Bienvenue sur cet ultime chapitre,

J'espère que vous apprécierez la conclusion de cette petite histoire entre Harry et Théodore...

.

Les réponses au reviews anonymes (bon, je dis les mais à l'instant ou j'écris, il n'y en a qu'une ;-) ) sont réunies dans ce topic : https (deux points slash slash) www (point) fanfiction (point) net (slash) topic (slash) 237726 (slash) 186622768 (slash) 1 (slash) Rayon-de-soleil

.

Sur ce, je vous invite à nouveau à vous mettre à l'aise et, allons-y !

.

Bonne lecture et à bientôt.

.


.

Ce foutu Théodore l'avait fait languir toute la nuit sans l'embrasser. Ni l'autoriser à découvrir ses lèvres. Ils avaient juste passé des heures à explorer leur peau, sans même jamais retirer leur pantalon.

Harry avait rarement ressenti autant de sensualité et de frustration mêlées et il ne rêvait que davantage de lui. La seule pensée de leur prochain rencard lui foutait des papillons dans le ventre. Des putains de papillons.

Harry s'était toujours trouvé tellement empoté dans ses relations. C'était déjà le cas depuis son tout premier baiser, avec Cho Chang. Il n'y avait aucune raison que ce soit différent maintenant qu'il approchait la trentaine.

.

Il était parti, au petit matin, avant même l'arrivée des premiers rayons de soleil, mis dehors par Théodore avec une claque sur les fesses et une gaule d'enfer qui déformait son jean pourtant toujours trop large.

Il était rentré à Birmingham se soulager et se changer. Arrivé aux aurores au Ministère, il avait réquisitionné Fleur dès que possible pour s'épancher pendant de longues minutes, captivé par les pommettes rougies et les yeux brillants d'amusement - ou peut-être même d'envie - de son amie.

Elle avait passé la journée à l'empêcher de lui envoyer un hibou ou pire, de courir à la boutique pour lui faire subir les pires outrages. Il n'y avait bien qu'elle pour arriver à le canaliser et calmer ses ardeurs.

Bien lui en avait pris, de suivre ses conseils. Juste avant dix-sept heures, une missive atterrissait en virevoltant sur son bureau. Théodore lui proposait de se revoir, le soir même.

.

À vingt heures pétantes, Harry et ses papillons qui flanquaient le bazar dans son ventre, toquèrent à la porte du loft de Théodore, les mains moites d'anticipation. Ce type à damner un saint lui ouvrit la porte, les cheveux encore humides.

Des gouttelettes ruisselaient sur ses tempes et s'écrasaient sur son inénarrable t-shirt blanc trop près du corps. Toujours aussi gauche, Harry ne pensa même pas à décrocher un mot.

Il dévora des yeux pendant de longues minutes ce torse trop parfait pour être honnête et ces hanches divinement serrées dans un jean à la toile foncée, déchirée au niveau des genoux.

— Tu entres ?

— Pourquoi tu es au Portoport chaque soir si tu habites Londres ?

Harry eut envie de se taper la tête au chambranle de la porte alors que la mâchoire de Théodore tombait et que son sourire se tarissait un instant. Une seconde plus tard, il le désarçonnait plus encore et éclatait d'un rire badin. Il agrippa son poignet et le guida, sans le lâcher, jusqu'à la baie vitrée.

— Je retrouve Draco et on se prend un thé avant qu'il retourne dans le Wiltshire… Ne fais pas cette tête. Draco est très fréquentable…

— Pourquoi tu travailles dans le sex-shop de George ?

— Tu as décidé de poser toutes les questions critiques d'un coup, Monsieur l'Auror ?

— Tant que tu ne te seras pas décidé à m'embrasser…

Harry lui tourna le dos. Il avait vraiment très envie de se mettre des claques. Il ne comprenait pas pourquoi il débitait toutes ses conneries passives agressives qui ne le regardaient pas. Théodore ne lui devait rien. Il retint un tressaillement en l'entendant pouffer. Littéralement pouffer.

Harry ouvrit la bouche pour s'excuser mais le sentit se plaquer à son dos et entraver son torse de son bras. Il fourra son nez au creux de son cou et le serra à lui en faire craquer les os.

Agréablement surpris, Harry caressa son avant-bras et enlaça ses doigts pour l'inciter à relâcher la pression sur son corps. Théodore s'exécuta dans la seconde et l'obligea du même mouvement à lui faire face.

Harry n'eut pas le temps de se demander si ses mains étaient à nouveau moites que des lèvres chaudes et charnues s'emparaient des siennes. Déjà incapable d'aligner deux pensées cohérentes, il déconnecta instantanément et obéit sans sourciller quand la langue de Théodore s'insinua avec autorité à la commissure de ses lèvres.

Il vrillait d'une manière totale et absolue. Pour ne pas perdre pied, il s'empara d'une main de sa nuque et jeta au loin le crayon qui tenait ses cheveux en chignon. De l'autre, il s'accrocha à sa hanche et au passant de son jean.

Théodore plaqua ses mains à ses fesses et le guida, en marche arrière, à l'écart de la baie vitrée. Leur bouche ne se séparèrent que quand le plus grand des deux se cogna à la table basse.

Harry l'aida à garder son équilibre en agrippant son bras pour tout aussi vite le pousser sur le canapé qui n'attendait plus qu'eux. Affalé sur le cuir craquelé, Théodore écarta les bras en croix et laissa sa nuque reposer sur le dossier molletonné.

Son t-shirt remontait sur son torse et laissait entrevoir son nombril et son creux tout rond. Harry eut envie d'y fourrer la langue et tomba à genoux entre les cuisses de son nouvel amant.

Il n'y avait aucune question à se poser alors, il s'exécuta. Il y planta la pointe de sa langue et sa bouche mima un suçon sur sa peau. Théodore s'agrippa à ses mèches si indisciplinées.

La langue de Harry traça un chemin tout au long de son ventre. Il avait des difficultés à retenir son sourire alors qu'il le sentait contracter ses abdominaux et qu'une chair de poule accompagnait sa route.

Il l'aida à enlever ce bout de tissu blanc et entreprit une nouvelle exploration de son tatouage qu'il avait découvert la veille. Théodore tenta de replacer son érection qui devait le faire souffrir, dans ce jean trop ajusté, et Harry posa une main autoritaire sur son poignet.

Un éclat de fierté traversa les prunelles vertes quand un glapissement s'échappa de la gorge de Théodore qui ferma les yeux, les joues rouges. Il expira, en s'exhortant au calme, et laissa ses épaules se détendre. Il ancra son regard dans celui de Harry et se laissa faire.

L'Élu s'écarta le temps d'ôter son propre t-shirt et de réajuster ses lunettes sur son nez. A genou entre ses jambes, il posa une main sur chaque cuisse et remonta avec intransigeance vers son aine.

Il glissa la paume de sa main depuis le pli chaud et moite à travers la toile vers le renflement qu'il consentit enfin à libérer. Théodore s'aida de ses mains, souleva ses fesses et se retrouva le pantalon sur les chevilles, entièrement nu, à sa merci.

— Tu n'avais pas envie de me répondre à ce point-là ?

— Non, Harry. C'est juste qu'on aura tout le temps qu'on voudra pour parler. Après. Quand on se reverra, qu'on apprendra à se connaître et qu'on s'essayera aux jouets.

Après. Parce que des rencards, il allait y en avoir plein d'autres.

.


.

J'espère que vous aurez passé un bon moment avec ce Rayon de soleil !

Je me suis beaucoup amusée à l'écrire, de mon côté même si la limite de mots ne me permettait pas de développer tout ce qu'il y aurait pu avoir à développer !

Au plaisir de vous recroiser ici ou là ;-)