The trip
Au même moment, à l'autre bout de l'océan se trouvait une flotte de Westeros s'avançant vers Eregon pour récupérer son tribut. Sur le navire de tête se trouvait les Sept Couronnes et leurs proches mais Reago ne fut jamais vue de tout le voyage, le passant à fond de cale à méditer adosser à la quille du navire. Sur le pont, juste au dessus de lui, Aemon regardait au loin, plonger dans ses pensées, réfléchissant à quelque chose d'assez important... Quelque chose concernant son petit frère... Quelque chose qu'il gardait pour lui depuis presque quinze ans...
Après une intense réflexion, il prit la décision d'aller lui révéler son "petit" secret et se rendit donc dans la cale où, à un croisement, il se fit violemment percuter par...
"Viscéria?
- Désolée, Aemon. S'excusa-t-elle en l'aidant à se relever. Je cherchait Korona et je me suis un peu emportée.
-Ce n'est rien, ne t'inquiète pas. Moi, je me rendait auprès de Reago.
-Eh, vue qu'ils sont toujours ensembles, on n'as qu'à le trouver lui pour la trouver elle!
-Pas sur ce coups-là: Je viens de l'apercevoir dans ses quartiers. Sa porte était grande ouverte et je l'ai aperçue sur son lit en train de "lire" ses étranges livres tout cabossés et sans textes.
-C'est son écriture, Aemon. Elle est aveugle alors elle fait comme elle peu -même si, entre nous, je trouve ce système d'écriture "tactile" absolument génial-. Merci pour l'information, Aemon! A tout à l'heure!"
Après son départ en trombe, Aemon resta là quelques instants en réfléchissant à ce qu'elle venait de dire: En effets, ce serait vraiment incroyable si les aveugles et mal-voyants pouvaient lire et écrire. Ils pourraient alors devenir utiles aux plus grands nombres, trouver un travail, et faire avancer le monde à leur manière. Son père avait déjà prouver par le passer que l'union de tous, même des plus différents, assurait la paix, l'équilibre, la survit... Et Aemon avait jurer de continuer l'œuvre de ses parents. Il se promit donc de populariser cette écriture à travers tout le royaume une fois devenu roi. Mais pour l'instant, il avait un tout autre objectif en tête.
Il arriva à la cale et se glissa derrière un pilier pour se cacher de lui et se préparer à ce qui allait suivre. Il jeta un coups d'œil e hors de sa cachette pour l'apercevoir, tout au fond, plonger dans une intense méditation, Reago... Son petit frère... La source de son plus grand secret...
"Tu sais, Aemon, les ténèbres ne sont pas la place d'un souverain... Mais celle des assassins, des criminelles et des démons ..."
L'héritier fit un bond et se redressant. Comment avait-il pue le remarquer? Il avait été parfaitement silencieux et Reago était endormi... Ou en tout cas il en avait l'air. Aemon se ressaisit et s'avança vers son frère d'un pas déterminer tandis que celui-ci le regardait approcher avec toujours ce sourire apaisant. Ce sourire qu'Aemon avait tant haïs durant de nombreux mois. Ce sourire qui hantait ses nuits depuis quinze ans. Ce sourire qui lui avait tant manquer pendant cinq ans.
"Je peu m'asseoir? Demanda Aemon en arrivant devant Reago.
-Bien sur. Répondit simplement ce dernier en se décalant pour laisser une place pour son frère."
Après quoi, un silence s'installa entre les deux frères, tendu pour le plus âgé et paisible pour le plus jeune. Celui-ci sentait que son aîné voulait lui dire quelque chose d'important et lui laissa le temps de réunir son courage. En même temps, les deux se rendirent compte qu'ils n'avaient jamais fait ça et qu'un fossé s'était créer entre eux. Les deux s'en attristèrent et chacun pensait que c'était son passé de gladiateur pour l'un et ce qu'il s'apprêtait à révéler pour l'autre...
"Reago... Je te demande pardon.
-Pourquoi?
- Pour t'avoir haïs.
-Bah, ne t'en fait pas. C'est normal de détester le Dragon de l'Enfer. Moi-même je-
-Ce n'est pas du Dragon de l'Enfer que je parle!
-Ah? Bah alors qui est-ce que tu hait?
-Toi.
-Moi?
- Oui... Il y à quinze ans, lors de ta naissance... Et durant de longs mois après... Je t'en voulais... Je te détestais pour une raison totalement égoïste et qu'aujourd'hui je regrette... Mais à cet époque, du haut de mes cinq ans, je n'arrivait pas à le tolérer... Et maintenant je m'en veut tellement de t'avoir haïs pour quelque chose d'aussi puéril...
-Qu'est-ce que tu n'arrivait pas à tolérer?
- Que tu soit son préféré...
-A qui?
- A maman.
-Mais qu'est-ce que tu raconte? Maman nous aime tous les trois de façon égale et-
-Ne soit pas si stupide! Tous le monde est au courant! Et c'était évident dés les premiers instants! Et pour le sale gosse pleurnichard que j'étais, c'était inacceptable... "C'est moi le plus Targaryen des trois, alors pourquoi lui?" était ce que je n'arrêtait pas de me dire jusqu'à ce que...
- Jusqu'à ce que quoi?
-... Revenons au début, tu veut bien?
- Bien sure. Je suis tout ouïe! Et, Aemon! Quoi que tu es fais, sache que je ne t'en veux absolument pas! C'était il y a des années... Et j'ai fait des choses bien plus détestable, tu peu me croire...Alors prends tout ton temps et considérons cela comme le premier pas vers la réparation de notre relation fraternelle que nous n'avons jamais vraiment eu, d'accords?"
Aemon n'en revenait pas que son petit frère soit aussi doux et pacifiste. Encore une nouvelle facette de Reago qu'il découvrait... Ces derniers temps, ils enchaînaient les découvertes... Manquerait plus que Korona ouvre les yeux et ce serait le bouquet! Il devrait aussi prendre exemple sur son frère pour son futur règne. Dommage d'ailleurs que Reago soit promit secrètement à régner lui aussi car Aemon avait commencer à penser à abdiquer au profit de son frère... Tans pis.
Il attrapa la tête de son frère et colla leur front l'un contre l'autre et murmura:
"Merci, petit frère.
-Dans une famille, on veille les uns sur les autres.
-Tu as raison. Et c'est d'ailleurs, ce que j'ai fait cette nuit-là! Même si ce n'est pas ce qui me préoccupait réellement sur le coup.
-Ah oui?
-Oui! Mais, d'abords, commençons par le commencement...
-Je t'écoute.
-Tu te souvient? Lors de ma naissance et celle de Viscéria, maman avait grogner quand oncle Sam nous as pris de ses bras pour vérifier que nous étions en bonne santé. Mais pour toi, ce fut très différent: Elle refusa de te laisser partir et lorsque oncle Sam parvint à te prendre, maman devint complètement folle de rage et il fallut six Immaculés, oncle Jorah, oncle Vers Gris et papa pour la maîtriser. Elle ne se calma qu'après t'avoir récupérer et elle interdit à oncle Sam de s'approcher à nouveau de toi. Après cet évènement, elle passa le plus clair de son temps avec toi, abandonnant son trône, le laissant à papa. Elle refusa également de te laisser à la nourrisse et fit approcher ton berceau jusqu'au bord de son côté du lit. Et moi, je la voyait nous abandonner, m'abandonner MOI! Et à mes yeux de sale gosse égoïste et arrogant de cinq ans, cela était incompréhensible qu'elle préfère le mi-Stark mi-Targaryen au lieu du Targaryen pur-sang. Et je te haïssait pour cela... Alors, chaque nuits, je me glissait jusqu'à ton berceau pour te cracher au visage toute ma haine. Mais toi... Je ne sais pas comment tu faisait, mais dés que j'arrivais, tu ouvrait les yeux et me regardait avec un sourire paisible et généreux qui me calmait en moins d'une demi-heure. Et cette scène se répéta encore et encore durant plusieurs mois. Chaque nuits, je venait t'insulter. Chaque nuits, tu posait sur moi un regard apaisant qui me donnait l'impression que tu comprenait tout ce que je te disait. Et chaque nuits je repartait encore plus énerver car j'étais incapable d'aller jusqu'au bout... Et puis... Arriva une nuit... Une nuit qui changea tout: Comme tout les soirs, je venait de te cracher ma haine au visage et, comme tout les soirs, tu m'avait calmer et je m'apprêtait donc à repartir me coucher. Mais c'est alors que tu as soudain eu l'air paniquer. Tu as bondit sur tes pieds, attraper le bords de ton berceau d'une main et ma manche de l'autre en couinant comme pour me dire de ne pas partir. Je parvint difficilement à me défaire de ta prise incroyablement forte pour un nourrisson et me suis glisser dans le couloir. Mais j'aurais due t'écouter car après seulement quelques mètre, je fut bâillonner, ligoter et jeter comme un sac à patate sur l'épaule d'un inconnue dont je ne vit jamais le visage. Je me débattit sauvagement pour me libérer durant de longues minutes mais je me stoppa soudain nette car, quelques mètre derrière l'homme... Tu était là. A quatre pattes, grognant méchamment, le visage tordus dans une grimace de rage pur et... A cette époque, je crut avoir rêver mais... Tu avait... Des crocs, des griffes et quatre petites bosses sur le front. L'homme se retourna et lorsqu'il te vit, tu le chargea à une vitesse vertigineuse à tel point qu'il n'eus pas le temps de réagir. Tu lui sauta au visage et tu te mit à le déchiqueter sous mes yeux apeurés. Il tomba au sol tandis que tu continuait à le défigurer et après s'être débattu une longue minute, son corps tomba inerte. Après cela, tu t'es tranquillement avancer vers moi, tu trancha mes liens et te lova dans mes bras où tu t'endormis quasi instantanément. Je ne pouvait plus bouger, trop choquer pour comprendre ce qui venait de se passer. Je te regarda et ne vit plus ni griffes, ni crocs, ni bosses. Puis j'entendis des bruits dans le couloir se rapprochant et, sans réfléchir, je te posa au sol avant de te jeter mes liens puis j'attrapai un énormes vase et me mis à fracasser le crane de mon kidnappeur avec. Je frappa encore et encore et encore, jusqu'à ce qu'il soit impossible de voir la moindre trace morsure ou de griffure. J'avais, du même coups, totalement enfoncer son crane, le rendant méconnaissable. C'est alors que nos parents et quelques Immaculés arrivèrent et, voyant la scène, ils conclurent évidemment que TU avait été enlever et que JE t'avais sauver. Ne sachant pas si j'avais rêver et, sans doute aussi un peu par instincts fraternel, je ne nie pas cette version de l'histoire mais ne m'en vantas pas pour autant. Depuis cette nuit, je revint à nouveau chaque nuits mais plus pour t'insulter mais juste pour te regarder et m'interroger, tandis que toi, tu continuait à me regarder avec ton sourire-signature. Mais aujourd'hui, je sais que je n'ai pas rêver: C'est cette nuits que tu as réveiller ton Dragon pour la première fois et c'est cette nuits que tu as tuer pour la première fois."
Reago était choquer par cette révélation qui adouci un peu son dégoût de lui-même. Il n'avait oser interrompre son frère car il sentait que ce récit lui demandait beaucoup de courage et que la moindre interférence le bloquerait et l'empêcherait d'arriver au bout.
"Aemon, Je...
-Tu n'as rien à dire... Tu n'as même pas besoin de révéler cette vérité, si tu n'en as pas envie, je ne te force à rien. Je voulait juste te confier mon secret, le partager avec le premier concerné et, surtout enfin faire ce que je n'aie jamais pu faire durant toute ces années."
Sur cela, il enlaça son frère à la grande surprise de ce dernier.
"Merci, petit frère... Merci de tout cœur..."
Reago, d'abords surpris par cette douce étreinte, finit par fondre en larme et rendit sa tendresse à son frère. Il savait désormais que le Dragon de l'Enfer n'était pas juste une boule de haine et de violence sans conscience. Il avait le même amour que lui pour ses proches. Il venait de faire un pas de plus vers son absolution et son acceptation de lui-même...
-En parallèle, dans une autre pièce du navire-
Korona était tranquillement assise sur son lit, adossée au mur, bien droite. On pourrais croire qu'elle était en train de dormir mais non, elle "lisait" comme en témoignait le livre ouvert sur ses jambes et sa main frôlant du bout des doigts les petites bosses composants les mots sur les pages. Korona appelait cela du Braille.
"Bonjours, princesse Viscéria.
-Comment as-tu sut que j'étais là? J'étais parfaitement silencieuse.
-Vous vous déplaciez peut-être sans bruit mais vos battement de cœur, votre parfum de groseille et de lilas, et surtout votre course effrénée qui s'est arrêter "comme par hasard" à quelques pas de ma chambre vous ont trahit.
-Premièrement, tu peut me tutoyer et m'appeler juste Visceria. Pas besoin d'être aussi solennel en privé. Deuxièmement, je n'aie pas mis de parfum aujourd'hui alors comment as-tu pu le sentir?
- Tu en mets tout les jours alors tu est imprégner d'un résidu qui me rappel qui tu es.
-Qui je suis?
-Oui. Pour quelqu'un comme moi, chaque personne as une odeur unique qui le définit et, plus cette personne as une histoire riche, et plus son odeur est unique. Mais même sans cela, le parfum de chacun me permet de cerner sa personnalité. Si tu le permet, je vais te prendre comme exemple.
-Pas de problème.
-De par la quantité de parfum que tu porte, je peut dire que tu aime être au centre de l'attention, typique des Sangs-Bleu, mais aussi que tu es quelqu'un d'honnête et de digne de confiance.
-En quoi la quantité de parfum peut te permettre d'en dire autant sur moi?
- Tu en mets une certaine dose pour attirer les regards sur toi mais pas au point de m'agresser le nez. Si c'était le cas, cela m'indiquerait que tu cherche à cacher quelque chose. Seul les personnes malhonnêtes s'imbibe de parfum pour cacher leur mauvaises intentions au point d'empester. C'est comme ça que je peu déceler les menteurs et les tricheurs... Mais je me doute que tu n'est pas venus jusqu'ici pour parler maroquinerie. Alors, de quoi est-tu venus me parler?
-... Je t'admire...
-Pardon?
-Tu es la personnification même de mon rêve: Tu as la grâce, la noblesse et l'élégance de tante Sansa parfaitement équilibrée avec la force, le courage et l'esprit aventureux de tante Arya. Il y à encore quelque jours, je te prenais pour ma petite sœur vulnérable, frêle et délicate que je devait protéger mais aujourd'hui, je sais qu'en réalité, depuis ces cinq dernières années, c'est toi et Reago qui nous protégiez tous du Dragon de l'Enfer. Vous êtes vraiment incroyable! Mais malgré le lourd fardeau qui pèse sur vos épaule, vous êtes tellement tranquille, tellement paisible, tellement assurés. Je suis désolé de t'avoir dénigré et perçus comme une simple petite aveugle sans envergure durant toute ces années, mais je peut te promettre qu'à partir de maintenant vous pourrez toujours compter sur mon soutient. Vous êtes ma famille et je ferait tout ce qui es en mon pouvoir pour vous aider à porter votre fardeau. Je deviendrait aussi forte que toi. Je vous suivrait et vous soutiendrait de toute mes force. J'en fait le serment."
Korona sourit paisiblement à cette déclaration. Voila bien un discoure enflammer digne d'une Stark. Du Viscéria tout cracher. Si seulement elle savait qu'en réalité, elle aide déjà depuis cinq ans par sa simple présence et l'amour qu'elle et Aemon porte à Reago, bien que pour le frère, pour une raison obscure, cela soit plus retenu. Comme si il cachait quelque choses... Mais cela suffisait amplement.
"Je te remercie mais tu te trompe sur un point: Toi et toute ta famille nous avez beaucoup aider et protéger. Et ce durant dix ans.
- Dix ans? Que veut-tu dire?
-Avec tout ce qu'il as vécut, Reago aurait due totalement sombrer dans la folie et la rage de l'arène, et ce dés la première année, mais non! Il s'est accroché, il as tenu bon car il savait que quelque part, sur un continent lointain, une grande et belle famille l'aimait, l'attendait et espérait son retour. Alors il as fait tout ce qu'il pouvait pour ne pas vous oublier et ne pas perdre de vue son objectif: Il me racontait vos histoire en boucle, il acheta de la fourrure de loup blanc pour en rembourrer sa cape et se rappeler son père, il créa son geste-signature pour ne pas oublier sa mère, il conçut toute sa tenu pour ne pas vous oublier. Tu n'imagine pas le nombre de fois où il as faillit craquer et où j'ai dut lui rappeler que vous étiez là-bas et que vous l'attendiez. Pendant tout ce temps, vous le protégiez autant qu'il vous protégeait."
Viscéria était stupéfaite. Elle n'aurait jamais imaginer avoir eu une tel importance dans la vie de son petit frère. Cela dissipa son impression de ne servir à rien et de ne rien pouvoir faire pour lui et Korona et la motiva à être encore plus présente pour les deux. Perdu dans ses pensées, elle surtsautat légèrement quand Korona vint l'étreindre tendrement avant de lui murmurer à l'oreille:
" Alors merci, Princesse Viscéria. Merci d'avoir été "là" pour lui. Merci de tout coeur..."
Aprés quelques secondes, la Petite Dame de Winterfell lui rendi son étreinte sans avoir conscience qu'exactement au même moment, à l'aute bout du navire, en parfait miroir d'elles, les deux frère se prirent également dans les bras. En cet instant magic où le temps sembla comme suspendu, deux relations fraternels furent réparer et renforcer plus que jamais en plus de quinz ans.
Durant de longues minutes, les deux duos restèrent là, se consoler mutuellement avant d'entendre la voix de la vigie résoner à travers tout le navire:
"Terre en vue!"
