Chapitre 20:" l'œuvre du temps"

Quatre jours s'étaient écoulés depuis que Merry, Pippin et Keren étaient entrés dans l'ancien sanctuaire elfique. Cundo et les derniers habitants avaient fait visiter la cité entière aux trois amis. Les hobbits étant déjà venus s'étaient rapidement désintéressés du tour guidé. Cependant, Merry se surprit à découvrir des détails qu'il n'avait pas remarqué la première fois. Leur première intrusion dans la cité s'était faite à l'insu de tous et il n'avaient pas forcément passé leur temps à admirer le paysage, s'étant plutôt concentrés sur leur détermination à accéder au Conseil d'Elrond lors de la fondation de la Communauté de l'Anneau.
Keren s'était comportée en élève modèle et pour un peu, elle aurait pris des notes, mais elle n'osait allumer l'appareil qui se trouvait dans son sac pour immortaliser la scène.

Lors d'un repas pendant lequel Merry et Pippin s'étaient tant empiffrés qu'ils se tenaient le ventre, allongés à même le sol en gémissant, Eressëa avait laissé entendre son désespoir de voir leur magnifique cité sombrer dans l'oubli. Keren souhaitait aborder le sujet mais quelque chose semblait l'en empêcher. Cundo, l'elfe majestueux qui paraissait avoir autorité sur les lieux le remarqua et invita la jeune femme à marcher avec lui après le repas.

– Depuis que tu es arrivée ici mon enfant, je sens en toi un malaise grandissant et beaucoup de non-dits.

Keren ne répondit pas, elle cherchait un moyen d'éviter la conversation.

– Tu n'as rien à craindre de moi jeune fille. Les arbres m'ont déjà conté beaucoup de choses sur toi, mais d'autres me parlent par énigmes.
– Vous ne pouvez pas laisser cette cité sombrer, s'écria la jeune femme.
– Nous y voilà, répondit sereinement l'elfe à la toge blanche.

Il invita Keren à se pencher au dessus de la balustrade appartenant au balcon de la plus haute demeure de Rivendell.

– Mes amis ne cessent de me souffler que tu n'es pas d'ici, que tu n'es pas de ce monde, et jamais ils ne m'ont menti.

Keren comprit qu'il parlait des arbres et des esprits de la nature.

– Je n'ai rien dit à Merry et Pippin, avoua-t-elle, j'ai peur de les bouleverser.
– Ces deux semi-hommes sont bien plus endurants et fugaces que la majorité des gens de ce bas monde, se contenta de répliquer Cundo.
– C'est vrai, vous avez raison, mais j'aimerais éviter de contrarier le cours de leur histoire.
– N'est-ce pas déjà fait ? questionna l'elfe en relevant un sourcil.

Il était si grand que Keren lui arrivait au poitrail.

– Je crois venir du futur de cette planète, lâcha-t-elle enfin.

L'elfe eut un sourire de satisfaction.

– Ceci explique donc ton étrange comportement. Mais comment as-tu pu faire ce que nul ne peut accomplir hormis les Dieux eux-mêmes ? Ton peuple possède-t-il donc ce savoir à ton époque ?
– Non je ne crois pas, lui répondit Keren.

Elle faisait maintenant face à l'être Sylvain, une lueur de détermination dans les yeux.

– Toute ma vie j'ai cru en vous et ai été moquée par beaucoup. Ma famille a toujours tenu à garder les valeurs ancestrales qui semblent si désuètes aux yeux de mes semblables. Mais jamais ma foi n'a faibli, vous êtes des êtres de grand savoir, immortels, fiers, nobles et combattants… et pourtant… là d'où je viens… il ne reste rien de vous, pas une trace, hormis celle qui se trouve dans les livres et dans mon cœur !

Cundo l'avait écoutée en silence mais son expression s'était modifiée au cours du discours de la jeune femme. Il laissa s'écouler un moment avant de répondre.

– Notre peuple est en déclin, c'est une évidence, notre immortalité est une bénédiction mais aussi un fardeau, c'est pourquoi nombre d'entres nous finissent par l'abandonner ou quitter ce plan terrestre. Tu dis que de là d'où tu viens, plus personne ne sait que nous avons existé ?
– Tout à fait ! Personne ! À part les gens de foi comme moi. Vous n'êtes plus que mythes et légendes. Il ne reste plus rien de vous, ni ruine, ni cité, ni nature. Seulement des textes. Dans plus de six mille ans, tout ceci sera détruit et perdu à jamais ! fit elle en montrant la montagne et la ville de ses deux mains.

Les yeux de Cundo avaient pris une teinte d'un gris plus profond qu'à l'accoutumée. Six mille ans, ce n'était pas long pour un elfe, et pourtant, en un si court laps de temps, tout aurait disparut ? Aucun vestige ne subsisterait ?

– Pour les générations du futur, pour l'histoire de cette planète, vous devez changer cela Cundo !
– Hélas mon enfant je ne puis rien faire, si l'histoire s'est passée ainsi, c'est qu'elle le devait.
– Alors vous allez vous terrer, laisser tout ceci à l'abandon et mettre fin à votre éternité quand les choses vous deviendront insupportables ? s'écria Keren en colère. Là d'où je viens continua-t-elle, toutes les beautés de la nature ont disparu, le monde n'est que pollution, pauvreté, conflits et corruption. L'air y est irrespirable, chaque arbre naissant est abattu au profit d'immeubles et de tours comprenant des milliers d'habitations où s'entassent les gens comme des rats pris au piège dans la cale d'un bateau. Nous habitons les uns sur les autres mais plus personne ne se parle, nous écrasons chaque jours les plantes sous nos pieds comme nous écrasons nos voisins, nos collègues de travail. La société humaine est devenue un monstre d'individualisme et toutes les valeurs son inversées. Finalement, Même avec la destruction de Sauron, sa volonté aura tout de même été exhaussée au fil du temps, par les hommes eux-mêmes, et votre inaction !

Cundo avait perdu sa stature. Il semblait triste et impuissant.

– Il faut faire quelque chose, relança la jeune femme, pensez à vos descendants qui seront peut-être des demi-elfes puis des hommes tout court.

Cundo releva le visage et resta pensif un instant.

– Nous pourrions peut-être faire quelque chose bien que ce ne soit probablement pas ce que tu en attends.

La jeune femme surprise, ouvrit les yeux emplis d'espoir.

– Mais pour cela nous devons consulter le roi des hommes : Elessar II Telcontar. Et je vous accompagnerai.

Ainsi donc Keren allait rencontrer LE roi qui avait mis fin à la guerre de l'anneau et c'est cet elfe au savoir si ancien qui allait devenir son guide.

– Concernant mon arrivée dans ce monde… reprit la jeune femme.

Cundo leva la main pour l'arrêter.

– Ceci est un autre problème dont nous nous entretiendrons avec Elessar.
– Et concernant Merry et Pippin ?

L'elfe sourit.

- Ces deux petits hommes sont destinés à de bien grandes choses mais pour le moment, si nous leur promettons nourriture et herbe à pipe à foison, nul doute qu'ils ne demanderont même pas la raison de ce déplacement. J'ajouterais que ces deux hobbits sont bien plus proches du roi que tu sembles le penser jeune humaine venue du fond des temps. Revoir Elessar sera d'une joie sans pareille pour eux.

Effectivement, à l'annonce de l'expédition, les deux cousins piafferent d'impatience. L'idée de retourner à Minas Tirith et d'y revoir Aragorn les enchantaient bien au delà de ce que Keren aurait pu prévoir.

– Et ton amie ? Et l'anneau ? interrogea subitement Merry.
– C'est aussi pour cela que nous partons pour Minas Tirith, répondit la jeune femme pour éviter plus de questions.

Mais concernant son amie, elle n'avait pour le moment plus aucune piste

...

Repas avalés, bains décontractants effectués et dernières pipes fumées, du moins pour les hobbits, les elfes leur apportèrent leurs montures qui avaient été précautionneusement soignées durant le séjour. Les deux poney resplendissaient avec leurs nouveaux mords en argent, leurs brides tissées d'or, leurs selles incrustées de runes et leur étriers finement taillés. Le cheval de Keren avait été préparé de la même façon ainsi que la superbe monture de Cundo, qui lui, chevauchait à même le dos de l'animal. La compagnie des elfes offrit à chacun une cape bien chaude, bien que les deux hobbits en eurent chacun déjà possédé une et Keren se vit remettre une parure de bijoux ainsi que deux magnifiques robes de velours elfiques. La réserve d'herbe à pipe des semi-hommes fut renflouée, et tous, exceptés Cundo qui était déjà bien équipé, reçurent un coutelas finement aiguisé dont le fourreau était orné de pierres et d'écritures anciennes.

– Nous n'en avons plus besoin, les renseigna Albeth devant l'air médusé qu'avait pris le trio devant tant de présents.

Les hobbits et Keren s'inclinèrent en remerciement, émus par tant de générosité. Quand leurs chevaux quittèrent Rivendell, Keren se tourna une dernière fois.

– Je ne te laisserai pas disparaître, s'adressa t'elle à la cité.

...

Le trajet jusqu'à Minas Tirith leur demanda environ trois semaines. Ayant pourtant bénéficié de cours d'équitation pendant sa scolarité, le dos de Keren émettait de plus en plus souvent des décharges de douleurs lancinantes.

Sur le chemin, la jeune femme s'était vue confrontée au même problème technique que Lyna à des lieux de là. Seulement, à la différence de son amie, Keren disposait de tout le nécessaire dans les affaires qui avaient voyagé avec elle de son époque jusqu'au quatrième âge. Elle avait donc tout ce qu'il fallait pour parer à la situation et éviter ainsi publiquement ce qui s'avérait parfois être une gêne ou pire, un tabou parmi certaines populations, y compris dans sa propre famille. Cependant, l'elfe, elle en avait la certitude après l'avoir longuement observé, n'y verrait probablement que le cycle naturel des êtres de chair traversant cette existence.

À chaque village qu'ils traversaient, les gens s'écartaient sur leur passage. Devant la prestance de Cundo et avec leurs magnifiques apparats, ils en éblouissaient plus d'un. Keren avait revêtu l'une des deux robes offertes par les elfes de Rivendell: une longue robe de velours bleue ouverte sur les côtés et laissant entrevoir un pantalon de soie dont la teinte faisait ressortir ses yeux noisettes qu'elle avait par ailleurs légèrement saupoudrés d'un discret fard à paupière violet.
Les deux hobbits se dressaient fièrement sur leurs poneys et quand l'un des villageois, non loin de leur arrivée en Gondor s'exclama: "Meriadoc le Magnifique! ", celui-ci réajusta le col de sa cape et se tint plus droit qu'un balais, un sourire fier naissant à la commissure de ses lèvres.

– Et moi alors ? bouda Pippin.

Keren se sentit pour la première fois de sa vie être au centre de l'attention, chose qui lui arrivait plus qu'elle ne le pensait dans sa vie moderne à Central City mais qu'elle ne remarquait pas, un manque certain de confiance en soit lui voilant la réalité des regards à son encontre. Cependant, en cet instant, tous ces coups d'œil envieux et admiratifs n'étaient pas pour lui déplaire, bien qu'elle eût bien volontiers offert toutes ses belles affaires aux pauvres hères qu'ils avaient croisé en cours de route et qui ne semblaient pas avoir de quoi s'acheter plus que de simples sabots de bois. D'ailleurs, elle avait durant l'une de leurs escales, légué ses vêtements de hobbit à une petite fille qui remplissait les tâches ingrates de la maisonnée où ils avaient trouvé refuge pour une nuit.

Enfin, la capitale fut dans leur champs de vision, accomplissant ainsi l'un des rêves de Keren: Voir Minas Tirith à son apogée.
À l'entrée de l'immense porte de la cité, les gardes reconnurent immédiatement Merry et Pippin et laissèrent le groupe franchir l'enceinte de la ville.

– Allez prestement avertir la maison royale que les fidèles conseillers hobbits du roi sont venus le visiter !

Un des gardes s'inclina et partit au pas de course transmettre la nouvelle à l'un de ses collègues qui se précipita par une ouverture dans la muraille.

Ainsi donc, ces deux petits bout d'hommes étaient aussi importants que les livres les avaient décrits, admit Keren. Il était difficile de se l'imaginer si l'on se basait uniquement sur leur insouciance naturelle et leur côté comique non feint qui leur procuraient un air attachant mais complètement invraisemblable.
Les quatre compagnons gravirent sans se presser les nombreuses ruelles de la cité fortifiée, laissant le temps aux gardes d'aller prévenir le roi de leur arrivée. Les yeux de Keren débordaient d'émerveillement, elle ne cessait de tourner la tête pour observer ses alentours en s'extasiant de la beauté monumentale de la capitale qui avait été rebâtie après la guerre. Elle pensa au monstre de laideur que le temps et les hommes en avaient fait au cours des siècles suivants.
Les habitants s'écartaient devant eux de la même façon que les villageois auparavant. Ils acclamaient les deux hobbits comme leurs sauveurs. La prestance de l'elfe qui trônait à leurs côtés n'y était pas étrangère non plus. Les deux semi-hommes adressaient des baisers aux gentes dames dans la foule, ce qui fit rire Keren de bon cœur tant la scène paraissait saugrenue.

Quand ils parvinrent enfin aux portes du septième étage de la cité, devant la Citadelle, des palefreniers vinrent récupérer leur chevaux afin de les conduire aux écuries royales, tandis que des domestiques s'occupaient de charger les nombreux sacs de voyage sur leurs épaules.
Un gentilhomme tendit la main à Keren pour l'aider à descendre de sa monture. Celle-ci n'ayant jamais été coutumière de tant de considération eut un léger mouvement de surprise et de recul mais devant le regard bienveillant de l'homme, elle accepta la main tendue et se fit accompagner comme une véritable lady.

Cundo ascenda les marches de la Citadelle avec sa grâce habituelle tandis que Merry et Pippin le suivait en se chamaillant. La jeune humaine, elle, luttait pour ne pas se prendre les pieds dans sa robe. Une gouvernante les attendait en haut de l'escalier.

– Les hommes de la garde m'ont immédiatement prévenue de votre arrivée, veuillez me suivre, Messires et Madame

Le groupe avança à la suite de la vieille femme. Keren eu le souffle coupé. La Citadelle, située au plus haut niveau de la ville était composée d'un palais qui s'étendait sur des centaines de mètres, le vide et l'horizon s'offraient à perte de vue au delà des contours sans bordure de l'immense cour royale et en son centre se dressait une immense tour blanche.

– Le trône du roi s'y trouve, lui chuchota Pippin, J'y ai été, rajouta-t-il fièrement.

Au-devant de l'immense tour s'étendait une large fontaine ornée d'un magnifique arbre fleurit.

– L'arbre blanc ! souffla Keren. Il a été replanté !

Les larmes lui étaient montées aux yeux. Elle avait devant elle, le lieu où s'étaient déroulés le mariage du roi et bien d'autres événements importants des premiers âges. Dire que de tout cela, il ne subsistait plus rien dans le futur. La nouvelle Minas Tirith, renommée Central City bien des années avant la naissance de keren était à présent bâtie sur plus de cinquante niveaux en hauteur, constellée de tours grisonnantes où s'entassaient des milliers d'habitations. Un seul parc composé de quelques arbres avait résisté à l'assaut du temps et de la modernité et semblait se trouver à l'endroit même où s'était tenu ce bel arbre blanc. Les ponts aériens et les lignes magnétiques des Skylines s'enchevêtraient telles de nombreuses toiles d'araignées, le vacarme des véhicules et des millions d'individus qui peuplaient la capitale couvrait jusqu'au bruit des derniers oiseaux, véritables plaies des rue, qui s'y étaient installés: des goélands et des pigeons pour la plupart.
Panneaux publicitaires et écrans géants dissimulaient aux yeux des habitants la vue aérienne qu'offrait la cité, et seuls les plus fortunés s'étant installés au plus haut de la ville, dans des bâtisses somptueuses munies d'immenses balcons, pouvaient encore prétendre avoir vue sur l'immensité du paysage. Paysage qui était lui même recouvert d'habitations et de bidonvilles à perte de vue, recouvrant les fameux anciens champs du Pelennor.
La forêt de Druadan qui jadis couvrait la face opposée de Minas Tirith avait été rasée depuis des siècles et la ville s'étendait à présent jusqu'à elle, empiétant sans interruption en direction de Star City, la fameuse cité des étoiles: Osgiliath.
La jeune femme s'essuya les yeux du revers de la main tandis que la gouvernante les menait jusqu'à la Maison des Rois.

– Longtemps la demeure fut inhabitée, leur confia celle-ci, mais depuis le couronnement du roi Elessar II telcontar, une restauration complète en a été effectuée et la famille royale s'y est installée. Il était capital pour notre roi de faire honneur à ses ancêtres.

La vieille femme fit un signe aux gardiens qui poussèrent les grandes portes principale du palais et invita le groupe à la suivre. Elle se tourna vers eux.

– Le roi Elessar et sa femme sont pour le moment hors de la cité, appelés par un devoir à Dol Amroth. Leur retour devrait se compter en jours maintenant.

Les deux hobbits et Keren qui attendaient avec impatience ne purent cacher leur déception.

– En attendant, reprit la gouvernante, vous êtes cordialement invités à jouir du palais et de ses services. Nous sommes à votre disposition. C'est une joie que de vous compter à nouveau parmi nous, fit-elle en s'inclinant devant Merry et Pippin.

Pippin eu un grand sourire de satisfaction tandis que son cousin lui envoyait un coup de coude dans les côtes.

– N'en fais pas trop non plus ! lui glissa-t-il discrètement.

Pippin lui renvoya une moue boudeuse. La vieille femme s'inclina à nouveau devant l'elfe et Keren et se retira. Un majordome prit sa suite.

– Veuillez me suivre Messires et Madame, je vais vous conduire à vos habitations, vos affaires vous y seront déposées.
– On peut avoir une chambre pour deux ? demanda Pippin.
– Mais non ! Je veux être seul moi ! objecta Merry.
– Nous allons vous fournir des chambres mitoyennes, ainsi la question ne devrait pose problème, répondit l'homme, légèrement décontenancé.

Les deuxhobbits déblatérèrent un instant puis se mirent en accord. Le majordome se tourna ensuite vers les deux derniers invités.

– Cundo, dernier gardien de la cité elfique de Rivendell, se présenta l'elfe majestueux.

L'homme inclina la tête en guise de respect et se tourna ensuite vers Keren. Celle-ci n'eut pas le temps de bafouiller la moindre réponse que les hobbits s'accoudaient à ses hanches, sourcils relevés.

– Keren, une cousine à nous, qui vient du sud, fit Merry.
– Mais du sud encore plus au sud que le sud! ajouta Pippin.

Les semi-hommes maniaient l'art de l'exagération avec une telle outrance que la jeune femme se demanda comment l'homme de maison pourrait croire telle histoire. Elle qui tenait absolument à ne pas attirer l'attention. Mais contrairement à ses craintes, le majordome n'ajouta rien sur le sujet et se contenta de hocher la tête, apparemment déjà accoutumé à l'excentricité des deux hobbits.

Chacun fut conduit à sa suite et on leur donna comme maître mot de profiter de leur séjour et de la maison en attendant le retour du roi.


à suivre...

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