Rating : T

Disclaimer : Harry Potter appartient à JKR. Les X-Men et tout leur univers appartiennent à Stan Lee, Jack Kirby et tous les scénaristes et dessinateurs qui les ont suivis.

Auteur : Worldof94 & Godfeeder248

.

Euh... Bonjour ? Y'a quelqu'un ?

Alors... C'est tout à fait ce que vous croyez ^^ Mais d'abord !

Désolés ! Nous sommes désolés de ne pas avoir donné signe de vie. On n'était pas chauds d'utiliser l'espace commentaire pour parler de nous, on préférait que ce soit votre espace de communication privilégié. Mais du coup, on est de retour ! Ça va faire tout pile 7 ans qu'on n'a pas posté (peut-être qu'on vient juste de finir nos classes à Poudlard ;) ) et vous avez certainement tous changé. On espère que vous vous portez tous bien et que la vie a été douce avec vous.

De notre côté, la pause que nous avons prise se justifie par le fait qu'on était tous les deux en fin de cursus scolaire et nous n'avions que très peu de temps à consacrer à la fiction. Nous ne voulions pas rusher les chapitres et vous proposer quelque chose au rabais donc on a préféré se focaliser sur nos vies respectives pour revenir plus forts ! Bon... après, ça nous a pris plus de temps qu'on le pensait. Mais maintenant que nos vies sont stables, et qu'on a de la visibilité, nous pouvons plus facilement alouer du temps à l'écriture.

Petit mot pour le chapitre qui va suivre, on est une seconde fois désolés, mais là encore plus, parce qu'il est finalisé depuis... 4 ans... mais comme ça faisait 3 ans qu'on n'avait pas publié on avait du mal à passer le cap sachant qu'on allait encore vous faire poireauter pendant encore quelques années...

Pour les chapitres suivants, la ligne directrice est prête mais il reste encore pas mal de chose à faire (et il faut qu'on se remette un peu en selle, c'est plus aussi fluide qu'avant ^^). Donc ne vous attendez pas à plusieurs sorties par semaine comme à l'époque ! Mais soyez rassurés, on a prévu de quoi faire pour jusqu'à la septième année :)

Mais au fait Welcome back aux anciens et bienvenue aux nouveaux (vous avez de la chance, vous n'aurez pas à attendre 7 ans pour la suite, promis !)

.

PS: Contrairement à certains chapitres où on faisait un résumé du précédent, ici, on laisse relire ce que vous voulez relire pour vous rafraichir la mémoire ^^ sinon, il faudrait qu'on résume un peu trop de choses !

Maintenant place au chapitre !

.

Godfeeder248: Durant ces sept ans, je vous avoue que je revenais de temps en temps pour relire vos commentaires et ça me donnait tellement envie de reprendre l'écriture ! Mais comme on n'avait pas trop le temps on ne faisait que des plans pour le futur ! C'est un moindre mal, mais au moins nous avons pleins de choses de prévues :)

Worldof94: On est plein de motivation et nous ne voulons pas vous décevoir une seconde fois ! On va se relancer fort et se donner à fond !

.


.

Chapitre XXVIII – La fin des vacances

Les élèves qui avaient échoué furent invités à s'asseoir à l'écart du feu. Ainsi, seuls Ivan et ses trois étudiants restèrent à la chaleur des flammes ondulantes. Ces derniers étaient toujours choqués par ce qu'ils avaient vu. Leur professeur avait repris sa forme habituelle et commençait à leur parler de la suite des événements. Ce n'était pas vraiment leur principale préoccupation.

- Alors vous avez plusieurs animagus, demanda Loïs.

- Tu veux bien te concentrer sur ce que je dis, lui rétorqua Ivan.

- Non, mais, vraiment ? Comment c'est possible ? J'ai toujours entendu dire qu'on ne pouvait en avoir qu'une.

- Ce n'est pas exactement ça, répliqua Ivan.

- Donc vous en avez plusieurs, voulu s'assurer à son tour Erin.

- Oui, et non, finit par lâcher Ivan. Enfin, à vrai dire, ce serait plutôt l'inverse par rapport aux animagus.

- L'inverse ? S'interrogea la sorcière brune.

- Attendez, c'est quoi déjà un animagus, lança Harry perdu.

Tous les visages se tournèrent vers lui.

- Comment ça ? Tu ne sais pas ce que c'est un animagus ? Le prit de haut Loïs.

- Quoi ? Je ne suis pas sensé tout savoir.

- Mais c'est la base !

- Hey ho ! On se calme là, tempéra Ivan. Tu as raison, Harry, personne n'a la science infuse. Vous en apprendrez tous les jours. Néanmoins, les animagus sont plutôt connus dans la communauté anglaise, même si je n'adhère pas à votre manière de les gérer.

- Les gérer, demanda Erin.

- Tout sorcier devenant un animagus doit s'inscrire dans les registres du Ministère s'il ne veut pas être enfermé dans leur prison infernale : Azkaban. Dans tous les autres pays, vous devez vous inscrire uniquement si vous en faites votre métier. Cependant, il y a des théories sous-entendant que les différents gouvernements tiennent quand même leurs propres registres. Pour en revenir à la définition des animagus, ce sont des sorciers qui sont entrés en symbiose avec leur animal intérieur. Ils peuvent alors prendre leur forme.

- J'aimerai tellement en être un ! S'exclama Erin.

Au même moment, Harry sentit un regard intense sur lui. Il remarqua la manière dont Loïs le dévisageait. Ivan continua son explication :

- Mon cas est très différent des animagus. Le fait est qu'à la base je suis un dragon.

- …

- …

- …

- QUOI !? Lancèrent-ils à l'unisson.

- Ceci est le premier secret que vous devrez garder en tant qu'élève de Salem. La majorité des professeurs qui vous feront cours auront des particularités qui font d'eux des réprouvés dans d'autres pays. Par exemple, vous aurez un professeur loup-garou en potion, un ent en histoire ou un métamorphe en métamorphose.

- Un ent ? S'interrogea Harry.

- C'est une sorte d'arbre bipède mobile. Ils sont en général très sages et il est facile de s'assoir et les écouter des jours durant. Ils vivent pendant des siècles et ont une très bonne mémoire. Fimbrethil a vu passé de nombreuses guerres, connu des sorcières comme без власти (bez vlasti, sans pouvoir).

- Mais, il n'y a personne qui proteste ? Les parents, les gouvernements ? Supposa Loïs.

- La majorité des élèves qui viennent à nous ont des parents qui ont étudié dans notre école ou qui ont été briefés et ont accepté les conditions qu'on leur a posées.

- Il y en a qui ont refusé ? Demanda Erin.

- Même si nous faisons une enquête préliminaire de la famille d'un potentiel étudiant, il arrive que certaines refusent une éducation hors du commun.

- Et vous avez eu des problèmes avec des parents ? Questionna Harry.

- Personne ne s'est plaint aux autorités.

- …

- Bref, pour en revenir à Sale-

- Non, mais wow ! Vous croyiez que vous alliez vous en tirer comme ça ? Lança Loïs. Un drag-

Ivan se leva d'un bon et pressa sa main sur la bouche de la sorcière pour l'empêcher de continuer.

- Shhh… Oui, d'ailleurs je ne vous ai pas dit, mais si vous divulguez les secrets de vos profs, ils ont le droit de vous faire ce qu'ils veulent… Tant qu'ils ne se font pas choper par les instances magiques du pays où s'est fait. Vous savez qu'on est en Russie, hein ? Demanda Ivan en regardant Loïs droit dans les yeux.

La sorcière acquiesça d'un mouvement de tête.

- Et ici, les gens font très peu de vague pour les morts louches, et quand je dis louche, je parle de magie.

Le professeur lâcha prise.

- Donc je vous conseille de ne pas laisser votre voix trop porter…

Loïs déglutit.

- Oui, je suis un dragon. Oui, préfère passer ma vie dans le monde des humains. Oui, des fois quand je vois des humains qui me font chier, je me dis qu'il suffirait que je reprenne ma forme pour les éliminer de l'équation, mais je ne le fais pas. J'ai décidé de prendre le chemin tortueux. Je dois prendre sur moi tous les jours pour ne pas partir en volant plutôt qu'à pieds, pour ne pas utiliser mon souffle pour allumer un feu de camp, ou même ne pas allumer de feu du tout parce qu'en me transformant je ne ressens plus le froid. Et pour votre information, votre culture G, oui, j'ai plusieurs centaines d'années. D'autres questions ?

- …

- Bien, je continue pour Salem alors ?

- …

- Je prends ça pour un Oui ! Je disais donc. Je vais bientôt vous donner vos bouquins. Ce sont les seules interfaces de communication que vous allez avoir avec les professeurs de l'école, ou plutôt votre interface principale. Vous recevrez vos cours par ce biais et vous vous entrainerez grâce à lui. Vou-

- Attendez… se permit de commencer Erin. Comment ça, notre livre sera la seule interface de communication avec les professeurs ?

- Ah bah si t'avais écouté avant ! Bon, je reprends tout depuis le début… Je vous ai déjà dit que Salem était l'une des écoles les plus anciennes des États-Unis d'Amérique. Suite à certains événements historiques, comme la chasse aux sorcières il y a longtemps ou encore récemment avec Grindelwald, cette école prestigieuse a dû fermer ses portes. Bref, maintenant, c'est la même chose qu'après les chasses aux sorcières, tout le monde n'est plus accepté. Les élèves sont choisis et intègrent l'école au compte-goutte. D'ailleurs, elle n'est même plus sensée avoir de statut d'école, c'est presque illégal d'y entrer, mais c'est en train de changer grâce à l'intervention du directeur Albus Dumbledore. Ne me demandez pas le pourquoi du comment, c'est comme ça, j'en sais pas plus. Peut-être qu'un jour on aura une vague de nouveaux élèves par centaines ! S'enjailla Ivan. Néanmoins, pour le moment, nous n'avons même plus de locaux… C'est pourquoi, les chercheurs de l'Occulum ont mis tous leurs moyens à la recherche d'une solution pour pourvoir nos cours à nos élèves. Ils sont arrivés à la solution qu'est ce livre… Ah ! En parlant du loup ! Je crois que les vôtres sont arrivés !

Ivan se leva et alla à sa tente. Il en ressorti quelques secondes après en tenant entre ses doigts, trois livres. Ils étaient un peu moins grand qu'une feuille A4, mais ils avaient une bonne épaisseur. Lorsque leur professeur les laissa tomber sur le sol à leurs pieds, leur poids se faisait entendre.

- Désolé, y'en a pas en rose pour les filles, s'excusa Ivan.

Les deux sorcières le regardèrent avec un regard froid et assassin. Au toucher, ils étaient tantôt rugueux, tantôt lisses. Un duvet pouvait se faire sentir à certains endroits de la couverture, mais lorsqu'on retouchait le même endroit, la texture avait changé. C'était comme si le livre était vivant.

Les trois jeunes tenaient leur exemplaire quand Ivan commença à incanter un genre de formule.

- Qu'est-ce que vous faites, lui demanda Harry.

Leur professeur pointa ses élèves avec sa main grande ouverte. Soudain, la couverture de chaque livre engloba la main droite de son détenteur. Des picotements se firent ressentir. Les filles se mirent à crier d'effroi, de peur et de surprise. Harry, lui, resta figé. Son cerveau n'arrivait pas à analyser la situation. Il se serait évanouit si les tiraillements que provoquait le livre ne s'intensifiaient. C'était de plus en plus douloureux.

- Retirez-moi ça ! Hurla Loïs. Retirez-moi çaaa !

La jeune sorcière frappait son livre sur le sol. Elle posa ses deux pieds dessus et tira le plus fort qu'elle pouvait.

- Si tu continues comme ça, tu vas te faire vraiment mal, lui indiqua calmement Ivan. Laisse le processus se faire gentiment. Ça ne fait pas vraiment mal.

- Que dalle ! Enlevez ça ! Je ne veux plus de cette école pourrie !

- Hahaha ! C'est bien ! J'aime ce tempérament ! Mais c'est trop tard ma petite, tu y es, tu y reste ! Hahaha !

- Arrêteeez ! Ça fait mal, ça m- me. Ça me déchir- Ça me déchirait la peau… Arrêta de geindre Loïs.

- Alors ? Calmée ? Lui demanda Ivan en voyant les livres lâcher leur emprise.

Les deux autres qui n'avaient pas été aussi démonstratifs avaient ressenti les mêmes douleurs. Ils regardèrent chacun leur main droite et des lacérations étaient visibles sur toute la surface. Cependant, les blessures étaient en train de se résorber.

- Bon, vous allez quand même garder une belle petite cicatrice.

- Quoi ? S'indigna Loïs.

- Je ne mens pas, promis. Ça ne sera qu'une toute petite cicatrice !

- Mais c'est pas le problème ! C'est quoi cette école qui nous force à nous mutiler alors qu'on n'a même pas encore commencé les cours ?!

- Tu parles de cette école qui nous a fait nous battre contre des dragonnets en guise de sélection, lui demanda Harry.

- Oui ! C'est vrai en plus !

- C'est la meilleure école du monde, si tu me pose la question sérieusement, répondit Ivan. Bien sûr cela a un coût. Salem te demande de le payer de ta personne. Tu n'auras pas à payer pour des livres. Tu n'auras pas besoin de payer pour les composants, pour les outils, pour rien… juste une petite morsure. Je pense que c'est préférable personnellement, mais ça, ça me regarde.

- …, Loïs n'en revenait pas.

Cependant, Ivan marquait un point. Elle avait pu voir la tête de ses pauvres parents, lors de ses premières courses pour son école de sorciers.

- Et d'ailleurs, je crois que vous avez de la chance, parce que le troisième ou quatrième sort que vous allez apprendre sera le camouflage localisé. Mais bon, allez… Je suis cool comme gars, leur lâcha-t-il en leur lançant des mitaines en laine noire et un clin d'œil. Pour vos premiers jours.

Ces gants avaient une texture tout aussi particulière. Ils étaient aussi grands les uns que les autres, mais lorsqu'Erin l'essaya, la mitaine était beaucoup trop grande. Après quelques secondes, elle rétrécit et prit la bonne taille. Elle tenait légèrement chaud, mais pas trop. Elle ne se faisait presque pas sentir sur la peau. Les deux autres sorciers enfilèrent la leur. Ils se regardèrent, levèrent leur main devant eux et se relancèrent des regards approbateurs. Les anciennes douleurs avaient vite disparu.

- Rapprochez-vous et tendez vos mains vers moi, leur demanda Ivan.

Il plaça sa main au-dessus des trois petites mains de ses élèves. Il se concentra et une lueur rouge s'échappa dans l'espace entre les mains. Les jeunes commençaient à sentir de la chaleur sur le dessus de leur main droite. Puis Ivan retira la sienne. Sur le dessus des mitaines, un motif en forme de dragon venait d'apparaitre.

- Et attendez ! Lâcha le professeur en claquant des doigts.

Les dragons nouvellement créés se mouvèrent sur le dos, puis dans la paume des gants.

- Bon, c'est pas tout ça, mais je n'ai pas fini de vous parler de ces satanés bouquins moi ! Eh oh ! Vous m'écoutez ?

Les sorciers étaient obnubilés par leur nouvel accessoire. Ivan claqua des doigts de nouveau et les dragons revinrent à leur position initiale.

C'est bon, vous m'écoutez ? Demanda le sorcier russe, qui continua une fois que les jeunes hochèrent de la tête. Alors, les livres… Comme je vous l'ai dit, nous ne possédons plus de locaux pour vous faire cours, enfin, de façon officielle. Des fois vous serez amenés à transplaner vers des lieux de rencontre mais cela restera très occasionnel et uniquement lorsque vous aurez appris le transplanage. Je crois en deuxième année, mais ils ont peut-être modifié le programme de cette matière. Vous l'apprendrez peut-être en fin de première année. Enfin bref… Vous allez avoir accès à des cours qui sont regroupés en palier, eux-mêmes regroupés dans des matières. Chaque matière est validée à l'issue d'un test assez conséquent, mais vous aurez plus de détail plus tard. Parlons des paliers. Vous allez en avoir un certain nombre par matières, des fois une matière n'est composées que d'un palier, des fois de plusieurs dizaines. Chaque palier supérieur n'est accessible qu'en finissant le palier précédent. On parle de « déblocage » de palier. Certains paliers sont rapides à faire, ils peuvent être tout aussi bien théoriques que pratiques. Maintenant, concernant les matières, certaines d'entre elles ne vous sont pas encore accessibles. Elles ne le seront qu'après avoir fini certains paliers spécifiques dans une ou plusieurs matières. On parle de « déverrouillage » de matière. Libre à vous de débloquer ou déverrouiller telle ou telle matière ou tel ou tel palier avant les autres. Il faut cependant que vous fassiez attention. Certaines matières doivent être terminées avant une date précise car le test final de quelques-unes de vos matières devra se faire à des endroits, ou des moments particuliers. Par exemple, je sais qu'un de vos tests devra être fait le moment d'une pleine lune en janvier ou février dans un an et quelque, un truc dans le genre. Vous avez accès à toutes les dates des tests de chaque matière dans le livre. A vous de vous faire votre planning et d'avancer à votre rythme… Ah, et une chose aussi. Contrairement, à la plupart des écoles conventionnelles, vous êtes en trinôme. Si l'un de vous échoue, c'est le groupe qui échoue. Donc organisez-vous aussi par rapport à ça. Ah, encore ! Décidément, j'oublie pas mal de chose haha ! Comme vous avez pu le sentir, vous êtes maintenant liés à votre livre. S'il venait à brûler, à fondre, ou plus simplement à être détruit, vous subirez le même sort que lui donc faites-y attention, finit Ivan en souriant. Aller, fichez-moi le camp, on se revoit demain matin.

- Hein, quoi ? S'insurgea Harry, suivie par ses deux camarades.

- Attendez, continua Loïs, vous venez de nous lier à un objet sans défense, qui peut se faire trouer, se faire brûler, se faire détruire quoi ! Et tout ce qui lui arrive nous arrive aussi ?

- Non, je n'ai pas dit que tout ce qui lui arrivait allait vous arriver. Si vous écrivez dedans, vous n'allez pas vous retrouver avec vos écritures en guise de tatouage. Ce que j'ai dit c'est que s'il venait à être détruit, vous disparaitrez de la même façon que lui. C'est tout.

- C'est tout… répéta incrédule Loïs.

- C'est tout… répéta aussi Erin.

- Dans quoi est-ce que je suis tombé, se demanda Harry.

- Aller, c'est pour votre bien et puis y'a plein de livre qui ont survécu à leur auteur, donc y'a pas à s'en faire.

Ce dernier point rassura les jeunes sorciers.

- C'est pas faux, souligna Erin… Mais d'ailleurs, j'avais une autre question. Vous avez parlé de potions à concocter et d'outils que nous n'aurons pas à acheter.

- Oui ?

- Mais comment on va pouvoir prouver qu'on a bien fait les potions si personne n'est là pour le voir et pour les outils, on va les recevoir quand et comment ?

- Pour ce qui est des tests sur les potions, deux choses. Premièrement, on se fout de savoir si c'est vous ou pas qui les ayez faites, puisque de toute façon vous ne pourrez pas échapper à l'examen final. Et, deuxièmement, vous avez un petit compartiment sur la tranche du livre pour envoyer des échantillons, maaaaais, bref, toutes les modalités de validation des paliers et autres tâches vous seront très bien expliquées le moment venu. Vous aurez même des tutos, je crois… Oui, c'est ça, des tutos pour vous montrer comment faire vérifier vos exploits.

- Et pour les outils ?

- Tu veux vraiment que je te gâche la surprise ?

- Mmh… je ne sais pas quoi répondre, avoua Erin un peu dubitative.

- Eh bien tu découvriras en temps et en heure. Aller, foutez-moi la paix ! Je dois parler aux autres souillures. Déguerpissez dans vos tentes !

Les sorciers se levèrent.

- Ah, Harry, tu peux rester s'il te plait ? J'ai un dernier truc à voir avec toi.

Le jeune anglais acquiesça et se rassit.

- ….

- Je ne veux pas te faire peur ou autre hein. Je voulais éclaircir un point. Lors de ma démonstration de transformation en rat ronce, j'ai pu sentir sur toi une forte odeur. Il m'a fallu du temps pour mettre le doigt sur ce que c'était depuis ton arrivée fracassante, mais maintenant je sais. Tu es anglais n'est-ce pas ?

- Euh, oui…

- Mmh… tu penseras au registre hein ? Il ne faut pas déconner avec le Ministère de ton pays.

- Comment ça ?

- Rien, oublie…

Harry avait un sentiment bizarre. C'était comme s'il se sentait coupable, tout en se sentant compris mais il avait aussi peur de comprendre la situation expliquée par Ivan. Il se leva pour rejoindre ses amies. Son professeur lui emboita le pas tout en souriant.

- …

- Un lézard hein, lui chuchota-t-il en se dirigeant vers les sorciers recalés. Un lézard, hum…


C'était le moment des adieux. Harry devait enfin retourner pour de bon chez les Dursley. Il avait hésité à revenir chez les X-Men, mais pour eux, il n'avait pas quitté ses relatifs depuis qu'ils l'avaient ramené en Angleterre. Il se demandait d'ailleurs comment ils allaient réagir à son retour pour la deuxième fois. Il se disait que de toute façon, s'ils recommençaient à le martyriser, il ne se laisserait pas faire… Ou alors, il laisserait faire, pour les quatre ou cinq mois qu'il avait à passer chez eux, ce n'était pas la mer à boire. Il avait supporté ça pendant une bonne partie de son enfance. Quelques mois de plus n'allaient pas le déranger plus que ça.

Ivan avait préparé quelques portoloins. Loïs se chargea de ceux de son équipe. Il était toujours impressionné de la maitrise qu'elle avait de cette magie à son si jeune âge. Elle n'avait que douze ans, mais elle était déjà quasiment aussi forte que lui avec ses quelques dizaines d'années d'expérience. D'ailleurs, il avait entendu différentes choses à son sujet. Il avait entendu que sa famille était effectivement experte en portoloin, mais que ses parents étaient des bez vlasti. Il aurait bien aimé approfondir cette question, mais il était requis autre part de toute urgence. Il se fit tout de même interrompre par Harry lors de ses préparatifs.

- J'ai une question, Ivan.

- Je t'écoute mon gars, mais fait vite. C'est à propos de On-sait-quoi ?

- Hein ? Non, pas du tout, je ne vois pas de quoi vous parlez… C'est à propos de l'école où je vais devoir aller.

- Oui…

- J'ai le droit de… vous savez… avoir des cours de Salem, et en même temps de suivre les cours de Pould-Poudlard ?

- Je n'ai jamais vu dans le règlement de Poudlard que leurs élèves ne pouvaient pas suivre d'autre cours, lui répondit-il avec un clin d'œil. En tout cas, ce n'est pas Salem qui te fera chier avec ça, hahaha ! Mais oui, plus sérieusement, évite au maximum que ça se sache, comme je vous l'ai dit hier, c'est un peu illégal les cours que tu vas recevoir. Donc si tu pouvais le cacher le plus longtemps possible, ça serait pas mal. Après, c'est une situation un peu inédite pour nous ! On n'a jamais eu d'élève ayant cours en même temps dans une autre école !

- Mais si ça se sait, vous et moi, on n'aura pas de problème ?

- Mmh… vu que c'est Dumbledore qui dirige Poudlard je dirai qu'il y a peu de chance que tu aies des problèmes avec ça. C'est plus pour les autres élèves que ça me dérange. L'existence de Salem est connue de pas mal de parents, mais pour eux c'est plus un mythe ou une légende. En tout cas elle est à éviter puisqu'elle est liée à Grindelwald.

- C'est qui lui d'ailleurs ?

- Ah ça, je pourrai t'en parler pendant au moins une dizaine d'année, que je n'aurai pas explorer un dixième de son histoire. Donc vaut mieux garder cette discussion pour une autre fois. En plus on se revoit bientôt je crois, non ?

- Ah ! Je ne savais pas.

- Tu n'as pas encore regardé dans ton livre les cours que tu allais avoir ?

- Non, j'avoue qu'hier je me suis couché assez tôt.

- Et bien je te laisse la surprise alors. En tout cas, ce fut un réel plaisir de côtoyer un Potter, un jeune avec un gros potentiel qui plus est. Tu feras des étincelles mon gars, j'en suis sûr.

- Eh bien moi, j'ai été très content de vous rencontrer. Je ne pensais pas que les « dragons », chuchota Harry, pouvaient être aussi cool.

- Hey ! On est tous cools ! Y'en a juste beaucoup qui veulent bouffer ou cramer tout ce qui bouge, lâcha-t-il en s'esclaffant.

Après ce dernier éclat de joie, Harry se dirigea vers ses deux camarades. Loïs lui indiqua son portoloin et il se mit devant le bras tendu, prêt à le toucher. Ils s'étaient déjà dit aurevoir avant que Loïs se mette à préparer les objets. Il ne leur restait plus qu'à se faire un de leurs hochements de tête habituels et au signal de la sorcière, chacun toucha son objet attitré.


Heureusement pour Harry, il était tard en Angleterre, ou tôt, ça dépendait le point de vue. En tout cas, personne ne se trouvait dans la rue lorsqu'il apparut. Il avait toujours du mal à se faire à ce moyen de transport. Cependant, un bon point pour lui, cela ne lui provoquait plus de vomissement. Il ne marchait pas droit, mais il réussit à traverser la rue et se retrouva devant la porte de la maison de son oncle et sa tante. Il n'avait bien évidemment pas les clés. Il se rappela que ses relatifs cachaient toujours un double dans le jardin. Ce dernier n'était accessible qu'en passant un portail qui ne pouvait être ouvert que grâce auxdites clés. Néanmoins, il existait une technique pour ouvrir le portail sans. Elle n'était connue que des Dursley et d'Harry.

Une fois de l'autre côté de la maison, le jeune sorcier ne mit pas longtemps à trouver l'objet recherché et se repositionna devant la porte de la maison qu'il ouvrit. A l'intérieur, des mauvais, mais aussi des bons souvenirs lui revinrent en tête. Il se revoyait se faire courser par Dudley, se faire gronder par Pétunia à cause d'un œuf au plat raté ou encore se faire réprimander par Vernon parce qu'Harry n'avait pas récupérer le journal.

Les Dursley n'étaient pas près de se réveiller. Harry alla voir son ancien placard. Rien n'avait bougé par rapport à ses souvenirs. Les draps avaient été lavés. Quelqu'un s'était occupé de la propreté de cette pièce durant son absence. Pétunia avait peut-être été obligée de le faire car l'odeur devenait insupportable. Bizarrement, malgré les mauvais moments qu'il avait subis dedans, cet endroit très étriqué lui manquait. Il aimait cette sorte de petite cache secrète où il jouait aux espions qui récoltaient des informations sur les ennemis de la couronne : les démoniaques Dursley. En y repensant, il ne pouvait s'empêcher de trouver ce jeu quelque peu infantile, mais bon, il était un enfant après tout. S'il ne pouvait pas apprécier ces petits moments, alors à quel âge le pourrait-il. Harry rentra donc dans le placard et se trouva une place sur son lit. L'espace semblait avoir un peu rétrécit, mais cela renforçait son côté secret. Malgré le fait qu'il venait de se réveiller, le calme, cette odeur nostalgique et le toucher de son ancien lit donna au jeune sorcier l'envie de dormir. Il n'avait pas forcément beaucoup dormi pendant son entrainement pour rentrer à l'école de Salem. C'était enfin le moment de rectifier le tir.


Comme à son habitude, Pétunia se leva avant son mari et son fils. Depuis quelques années maintenant, elle était de corvée de petit déjeuner. Son neveu ayant encore une fois disparu, elle se retrouvait à faire toutes les tâches qui lui incombaient. C'était extrêmement pénible au début, mais la routine s'installa et elle finit par ne plus y penser. Ce matin-là, elle avait envie de rester au lit. Elle était fatiguée de son début de semaine. Pétunia regarda Vernon qui dormait paisiblement. Il avait presque un sourire aux lèvres. Elle ne pouvait pas le laisser tomber. Elle savait à quel point le petit déjeuner était important pour son mari. C'est avec détermination qu'elle sortit de son lit, enfila sa robe de chambre et quitta sa chambre. Sur le chemin vers la cuisine, Pétunia piétina un amas de vêtements. Elle reconnut les sous-vêtements de Dudley. Elle les ramassa et regagna la cuisine. La moldue, une fois arrivée, ouvrit la porte qui donnait sur une buanderie et jeta les affaires qu'elle tenait dans la machine à laver.

Soudain, une odeur lui monta aux narines. En passant dans la cuisine, Pétunia n'avait pas fait attention, mais deux poêles avaient déjà été mises sur le feu et du bacon et des toasts étaient en train de griller. Harry entra dans la pièce et tomba face à face avec sa tante. Cette dernière fit tomber le bidon de lessive qu'elle venait de prendre dans la buanderie. Heureusement le récipient était fermé. Le garçon se pencha, ramassa le bidon et le tendit à sa propriétaire.

- Bonjour tante Pétunia, bien dormit ?

La tante n'arrivait pas à comprendre ce qui se passait. Son neveu se trouvait devant elle, sorti de nulle part. Il se préparait un petit déjeuner et l'avait aidé à ramasser son bidon de lessive. Tout ceci s'était passé comme si tout était normal.

- Je sais, commença Harry. Je me suis perdu au Japon, j'espère que vous n'avez pas eu de problème à cause de moi…

- …

- En tout cas, vous savez, j'ai appris à me comporter correctement, à réparer mes erreurs, à faire en sorte que tout se passe pour le mieux pour tout le monde. Je suis revenu, donc vous n'aurez plus besoin de faire le petit déjeuner.

- …

- C'était bien pour ça que vous êtes venue aussi tôt, non ? Si je me rappelle bien, vous ne sortez pas de votre chambre avant 7h, et il est 6h30.

Pétunia hocha la tête.

- Oncle Vernon prend toujours son bacon grillé mais pas trop ? Et son pain perdu, pas trop imbibé et bien toasté ?

La tante hocha de nouveau la tête.

- Vous buvez votre thé habituel ?

- Harry… balbutia la moldue.

- Oui ?

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Bah, je fais le petit déjeuner. C'est bien ce qu'il m'était demandé de faire avant, pour payer mon droit de rester ici, non ?

- Oui, mais je veux dire… Qu'est-ce que tu fais ici ? On nous avait dit que tu restais au Japon pour encore deux mois.

Harry avait totalement oublié de demander au professeur de Takeshi ce qu'il avait l'intention de faire avec son oncle et sa tante.

- Ah, oui ! Euh, bah en fait c'était pas aussi bien que ça, je m'ennuyais un peu, donc j'ai décidé de revenir plus tôt.

- Tu as décidé de revenir plus tôt, ici, à préparer le petit déjeuner, et faire des tâches ménagères ?

C'était la première fois qu'Harry voyait sa tante lui parler de façon aussi calme de ses corvées. C'était presque comme si elle se sentait coupable de la situation passée.

- Vous préféreriez que je ne fasse rien ?

- Bien sûr que non, toute aide est la bienvenue !

- Aide ? Je vais vous aider, ou faire les choses à votre place ?

- Si tu le poses comme ça, on peut revenir au schéma d'avant où tu faisais la majeure partie des tâches ménagères et j'en faisais le minimum.

- Ah, je préfère partager, ça ira plus vite.

Les deux conclurent un accord stipulant que chacun ferait la moitié des tâches. Harry était tout à fait d'accord sur le fait qu'il devait faire sa part de travail pour gagner le droit de vivre ici. Il ne demanderait pas tout de suite à changer de chambre. Cela ferait peut-être trop d'un coup. Il n'avait d'ailleurs parlé qu'à sa tante. Il devait encore voir son oncle et traiter le principal problème de la maison : son cousin.

Lorsque les deux derniers habitants se réveillèrent et regagnèrent la cuisine, Ils s'assirent à la table du salon. Devant leur chaise respective, se trouvait leur assiette avec tout ce qu'ils demandaient tous les matins. Vernon croqua dans son bacon. Il avait la texture parfaite, la cuisson était divine.

- Ah ! C'est comme ça Pétunia que je l'aime. Tu as bien fait ce matin !

- Je n'ai pas oublié comment vous le préférez oncle Vernon, lâcha Harry qui se trouvait adossé au chambranle de la porte de la cuisine.

Vernon sursauta et faillit laisser tomber son bacon sur son pyjama.

- Toi !? Mais tu étais sensé ne revenir que dans deux mois !

La façon mécanique avec laquelle il avait prononcé cette phrase sonnait presque faux. Comme si on l'avait forcé à le dire. En tout cas, il n'allait pas s'en plaindre, son oncle n'était pas furax.

- C'est vrai mon amour, mais Harry s'ennuyait et a décidé de revenir plus tôt.

- Et bien soit ! Mais ne croit pas que tu pourras te la couler douce parce que ta tante a pris l'habitude de tout faire ici. Tu vas faire ta part !

- Si je regarde bien sur la table, je crois avoir déjà commencé.

- Oui, ne t'en fait pas Vernon. Nous avons déjà discuté de tout ça.

- Bien…

- Bien… répondit à son tour Harry.

- En tout cas, tu n'as pas perdu la main en ce qui concerne la cuisine.

Après ce petit déjeuner, Harry se sentait presque de retour dans la famille Dursley. Seul Dudley n'avait pas bronché à son retour et son apparition dans la cuisine. Après le petit déjeuner, le jeune sorcier décida de le confronter. Il monta vers la chambre de son cousin puis toqua à sa porte. Il entendit un grognement, signe qu'il pouvait rentrer. C'est principalement Harry qui parla. Les deux jeunes garçons ne se battirent pas. Dudley était mou… plus mou que ce dont se souvenait Harry. Il se demandait si c'est du fait du professeur de Takeshi. Néanmoins, là non plus, il n'allait pas s'en plaindre. Dudley semblait ne pas avoir grand-chose à faire qu'Harry soit de retour dans sa vie, tant qu'il avait son petit déjeuner, qu'il assistait à ses cours et que lorsqu'il rentrait, il pouvait jouer, manger puis dormir.

Finalement, tout s'était plutôt bien passé. Harry n'avait pas espéré que ça se passe comme ça. Durant le petit déjeuner, Vernon lui annonça qu'il n'aurait pas à aller à l'école car il avait mis en place le mensonge comme quoi il prenait des cours à domicile, pour camoufler le fait qu'il avait disparu. Grâce à son ami à l'administration, Vernon avait réussi à faire passer ce mensonge. Cela permettrait à Harry de se concentrer sur son nouveau livre. Il devait maintenant trouver un endroit où le cacher le temps de son passage ici. Il ne voulait surtout pas que quoi que ce soit lui arrive. Il en allait de sa vie.