Je vous salue !

Aujourd'hui je publie le chapitre 13.

Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout appartient à la merveilleuse J K Rowling, sauf l'histoire.

Makoto

Tome 2

Résumé : Makoto et Ayaka rencontrent enfin les Malefoy. Ils vont également faire leur entrée en deuxième année à Poudlard. Une chambre des secrets, un monstre, et des manipulations. Que demander de plus ?

Réponses aux Reviews :

Sebferga

Heyy ! Merci pour ta Review. A partir de ce chapitre, ce sera beaucoup plus long ! J'espère que ça te plaira. Voilà la suite, bonne lecture. Biz !

Asunadu83

Salut, merci pour ta Review. Voilà la suite, bonne lecture. Biz !

Holybleu

Kikou, merci pour ta Review. Voilà la suite, bonne lecture, biz.

Stormtrooper2

Coucou, merci pour ta Review. Et non, Ayaka et Drago n'auront pas de lien d'âme soeur, mais ils sortiront ensemble au cours de la troisième année. Voilà la suite. Bonne lecture. Biz.

Nda : Des mots japonais seront utilisés. Je mettrais la traduction avant chaque chapitre.

Matsushita : Sous le pin, au pied du pin.

Ayaka : Fleurs colorées.

Makoto : Sincérité.

Takehiko : Avisé.

Rin : Honoré, sévère.

Aniki : Frère.

Aneki : Sœur.

Sensei : Professeur.

Sayonara : Au revoir.

Arigato : Merci.

Arigato gozaimasu : Merci beaucoup.

Kudasai : S'il te plaît.

Gomen : Pardon.

Gomennasai : Je m'excuse.

Tosan : Papa.

Itadakimasu : Bon appétit.

Voilà fin du blabla

On se retrouve en bas.

Bonne Lecture


Chapitre 13 :

Makoto se réveilla entre les bras de Théodore-Kun. Il se sentait bien là. Il n'avait pas envie de bouger. Tout son être lui faisait mal du fait d'être éloigné de sa jumelle, mais l'autre brun comblait un vide. Rogue Sensei avait dit qu'ils étaient des âmes sœurs. Qu'est-ce que cela pouvait bien signifier ? Qu'avait-il voulu dire par là ? Cela voulait-il dire qu'ils étaient liés magiquement ? Un peu comme lui et Ayaka ? Tout ce qu'il savait, c'était qu'il avait des sentiments pour Théodore-Kun.

Il devait vraiment se lever, alors il se détacha doucement de l'autre brun, se leva, puis se dirigea vers la salle de bain.

Lorsqu'il en sortit, il remarqua que les autres garçons étaient levés. Il était vêtu de l'uniforme de Poudlard, s'essuyant les cheveux d'une main, il se mordit la lèvre, tout en songeant que sa Aneki ne le coifferait pas aujourd'hui, ni même avant un moment...

Oh bien sûr, il savait qu'il pouvait demander à quelqu'un d'autre, mais pour lui se serait comme trahir sa jumelle. Ce petit rituel matinal pour se coiffer, était quelque chose rien qu'à eux. Et Makoto ne voulait pas que quelqu'un d'autre prenne la place de sa Aneki. Alors, une fois sa chevelure brune sèche, il pencha la tête en avant rassembla ses cheveux à l'aide d'un sort, puis se fit une queue de cheval haute, bien qu'il sache qu'elle n'était pas aussi bien faite que lorsque sa jumelle s'en occupait. Mais il s'en fichait, cela signifiait justement qu'il avait besoin de Ayaka pour une chose comme celle-ci, même si elle était futile.

Une fois prêt, Makoto quitta la salle commune pour se rendre dans la Grande Salle en compagnie de Théodore-Kun, Drago-Kun, Greengrasse-San et Zabini-San. Lorsqu'il entra dans la pièce pleine d'élèves, il remarqua qu'il était en retard.

Instantanément, les élèves étant déjà au courant pour sa Aneki, tous les regards se tournèrent vers lui. Immédiatement, des murmures s'élevèrent. Makoto les ignora, s'avançant tranquillement vers la table des Serpentard. Seulement, une voix s'éleva alors qu'il était à mi-chemin, le faisant s'arrêter.

« Bah alors Matsushita, tu ne peux plus suivre ta sœur partout ? Il fallait pas la pétrifier si tu voulait qu'elle reste avec toi... » Ricana Weasley.

Makoto tourna ses pupilles vides vers lui. Il essaya de garder un visage neutre, alors il sentait la douleur entraver son cœur en sachant que c'était de sa faute si sa jumelle se trouvait actuellement à l'infirmerie...

Il se détourna, retournant à sa table. Il pensait être tranquille, mais Weasley en avait décidé autrement. Le rouquin s'était levé, s'approchant de la table des Serpentard sans que personne ne l'arrête.

Cependant, un Sensei se leva, s'avançant vers eux.

« Retournez à votre place Weasley, à moins que vous ne vouliez recevoir la même correction qu'hier. » Lâcha la voix neutre de Rogue Sensei.

Makoto haussa un sourcil. Quel correction ? Oh, et puis, il s'en moquait. Il attrapa lentement ses baguettes, en prit une entre ses dents, les détachant à l'aide de sa main valide. Ses perles vides se promenèrent sur les plats, alors qu'il entendait Weasley reculer vers la table des rouges et ors. Il n'avait pas d'appétit...

« Monsieur Matsushita, le directeur souhaite vous voir avant votre premier cours. » Lui indiqua Rogue Sensei.

Makoto posa ses baguettes. Là, il avait même envie de vomir... néanmoins, il était poli, il ne pouvait pas refuser.

« Haï. Gomennasai, je dois voir ma Aneki. »

Il s'inclina à trente degrés une fois, puis il attrapa son sac, quittant la salle sous les yeux de tous.

Il boitilla jusqu'à l'infirmerie, entra, personne en vue. Pas même Ayaka. Le cœur de Makoto se serra. Avait-elle ressenti toute sa souffrance même pétrifiée ? Il s'avança vers une porte. La magie de sa jumelle le guidait. Actionnant la poignée, il entra dans la petite pièce, trouvant trois lits.

Il s'approcha, fixant lentement sa Aneki, toujours figée. Elle l'avait protégé. Elle lui avait dit qu'elle pouvait tout faire pour lui. Mais c'était également son cas. Lui aussi, il ferait tout pour elle. Même tuer ce monstre qui avait osé s'en prendre à elle ! Elle n'était pas une née-moldue. Alors pourquoi l'avait-il attaquée ? Elle n'avait rien fait. Peut-être qu'il s'était senti menacé... menacé par Makoto ? Ou alors, il voulait attaquer quelqu'un d'autre et il était tombé sur eux...

« Gomen Ayaka-Chan... » Murmura-t-il, essuyant les larmes qui coulaient à nouveau.

Oui, il vengerait Ayaka. Mais pour l'instant, il devait aller voir le directeur. À la fin de la semaine, il prendrait le Poudlard-Express pour passer Noël chez les Malefoy. Mais lorsqu'il rentrerait au château, il chercherait activement toutes les informations possibles sur la Chambre des Secrets et le monstre qui l'habitait, afin de détruire cette créature dangereuse. Il allait lui montrer qu'il ne fallait pas toucher à sa jumelle sans en payer le prix.

Il jeta un dernier coup d'œil à sa Aneki, puis il fit demi tour, quittant l'infirmerie pour se retrouver devant la gargouille de pierre qui gardait l'entrée du bureau de Dumbledore-Sama. Il la fixa de ses yeux vides. Elle le laissa passer. Encore une fois, il n'eut pas besoin de mot de passe.

Il monta lentement les escaliers, repensant lentement à Fumseck-San. L'oiseau de feu ne venait plus depuis quelques jours... était-ce parce qu'il avait appris l'Occlumencie ? Après tout, Cronus-San avait dit que le phénix l'aiderait jusqu'à ce qu'il soit capable de se protéger des cauchemars...

Il frappa quelques coups discrets, entendant une conversation. Il s'apprêtait à partir, cela ne le concernait pas, lorsqu'il entendit son nom.

« Mais pourquoi Makoto Matsushita aurait attaqué sa sœur ? » Demanda McGonnagall Sensei.

« Vous avez senti sa puissance magique comme moi. » Rétorqua le directeur.

Refusant d'en entendre plus, Makoto poussa la porte, affichant un visage neutre, ses perles vides fixant le ciel à travers la fenêtre.

« Bonjour monsieur, McGonagall Sensei. » Lança-t-il, essayant de masquer au mieux sa colère.

« Vous devez frapper avant d'entrer dans une pièce, Matsushita ! » S'exclama le Sensei de métamorphose.

« J'ai frappé, mais vous ne semblez pas avoir entendu. De plus votre conversation me concernait. » Répliqua Makoto.

« Ce n'est rien, mon garçon. Laissez nous Minerva. » Déclara Dumbledore-Sama.

Elle semblait réticente, mais finalement elle quitta la pièce. Une fois seuls, le directeur fixa le japonais qui détourna le regard, cherchant le phénix, la fois dernière, il avait été une bonne distraction. Il le trouva, il ressemblait à un oisillon. Le Serpentard comprit qu'il s'était consumé pour renaître de ses cendres. Voilà qui expliquait son absence...

« Que puis-je pour vous monsieur ? » Demanda Makoto, gardant ses perles sur le petit animal.

« Appelle-moi professeur. Je suis au courant pour ta sœur. » Commença le vieil homme.

« Je sais monsieur. »

« Ta magie a réagi assez violemment. »

« Je sais. »

« Tu as failli blesser un élève. »

« J'ai appris cela ce matin. »

« Ne penses-tu pas que tu as agi de manière un peu excessive ? »

Makoto se tourna vers lui.

« Sumimasen... » Il s'inclina une fois. « Pourquoi dites vous cela ? »

« Voyons... nous savons tout les deux que tu es Fourchelang. »

« Ayaka l'est également. »

Dumbledore afficha un visage surpris. Visiblement, il n'avait pas prévu ça. Cependant, il se reprit bien vite, lâchant un petit sourire.

« Alors cela signifie que tu es même prêt à sacrifier ta sœur ? »

La colère s'afficha dans son regard et il fixa le directeur, qui se moquait de lui.

Il sentit immédiatement l'intrusion dans son esprit. Dumbledore-Sama se retrouva devant les premières portes. Il les fixa étrangement. Il s'avança sans hésiter, toucha une des portes, se reculant vivement, sa main noircie, brûlée. Il quitta l'esprit du garçon, le fixant avec surprise.

« Tu as fait un excellent travail. Il est même trop bon pour un garçon de ton âge. »

« Je ne vous permet pas de m'insulter de la sorte. Vous osez d'abord dire que je suis prêt à sacrifier ma Aneki, puis vous essayez de pénétrer dans mon esprit... vous n'avez aucun droit ! » Cracha Makoto, la colère faisant vibrer sa voix.

« J'ai également appris que tu avais un âme sœur. » L'ignora le vieil homme.

« Sumimasen, cela ne vous concerne pas. »

Cette fois, Makoto ne s'inclina pas.

« Ne souhaites-tu pas en savoir plus ? »

« Je peux obtenir toutes les informations que je désire sans votre aide. »

« Pourquoi n'acceptes-tu pas mon aide Makoto ? »

« Je n'en ai pas besoin. »

« Tu n'as que douze ans, tu as perdu ton père et ta sœur vient de se faire pétrifier. Tu ne vas pas bien, cela se voit bien. »

Insinuait-il qu'il était fou ?

« Arigato gozaimasu monsieur. Mais je me passe de vos commentaires. Cela ne m'affecte pas, je compte me débrouiller seul. »

« Mais... »

« Sayonara monsieur. »

Il jeta un coup d'œil à Fumseck-San, à Cronus-San, puis il quitta le bureau.


Drago quitta le Poudlard-Express suivi de Makoto et Théodore. Le japonais avait invité Nott, Drago avait accepté, indiquant que ses parents ne seraient pas contre.

Main dans la main les deux bruns saluèrent les Malefoy.

« Mère, père, je vous présente Théodore Nott. C'est mon ami, celui de Ayaka, et l'âme sœur de Makoto. » Présenta Drago.

Les parents hochèrent la tête.

« Je connais bien ton père. » Lâcha le patriarche de la famille Malefoy.

Lucius leur présenta un flacon de Potion, Portoloin qui les conduirait chez Takehiko Matsushita. Ils touchèrent la fiole vide, se retrouvant devant une belle maison.

Pour Drago, cette maison était très différente de son manoir. Évidement, elle était plus petite que la demeure des Malefoy, faite de bois et d'une sorte papier étrange, elle était élégante. Cela changeait de la pierre et du marbre. Cette maison semblait très accueillante. Drago trouvait cela dommage que Ayaka ne soit pas là...

Makoto tomba à genoux, quelques larmes roulant sur ses joues. Il fixa sa montre de ses yeux vides. Le blondinet voyait bien l'aiguille qui portait le nom de la jumelle de Makoto, qui était située sur le mot Poudlard.

« Je... pourquoi on est ici ? » Demanda le japonais.

Oh... Drago avait oublié de lui dire que Ayaka avait demandé à aller dans cette maison pour Noël. Cependant, il était prévu qu'elle soit présente...

« Ayaka voulait qu'on vienne ici pour Noël. » Lança doucement la mère de Drago.

« Elle n'est pas là ! » Cria Makoto. « Elle n'est pas là, à cause de moi... »

Théodore se jeta sur Makoto, le serrant contre lui, déposant un baiser dans ses cheveux.

Ils patientèrent quelques minutes, écoutant les murmures de Théo, voyant que Matsushita se calmait progressivement.

« Ça va aller... Ayaka aurait voulu que tu y ailles. À son réveil, elle sera heureuse de savoir que tu es venu ici. Et si les parents de Drago sont d'accord, tu pourras y retourner avec ta sœur... »

Drago était vraiment fasciné par le calme légendaire de Nott. Et ce calme parvenait à apaiser Makoto. Ce dernier se releva lentement, avec l'aide de Théodore. Il s'avança vers la maison, son regard se voilant, des souvenirs semblant refaire surface.

D'une main tremblante, il fit coulisser une porte faite de bois et d'un matériel blanc, du papier peut-être, dévoilant une sorte de vestibule.

« Cette pièce s'appelle un Genkan. C'est ici qu'on retire nos chaussures. » Expliqua lentement Makoto, entrant dans la pièce.

Il se déchaussa, vite suivit par Théodore et Drago. Les parents du blond les fixèrent un instant, semblant réticent, finalement, ils se baissèrent retirant leur chaussures. Makoto leur montra une étagère, où il déposa ses chaussures, les autres l'imitant.

Drago constata que le sol suivant était surélevé.

« Cette pièce fait partie des Washitsu. Des pièces à vivre si vous voulez. Le sol est fait de tatamis. » Expliqua Makoto, entrant dans la pièce.

Drago le suivit. Il trouva que le sol était très confortable. Il avait presque envie de laisser tomber l'étiquette pour sauter sur ces sortes de tapis. Mais il était un sang pur. Il se devait d'être droit en toute circonstance.

Drago avait pensé trouver toutes sortes de meubles dans cette pièce à vivre, mais non...

« Ceci est un Kotatsu, une table chauffante. » Makoto pointa la petite table qui se trouvait au centre de la pièce. « Et ces coussins se nomment Zabuton. On s'installe dessus pour manger. »

Makoto se dirigea vers un mur, il fit un coulisser une petite porte.

« Ces placards sont des Oshiire. Ne vous en faites pas, je ne vous demande pas de retenir tout les thermes japonais. Je vous explique simplement. Ayaka le ferait même mieux que moi... »

Il attrapa une sorte de sac de couchage.

« C'est un futon. C'est pour dormir. » Lança tranquillement Théodore.

« Exactement. »

Le silence s'installa.

« J'espère que cela ne vous dérange pas d'accomplir les traditions japonaises ? »

« Nous sommes ici pour toi, à la demande de Ayaka-San. Nous allons respecter les traditions, ne t'en fais pas. Nous sommes juste surpris. » Expliqua la mère du blond.

« Oui, c'est différent, mais ça me plaît. » Avoua Drago.

Makoto hocha la tête, ses perles vides les fixant. Finalement, il rangea le futon, se dirigeant vers une autre pièce.

« Ceci est une cuisine aussi appelé Daidokoro. » Reprit le japonais.

Drago remarqua que cette pièce ressemblait à une cuisine normale, mais il y avait deux bouilloires, deux couseurs de riz, des ustensiles normaux, un évier, un grand meuble froid que Drago ne connaissait pas...

« Qui faisait la cuisine ? » Demanda Lucius.

« Rin... mais après son... départ, papa devait cuisiner pour nous. »

« Qui est Rin ? » Lança Drago, intrigué.

« Notre... mère... »

Oh... le blondinet se demandait bien ce qu'il lui était arrivé...

« Vous n'avez pas de serviteur ? » Poursuivit Lucius.

Makoto secoua simplement la tête.

« Mais je sais cuisiner... je l'ai déjà fait... pour... »

Makoto ne termina pas sa phrase, mais Drago comprit immédiatement. Le japonais avait déjà cuisiné pour ses anciens maîtres...

« Un garçon de ton âge ne devrait pas cuisiner. C'est le travail des adultes. » Déclara Narcissa.

Drago remarqua que sa mère semblait outrée que le brun sache déjà cuisiner. Même lui ne savait pas cuire des œufs. Les elfes servaient à ça. Il n'avait pas besoin de savoir cela. Mais la situation de Makoto était différente. Lui, il n'avait pas eu le choix.

« Poursuivons kudasai... »

Il quitta la cuisine, suivit par le petit groupe.

« Les Washlet. Les toilettes... Tosan souhaitait qu'on ait des toilettes ordinaires pour être habitué à ceux de Poudlard... » Expliqua Makoto.

Ah, enfin quelque chose que Drago connaissait bien.

Ils traversèrent une autre porte, se retrouvant dans une pièce séparée en deux parties. Il y avait un grand bain et un petite pièce dans laquelle on se déshabillait. Une salle de bain.

« Normalement, les japonais se lavent ensemble. Mais... au vue de la situation, on fera une exception. On gâchera un peu d'eau, tant pis... » Souffla Makoto, faisant demi tour.

Drago se retint de rougir alors qu'il s'imaginait seul dans ce bain, en compagnie de Ayaka...

Il détourna les yeux, suivant le groupe, montant les escaliers. Quatre chambres. Elles étaient seulement meublées de rangements pour y mettre des vêtements. Sinon tout était vide.

« Si cela ne vous dérange pas, il y en aura une pour vous, Lucius-San, Narcissa-San. Drago-Kun, Théodore-Kun, pouvez-vous dormir ensemble dans cette chambre-ci ? » Makoto pointa une pièce éloignée.

Les deux Serpentard hochèrent la tête.

« Arigato gozaimasu. » Il s'inclina. « Gomennasai... j'ai besoin de sortir un moment, vous pouvez rester, faite ce que vous voulez... »

Il se détourna, descendit les escaliers et quitta la maison.

Drago jeta un coup d'œil aux autres. Théodore était calme, il descendit les escaliers. Quant aux parents du blond, ils s'observaient silencieusement. Une discussion s'imposait entre eux. Drago les laissa seuls, rejoignant Théo dans la pièce principale.

Il s'installa sur un des coussins, près de son ami.

« Cette maison est très jolie. » Lança le blond, après un long moment de silence.

« Oui. J'aime bien le changement. » Répondit Théodore.

« Je trouve cela dommage que Ayaka ne soit pas là. »

« Makoto est si triste... je le sens au fond de moi... je ressens ses émotions depuis environ une semaine. »

« Depuis le lien vert-noir. Depuis que tu sais que vous êtes âme sœur. »

Théo hocha la tête.

« Je reste toujours calme et il doit ressentir mon amour pour lui. Mais Makoto... même si il pratique l'Occlumencie, ses émotions bouillonnent depuis que Ayaka a été pétrifiée. »

« Il doit beaucoup souffrir... »

« Mais toi aussi, tu souffres Drago. »

Le blond haussa un sourcil.

« Ne nie pas. Ça se voit. Tu es amoureux de Ayaka, n'est-ce pas ? » Reprit le brun.

Drago soupira. Nott l'avait percé à jour. Cela ne servait à rien de mentir. Alors, il avoua.

« Oui. Mais je ne sais pas si elle ressent la même chose pour moi. Et puis, on est encore jeune. »

« Elle t'aime bien. »

Drago sursauta, se tournant vers Makoto. Il était à l'entrée de la pièce, les fixant de ses perles vertes vides.

« Je... »

« Je n'ai rien contre toi Drago-Kun, mais si ma jumelle a des sentiments pour toi et que tu oses lui faire du mal, tu le paieras. »

« Et je l'aiderai. »

Un sourire froid étira les lèvres de Théodore.

« Je ne compte pas lui faire de mal. J'ai tout mon temps, elle me dira un jour si elle m'aime. Et si elle ne m'aime pas, tant pis. » Rétorqua Drago.

« Je prévenais juste. »

« Où étais-tu ? » Reprit le blond.

« J'étais allongé dans l'engawa. C'est l'espace qui entoure la maison et qui donne sur le jardin, c'est un sorte de véranda, si tu préfères. »

Le blond hocha la tête.

« Vous voulez manger quelque chose de particulier ? » Demanda le japonais.

L'héritier Malefoy avisa l'heure. Dix-neuf heures...

« Je ne sais pas... »

Théo resta silencieux.

« Des plats japonais, ou anglais ? »

Ils haussèrent les épaules.

« Que voudraient Lucius-San et Narcissa-San ? » S'enquit Makoto.

Autre haussement d'épaules...

Makoto soupira.

« Ce n'est rien... »

Il se dirigea vers la cuisine.

« Tu as besoin d'aide ? » Essaya Drago.

Le japonais secoua la tête, enfilant un tablier au-dessus de sa tenue japonaise.

Drago le fixa, le brun ouvrit un placard, attrapa une boîte de riz, mit de l'eau à bouillir, il sortit quelques ingrédients du meuble étrange que Drago ne connaissait pas. Lorsqu'on l'ouvrait du froid s'en dégageait. Était-ce un outil japonais ? Le blond ne voulait pas déranger son ami qui s'était mit au travail. Il fit cuir divers aliments, tout cela d'une seule main. Il se débrouillait bien.

Mais soudain, une odeur de brûlé se fit sentir, sautant au nez de Drago. Était-ce normal ?

Makoto s'éloigna vivement, la terreur s'afficha sur son visage, il lâcha l'ustensile qu'il tenait dans sa main, tombant à genoux.

« Gomennasai... go... gomennasai... je... » Souffla Makoto.

« Coupe le feu des plaques de cuissons ! » Lança Théodore à Drago, se précipitant pour prendre Makoto dans ses bras.

Drago se mordit la lèvre. Il se précipita vers les plaques et tourna les boutons jusqu'à ce que le feu s'éteigne.

« Retire les marmites de là. Pose les dans l'évier si il faut. Et coupe la viande. » Ordonna Nott.

Makoto murmurait entre ses bras. Il donnait les instructions remarqua Drago. Alors, il écouta, appliquant les consignes, réalisant par la même occasion que cela n'était pas aussi difficile. C'était un peu comme brasser une Potion...

Finalement, le japonais se releva et il se remit au travail, Théodore se joignant à eux.

C'est ainsi que les parents du blondinet les trouvèrent, occupés à concocter un bon repas pour le dîner. Lorsque tout fut prêt, ils disposèrent les aliments dans des plats, avant de les déposer sur la table chauffante de la pièce principale.

« Arigato gozaimasu Théodore-Kun, Drago-Kun... » Makoto s'inclina trois fois face à eux.

« Aucun problème. » Répondit Théodore.

« J'ai bien aimé t'aider. » Rétorqua Drago.

Makoto s'agenouilla sur un coussin, les autres l'imitant. Des bols, des assiettes, des couverts normaux et des baguettes étaient déposés face à chaque personne, enfin Makoto ne disposait que de baguettes japonaises.

« Je ne savais pas ce que vous aimiez, alors j'ai... on a fait des plats japonais, mais aussi anglais. » Indiqua Makoto.

Il pointa quelques plats anglais. Du ragoût de bœuf, de la purée de pomme de terre, des légumes, des œufs, du bacon, des steaks hachés... le brun avait vu les choses en grand, Drago ne pensait pas que tout serait mangé.

« Niveau plats japonais, il y a des sushis, des boulettes de riz natures, ou au thon. Des sobas. Des nouilles. Du porc pané. Du poulet pané, certains sont pimentés, d'autres non. Du riz blanc, du curry... J'apporterai le dessert tout à l'heure. » Makoto désigna chaque plat au fur et à mesure de ses explications.

« C'est moi qui ai fait les boulettes de riz. » Intervint le blond, fier d'avoir réussi quelque chose par lui-même.

« Comment se sert-on ? » Demanda Lucius.

« Vous prenez les sushis avec vos baguettes. Il y a des cuillères pour le riz ou les légumes. Vous prenez ce que vous désirez. Le bol, c'est pour les aliments japonais, l'assiette pour ceux anglais. » Répondit Makoto.

« Comment on dit bon appétit en japonais ? » Demanda Théodore.

Makoto joignit ses deux mains, fermant les yeux.

« Itadakimasu » Déclara-t-il.

Les autres l'imitèrent rapidement.

Makoto les observa, alors qu'ils se servaient dans les plats. Il leur apprit comment on devait se servir des baguettes. Au début, Drago eut un peu de mal, mais finalement, il s'habitua vite. Prenant une boulette de riz au thon, quelques sushis, et des sobas, il fixa le japonais qui posa son bol près des plats, se servant seul, sans avoir besoin d'aide.

Drago appréciait être servi par des elfes, mais il aimait bien aussi cette méthode. Il trouvait cela plus convivial. Comme un vrai dîner de famille.

L'héritier Malefoy jeta un coup d'œil à ses parents. Son père avait principalement pris des aliments anglais, mais il avait testé une boulette de riz et un sushi. Sa mère avait pris des œufs au bacon, ainsi que des nouilles.

Théodore avait pris exactement les mêmes aliments que Makoto.

Le repas se déroula tranquillement, les compliments fusant pour saluer le délice des plats préparés par les trois enfants.

« J'ai une question Makoto. » Lança Drago, terminant sa bouchée. « Est-ce qu'on peut prendre notre bain avec toi ? »

Il jeta un coup d'œil à Théodore, puis fixa le blondinet.

« Cela ne me dérange pas... »

« De cette manière on gâchera moins d'eau. » Indiqua Théo.

« D'ailleurs, comment se lavent les japonais ? » S'intéressa Narcissa.

« Comme je vous l'ai expliqué tout à l'heure, il y a un espace pour se déshabiller. Les garçon enroulent généralement une serviette autour de leur taille lorsqu'ils sont accompagnés. On se lave avant d'aller dans le bain. Une fois propre, on entre dans l'eau. »

« C'est original. Un peu comme un moment de détente. » Sourit la mère du blond.

Makoto hocha simplement la tête.

Lorsque le repas fut terminé, Makoto se leva débarrassant la table. Drago se redressa dans le but de l'aider. De plus, il avait un peu mal aux genoux. Cette position n'était pas désagréable, mais il n'était pas habitué...

« Je vais me débrouiller seul. » Lâcha Makoto.

Drago se réinstalla. Il jeta un coup d'œil à Théodore qui fixait le japonais avec attention.

Alors le brun fit plusieurs aller-retour, débarrassant la table.

Ensuite il apporta un grand cheesecake, accompagné d'un récipient contenant un coulis de fruits rouges, un autre contenant un coulis au chocolat. Ça c'était le dessert anglais. Makoto amena ensuite le dessert japonais. Il ressemblait à un cake classique remarqua Drago.

« Donc le dessert anglais est un cheesecake, il y a du coulis au chocolat ou au fruits rouges. Ou vous pouvez le manger nature. Quant au dessert japonais, il s'agit d'un matcha cake au gingembre. C'est un cake au thé matcha et au gingembre. C'était le dessert préféré de Rin... les assiettes et les cuillères sont ici. Je vous laisse vous servir. Vous pouvez prendre un bout de chaque. Mais rien ne vous y force je sais que vous avez déjà beaucoup mangé. »

Ce fut Narcissa qui coupa les parts, demandant a chacun ce qu'il désirait. Drago opta pour une part de chaque. Il voulait faire honneur à la nourriture japonaise. Ayaka aurait été heureuse de le voir goûter aux plats de chez elle.

Son père préféra prendre une petite part de cheesecake ainsi que du coulis de fruits rouges. Théodore prit une part de cake au thé. Tout comme Makoto et Narcissa.

Drago était habitué au dessert anglais. Il savait qu'il s'agissait d'une valeur sûre. Mais il fut surpris d'adorer le dessert japonais. Il était vraiment délicieux.

Lorsque le repas fut terminé, Narcissa s'imposa, décidant de faire la vaisselle, enfin à l'aide de la magie.

Makoto soupira. Il quitta la pièce, suivit par Drago. Ils sortirent dehors. Le blondinet fixa immédiatement le ciel. La vue était belle. Il se sentait apaisé ici.

Makoto ne lâcha pas un mot et l'héritier Malefoy resta silencieux. Il ne voulait pas gâcher cet instant précieux. Ce moment de calme.

Ils restèrent ainsi un bon moment malgré le froid et la neige qui tombait.

« Rentrez les garçons, vous allez attraper froid. » Intervint Narcissa au bout d'un moment.

Drago obéit immédiatement, mais Makoto resta là, fixant le vide.

« Tu viens Makoto ? »

« Vas-y sans moi. Je reste encore un peu. »

Drago rentra dans la maison.

Il patienta un bon moment. Mais Makoto n'était toujours pas rentré. Il s'inquiétait pour son ami. Théodore était resté assis à table, ne bougeant pas d'un pouce. Drago hésitait. Il ne savait pas si Nott était dans ses pensées, ou si il était accablé par les émotions que Makoto ressentait. Peut-être même les deux.

Finalement, alors que Makoto était dehors depuis deux heures environs, Théodore se leva, quittant la maison. Il revint quelques minutes plus tard, accompagné d'un Makoto tremblant de froid.

« Allez prendre votre bain. Cela vous réchauffera. » Ordonna Lucius.

Drago suivit donc Makoto et Théodore jusqu'à la salle de bain. Il passa le premier dans le petit espace clos, se déshabillant, pour entourer une serviette autour de sa taille. Théodore le rejoignit rapidement, Makoto arrivant en dernier.

Drago remarqua immédiatement les cicatrices... toutes les parties cachées habituellement par des vêtements, et qui étaient maintenant visibles, étaient couvertes de cicatrices diverses... pauvre Makoto... il avait subi tellement de choses...

Le japonais ignora les regards qui étaient portés sur lui, il s'installa sur un tabouret, puis commença à se laver, vite imité par les deux invités.

Théodore termina en premier.

« Tu veux que je te frotte le dos ? » Demanda-t-il à Makoto.

Il secoua la tête, se lavant les cheveux. Une fois propre, il se leva, posa la serviette sur le bord du bassin, il se glissa dans l'eau.

Drago et Théodore le rejoignirent quelques instants plus tard.

Le silence s'éternisait, mais c'était un moment calme, apaisant et Drago n'avait pas envie de le briser.

Finalement Makoto quitta le bassin, allant s'enfermer dans la petite pièce, puis il quitta la salle de bain, habillé d'un pyjama. Drago suivit vite l'exemple, songeant que ses parents allaient aller se laver, eux aussi.

En sortant, il alla saluer ses parents, puis monta à l'étage, rejoignant sa chambre. Il haussa un sourcil, en remarquant qu'il ne savait pas où Makoto dormait. Finalement, il se dirigea vers sa chambre, remarquant que sa malle s'y trouvait, sans doute un acte de ses parents. Il y avait également celle de Théodore.

Deux futons avaient été déroulés. Makoto était sans doute passé par là avant de regagner sa chambre.

Le blondinet ouvrit sa malle, attrapa un livre, puis s'allongea sur son futon, se couvrant de la couette qui avait été ajoutée, avant de se plonger dans sa lecture, Théodore le rejoignant une dizaines de minutes plus tard.

Lorsqu'il se coucha, Drago songea que cette première journée était belle. Mais cela aurait été encore mieux, si Ayaka avait été là.

Pendant ce temps, Lucius et Narcissa profitaient de ce calme pour discuter tranquillement.

« Je dois te parler de quelque chose ma chère. » Commença Lucius terminant son thé.

« De quoi s'agit-il ? »

« J'ai eu une conversation avec Severus lorsque je suis allé voir Ayaka à Poudlard, tu sais lorsqu'on a appris qu'elle était pétrifiée. »

« Et alors ? »

« J'ai eu une conversation intéressante avec Severus. »

« Où veux-tu en venir Lucius ? »

« Nous avons parlé des Dursley. Tu sais... Ceux qui ont tué Takehiko. »

« Quel est le rapport avec nous ? »

« Savais-tu que Harry Potter avait été confié aux Dursley après la mort de ses parents ? »

« Non. Seraient-ils responsables de sa disparition ? » S'inquiéta la blond.

« Tu sais... J'ai prêté serment pour Makoto... Je ne peux pas révéler ses secrets... Mais j'ai des doutes. »

« Des doutes ? Ce petit est gentil, il a vécu de dures épreuves, c'est tout. »

« Je n'ai pas dit le contraire. Mais... Pourquoi les Dursley auraient-ils tué Takehiko. D'après Severus, la ruelle dans laquelle il a été retrouvé, c'était celle dans laquelle Potter a été abandonné, avant sa disparition. »

« Tu crois que c'était une punition pour Makoto ? »

« J'ai l'impression qu'il est en réalité Harry Potter... Mais peut-être que je me trompe... »

« Comptes-tu le trahir, Lucius ? »

« Si c'est le cas, non. Il reste avant tout Makoto. »

« Merci Lucius. Viens, allons dormir... »

Peut-être qu'il se trompait. Mais s'il visait juste, alors il protégerait ce garçon contre ceux qui voudraient lui mettre la main dessus.


Un nouveau chapitre fini.

Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?

À mardi prochain.

Biz

Gin' pour vous servir