CHAPITRE 9 : Les aventures de tonton Milo en Sibérie
Courage, chevaliers d'Or ! Vous devez traverser les douze maisons du Zodiaque, défendue chacune par un chevalier de Bronze, pour sauver Aioros, dont le coeur a été percé d'une flèche !
Shun, le gardien de la huitième maison, retient les chevaliers d'Or avec sa Tempête Nébulaire. Mais le chevalier Andromède est prêt à les laisser passer s'ils libèrent Ikki du cercueil de glace dans lequel il est enfermé.
À peine cela est-il accompli que Ikki se dresse de nouveau devant nos héros ! Saga et Saga se sacrifient alors en prenant Shun en otage, devenant l'unique cible du Phénix, et permettant à ses collègues de partir. Une fois que son frère s'est calmé, Shun part à la rescousse d'Aioros, laissant Ikki soigner les Gémeaux.
- Et maintenant, le dessert ! Par l'Illusion du Phénix !
Lorsque Shun trouve Aioros, il lui injecte du sang du Vieux-Maître. Cela ralentit son organisme et freine la progression de la flèche d'or qui lui perce le coeur, au prix de quelques effets secondaires bénins : peau violette, barbe blanche, éventuellement des radotages.
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! ! ! ! ! hurle Aioros. Pitié, achevez-moi ! ! ! ! !
Pendant ce temps, la bataille du Sanctuaire continue ! Nos héros atteignent la neuvième maison, celle du Cygne. Hyoga laisse passer tout le monde, excepté Milo.
- Le sort de tes camarades m'est bien indifférent, déclare le chevalier de Bronze. Excepté Camus, bien sûr.
- Alors pourquoi tu l'as laissé passer ?
- Papa Camus a une tonne de circonstances atténuantes ! Il se bat contre le réchauffement climatique, sauve les phoques et les ours polaires des braconniers, fait partie de l'association Pingouins Sans Frontières, a lancé une pétition pour l'éloignement du soleil dans le cadre de l'opération "Froid pour tous"...
Hyoga et Milo se font face et s'observent. Aucun des deux ne semble vouloir engager le combat. Hyoga a pourtant retenu Milo. Et Milo déborde toujours d'enthousiasme à l'idée de piquer ses adversaires. Mais qu'attendent-ils donc ?
...
Quelques années auparavant, en Sibérie...
Camus reçoit Milo. Ce dernier a les bras croisés sur la poitrine et frissonne.
- Brrr...
- Merci d'être venu ! le remercie chaleureusement Camus.
- Brrr... répond Milo.
Camus désigne l'ongle spécial de son ami.
- Tu peux cacher ça, s'il te plaît ?
- Pourquoi ?
- Ça risque d'effrayer le petit.
Milo met sa main droite dans sa poche en maugréant. Ensuite ils vont trouver Hyoga et son ours polaire en peluche. Camus fait les présentations :
- Milo, je te présente Hyoga et son nounours.
- Il s'appelle Isaac ! précise l'enfant.
- Hyoga, voici Milo, poursuit Camus. C'est mon meilleur ami. Tu peux lui faire confiance, il s'occupera bien de toi durant mon absence.
- Brrr... confirme Milo.
Le petit Hyoga semble méfiant. Camus donne discrètement un coup de coude à son ami.
- Souris un peu ! lui souffle-t-il.
- Enchanté ! articule Milo en claquant des dents.
Puis il sort sa main de sa poche pour serrer celle de Hyoga. Celui-ci, en voyant l'ongle de Milo, panique et va se réfugier derrière Camus. Le chevalier du Verseau s'accroupit face à son disciple.
- Tu as confiance en moi ?
- Bien sûr !
- Alors, tu dois avoir confiance en Milo.
Hyoga jette un regard à Milo et fronce davantage les sourcils.
- Vraiment ?
- Oui ! Il est comme un frère pour moi !
Hyoga lance une nouvelle oeillade à Milo.
- Pourquoi il tremble comme ça ?
- Parce que j'ai froid ! réplique le Scorpion.
Hyoga regarde son professeur, de plus en plus confus.
- Ça veut dire quoi, "avoir froid" ?
- C'est compliqué... Moi-même j'ai mis longtemps à comprendre cette expression. J'essaierai de te l'expliquer à mon retour.
- T'es vraiment obligé de partir ?
- Il y a une conférence mondiale contre le réchauffement climatique, il faut absolument que j'y sois !
- Tu as raison... se résigne Hyoga, à contrecoeur.
Camus donne les dernières consignes à son ami :
- Refroidis bien ses aliments après les avoir cuit ! Ne fais jamais de feu près de lui ! Et il dort sans couverture, donc ne le couvre jamais quand il dort, ça pourrait le tuer !
- Oui oui ça va j'ai compris ! s'impatiente Milo. Je peux aller au chaud, maintenant ?
- Je croyais que tu serais content de garder Hyoga pendant que je vais voir ma maman. Tu as toujours voulu avoir un disciple, non ?
- Pas dans ces conditions ! Et à propos de ta mère, pourquoi tu ne dis pas la vérité à Hyoga ?
- Il se sent si proche de moi et il a perdu sa maman. Alors je n'ai pas pu lui avouer que j'ai encore la mienne.
Lorsque Camus part, Hyoga le regarde s'éloigner en pleurant. Avec Milo à ses côtés.
- Brrr !
- Mais c'est quoi, tous ces "brrr" ? demande Hyoga.
Milo se tourne pour lui répondre mais remarque l'impensable.
- Mais tu pleures des glaçons !
- Oui et alors ? Vous pleurez jamais, vous ?
Une fois que Camus est hors de vue, Milo court se réfugier dans l'igloo-chambre d'ami pour y faire un feu.
Une heure plus tard...
- Atchoum !
Toc ! Toc ! On toque à la porte de Milo. Celui-ci est emmitouflé sous cinq couvertures.
- En... Atchoum ! ... Entrez !
La porte s'entrouvre sur le visage de Hyoga.
- Ah, c'est toi, Yogi, lui dit Milo.
- Hyoga !
- Atchoum !
- Non, c'est Hyoga ! corrige l'enfant.
- Qu'est-ce que tu veux ?
- C'est quoi, tous ces "hatchoom" ?
- C'est à cause du froid !
- Comment ça ? Je comprends pas.
- J'ai froid !
- Mais ça veut dire quoi, "avoir froid" ?
- Ne laisse pas la porte ouverte, je gèle !
- Vous gelez ? répète Hyoga, confus. Comment on peut geler ? C'est impossible !
- Si !
- Comment ?
- Reviens plus tard, j'essaie d'allumer un f... atchoum ! ... un feu depuis une heure ! Mais il fait trop froid !
- Tout ce que vous faites, depuis une heure, c'est crier "hatchoom". Et ça m'empêche de me concentrer pour faire mes exercices. Est-ce que vous pourriez arrêter, s'il vous plaît ?
- Va voir ailleurs si j'y suis ! s'emporte Milo.
Hyoga claque la porte et retourne s'entraîner en regrettant encore plus l'absence de Camus. Il a les larmes aux yeux.
- Papa... Pourquoi tu m'as laissé tout seul avec ce méchant monsieur...
Le soir venu, Milo parvient enfin à allumer son feu.
- HOURRA !
Il réunit toutes ses provisions autour de lui.
- Camus revient dans cinq jours. J'ai assez pour tenir jusqu'à son retour, et sans sortir d'ici !
Il se couche pour se reposer.
- C'est bien la première et la dernière fois que j'accepte de lui rendre service ! Il aurait pu me prévenir qu'il faisait si froid ici !
Le sommeil le gagne progressivement.
- En plus, il m'a laissé ce gosse qui ne comprend rien au froid.
Soudainement, Milo se rassied.
- Au fait, je ne l'entends plus depuis tout à l'heure...
L'inquiétude le gagne.
- Je n'aurais peut-être pas dû le gronder... Il s'est quand même pas suicidé en s'enfermant dans le frigo ?!
Puis il se rassure :
- Aucune chance ! Il ignore ce que c'est, d'avoir froid. Alors comment pourrait-il mourir de froid ?
Milo se recouche. Et se redresse d'un bond une minute plus tard.
- Mais même s'il ne meurt pas de froid, il va étouffer, enfermé dans le frigo !
Milo sort de son lit, puis de son igloo, puis revient à l'intérieur, met une sixième couverture sur son dos, une septième, une huitième, puis sort de nouveau de l'igloo-chambre d'ami et rentre dans l'igloo principal. Personne en vue.
- Hyo... Zut, j'ai déjà oublié son nom. Petit ! Où t'es ?
Il court jusqu'à la cuisine et, les mains tremblantes (à cause du froid, évidemment), il ouvre le frigo.
- C'est pas vrai ! s'exclame-t-il. Du vin !
Il prend une bouteille, puis une deuxième.
- Ça va me réchauffer ! se justifie-t-il.
Il referme le frigo et continue à chercher. Et il trouve enfin Hyoga. Il était tout simplement dans sa chambre, assis par terre contre son lit. Il est en larmes et serre son ours polaire en peluche dans ses bras. Il pleure des glaçons à cause de moi, se dit Milo. Le chevalier du Scorpion va tenter de briser la glace entre eux.
- Écoute, Hyo... Hyo-Hyo. C'est pas contre toi que j'étais fâché tout à l'heure, c'était parce que j'avais froid... Ah oui tu sais pas ce que c'est. Je vais t'expliquer !
Milo fait un pas en avant, pose le pied sur le verglas frais des larmes de Hyoga, tombe sur les fesses et glisse jusqu'au disciple de Camus.
- Maudit verglas ! jure Milo.
Hyoga est toujours en larmes. Milo remarque l'étrange ours en peluche.
- Mais il manque un oeil à ton ours ! Il est borgne ?
Hyoga pleure de plus belle. Milo lève les mains et fait l'innocent, tout en brandissant son ongle imposant.
- C'est pas moi qui lui ai crevé l'oeil ! Juré !
En voyant l'ongle de Milo, Hyoga se recroqueville dans un coin.
- C'est pas moi, je te dis ! clame Milo.
Hyoga fixe, apeuré, l'ongle acéré. Lorsque Milo s'en rend compte, il le cache sous ses couvertures.
- Hum... Et si nous parlions du fait d'avoir froid, puisque tu voulais savoir ce que ça veut dire ? Alors, avoir froid, c'est... Comment t'expliquer...
Milo se gratte la tête avec son ongle.
- Avoir froid, pour faire simple, eh bien... euh... c'est le contraire d'avoir chaud !
Et Hyoga ouvre enfin la bouche :
- Alors... ça veut dire qu'avoir froid... c'est une sensation agréable ?
- On dirait que t'as rien compris.
- Si ! Avoir chaud est la pire sensation qui soit, donc avoir froid est la meilleure !
- Ça dépend pour qui...
- Comme je vous envie ! J'aimerais tant avoir froid, moi aussi ! Ce que je ne comprends pas, c'est pouquoi vous tremblez et claquez des dents quand vous avez froid.
- C'est ce qu'on fait quand on a froid !
- Ah bon ?
Hyoga risque de ne jamais comprendre. Donc Milo change de sujet :
- Au fait, qu'est-il arrivé à ton ours ?
Le visage de Hyoga se rembrunit.
- Un des yeux d'Isaac est tombé sous mon lit.
- C'est pas une raison pour pleurer !
Milo s'abaisse et regarde sous le lit. Hyoga s'attriste à nouveau.
- Il est trop loin, j'arrive pas à l'atteindre.
- Laisse-moi faire !
Milo étire son bras et récupère l'oeil de la peluche grâce à son grand ongle.
- Et voilà ! sourit-il.
Mais Hyoga, lui, ne sourit toujours pas.
- Comment on va le recoller ? Y'a pas de colle ici.
- Laisse-moi faire !
Milo trouve du fil et, à l'aide de son ongle-aiguille, il recoud l'oeil de la peluche. Il la redonne au petit Hyoga qui est émerveillé.
- Comment vous avez fait ?!
- J'ai recousu.
- J'ai vu, mais vous l'avez fait avec votre ongle ! Vous pouvez m'apprendre ?
- Non, désolé, c'est une technique qui ne se transmet que de Scorpion en Scorpion !
- S'il vous plaît !
- J'ai dit non.
- S'il te plaît !
- Non, j'ai dit !
- S'il te plaît, tonton Milo !
- Tonton ?! répète Milo, interloqué.
- Ben oui. Camus a dit que vous étiez son frère.
- Non, il a dit que j'étais "comme un frère". Et Camus n'est pas ton père !
- Si ! On a tellement de point commun ! On adore le froid, on déteste le chaud, et en plus on a tous les deux perdu notre maman dans un naufrage !
Le lendemain, Hyoga vient réveiller Milo à l'aurore.
- Quoi, il est quelle heure ? marmonne le Scorpion.
Encore à moitié assoupi, Milo pose sa main sur son réveil.
- Que fait ce glaçon ici... Mon réveil ! Il a gelé !
- Debout, tonton Milo !
- Qu'y a-t-il ?
- Il faut qu'on aille faire les courses !
Milo regarde par la fenêtre. Il fait encore noir dehors.
- Si tôt ?!
- Bien sûr ! Il faut aller au marché. On a trois heures de marche devant nous.
- Trois heures de marche ?! Tu plaisantes ?!
- Non tonton. Ça fait partie de mon entraînement.
- Pas du mien ! répond Milo tout en disparaissant sous les couvertures.
- Mais je peux pas y aller seul !
- Pourquoi pas ? Tu connais le chemin, non ?
- Papa Camus a dit que j'étais trop jeune pour marcher six heures tout seul.
La tête de Milo réapparaît de sous ses couvertures.
- Six heures ? Tu viens pas de dire trois heures ?
- Oui, trois heures pour l'aller. Et trois heures pour le retour. 3 x 2, ça fait 6, tonton.
Milo se pique et se re-pique pour se réveiller de ce cauchemar. En vain !
Il se prépare et va rejoindre Hyoga dehors. Celui-ci le regarde étrangement.
- Qu'est-ce que tu as aux mains, autour du cou et sur la tête, tonton ?
- Des gants, une écharpe et un bonnet !
- Ça sert à quoi ?
- Et toi, pourquoi portes-tu un parasol ?
Hyoga hausse les épaules.
- Pour me protéger du soleil, voyons ! Ne t'inquiète pas, j'ai aussi un parasol pour toi, tonton.
Milo profite quand même du voyage pour s'acheter une dizaine de bouillotes au marché.
Le soir venu, après une éreintante journée d'entraînement, Hyoga va se coucher. Milo fait pareil. Il allume son feu, installe ses bouillottes et se glisse sous ses dix couvertures.
Une heure plus tard, Hyoga ouvre brusquement sa porte et le feu s'éteint. Milo fusille l'enfant du regard et est à deux doigts de lui lancer son attaque.
- J'ai fait un cauchemar, tonton Milo ! Je peux dormir avec toi, s'il te plaît ?
- NON !
- Mais papa Camus me laisse toujours dormir avec lui !
- Très bien, mais je reste sous mes couvertures et avec mes bouillotes !
Ainsi Milo compte dissuader Hyoga. Mais celui-ci vient quand même se coucher contre le Scorpion, hors des couvertures bien sûr. Il tiendra pas cinq minutes ! ricane intérieurement Milo.
Le lendemain, ils se réveillent blottis l'un contre l'autre.
- T'as pas eu trop chaud, tonton ?
- Malheureusement non car t'as éteint mon feu !
Hyoga semble confus.
- Mais c'était une bonne chose, alors ! Sinon tu aurais pu mourir de chaud !
- Je suis pas un fana du froid comme ton maître ou toi ! Moi, j'ai besoin de chaleur ! Tu piges ?
- Pas vraiment...
Durant la journée, Milo passe son temps à observer Hyoga s'entraîner... de la fenêtre de son igloo, près de son feu et emmitouflés sous ses couvertures. Au bout de plusieurs heures, Milo se risque à mettre l'ongle dehors.
- Dis, tu ne fais que t'entraîner. Tu t'amuses jamais ?
- Si, d'ailleurs il va être l'heure.
- L'heure ? Comment peux-tu savoir l'heure qu'il est !
- Selon la position du soleil dans le ciel. C'est papa Camus qui m'a appris.
Ensuite Hyoga rentre dans son igloo et en sort avec un petit traîneau.
- Tu viens faire un peu de luge avec moi, tonton Milo ?
- J'ai passé l'âge !
- Allons, papa Camus m'accompagne toujours !
- Et puis il fait trop froid !
Après son tour de luge, Hyoga fait des boules de neige. Il a pas intérêt à m'en lancer une ou il va tâter de mon ongle ! le surveille Milo.
- Tu viens faire un bonhomme de neige avec moi, tonton ?
- C'est plus de mon âge !
- Allez ! Papa Camus m'aide toujours !
- Fait trop froid, je t'ai dit !
Puis Hyoga enfile ses skis.
- Il y a la paire de skis de papa Camus si tu veux, tonton. Et dis pas que c'est plus de ton âge !
- J'ai les pieds trop gelés pour skier !
Pendant que Hyoga s'amuse, Milo retourne à la réserve de bois que Camus lui a laissée avant de partir.
- Nom d'un aiguillon ! s'exclame-t-il.
Hyoga passant près de lui, il s'arrête.
- Un problème, tonton ?
- Il n'y a pas assez de bois pour que je tienne jusqu'au retour de Camus. Je vais mourir de froid avant !
Hyoga, interloqué, se demande si Milo plaisante. Mourir de froid ?! C'est tout simplement impossible ! Mais Milo n'a pas l'air de plaisanter.
- Je n'ai pas le choix, poursuit Milo. Je passe encore une nuit ici, mais demain, je rentre chez moi.
- Tu comptes me laisser tout seul, tonton ?
- Tu t'en sortiras.
Silence.
- N'est-ce pas ?
Copier-coller de silence.
- Pas vrai ?
- Oui tonton, murmure Hyoga tristement.
- Allez, fais pas cette tête ! On n'a vraiment rien en commun. Tu manges froid, moi chaud. Tu dors torse nu, moi sous une dizaine de couverture. T'adores le froid, moi je ne le supporte pas.
Le lendemain matin, Milo est le premier à se lever.
- Tiens ? s'étonne-t-il. D'habitude, il est plus matinal que moi.
Un tantinet inquiet, il entre dans l'igloo principal et trouve Hyoga dans son lit. Celui-ci ayant entendu des bruits de pas, il se réveille.
- Il est quelle heure, tonton ?
- Je sais pas.
Hyoga regarde le soleil par la fenêtre et sursaute.
- Déjà si tard ?!
Il se lève rapidement, prend sa douche glacée, son petit-déjeuner (une glace à la glace) et sort pour s'entraîner.
- Puisque tu vas bien, dit Milo, je vais faire mes bagages et je rentre chez moi.
- Attends tonton, j'ai une bonne nouvelle ! Le livreur de bois est passé cette nuit, tu peux rester !
Le visage de Milo se crispe. Il espérait tellement quitter cette contrée glaciale ! Il va vérifier la réserve de bois et constate qu'il y en a plus que la veille. Dépité, il retourne dans son igloo et observe l'apprenti-chevalier s'entraîner depuis sa fenêtre. Mais il semble que quelque chose ne tourne pas rond : Hyoga transpire ! Et pas qu'un peu. Et ses mouvements sont plus lents que la veille. Milo ouvre la fenêre et s'adresse à son "neveu" :
- Tu devrais faire une pause.
- Pas question ! Déjà que je me suis levé en retard... Il faut que je devienne fort si je veux revoir ma maman !
Le chevalier du Scorpion reste interloqué quelques secondes.
- Mais... réplique-t-il, hésitant. Tu sais que... ta maman est... elle a coulé au fond de la mer !
- Oui je sais mais une épaisse couche de glace m'empêche de la retrouver. J'ai besoin d'être fort pour la briser !
Hyoga continue à s'entraîner sans relâche jusqu'au bout de ses forces et s'écroule. Milo sort et patauge dans la neige pour le rejoindre.
- Ça va, Hyoga ?
- Je suis fatigué...
Le chevalier d'Or pose sa main sur son front.
- Tout va bien, tu n'as pas de fièvre.
- Tu portes encore ces choses aux mains, tonton ?
Surpris, Milo se rappelle qu'il a des gants. Il ôte les trois qu'il a à la main et reprend la température de Hyoga.
- Tu as de la fièvre !
- C'est quoi, la fièvre ?
Hyoga pose à son tour sa main sur son front et la retire aussitôt.
- Ah ! crie-t-il. C'est bouillant !
L'enfant panique.
- La chaleur m'attaque ! Je vais mouriiiiir !
Il se recouvre de neige.
- C'est pas comme ça que tu vas guérir ! le prévient Milo. Il faut qu'on voie un docteur.
- Il n'y a pas de docteur, par ici.
- T'es sûr ?
- Oui.
- Un médecin, peut-être ?
- Y'a pas de médecin non plus.
- Mais il faut te soigner, pourtant !
- Soigner ? répète Hyoga. Comme un soigneur ?
- Tu connais un soigneur ?
- Oui, le Soigneur Cristal. Tu le connais pas ? Tout le monde le connaît, ici !
- Montre-moi où il habite !
Milo prend le malade sur son dos. Hyoga le guide jusque chez le Soigneur Cristal, qui l'examine.
- Le pauvre petit, il a tellement de fièvre ! compatit Cristal. C'est atroce ce qui lui arrive ! Bougez pas, je reviens !
Il court dans la pièce voisine, laissant Hyoga et Milo seuls. Ce dernier craint le pire.
- T'es où, tonton Milo ? murmure Hyoga d'une voix faible.
Milo prend sa main dans la sienne.
- Je suis là !
- Je suis si fatigué...
- Accroche-toi ! Ton nounours Isaac attend ton retour !
Silence.
- Allez, reste avec nous ! Si tu veux, on fera de la luge ensemble !
Silence.
- Et aussi des bonhommes de neige !
Silence.
- Et aussi des batailles de boules de neige !
Silence.
- Et on skiera ensemble !
Silence. Le soigneur est de retour. Milo l'empoigne par le col.
- Faites quelque chose ! Vous voyez pas qu'il est en train de mourir ?!
- Non, il s'est juste endormi.
- Endormi ?!
Milo relâche le docteur...
- Soigneur ! corrige Cristal.
... et observe Hyoga. Il respire nomalement. Il dort.
- Ne vous inquiétez pas, un peu de repos et il sera de nouveau sur pied ! Il s'est trop surmené.
Soupir de soulagement de Milo. Le Seigneur Cristal...
- Soigneur ! insiste-t-il.
... pose plein de boîtes de médicamments sur la table. Et remplit un bout de papier pour Milo.
- Voici votre facture !
Milo la regarde, tétanisé.
- Qu'y a-t-il ? La santé de votre neveu n'a pas de prix !
Après avoir obtenu une réduction en montrant de plus près son ongle au soigneur, Milo a ramené Hyoga et l'a couché dans son lit.
- Hyoga... Pourquoi t'as été chercher du bois cette nuit ?
- Parce que... Parce que je voulais que tu restes, tonton.
Le lendemain, Hyoga et Milo ont passé la journée à s'amuser ensemble. Le surlendemain aussi. Ils se sont amusés jusqu'au retour de Camus.
- Papa ! crie Hyoga en courant vers lui et en sautant dans ses bras.
- Tu as l'air si heureux de me revoir. Milo n'a pas été gentil ?
- Oh si ! Il pourra revenir, s'il te plaît ?
- Je crois pas qu'il...
- Bien sûr que je reviendrai ! l'interrompt Milo.
Camus est abasourdi ! Il pensait que Milo détestait cet endroit glacé. Le Scorpion se serait-il attaché à Hyoga ? Milo ne voulant pas le montrer, il se reprend :
- Bien sûr que je reviendrai. Car tu iras sûrement à d'autres séminaires contre le réchauffement climatique, pas vrai ?
Ainsi, à chaque fois que Camus est retourné voir sa maman, prétextant toujours autre chose, c'est Milo qui est venu garder Hyoga.
Un jour qu'il s'ennuyait trop en Grèce, Milo téléphona à Camus en prenant une voix de femme.
- Allô ? répond Camus.
- C'est moi, mon petit.
- Qui ça ?
- C'est maman, enfin !
- Maman ?! répond le Verseau, étonné. Tu as une drôle de voix.
- C'est parce que je suis malade, mon petit.
- Tu veux que je vienne ?
- Oui s'il te plaît viens tout de suite !
- Tiens bon ! Je trouve quelqu'un pour garder Hyoga, puis j'arrive à la vitesse de la lumière !
Milo raccroche son deuxième téléphone. Puis Camus l'appelle sur son premier. Il décroche.
- Allô ? répond-il avec la même voix féminine.
- Maman ?!
Réalisant son erreur, Milo reprend vite sa voix.
- Non, moi c'est Milo !
- Mais... C'était la voix de maman malade, à l'instant...
- Réfléchis un peu, mon vieux ! Que ferait ta maman chez moi ? Il fait bien trop chaud pour elle, ici !
- Oui... Tu as raison.
- C'est pour venir garder Hyoga, que tu m'appelles ?
- Comment t'as deviné ?
- Tu viens de dire que ta maman était malade.
- Tu as le temps ?
- J'avais autre chose de prévu, mais entre potes, il faut s'entraider !
- Merci ! J'ai vraiment de la chance d'avoir un ami comme toi !
Lorsque Camus est allé voir sa maman, celle-ci allait étrangement bien. Et elle ne lui avait pas téléphoné. Alors que Milo était déjà en Sibérie, il reçut un appel de Camus.
- Ma maman va bien, dit ce dernier. Un plaisantin s'est fait passer pour elle et m'a fait croire qu'elle était malade. Si je le tenais, je le refroidirais aussitôt !
Milo frissonne à l'autre bout du fil.
- Est-ce que... tu as reconnu la voix du farceur ?
- Hélas non.
Soupir de soulagement à l'autre bout du fil.
- C'est quoi, ce soupir ? demande Camus.
- Euh... Je souffle sur mes mains pour les réchauffer !
- Bref. Comme maman va bien, je peux rentrer si tu veux.
- Non, rien ne presse ! Maintenant que tu es chez ta maman, profites-en, restes-y quelques jours. Je veille sur Hyoga.
- T'es vraiment un ami... s'émeut Camus.
Durant le nouveau séjour de Milo au pays du froid, Hyoga s'entraîna sans relâche, s'accordant encore moins de loisirs qu'avant.
Milo se demandant d'où vient une telle motivation, Hyoga l'emmène là où le bateau de sa maman a coulé. Puis il frappe la glace de toutes ses forces. Ce qui reste sans effet.
- Tu vois comme cette couche de glace est solide, tonton ? Il faut que je devienne encore plus fort, si je veux pouvoir la briser !
- Et tu feras quoi, après ?
Le disciple hausse les épaules.
- Quelle question ! Je plongerai faire un bisou à ma maman !
- Dans cette eau glaciale ?!
- Glaciale ?! T'es toujours aussi frileux, tonton !
Puis Hyoga se recueille. Tout à coup, il sursaute.
- Dis tonton, t'es un chevalier, n'est-ce pas ?
- Oui pourquoi ?
- Donc t'es fort ?
Milo bombe le torse.
- Bien sûr !
- Tu serais assez fort pour briser la glace ?
Milo lève son ongle.
- Évidemment ! Rien de plus facile pour moi !
- Super ! Tu peux la briser, s'il te plaît ?
- Non, les chevaliers ne peuvent pas utiliser leurs pouvoirs à des fins personnelles.
L'enfant fait la moue.
- Dis plutôt que t'en es pas capable.
- QUOI ?! crie Milo, courroucé.
- T'es pas cap' de briser la glace !
Le visage de Milo vire au rouge. Puis, à la vitesse de la lumière, il mitraille la couche de glace avec son Aiguille Écarlate. Hyoga regarde, émerveillé, le gros trou que Milo a creusé.
- Wouah ! T'es génial, tonton ! Tu m'apprendras, dis ?
Mais Milo ne décolère pas.
- Alors, tu disais que j'étais incapable de faire quoi ?
- C'était juste pour te provoquer, tonton.
Le Scorpion a une furieuse envie de piquer Hyoga. Surtout que celui-ci est tout sourire devant le trou.
- Maintenant, je peux enfin aller revoir ma maman !
Au moment où Hyoga plonge, Milo le rattrape. Hyoga gigote.
- Lâche-moi tonton !
- Pas question ! Camus m'a dit que des tourbillons pouvaient se former sous l'eau. C'est trop dangereux que tu y ailles seul !
- Alors, viens avec moi !
- Dans cette eau glaciale ? Jamais !
- Dis plutôt que tu sais pas nager !
- Si je sais nager !
- Tonton sait pas nager ! le nargue l'enfant.
- Si je sais !
- Alors prouve-le !
- C'est encore une provocation, pas vrai ?
- Mais non !
- Si ! Mais cette fois, je ne me ferai pas avoir !
Quelques années plus tard, alors que Camus est soi-disant parti nourrir les pingouins de l'arctique, Hyoga est devenu assez fort pour briser la glace.
- Ça y est, j'ai réussi ! jubile-t-il.
De son igloo, Milo a senti les vibrations du coup de Hyoga et s'habille chaudement avant de sortir.
Sur la banquise, Hyoga reste pensif.
- Papa Camus et tonton Milo m'ont mis en garde, mais je ne vois aucun tourbillon... C'était du bluff !
Plouf ! Hyoga plonge et se dirige vers le bateau. Tout à coup, un tourbillon se forme et il est pris dedans ! Il s'accroche à ce qu'il peut pour ne pas être emporté, puis perd connaissance au moment où le tourbillon disparaît.
Plouf ! Milo plonge à son tour dans l'eau glacée.
- Fait froiiiiiiiiiid ! tressaille-t-il.
Il trouve Hyoga, le ramène à la surface et se barricade sous une tonne de couvertures, oubliant le disciple de Camus.
- Ah oui tiens ! sursaute-t-il.
Hyoga ne bouge plus. Milo prend son pouls et devient tout pâle.
- Son coeur s'est arrêté !
Le Scorpion panique.
- Que faire ?! Que faire ?!
Emmène-le chez le Soigneur Cristal !
- C'est trop loin !
Pas à la vitesse de la lumière !
- Je peux pas aller aussi vite dans la neige !
Alors, fais-lui du bouche-à-bouche !
La panique de Milo se change en hésitation.
- C'est que... Je me suis pas brossé les dents !
C'est pas une excuse, ça !
- Si !
Fais quelque chose !
- Je réfléchis !
Alors, réfléchis plus vite !
- Arrête de me déconcentrer !
Il réfléchit à la vitesse de la lumière et soudain, il claque des doigts.
- J'ai trouvé !
L'ongle de son index s'allonge et il attaque Hyoga à plusieurs reprises. Jusqu'à ce que le sang de l'enfant se mette à jaillir hors de son corps.
- Super ! sourit Milo. Son sang circule à nouveau ! Et maintenant, une dernière piqûre pour stopper l'hémorragie...
Pic !
- Aïe ! crie Hyoga.
- Il est sauvé ! souffle Milo, soulagé.
- Tonton ?
- Oui ?
- Tonton ?
- Je suis là.
- Je ne te vois presque plus... Et je t'entends pas bien...
Milo le regarde, songeur.
- Voilà un effet secondaire bien étrange...
- Et pourquoi la glace est rouge ?
Milo regarde la glace, maculé du sang de Hyoga. Le sang ! Hyoga en a perdu une grande quantité lorsque Milo l'a "soigné" ! Pris de panique, le chevalier d'Or prend Hyoga dans ses bras et l'emmène à toute vitesse chez le Soudeur Cristal.
- Soigneur ! s'énerve Cristal.
- Il a perdu beaucoup de sang ! panique Milo. Vite, faites-lui une transfusion !
- J'ai pas de poches de sang ici.
- C'est pas vrai ! grogne Milo.
- Si.
- Et votre sang à vous, alors ?
Cristal pâlit.
- Mon... Mon sang ?
Milo lève son index et son ongle s'étire.
- Tu vas lui donner ton sang, de gré ou de force !
Cristal est en sueur.
- Mais je suis peut-être pas compatible !
- Tu aimes le froid, n'est-ce pas ?
- Bien sûr ! Qui n'aime pas le froid ?
- Hyoga aussi aime le froid. Alors vous êtes compatibles !
- Mais...
- Pas de "mais" ! tranche Milo. Maintenant saigne ou je te fais saigner !
Et grâce au sang du soigneur, Hyoga a survécu.
Malheureusement pour Milo, tout ne s'est pas bien terminé pour lui. Lorsque Camus est revenu et qu'il a vu les cicatrices de Hyoga, il a frappé son ami avec l'attaque interdite du Verseau : la Colère du Frigo ! ! C'est un violent coup de frigo sur la tête. Elle est interdite car le frigo y reste lors de l'attaque.
Néanmoins, Milo a pu revenir garder Hyoga lorsque Camus s'absentait, personne ne voulant séjourner dans le froid glacial sibérien.
Et le jour de l'épreuve finale de Hyoga...
- Que fais-tu là, Milo ? l'interroge Camus.
- Je viens voir les progrès de mon disciple !
- Ton disciple ?! MON disciple !
- Euh oui, ton disciple. C'est ce que j'ai dit !
L'élève est face à un énorme glacier. Le professeur donne ses instructions :
- L'armure de Bronze du Cygne sommeille dans ce glacier depuis des siècles. Pour l'obtenir, tu dois le briser ! Tu as compris ?
- Oui papa.
Hyoga fait face à l'immense glacier, seul. Camus regarde son disciple, anxieux. Il espère de tout coeur qu'il réussira, ce sera la preuve qu'il a été un excellent maître !
Hyoga lève sa main et pointe son index vers le glacier. Qu'est-ce qu'il fabrique ? se demande Camus. Puis Hyoga passe à l'attaque :
- Par la Mitraillette du Cygne !
Des centaines de rayons sortent de ses doigts et perforent le glacier. Celui-ci tombe en miettes en quelques secondes devant les yeux hébétés de Camus et le regard plein de fierté de Milo. Ensuite Hyoga va creuser dans les morceaux de glace et en extrait l'armure du Cygne. Il la brandit au-dessus de sa tête, tel un trophée.
- J'ai réussi ! ! ! exulte-t-il.
Milo applaudit. Camus est encore bouche bée. Il met une longue minute à reprendre ses esprits.
- Milo ?
- Oui ?
- Tu peux m'expliquer ?
- Bien sûr. Hyoga a extrait l'armure du Cygne du glacier. Il a réussi. Bravo à lui !
- Non. Explique-moi pourquoi il utilise une technique qui ressemble à la tienne !
Le Scorpion fait l'innocent.
- Elle ressemble à la mienne ?
- Oui !
- Je trouve pas, moi.
- Moi si ! En plus, tu as dit "MON disciple" en parlant de Hyoga, tout à l'heure !
- T'es sûr que c'est pas une technique que tu lui as appris ?
- Sûr et certain !
- Ah...
Quelques secondes de silence.
- Dans ce cas, j'imagine que c'est moi qui lui ai appris ! confesse Milo, gêné.
Alors que la Colère du Frigo est sur le point de s'abattre à nouveau sur lui, Hyoga les rejoint en courant, tout joyeux.
- Vous avez vu, Maîtres ? J'ai réussi !
- Oui j'ai vu ! répondent les deux chevaliers d'Or en même temps.
Camus foudroie son meilleur ami du regard.
- C'est MON disciple !
Le chevalier du Scorpion essaie de se faire tout petit.
- Te fâche pas ! Je lui ai juste appris deux-trois trucs pendant qu'on était tous les deux !
- C'est avec ton "truc" qu'il a réussi l'épreuve finale !
- Mais c'est toi qui l'as entraîné le plus souvent ! Tout le mérite te revient !
- Quel mérite ? Regarde un peu l'armure du Cygne !
Milo l'observe mieux et constate qu'elle est criblée de trous. Puis il se retourne vers Camus, dont le regard est plus glacial que jamais. Sentant le danger, Milo prend ses jambes à son cou et s'enfuit. Hyoga le regarde, confus.
- Ben où il va, tonton ? Il ne fête pas ma victoire avec nous ?
Par la suite, Hyoga a apporté son armure à Mû pour réparation et Camus s'est calmé lorsque Milo a payé la facture.
...
Fin du flash-back. Nous retrouvons Hyoga et Milo qui se font face... Mais ! C'est à moi qu'ils font face ! Ils n'ont pas l'air contents.
- Quel flash-back interminable ! me réprimande Hyoga.
- Même le Vieux-Maître n'a pas pu placer une légende aussi longue ! ajoute Milo, qui n'est pas de meilleure humeur.
- On s'est tourné les pouces tout ce temps !
- Et maintenant, on va devoir régler notre combat sur les quelques lignes qui restent à ce chapitre !
Hyoga sort une pièce de sa poche.
- Pile ou face ? demande-t-il à Milo.
- C'est toi qui lances la pièce ?
- Oui pourquoi ?
- J'ai pas confiance. Laisse-moi faire !
- Moi non plus j'ai pas confiance !
Bon, le temps qu'ils jouent à Saga et Saga, je vous donne rendez-vous au prochain chapitre pour le combat entre Hyoga et Milo !
Dans le prochain épisode... Les aventures de tonton Milo à Asgard !
- Non pitié ! s'affole le Scorpion. Il y fait encore plus froid qu'en Sibérie !
Dans le prochain épisode, pour de vrai...
Hyoga et Milo passent enfin à l'action ! L'issue du combat semble incertaine. Jusqu'à ce que Hyoga se fâche !
- Comment oses-tu prendre ma maman en otage ?! Tu vas me le payer !
Les attaques de Hyoga deviennent plus glacées que jamais ! Mais il faudrait qu'elles atteignent le zéro absolu pour inquiéter Milo.
- Tant que je porterai cette armure, tu ne pourras jamais me battre !
Et pourtant, Milo se retrouvera figé dans la glace !
- Je t'offre une fin digne d'un prince, l'honore Hyoga.
Milo, vaincu par son propre disciple ?!
- MON disciple ! ! ! s'énerve Camus.
Milo est en danger ! Vite, appelez le Sauveur Cristal !
- SOIGNEUR ! ! ! rectifie Cristal, exaspéré.
- Et toi, as-tu déjà ressenti la fraîcheur de la Sibérie ? s'enthousiasme Hyoga.
