Auteur: Kuro-Hagi – 10/05/2024
Genre: Romance – Yaoi – Hurt/Comfort - Friendship
Disclaimer: Tout ce monde et ces personnages appartiennent à Tadatoshi Fujimaki.
Notes/Remerciements : Joyeux AoKagaDay à vous :) Cet OS peut se lire seul, ou après l'OS de l'AoKagaDay 2022 "A Reason To Fight Or… Have Sex", c'est une petite séquelle de cette précédente fic j'espère qu'elle vous plaira.
A Reason To Fight Or… Be Loved
Daiki regarde son petit ami avec tendresse. Ça lui fait un peu bizarre quand même de le voir endormi dans son lit. D'abord, Taiga est pas du genre à s'endormir comme ça. Le dormeur c'est lui, mais le stress de la journée, de l'organisation de leur soirée a eu raison de lui - qu'il a fait complètement foiré, une petite part de lui s'en veut encore d'ailleurs de ne pas avoir réalisé l'importance de leur un an pour son homme et surtout que c'était aujourd'hui. Il regarde l'heure sur son réveil, enfin hier. Il aime le voir endormi là, ça lui fait un petit quelque chose quand même, de le voir dans SON lit, des petits papillons dans son ventre, des petites bulles de chaleurs dans sa poitrine. Depuis un an qu'ils sont ensemble, ils ont passé peu de temps ici, préférant l'appartement de Taiga où ils ne risquent pas de se faire surprendre par des parents. D'autant que les siens ne sont toujours pas au courant qu'il est bi et encore moins qu'il a un petit ami.
Mais il était sérieux tout à l'heure quand il a dit à Taiga qu'il voulait le dire à ses parents, faire son coming out. Il n'a plus envie de se cacher. Ses parents sont du genre stricts, il n'est pas bien sûr qu'ils prennent très bien la nouvelle qu'il aime un garçon, mais il n'est pas sûr non plus qu'ils le prennent vraiment mal. En toute honnêteté, ça lui fait un peu peur parce qu'il sait comment ça se passe pour certain, mais il n'a aucune idée de la réaction que pourraient avoir ses parents. Ils n'ont jamais émis d'avis dans un sens ou dans un autre à sa connaissance. Alors il est un peu anxieux, mais il a envie d'être honnête avec eux, honnête avec lui-même et de pouvoir être honnête avec sa relation, parce que avec Taiga c'est du sérieux. Ils n'ont peut-être que dix-sept ans, mais il est sûr qu'il ne pourra jamais ressentir quelque chose d'aussi fort pour quelqu'un d'autre. Et il envoie bien se faire foutre tous ceux qui voudraient lui dire qu'il est trop jeune, qu'il n'a pas assez d'expérience pour savoir.
Ils ont eu une relation compliquée au début, très conflictuelle, jusqu'à ce qu'il y ait ce déclic et qu'ils sortent ensemble. Ça a été la révélation. Bon honnêtement il savait depuis longtemps qu'il avait un gros crush pour Taiga, mais il était persuadé qu'il le détestait alors à défaut de le mettre dans son lit, il avait décidé d'attirer son attention autrement. S'il avait su… Ou pas, cette période a été aussi importante en un sens, ils ont testé leurs limites et ont beaucoup discuté au début de leur relation et poser des bases solides il en est convaincu. En réalité, l'un comme l'autre ils veulent une relation tranquille, pas de conflits ou de dramas en permanence. L'opposé de leur relation d'avant où il semble que la seule manière qu'ils trouvaient d'attirer l'attention de l'autre étaient de se prendre la tête. Il est content que ce temps soit révolu.
Les fesses toujours posées au sol, la feuille de son devoir encore posé devant lui. Il a presque terminé, mais il est un peu distrait par son homme endormi. Il sourit encore, il sourit beaucoup plus qu'avant avec Taiga. Il l'aime, il est amoureux, dingue de lui. Là non plus quand il lui a dit un peu plus tôt, il n'a pas menti. Ça fait longtemps qu'il le sait, mais c'est la première fois qu'il a eu besoin de le dire. Et c'était la bonne chose à faire, Taiga manque toujours un peu de confiance en lui, et ça se voit parfois dans leur couple. Parce qu'il est parfois un peu con, il le fait douter, parce que leur relation reste en partie cachée, il le fait douter, parce qu'il est bi et que Taiga est sa première relation homosexuelle, il le fait douter. Alors ces simples mots, si vrais et intenses sont un peu magiques, Taiga en avait besoin et comme il est un peu con -comme déjà mentionné-, il n'avait pas compris. Alors qu'il n'était même pas difficile à dire, que ça fait déjà plusieurs mois qu'il a accepté et qu'il n'a plus peur de ce que représente ses sentiments. Parce qu'il a confiance en Taiga, il sait qu'il n'en fera pas n'importe quoi, qu'il ne le fera pas souffrir et au contraire chérira toujours son amour. Parce que oui, son mec il est comme ça, c'est un homme en or et il a une chance folle de l'avoir pour lui.
C'est sûr, il va le dire à ses parents. Dès demain en fait. Il a envie de pouvoir leur dire qui est Taiga, comme il le rend heureux, comme il cuisine divinement bien, comme il le comprend et l'aime en retour, comme il prend soin de lui. Il a envie de leur dire à quel point il est amoureux. Surtout à sa mère dont il est particulièrement proche, sauf là dessus. Elle sait qu'il voit quelqu'un même s'il ne l'a jamais confirmé. Elle sait parce qu'il passe la moitié de son temps chez Taiga et elle a se doute que c'est une relation amoureuse, même s'il nie farouchement. Parce que s'il confirme elle voudra le rencontrer et alors… il faudra bien qu'il lui dise que c'est un garçon. Alors voilà demain quand elle va lui poser la question, il lui dira. Et il en assumera les conséquences, si jamais… Son estomac fait un petit nœud et un frisson de peur le parcourt, pourtant sa décision est prise, la peur est toujours là, mais la fatigue du mensonge est plus forte.
Il continue à regarder son homme, il devrait le réveiller pour qu'il rentre chez lui, mais il n'a pas le cœur à le tirer du sommeil. C'est décidé, il va laisser Taiga dormir là cette nuit et demain il le présentera à ses parents pour le petit déjeuner. Tant qu'à faire son coming out et présenter son petit ami à ses parents, autant pas faire les choses à moitié.
Il soupire et se repenche sur son devoir. Quand il termine trente minutes plus tard, il est presque une heure du matin, beaucoup trop tard, mais la soirée en valait la peine. Il s'étire, fait un petit saut par la salle de bain et revient dans la chambre. Enfin il se déshabille pour venir se glisser dans le lit avec son homme. Il n'est pas aussi grand que celui de Taiga, mais ils n'ont pas besoin d'un lit immense de toute façon, ils dorment toujours serrés l'un contre l'autre. Taiga bouge mais ne se réveille pas alors qu'il se glisse dans son dos et l'enlace doucement. Il sourit en respirant son odeur, y'a pas meilleur endroit pour dormir que dans les bras de Taiga… Ou de l'avoir dans ses bras, mais bon vous voyez l'idée. Ah si ce qui est mieux c'est quand Taiga est nu contre lui, mais bon là avec ses parents à côté… C'est bien comme ça.
Il grommelle en se réveillant alors qu'on s'agite à côté de lui, ah non même qu'on le bouscule carrément.
« Dai ! Dai ! Réveille toi ! »
La voix paniquée de Taiga lui fait ouvrir les yeux, voix paniquée mais chuchotante et criante à la fois, ce truc là quand on essaie de parler assez fort pour réveiller un gros dormeur, sans pour autant réveiller l'univers. Taiga l'appelle exactement comme ça.
« Quoi ? Pourquoi tu me réveilles ? Il est quelle heure ?
— Je me suis endormi ! Pourquoi tu m'as laissé dormir ? Je crois qu'ils nous ont vu… Je crois que j'ai entendu la porte de ta chambre s'ouvrir… Tes parents… »
Il se frotte le visage et jette un œil au réveil. Bon il a perdu dix minutes de son précieux repos c'est pas la fin du monde, ça va le faire. Il commence à parler d'une voix encore pateuse et lourde de sommeil, l'articulation un peu hésitante, et s'assoit pour faire face à son homme et pose une main sur sa nuque, un geste qui le détend à chaque fois. Un truc qu'il a découvert très tôt et qu'il adore.
« Sshh… calme toi Tai… Panique pas… Tout va bien. »
Il déglutit, et se racle la gorge pour chasser cette voix déraillée et réussir à articuler un peu plus clairement. Taiga le regarde, inquiet mais l'écoute.
« Tu te rappelles de ce que je t'ai dit hier soir ? Je t'aime… déjà… Je le redis c'est important. Mais surtout… j'ai décidé de le dire à mes parents. J'en ai marre de mentir et je veux leur dire que je suis amoureux du mec le plus parfait de la terre.
— Aho…, mais un petit sourire et des rougeurs se montrent sur le visage de son homme qui le rassurent.
— Exactement le plus parfait, même s'il m'insulte !, il rigole et reprend plus sérieusement, Hier soir tu t'es endormi et je pouvais pas te réveiller. Enfin je voulais pas alors que tu dormais trop bien. Donc comme de toute façon j'ai décidé de leur dire, autant te présenter ce matin.
— Euh… C'est pas un peu… Rapide.
— Bah… Ouais ça aurait peut-être été mieux que je leur dise avant… Mais j'allais pas te foutre dehors dans le froid à minuit alors que tu étais visiblement crevé. Donc tant pis on fera comme ça. Et puis… depuis quand je fais les choses dans les règles hein ?!
— Oh god…
— Je vais aller leur parler, tu peux m'attendre ici ok ? Et après on prendra notre petit déjeuner et on se préparera pour aller en cours, il hésite et demande, tu es sûr que tu as entendu la porte ?
— Quasiment, c'est ce qui m'a réveillé.
— Ok. Bon ben comme ça j'ai pas à chercher comment leur dire. »
C'est pas vraiment idéal, il se demande dans quel état de choc ses parents se trouvent actuellement. Mais bon, déjà ils les ont pas réveillés en hurlant alors il va prendre ça comme un bon signe. Il pose un baiser sur les lèvres de Taiga, il le fait durer un peu parce qu'il adore toujours profiter de leur premier baiser de la journée, c'est un peu comme si après ce baiser la journée commençait vraiment, même quand il ne peut l'embrasser que le soir pour la première fois de la journée. Et il souffle contre ses lèvres pour rétablir un peu l'ordre des choses, les petits rituels.
« Bonjour Taiga.
— Bonjour Daiki. »
Taiga est nettement plus détendu après cet échange et il se félicite d'avoir rétabli la situation.
« Et… je t'aime aussi Daiki. »
BAM ! Encore mieux. Il sourit à son petit ami, ça fait du bien à entendre, il ne pensait pas que ces mots auraient aussi autant d'effets sur lui. Et il se note dans un coin de la tête d'ajouter ça à leur petit rituel du premier baiser de la journée. Petit rituel qui n'est probablement que dans sa tête, il faudra qu'il pose la question à Taiga, mais pas tout de suite, il faut d'abord qu'il parle à ses parents. Il s'écarte et caresse sa nuque.
« A tout de suite.
— Je suis avec toi… OK ? J'hésiterai pas à intervenir si j'entends que ça se passe mal ok ?
— Je sais. Toujours là pour prendre soin de moi. Merci Tai. »
Il enfile rapidement son jogging de la veille, respire un grand coup et quitte la chambre. La panique de Taiga l'a empêché de trop réfléchir, il est un peu nerveux en rejoignant la cuisine où ses parents sont en train de prendre leur petit déjeuner, mais il sait aussi que son homme le soutient et ça l'aide à avancer. Avoir Taiga quoiqu'il arrive derrière lui depuis un an, ça l'aide à aller de l'avant pour plein de trucs, il réalise comme c'est important d'être soutenu par les bonnes personnes. Ses parents le soutiennent aussi, mais ils savent aussi lui mettre la pression, pour les cours par exemple.
Ses parents se tournent vers lui quand il s'arrête dans l'encadrement de la porte, et il est évident qu'il y a une certaine tension dans l'air. Bon Taiga n'a pas rêvé, l'un ou l'autre a jeté un œil dans sa chambre ce matin.
« Bonjour m'man, bonjour p'pa.
— Bonjour fils », répond son père d'un ton un peu froid.
Ça part mal. Sa mère éteint le feu de la cuisinière pour se concentrer sur lui et se tourne pour le regarder, les mains liées sur son ventre et sur le visage de la tristesse.
« Bonjour Daiki. »
Il les regarde mais comme ni l'un ni l'autre ne semblent vouloir dire quelque chose il se lance. Il se racle la gorge et se frotte la nuque nerveusement.
« Bon… j'crois que vous avez vu qu'il y avait quelqu'un avec moi dans ma chambre… »
Un hochement de tête de sa mère, donc c'est elle qui l'a surpris. Bien bien, il n'aime pas voir ce regard triste sur son visage. Il ne veut pas qu'elle soit déçue. Taiga est un mec bien et il est sûr qu'elle l'adorerait si elle lui laisse une chance. Il veut qu'elle soit contente pour lui.
« Pourquoi tu m'as mentie Daiki ?
— Euh… Quoi ?
— Tu m'as dit que tu ne voyais personne.
— Oh… Euh… Ouais, ben… Parce que… »
Il est un peu perdu, elle n'a pa vu que c'était Taiga ? C'est quand même difficile à louper dans sa petite chambre, avec les volets restés ouverts et l'étroitesse de la pièce. Sa mère aurait-elle besoin de lunettes ? Il regarde son père et sa mère à tour de rôle puis termine.
« Parce que c'est Taiga, que je vous l'ai déjà présenté et que c'est un homme et que… Je vous ai jamais dit que… je suis bi. »
Sa mère ouvre la bouche choquée. Elles se tournent vers son mari et ils échangent un regard confus. Il est lui-même un peu perdu, elle n'a vraiment pas vu que c'était Taiga dans son lit ?
« Si tu es venu dans ma chambre… Tu as pas vu que c'était Tai ?
— Si bien-sûr… Mais… Tu nous as déjà dit que tu aimais les garçons.
— Euh… Quoi ?! Mais non… J'vous ai jamais rien dit… »
Cette fois, son père se détend et le regarde avec la même confusion que sa mère.
« Ben si… Tu étais amoureux du petit voisin Yuki et de sa sœur jumelle Kira quand tu avais huit ans. Tu t'es confié à ta mère en pleurs parce qu'il n'était pas amoureux de toi et du coup lui comme sa sœur ont eu des mots et des actes envers toi… »
Son père soupire et grommelle en racontant les insultes de ces deux enfants envers lui à la suite de sa confession, visiblement mécontent qu'on ait pu traiter son fils ainsi. Il ne se souvenait absolument pas de ça, pas jusqu'à ce que son père lui rappelle. Il se souvient que son père a pris sa défense auprès des parents des jumeaux, leur expliquant que son fils avait le droit d'aimer qui ils voulaient sans qu'on l'insulte.
C'est à lui à présent de regarder ses parents avec la plus grande confusion du monde.
« Je… j'avais oublié…
— Oh Daiki… ça a dû te blesser plus que ce qu'on pensait… »
Sa mère s'approche, la tension à présent apaisée, le quiproquo de la situation dissipé et elle l'enlace tendrement.
« Je suis tellement désolée mon chéri… »
Elle s'écarte légèrement et prend son visage doucement dans ses mains pour le regarder.
« Tu avais peur de nous le dire ?
— Ben… J'avais aucune idée de ce que vous pouviez en penser en fait… Mais ouais… J'avais un peu peur… De… De vous décevoir… Taiga c'est pas une fille maman… Mais il est génial, parfait… Je sais que tu vas l'adorer… Vous allez l'adorer. »
Sa mère rit doucement.
« Tu ne nous décevras jamais mon chéri. Et je suis sûr que c'est un garçon très bien. Tant qu'il te rend heureux.
— Oh il me rend très heureux, et il prend bien soin de moi et il est mille fois mieux que moi. »
C'est à son père de rire cette fois.
« Oh je crois que notre fils est amoureux. »
Il rougit un peu mais acquiesce en souriant.
« Complètement ! »
Son père s'est levé à son tour et vient ébouriffer ses cheveux, une habitude qu'il n'a jamais perdu même si à présent il fait une bonne tête de plus que lui. Il est soulagé et sourit à ses parents, mais quand même, quelque chose lui revient à l'esprit.
« Mais… Si vous êtes ok avec le fait que je sois avec un garçon… Pourquoi vous aviez l'air euh… De vouloir m'engueuler quand je suis arrivé ?
— Ah… Parce que tu fais rentrer des gens dans ta chambre par la fenêtre et que si tu dois inviter un ou une petite amie à la maison on aimerait que ça se fasse pas en douce… Surtout quand on t'a privé de sortie pour faire un devoir !, son père tente de reprendre un ton de reproche mais ça rate un peu.
— Oh… D'accord. Non mais c'est bon le devoir il est fait., il revient se frotter la nuque gêné et avoue, Taiga est venu parce que je lui avais promis de venir hier soir… il avait préparé plein de trucs parce que euh… ça faisait un an hier qu'on est ensemble…
— Un an ?! Un an que tu me mens ?, répond sa mère choquée, mais un peu amusée quand même.
— Oui… C'est pour ça que j'avais de toute façon décidé de vous le dire ce matin quand j'ai décidé de le laisser dormir là… Il s'est endormi pendant que je finissais mon devoir… Je voulais plus vous mentir. Taiga est important pour moi et je veux que vous le connaissiez et je veux plus le cacher… »
Sa mère sourit et pose un baiser sur sa joue.
« Eh bien va le chercher alors. Il doit s'inquiéter tout seul dans la chambre. Et vous devez avoir faim. Ce sera prêt dans dix minutes. »
Il ne tarde pas, pour retourner dans la chambre et annoncer la bonne nouvelle à son homme qui doit vraiment s'inquiéter le connaissant. La preuve quand il rentre Taiga est en train de faire les cent pas, il se retourne vers lui vivement, ses orbes rubis emplis d'inquiétude.
« Comment ça- »
Il ne le laisse pas terminer et se précipite sur lui, laissant la porte grande ouverte pour l'embrasser avec fougue. Taiga fait un peu en arrière sous la surprise mais agrippe aussitôt sa taille en répondant à son baiser. Quand il rompt l'échange, Taiga sourit, surpris et souffle.
« J'en conclus que ça s'est bien passé.
— Carrément bien ouais… »
Il rigole et ne peut dissimuler son enthousiasme alors qu'il raconte tout à son homme en parlant un peu vite, mais ça semble juste l'amuser. Quand il a terminé son histoire, il le serre dans ses bras, enfouit son visage dans son cou, respire son odeur apaisante et murmure.
« Je suis soulagé… J'avais pas réalisé à quel point ça me pesait… ça fait du bien… »
La main de Taiga se pose tendrement sur sa nuque, ses lèvres se pressent sur sa tempe et il lui répond sur le même ton.
« Je suis soulagé et content pour toi aussi.
— Je t'aime Taiga.
— Je t'aime aussi Daiki.
— Du coup, tu es officiellement invité pour le petit déjeuner.
— Oh… »
Il sent son homme se tendre un peu entre ses bras et il ne peut s'empêcher de sourire dans son cou alors qu'il réalise à voix haute.
« Je vais officiellement rencontrer les parents de mon petit ami… Et je viens les mains vides… »
Il rigole devant la nervosité de son homme, évidemment que ça le rendrait anxieux. Mais au moins il n'aura pas longtemps à paniquer.
« Techniquement t'es pas venu les mains vides hier…
— Aho !
— Yeah… Je t'aime aussi Taiga. »
