à récupérer certains blessés. »
Il venait littéralement pour les faire partir ?
Renji et Ichigo restèrent interdits, l'espace de quelques secondes, en se demandant encore ce qui était réellement en train de se produire.
« — A-Attends, pourquoi je sors ? Je vais où ?
— C'est une requête du Capitaine-Commandant en personne. Tu vas te rendre aux quartiers de la Première Division. »
Soul Society — Planque d'Aryen Kaseren.
Des tremblements lourds se produisaient.
À l'intérieur du grand bocal dans lequel se trouvait Grimmjow Jaggerjack, l'agitation semblait être à son paroxysme.
« — Qu'est-il arrivé ?
— Il semblerait que le sujet ait finalement réussi à sortir de son état de stase.
— Cela fait deux fois en très peu de temps, argua Aryen Kaseren. Bonjour, Grimmjow Jaggerjack. »
Une aura bleutée entourait le violent Arrancar qui se tenait derrière les vitres. Personne ne pouvait l'approcher dans de telles circonstances. Personne, sauf le chef des opérations en personne. Laissant de côté les femmes Arrancars qui travaillaient sous la juridiction de Szayel Apporo, l'homme au regard rougeoyant pénétra dans la zone de turbulence.
« — … Vous avez déjà lancé des Cero sur la paroi. Mais je vous l'ai déjà dit, il y a quelques temps : ces cellules fabriquées par Szayel Apporo Grantz sont très efficaces. Vous ne pouvez pas sortir d'ici.
— Ta gueule, grogna le bleuté. Tu crois que ces putains de bocaux vont me retenir ? Moi ?! J'vais tout défoncer ici ! Je vais vous éclater et vous buter un par un, dès que j'mettrai un pied dehors !
— Je ne peux hélas pas laisser cela se produire. J'ai besoin de votre force pour accomplir mon objectif. Une fois celui-ci atteint, je pourrai néanmoins faire des concessions et vous rendre votre liberté.
— Ferme-la ! Personne ne peut me mettre dans une putain de cage !
— Je vous l'ai déjà dit également : vous êtes un animal, Grimmjow Jaggerjack. »
Le Sexta Espada s'élança à toute allure, dans le but évident de trancher la tête de cet homme.
Il ne lui était pas permis de conserver son Zanpakutô à l'intérieur, pour des raisons évidentes de sécurité. Mais la force physique de l'intéressé se révélait largement suffisante pour mettre en pièces un homme avec quelques mouvements.
Aryen Kaseren, cependant, ne comptait pas se laisser avoir si facilement.
Avant même que l'ombre du Sexta Espada ne s'abatte sur lui, le scientifique souleva son Zanpakutô.
« — Prends Possession, Reizôku. »
Dans un nouveau nuage de brume blanche, l'épée s'illumina, sous l'air perturbé de l'Espada.
Grimmjow Jaggerjack ne bougeait alors plus, de nouveau plongé dans son état léthargique, à quelques centimètres seulement de sa cible initiale.
« — Kaseren-sama. L'autre sujet est également prêt. »
Une voix féminine venait de retentir, dans le dos de l'intéressé. Aryen hocha simplement la tête, avant de tourner les talons.
« — Très bien, argua-t-il. Cela ne sera pas de trop. »
Seireitei — Proche des Quartiers de la Première Division.
« — Au fait, Byakuya ! T'as changé de look, à ce que je vois !
— Silence, Kurosaki Ichigo. Je n'ai pas envie de perdre du temps à parler de mes tenues vestimentaires avec un être de ton espèce.
— Comment ça de mon espèce ?
— … Continue donc de marcher. La Première Division est juste face à toi. »
Décidément, l'année écoulée ne le rendait pas beaucoup plus aimable.
Byakuya Kuchiki disparut effectivement au prix d'un simple shunpô, laissant le Shinigami Remplaçant seul face à cet édifice.
Cela dit, avec la fameuse « dette » que les Treize Divisions avaient à son égard, peut-être que le vieil homme qui dirigeait le Seireitei pourrait enfin se montrer plus agréable.
« — Kurosaki Ichigo. Tu t'es fait attendre. »
… Mais bon, peut-être pas, finalement.
Yamamoto Genryûsai restait toujours droit, peu importait les moments. Suivant scrupuleusement ses préceptes de vie, le Capitaine-Commandant n'accueillait visiblement pas le turbulent Shinigami Remplaçant à bras ouverts.
Cela dit, Ichigo préférait peut-être même que les choses se déroulent de cette façon.
« — Ah, euh désolé. J'étais dans les quartiers de la Quatrième Division et …
— Peu importe, venons-en directement aux faits. Au nom des Treize Divisions, il est de mon devoir de te présenter une gratitude pour tes actions passées. »
Il le … remerciait ?
« — Cependant, nous t'avons offert la possibilité de rester en-dehors des conflits. Te revoilà maintenant ici, à la Soul Society. Pour quelle raison ? »
Cela semblait évident. Ichigo fronça distinctement les sourcils.
« — Je suis encore là pour protéger mes proches, affirma-t-il sans détour.
— … Je vois. Nous allons donc potentiellement mobiliser tes forces pour la bataille à venir. Qui plus est, d'après les différents rapports, cet ennemi serait parti pratiquement à ton arrivée.
— … Ouais, c'était bien ça.
— Cela signifie que tu as un rôle à jouer dans ses manigances. Autrement dit, je ne peux pas te permettre de quitter la Soul Society pour le moment. Combattre sur plusieurs fronts affaiblirait les Treize Divisions.
— Mais … Karakura a aussi été attaquée, déclara le rouquin.
— Nous sommes déjà au courant. Kisuke Urahara a contacté la Soul Society il y a quelques temps. Nous agirons évidemment dans l'optique de ne pas tomber stupidement dans des pièges tendus par l'ennemi. Il s'occupera donc de la ville de Karakura.
— … Je suppose que je n'ai pas vraiment le choix, j'imagine ?
— En effet. »
Une sorte de kidnapping, en bonne et due forme.
Néanmoins, Ichigo ne pouvait que comprendre. Urahara Kisuke lui avait déjà dit qu'il faisait certainement partie d'un échiquier plus complexe qu'aux premiers abords. Il ne pouvait donc qu'acquiescer.
« — Entendu, lâcha le Shinigami Remplaçant.
— Bien. Maintenant, tu peux partir.
— Et … c'est tout ?
— Mon temps est précieux, avorton ! grommela le vieil homme.
— Ah, pardon. »
Appeler Byakuya pour lui dire finalement qu'il restait ici et pas grand-chose d'autre, cela apparaîtrait presque comme une déception, même si formellement, il comprenait parfaitement les motivations. Qui plus est, il avait failli recevoir des remerciements clairs. Ichigo élargit vivement son regard, alors qu'il s'apprêtait à quitter les lieux.
« — Au fait, ce mec a dit de délivrer un message.
— Qui ?
— L'ennemi. Il m'a dit : « certaines histoires et vérités ne devraient pas être dévoilées. »
— … Pardon ? »
Ichigo fronça distinctement les sourcils.
La phrase semblait avoir fait son effet, mais il ne pouvait décemment pas en comprendre les raisons. En revanche, Yamamoto Genryûsai semblait avoir été quelque peu perturbé.
« — Hé, le vieux …
— Silence, trancha l'intéressé. Veille à t'adresser convenablement à moi et sors donc.
— Mais …
— Exécution. »
Mieux valait ne pas demander son reste.
Ichigo Kurosaki finit ainsi par décamper sans s'enfoncer davantage.
Yamamoto Genryûsai se retrouva ainsi seul, le regard grave.
… Cela ne pouvait pas être réel.
Mais cela pouvait encore moins être une coïncidence.
« Aryen Kaseren » …
Ce nom ne lui évoquait pas suffisamment de choses, pour ne pas dire rien.
Mais alors …
Comment … ?
À l'extérieur de la grande pièce dédiée aux réunions des capitaines, Sasakibe Chôjiro accompagnait directement Ichigo Kurosaki.
« — Il n'est jamais content, hein ?
— Strict, rectifia le lieutenant. C'est pour cette raison qu'il a réussi à conserver l'ordre au sein du Seireitei pendant un millier d'années.
— Mouais, mais il pourrait s'adoucir un peu, non ?
— … Si tu l'avais auparavant, alors tu aurais déjà pu voir une sacrée différence, déclara Sasakibe. Mais nous sommes ici tous reconnaissants envers ton aide, Kurosaki Ichigo.
— Ah, de rien. Merci, Sasakibe-san.
— La salle dédiée aux lieutenants se trouve plus loin. Tu pourras la retrouver ?
— Ça ira, lâcha le Shinigami Remplaçant. Tu ne veux pas venir, toi ?
— J'ai encore du travail qui m'attend.
— Oh. Ok. Bon allez, à plus alors, Sasakibe-san. »
Seireitei — Quartiers de la Quatrième Division.
« — Ahhh, Ukitake ! Tu ne vas très bien, hein ?
— Juste un petit peu fatigué, mais rien d'alarmant.
— Tu as quand même pris de sacrés coups ! Pour un convalescent, tu devrais te méfier.
— Haha, j'ai fait ce que j'ai pu. »
Le capitaine Kyôraku Shunsui et sa lieutenante, Nanao Ise, rendaient visite à l'éternel malade des Treize Divisions, en plus de cela blessé au cours du dernier affrontement.
Alité, Jushirô Ukitake se portait relativement bien, après des heures de soins. Mais le capitaine Unohana ne lui permettait toujours pas de tenter le diable en sortant de sa chambre.
« — Il y a deux choses que je dois te raconter, lâcha Kyôraku. La première, c'est que j'ai vu le capitaine Komamura utiliser Kokujô Tengen Myo'O pour déblayer des maisons effondrées. C'était plutôt drôle ! Il avait l'air fier de lui, alors je n'ai rien dit, mais bon, heureusement que Yama-ji n'était pas dans le coin.
— Capitaine, coupa Nanao. Je ne me souviens pas qu'il s'agissait de la raison de votre venue.
— Allons, Nanao-chan. Tu sais que les discussions sont comme des pétales portées par le vent, elles peuvent aller n'importe où.
— … Allez à l'essentiel, plutôt, soupira l'intéressée. »
Gérer les envolées lyriques du capitaine Kyôraku ne l'intéressait vraiment pas.
Le sourire joueur sur le visage du capitaine de la Huitième Division finit néanmoins par s'effacer progressivement. Il aborda alors un visage un regard plus grave.
« — … Enfin bon, en parlant de Yama-ji, il vient justement de me contacter pour me donner une mission à accomplir.
— Une mission ? s'interrogea son paisible ami.
— Enfin, j'exagère un petit peu, mais disons qu'il y a bien quelque chose que je dois faire. Dis-moi, Ukitake … est-ce que le nom ''Aryen Kaseren'' te dit quelque chose … ? »
Le capitaine de la Treizième Division plissa légèrement son regard.
Il parut bien songeur, plongeant dans ses pensées afin d'en extirper la moindre information importante ou utile.
« — Pas vraiment, déclara-t-il. Désolé …
— Ah, murmura Kyôraku. Moi, je suis pratiquement sûr … de l'avoir déjà entendu, ce nom. »
Nanao cligna légèrement des yeux, en venant visiblement d'entendre pour la première fois une information qui revêtait pourtant d'une importance capitale pour la suite des opérations. Réajustant convenablement son chapeau de paille, Kyôraku se redressa légèrement du siège situé à côté du lit de son ami.
« — Enfin, tu dois être fatigué, Ukitake. Il vaut mieux que tu te reposes convenablement. J'ai du mal à y croire, mais je vais me rendre à la bibliothèque pour y effectuer quelques recherches. Sait-on jamais.
— Vraiment ? s'étonna son interlocuteur. Je peux t'aider, si tu veux. Ramène-moi des livres.
— Haha, je n'ai pas envie que le capitaine Unohana vienne me disputer, ricana son ami. Ne t'inquiète pas, Nanao-chan sera une compagnie amplement suffisante pour me réconforter, pas vrai ?
— Silence, lâcha celle-ci. Je vais simplement m'assurer que vous fassiez un travail efficace. Ce dont on pourrait aisément douter.
— Entendu. Bon courage alors. Si je suis rétabli, je viendrai filer un coup de main.
— J'espère qu'on aura terminé … soupira l'intéressé. »
Des choses étranges se tassaient.
Le puzzle de cette histoire restait encore bien flou.
Mais il se dévoilerait certainement bien assez tôt.
Quartiers de la Première Division.
Lorsque Sasakibe Chôjiro revint de sa courte escorte, il y trouva un Capitaine-Commandant particulièrement songeur, regard rivé sur l'horizon. Ce spectacle plutôt rare ne se produisait pas toujours.
« — … Je suis de retour, Capitaine-Commandant.
— … Sasakibe, lâcha le vieil homme. Te souviens-tu de ce dont je t'ai parlé hier ?
— … Oui. Avez-vous pris une décision ?
— Oui, trancha-t-il. Tu peux d'ores et déjà avertir le capitaine Soi Fon de se préparer. Si un Espada est vraiment impliqué dans cette histoire … il faudra qu'elle se rende au Hueco Mundo et récolter des informations auprès de la reine, Tia Harribel. »
Preview du Prochain Chapitre
Ichigo Kurosaki : Je suis demandé de partout, oh.
Yamamoto Genryûsai : Aucun Shinigami n'est aussi autoritaire que moi ! Incroyable ! C'est vraiment le Capitaine-Commandant !
Hitsugaya Toshirô : Mauvais chapitre. Je suis absent ? Vous me prenez pour qui ?
Ichigo Kurosaki : Oh ça va, t'es toujours présent, laisse un peu la place aux autres.
Rangiku Matsumoto : … J'ai du mal à me prononcer sur ce qui est le pire dans le cas présent.
Rukia Kuchiki : En tout cas, le prochain chapitre se nomme Peace In Trouble, et sera publié je ne sais quand.
Yamamoto Genryûsai : Qui a osé dire que j'étais surpris ?! C'est inacceptable, le Capitaine-Commandant n'est jamais surpris ! Préparez le Sôkyoku !
