He's coming
Une nouvelle journée se levait sur Port-Réal. Daenerys recevait les doléances, secondée par son mari et ses conseillés. Tout les autres dirigeants étaient à Port-réal et étaient présents dans les jardins du Donjon Rouge en attendant que le Grand Conseil annuel commence. Le Grand Conseil était une idée de Sam afin d'assurer l'avenir du royaume: Tout les ans à la même date, les Sept Couronnes se réunissent pour discuter de Westeros et prendre ensemble et à l'unanimité avec l'avis du peuple qui avait le droit d'y assister -Chaque Grands Conseilles se faisait en présence de nobles, fer-nés, nordistes, sauvageons, dothrakis ...- les grandes décisions pour le bien de tous. Toutes s'entendaient bien mais il subsistait quelques tensions entres des peuples trop différents, par exemple entres Dorniens et Sauvageons:
"Mais comment avez-vous pu survivre aussi longtemps en étant aussi incultes? Se récria Ellarya.
- Peut-être parce que nous ne nous embarrassons pas de savoirs inutiles! Ce que nous apprend la vie et la nature nous a toujours suffit! opposa Thormund.
- Et voila, c'est repartie, murmura Sansa, l'air las aux autres dirigeants qui lui renvoyèrent un regard compatissant avant de se concentrer à nouveau sur leurs deux compères en pleine joute verbale. "
Un œil étranger se serait inquiété que cela ne dégénère en guerre ouverte entre les deux personnes, mais leurs proches et amis savaient que les deux souverains craignaient trop de briser cette unité si durement acquise et qu'ils cesseront leur chamaillerie infantile dès que le Loup Blanc et l'Imbrûlée les appelleront. Tandis que certains parlaient politique, d'autres s'affrontaient et combattaient les amateurs dans une vaine tentative de déterminer quel style de combats est le meilleur. Mais quand on connais le caractère bien trempé de la plupart des participants, on sait que ça n'arrivera jamais.
Pendant ce temps, dans une autre région des jardins sur le bord d'une falaise, les trois enfants royaux discutaient en compagnie de Korona, la "compagne" aveugle de Reago et Lyane, la sœur-dragonne de Reago, une magnifique jeune dragonne de cinq ans au écailles d'un magnifique bleu-ciel. Quand soudain, Reago sentit une étrange sensation le parcourir, il leva les yeux pour voir, entrant dans le port de la capitale, un navire arborant un emblème que Reago ne connaissait que trop bien: une femme nue et ensanglantée, les bras croisées sur sa poitrine et le corps couvert de chaînes. Il savait ce que l'apparition de cette embarcation signifiait et ce qu'elle allaitait provoquer. Il avait tant espéré pour que ce jour ne vienne jamais, que jamais personne ne découvre comment il avait rencontré Korona et trouvé l'œuf de Lyane, que personne ne découvre jamais ce qui c'était passer durant ces cinq ans d'absence, qu'il emporterait ses secrets dans la tombe.
Mais le destin n'en avait apparemment pas fini avec Reago et avait décidé de le briser, lui, sa famille et peut-être même le royaume. NON ! Ses parents et leurs proches ont vécu milles enfers pour obtenir cette paix, il n'allait pas les laisser tout détruire. Mais pour empêcher cette catastrophe, il allait devoir ... Mais était-il prêt à cela? Pour le royaume, pour sa famille, pour la paix, la question ne se posait même pas! C'est donc d'un pas calme mais ferme, le visage impassible et le regard à la fois résigné et déterminé qu'il se dirigea, en compagnie de Korona, Aemon et Viséria, vers le lieu où, il le savait, son destin serait scellé: La salle du trône.
"Cessez immédiatement d'insulter ma femme! Rugit presque Jon en empoignant Grande-Griffe.
- Silence, Bâtard, c'est à la traînée de Valyria que je parle, rétorquât le Maître-émissaire. "
Depuis son irruption dans la salle du trône, quinze minutes plus tôt, l'esclavagiste ne cessait de manquer de respect aux personnes présentes, et en particulier à Daenerys qui se demandait pourquoi elle ne l'avait pas encore mis à mort.
"Donc je disais, tu me donnes tous tes esclaves, tes immaculés et ton peuple en échange de ces coffres, dit-il en pointant la vingtaine de coffres débordant de richesses qui le suivait, portés par des esclaves dans un état déplorable. J'attends ta rép- "
Il s'était soudain figé, tremblant comme une feuille et l'on aurait pu dire qu'il venait de voir un fantôme. Tout les regards se tournent vers le point que fixait le Maître-émissaire: Reago qui lui aussi fixait l'émissaire avec un regard étrange mi-endormi mi-furieux.
"T-t-t-toi ..."
