Chapitre 23 : Un roi, mais aussi un père.
Peu avant le festin organisé par Thranduil, Legolas s'était entretenu avec son père à propos de l'anneau et de ce qu'il avait appris à son sujet. Le roi avait d'abord pris la chose avec amusement puis au fur et à mesure du récit de son fils, son visage s'était paré d'une expression d'inquiétude.
– Que vient faire cette petite humaine là-dedans? demanda-t-il.
– C'est-elle, père, qui a apporté l'anneau.
– Tu ne me dis pas tout Legolas, je puis le sentir, je suis ton père, je reconnais quand mon fils me cache des choses. Il en a toujours été ainsi de toi.
Le jeune elfe avait d'aussi loin qu'il puisse se souvenir, toujours contrarié son père, n'ayant jamais réellement partagé la même vision du monde que celui-ci. Pourtant le roi avait changé ces dernières décennies. Il gouvernait à présent le plus grand et dernier peuple d'elfes résidant en Terre du Milieu. Si Legolas ne lui exposait pas toute la vérité, comment le souverain pourrait-il lui venir en aide?
– Père, cet anneau n'est pas de notre temps, tout comme cette jeune fille.
– Que veux tu dire par là ? se tourna le roi, sidéré.
– Cet anneau de pouvoir a voyagé avec elle de six mille ans depuis notre futur. Un futur dans lequel tes pires craintes se sont concrétisées!
Il relata en détails les descriptions que la jeune femme leur avait fait de son époque. Le roi marchait en long et en large.
– Comment peux-tu savoir qu'elle ne tente pas de vous duper ? reprit-il enfin.
– Père, j'ai vu cet anneau, je l'ai entendu, il s'exprimait dans la langue de Sauron !
Le roi le fixa, interloqué.
– Comment cela est-il possible ?
– J'ai senti son essence maléfique dès son apparition, continua Legolas, et nous avons tenté d'éloigner l'artefact de Lyna, l'humaine comme tu l'appelles. Seulement, un sort semble les lier ensemble et ils ne peuvent rester séparés loin l'un de l'autre. Elle porte aussi avec elle, cet objet que nul homme de plus grand savoir ni de plus grande magie n'a pu voir ou concevoir en nos terres. Un objet tel que tu ne peux l'imaginer, qui n'est pas régit par les choses de la magie mais par des assemblements de mécaniques dont nous effleurons à peine le savoir, un objet capable de choses que même ton esprit d'un grande intelligence ne pourrait concevoir.
– J'ai bien senti un trouble eu sein de la forêt quand vous êtes arrivés, fit le roi, mais je n'aurais pas imaginé que la situation puisse être si grave. Cet anneau ! Je veux le voir !
– Père… supplia Legolas.
– Je ne tenterai pas de m'en emparer, tu as là ma parole, reprit Thranduil. Le pouvoir est une chose que je possède déjà suffisamment, termina-t-il en haussant les sourcils avec arrogance.
De cela, Legolas ne douta pas un instant et accepta la requête de son père.
– Après le repas si tu nous le permets père, ne gâchons pas cet instant de retrouvailles et de repos
Le roi acquiesça.
...
La table du roi avait été superbement dressée. Le souverain était vêtu d'une longue toge brodée de fils précieux et dorés dont les reflets semblaient reproduire les rayons de la lune. Des bijoux dorés ornaient sa coiffe de bois au motifs intriqués. Nombreux elfes de hauts rangs avaient été conviés au dîner et tout étaient magnifiquement parés pour l'occasion. Legolas avait été placé aux côtés de son père et revêtait une tunique mi-longue argentée au col montant dont les manches s'élargissaient à partir des coudes et terminaient par des broderies élégantes. Un pantalon de soie couleur terre complété par de hautes bottes de cuir aux motifs gracieux évoquant les feuillages environnants ajoutait la touche guerrière à la tenue du prince, en opposition à celle de son père et à nombre de ses confrères elfes qui aimaient se parer de robes si longues qu'elles trainaient sur le sol.
Lors du "nettoyage", Gimli avait pestiféré comme un diable quand les serviteurs du palais l'avaient forcé à prendre un bain, et bien plus encore quand ceux-ci avaient tenté de lui tailler élégamment la barbe, apparat naturel dont il était le plus fier. Ils les avait menacés en soulevant la commode qui se trouvait dans la salle, sa hache ayant dû rester entre les mains des gardiens à l'entrée du palais. Les elfes avaient donc renoncé à leur idée et s'étaient contentés de lui fournir des vêtements plus saillants. La tâche s'était révélée ardue. En effet, si le nain atteignait la hauteur d'un elfe tout juste venu au monde, il en faisait quatre fois la largeur. On lui avait finalement trouvé une ancienne toge ayant appartenu au doyen du royaume Sylvain, un elfe si vieux que le temps l'avait recourbé comme un vieil arbre.
Malgré les apparences et n'ayant pas complètement tourné la page de son ancienne haine contre le peuple Nain, Thranduil avait fait placer Gimli en bout de table, à l'opposé de son fils. La place en face du nain était par ailleurs toujours inoccupé. Le petit homme râblé, balaya la salle des yeux. Bien entendu il s'agissait de Lyna !
– Désolée pour ce retard, fit entendre une petite voix essoufflée par l'une des arches menant à la salle du buffet.
Le roi tourna lentement la tête et désigna du menton, la place vide qui attendait la jeune femme en face du nain. Lyna se dirigea en toute hâte, tête baissée vers le fauteuil vide tout en tentant de ne pas se prendre les pieds dans la longue robe elfique dont on l'avait affublée. Elle se laissa tomber sur son fauteuil et soupira de soulagement. Thranduil leva son verre de cristal et se lança dans un discours dans sa langue d'origine que Lyna ne put saisir. Elle s'en désintéressa donc très rapidement pour observer l'abondance de victuailles qui s'offrait à ses yeux. C'est alors qu'elle aperçut Gimli qui la fixait intensément, la bouche grande ouverte.
– Qu'est-ce qui se passe? lui demanda la jeune femme à voix basse, en dérangeant tout de même les quelques convives qui se trouvaient à ses côtés. J'ai un bouton sur le nez ?
Le nain se contenta de secouer négativement la tête.
– C'est la robe c'est ça ? chuchota la jeune femme alors que ses voisins elfiques lui lançaient à présent des regards courroucés. On m'a donné une robe d'enfant elfe, tu te rends compte ?
Mais Gimli continua à la fixer sans rien dire. Lyna haussa les épaules, se disant que les domestiques avaient dû lui nettoyer trop fortement la tête et lui mettre les idées à l'envers, le nain n'ayant que trop peu l'habitude de l'eau. Elle se tourna ensuite vers Thrandhuil qui continuait son discours. Elle vit alors Legolas aux côtés de son père. Celui-ci était encore plus élégant qu'à l'accoutumée, ses longs cheveux blonds avaient été tressés en arrière et la tunique argentée qu'il revêtait saillait parfaitement à son teint. Elle remarqua alors que l'elfe la dévisageait aussi, d'une façon similaire à l'expression de Gimli. La gêne lui monta soudain aux joues. Qu'avaient donc fait d'elle ces elfes de maison? Elle n'avait pu trouver un miroir sur le chemin et n'avait pas pensé à utiliser son portable pour s'y mirer. Elle portait une très belle robe et sentait particulièrement bon, ça elle s'en était rendu compte.
– Mon fils? Fils! le héla Thranduil.
Le prince détourna prestement la tête, il avait perdu le fils du discours de son père.
– Et bien, fit le roi, n'as du donc rien à dire pour que nous puissions enfin entamer les délices de cette table ?
L'elfe prit une expression attristée et se redressa.
– Pardonnez- moi père, mais mon cœur inquiet n'est point enclin aux longs discours. Cependant je vous remercie d'accueillir Gimli, fils de Glóin à votre table, ce geste souverain et de haute symbolique enterre définitivement la longue histoire de rivalité et d'hostilité entre nos deux peuples pour un futur prospère.
Il s'inclina devant les invités et se rassit, entraînant les murmures agités des convives.
– Il suffit, les stoppa le roi.
Il eut l'air incommodé un instant puis se ressaisit, ne laissant plus rien paraître de son trouble. Il invita ses invités à entamer le dîner.
L'attention de son père se portant sur ses convives de haut rang, Legolas tourna de nouveau le regard vers Lyna. Il n'en revenait pas et c'est bien ce qu'il l'avait perturbé. La petite humaine aux cheveux toujours emmêlés qui voyageait avec eux depuis plus d'un mois avait subit une véritable métamorphose entre les mains délicates des domestiques de son père. Elle était vêtue d'une belle robe de soie vert eau proche du corps ornée de broderies aux fils cuivrées et argentées. La chevelure rousse de la jeune femme avait été lissée et coiffée en arrière, elle atteignait ses omoplates et son front dégagé lui donnait un air plus mature. Une tresse partant de chaque côté de ses petites oreilles légèrement effilées se rejoignaient à l'arrière de la coiffure par une tresse légèrement plus épaisse et de fines mèches s'échappaient de chaque côté, dessinant l'ovale de son visage. Ses paupières avaient été habillées d'un trait cuivré qui s'étirait finement sur le côté de chaque œil et ses sourcils presque inexistants avaient été parfaitement redessinés. Une touche de couleur rose ornait ses lèvres et ses joues et faisait ressortir sa blancheur encore plus qu'à l'ordinaire. Il remarqua pour la première fois le cou fin et délicat de la jeune femme qui terminait par des épaules élégamment dessinées. Une chaîne en argent ornée d'un pendentif représentant un cœur descendait de son cou jusqu'à la naissance de sa poitrine. Une image du passé traversa alors l'esprit de Legolas. Lyna ressemblait à une elfe des bois, à l'image de cette vision qui venait un instant fugace, lui rappeler d'anciennes mémoires. (0)
Il la vit alors engloutir d'une traite, un morceaux d'épi de maïs entier et en projeter la sauce sur son voisin tout en s'excusant maladroitement, la bouche recouverte de jus brunâtre. Le prince se frappa le front de la main et se mit à rire tout seul, provoquant les regards interrogateurs de ses voisins de table. Non, elle ne ressemblait pas à un elfe des bois, elle avait la délicatesse d'un gobelin qui tentait de se faire passer pour l'un d'entre eux.
À la fin du dîner, Gimli et Lyna furent conduits devant la grande fontaine du hall principal où on leur intima cordialement d'attendre la venue du roi. Lyna redoutait le pire. s'était-elle mal conduite ? Voyant les minutes passer et pour faire face à l'ennui , la jeune fille qui jouait avec un galet qui roulait sous son pied depuis quelques instants, ramassa la pierre et regarda Gimli avec un sourire entendu. Le nain chercha à son tour à ses pieds et se saisit lui aussi d'un gros galet, un sourire de défit aux lèvres.
Quand Legolas suivit de son père débouchèrent dans le hall, une scène des plus inappropriées pour un elfe de rang élevé se déroulait sous leur yeux: ses deux compagnons s'amusaient à faire ricocher des galets dans la fontaine royale en riant aux éclats sous les regards consternés et impuissants des domestiques. Ceux-ci paniquèrent en voyant le roi s'approcher d'eux.
– Lyna ! Gimli ! les interpella Legolas.
La jeune fille qui s'apprêtait à lancer un nouveau galet se retourna à tout vitesse en dissimulant la pierre dans son dos. Gimli se redressa aussi droit qu'un piquet. Le roi et son fils vinrent à leur rencontre.
– Lyna, reprit Legolas, il faudrait que tu montres l'anneau à mon père.
La jeune femme le regarda sourcils froncés. Se moquait-il d'elle ? De plus le roi ne lui inspirait aucune confiance avec son air hautain et sa façon de se comporter comme s'il était constamment assit sur un balais. Thranduil congédia alors d'un signe de main, tous les elfes qui se trouvaient à proximité.
– S'il te plaît, fit Legolas, d'un ton presque suppliant comme ne l'avait jamais entendu faire la jeune femme.
– Tu sais que si je fais ça, je vais encore me payer une de ces migraines ! Et ce sera de ta faute !
– Pardon ? interrogea le roi qui n'avait rien compris au phrasé de la jeune femme et qui se trouvait outré par la façon dont l'humaine s'adressait à son fils, le prince de Mirkwood.
– Je le sais et tu m'en vois navré. C'est très important, ajouta le prince en question sur un ton qui laissa le roi dubitatif.
Devant son air de chien battu et ses grand yeux saphir suppliants qui contrastaient tant avec ses habitudes, la jeune femme soupira et sorti le tissu de la bourse qui était accrochée à un pendant de sa robe.
- Qu'il n'essaye pas de me le prendre ! fit-elle d'un ton méfiant envers le roi. On sait très bien ce qu'il se passe quand on essaye !
- Lyna ! Tu parles au roi, s'écria Gimli.
- Montre-moi, ordonna celui-ci, se promettant de ne pas laisser couler l'affront.
La jeune femme grimaça et se prépara mentalement à affronter la déferlante de voix et de douleur qui envahirait son cerveau. Elle retira l'étoffe d'un coup sec et ouvrit la main.
Aussitôt, les incantations en Noir Parler se firent entendre de tous ceux qui se tenaient autour de l'objet. Mais c'était bien pire pour Lyna, pendanr quelque sminutes, elle tenta désespérément de ne pas lâcher l'anneau et ses jambes commencèrent à vaciller. Cependant, elle eut l'impression que sa résistance à la présence et à la vision de l'artefact s'était légèrement endurcie.
Legolas et Gimli se précipitèrent. L'elfe recouvrit aussitôt l'anneau et le replaça dans la petite poche de cuir, repliant les doigts de la jeune femme par dessus. Il adressa un regard réprobateur à son père stupéfait. La rouquine se redressa.
– Ça va, ça va, merci, ne vous en faites pas.
Le roi regardait la petite bourse de cuir, incrédule et presque excité en même temps.
– Incroyable ! fit-il. Un anneau de pouvoir maléfique dont je n'ai jamais eu vent jusqu'à aujourd'hui ! Si ma connaissance en Noir Parler s'est affaiblie avec le temps, j'ai tout de même pu en saisir quelques notions.
Tous se tournèrent vers le monarque. Celui-ci marqua un long temps de pause, toisant Lyna de toute sa hauteur .
– " Lier les trois dans le temps" est ce que j'ai pu comprendre, fit-il en portant une main à son menton.
Lyna qui avait des hauts le cœur leva le regard sur Thranduil. Ainsi donc, le roi des elfes comprenait le Noir Parler. Voilà la preuve qu'il était louche !
– Père, fit Legolas. Radagast, cet Istar considéré comme fou par la plupart aurait le pouvoir de comprendre comment et pourquoi fonctionne cette chose, Il pourrait peut-être bien même la détruire et renvoyer Lyna d'où elle vient.
La jeune femme sursauta. Depuis tout ce temps passé en leur compagnie, elle avait presque oublié l'idée de pouvoir rentrer chez-elle.
– Radagast... cet illuminé, murmura le roi pour lui-même. Il y a bien longtemps que je n'avais entendu ce nom. Je crois bien que sa demeure a été désertée depuis de nombreuses années maintenant et je n'ai aucune connaissance de l'endroit où il pourrait s'être caché. La jungle elle-même ne peut me dire si l'homme est encore en vie.
Lyna releva les sourcils. Ce gars parlait aussi aux arbres ? Pas étonnant que son fils soit un original.
– Nous nous devons d'essayer de le trouver, insista Legolas, plus le temps passe et plus je sens une menace invisible peser sur nos épaules.
Thranduil parut d'accord avec ce fait.
– Je vous aiderai pour cette expédition. Je te fournirai autant d'armes et de guerriers dont tu as besoin. Mais cette chose doit être détruite, fit il en se tournant vers Lyna.
La jeune femme se demanda s'il parlait d'elle ou de l'anneau, ou bien des deux ?
– Mais pour cette nuit, gagnez des forces, elles vous seront nécessaires.
Lyna fut conduite dans sa chambre, on lui indiqua qu'elle pouvait garder ses nouveaux vêtements qui lui étaient gracieusement offerts par le roi. La jeune femme les remercia et courut se déshabiller, laissant robe et sous vêtements à même le sol pour plonger dans le lit tressé de lianes qui lui faisait de l'œil depuis qu'elle avait pénétré dans l'habitacle. Cette nuit là, elle dormi comme un bébé.
...
.
Le lendemain matin, le groupe fut de nouveau réuni pour le départ. Une douzaine d'elfes pourvus d'arcs et de dagues les accompagnaient.
Legolas avait revêtu une nouvelle tenue verdoyante, un pantalon et des gantelets de cuir ainsi qu'un nouvel arc rutilant fixé dans son dos. Gimli avait retrouvé ses anciennes frusques et plaques d'armures et sa hache tant chérie pendait de nouveau à ses côtés. Lyna quand à elle avait tenu à garder sa nouvelle robe sur elle. Seulement, elle s'était aperçu qu'il lui était impossible de monter à cheval en écartant les jambes à la manière d'un cavalier. Si elle tenait à chevaucher Niphredil, il lui faudrait le faire à l'amazone. Hors de question ! Elle avait donc saisis un coutelas et avait déchiré la belle robe de soie des deux côtés de ses jambes, jusqu'aux hanches. S'étant douté que cela risquait de provoquer un scandale dans un milieu si guindé, elle avait enfilé son vieux pantalon de lin au dessous, peu importe ce que ce roi raide comme un balais pourrait en penser.
Ce dernier attendait au bas du premier pont de son palais. Seul un de ses sourcils sembla se redresser à la vue de l'accoutrement de l'humaine. Mais si l'affront porté aux étoffes gracieusement offertes par sa communauté l'avait irrité, il n'en laissa rien paraître de plus. Quand les chevaux furent apportés, Gimli escalada patte d'Ours, heureux de revoir son petit bonhomme de cheval. Lyna se laissa hisser à l'arrière de Niphredil et Legolas vint se placer au devant, comme à leur habitude.
La jeune femme comprit que les gardes armés étaient leur nouvelle escorte, ce qui d'un côté pouvait se montrer rassurant et d'un autre coté, tout aussi inquiétant: qu'allaient-ils donc devoir affronter qui nécessitât autant de protection ? Ceux-ci étaient tous parés de tenues semblables à celles de Legolas en moins verdoyantes, pareilles à des tenues de camouflages militaires. Alors que le convoi commençait à se mettre en route, le roi interpella son fils.
–Ionneg !
Le jeune homme se retourna
– Adar? Mani naa ta?(1)
– Le aphadar en.(2)... fit Thranduil sur un ton grave.
– Iston... (3), répondit Legolas, sourcils froncés.
– Novaer (4), termina le roi en inclinant la tête
Lyna regarda la ville s'évanouir au fur et à mesure qu'ils pénétraient à nouveau dans la jungle dense qui entourait la cité. Quelques fussent les derniers mots que Thranduil avaient prononcés, ceux-ci avaient rendu Legolas soucieux. Elle ne portait définitivement pas ce roi compassé dans son cœur et elle comprenait maintenant pourquoi le prince évitait d'en parler.
Tandis que le cortège s'enfonçait de plus en plus profondément dans la forêt, la jeune femme s'accrocha plus fermement aux flancs du prince. Elle avait la sensation que les choses n'allaient pas se dérouler aussi bien qu'elle aurait pu le penser…
(0) Petit souvenir de son crush à sens unique pour Tauriel XD
(1) Père, qu'il y a t'il ?
(2) Vous êtes suivis.
(3) Je sais...
(4) portez vous bien.
à suivre...
