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Explications.
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Harry regarda Tom avec perplexité : « Je n'ai pas tout compris. Quelle langue parliez-vous, tous les deux ? »
Tom leva un sourcil avec condescendance : « C'était de l'albanais. »
Harry parut surpris : « Vous connaissez l'albanais ? »
Un sourire énigmatique étira les lèvres de Tom : « Je maîtrise beaucoup de choses, Monsieur Potter. »
Harry fronça les sourcils, perplexe : « Mais comment saviez-vous qu'elle parlerait aussi cette langue ? »
Tom eut un sourire méprisant : « C'est là qu'elle a fui pour échapper à sa mère, c'est là qu'elle est morte, retrouvée par celui qui l'aimait. »
Un frisson parcourut l'échine d'Harry : « Elle a été tuée par… l'homme qui l'aimait ? »
Tom jeta un coup d'œil en direction d'Harry, ses yeux brillant d'une lueur sombre : « Cela arrive plus souvent que l'on ne le croit… quand la passion devient si dévorante qu'elle pourrait tout étouffer sous elle. »
Harry préféra ne pas rebondir sur la remarque de Tom et poursuivit ses questions : « Vous allez donc en Albanie ? »
Tom détourna le regard et son expression s'assombrit : « Non. NOUS allons an Albanie, Monsieur Potter. Car vous avez déjà accepté de m'accompagner, dois-je vous le rappeler ? Nous devrons juste trouver le moment idéal. Il y a de nombreuses tensions aux frontières et l'Angleterre n'est pas forcément un allié pour ce pays. Nous ne pourrons pas passer sans une excuse parfaite et, une fois entrés sur le territoire, nous devrons faire attention. J'ai entendu dire que les Russes sont là-bas, en ce moment, à la recherche de tout ce qui pourrait leur apporter plus de pouvoir. Si jamais ils tombent sur le diadème avant nous, cela sera une perte énorme pour moi. »
« Donc vous savez où trouver le diadème ? »
Tom esquissa une moue dubitative : « Plus ou moins. »
Harry n'aima pas la réponse et il lança à Tom un regard désabusé : « Plus ou moins ? »
« Eh bien, je sais qu'elle l'a caché dans un tronc d'arbre. Au milieu d'une forêt. »
Harry écarquilla les yeux : « C'est tout ? Vous n'avez pas plus d'indices ? »
« Bien sûr que si. C'est dans la forêt de Gashi. »
Un long silence s'installa entre eux. Harry attrapa le bras de Tom, le forçant à s'arrêter. Une grimace d'horreur déformait ses traits : « Combien d'années ? »
Tom leva un sourcil avec impatience : « Faites des phrases, par pitié, Monsieur Potter. »
« Combien d'années avons-nous devant nous avant de trouver ce foutu truc ? Comment envisagez-vous ça ? Est-ce que l'on devra… ouvrir chaque arbre un par un ? »
Tom fixa Harry comme s'il venait de dire quelque chose d'incroyablement stupide. Puis, il plaqua une main sur son visage et son corps fut pris de petits soubresauts. Harry comprit qu'il riait. Silencieusement peut-être, mais il était clairement en train de se moquer de lui.
« Monsieur Potter, - croassa Tom entre deux rires – parfois, j'ai vraiment l'impression que vous êtes aussi idiot qu'un moldu. »
Harry sentit son visage s'empourprer de colère et riposta vertement : « Si être un moldu signifie ne pas se vanter d'être un expert en albanais, ou tenir mes promesses, ou encore s'abstenir d'assassiner à tout va, alors peut-être que je préfère être un moldu ! Pardonnez-moi de ne pas correspondre à vos critères, mon Lord ! »
Tom arqua un sourcil, moqueur : « Ne juxtaposez pas des morceaux de phrases sans avoir préalablement réfléchi à ce que vous vouliez dire, voulez-vous ? De plus, je ne me vante pas, j'énumère des faits. »
Un silence tendu s'installa entre eux, puis Harry, conscient de la futilité de cette joute verbale, se détourna avec un soupir : « Peu importe - lâcha-t-il, se résignant à poursuivre la conversation sur un ton plus neutre. - Comment comptez-vous procéder pour retrouver le diadème dans cette forêt ? »
« J'ai une question plus intéressante. Que s'est-il passé, tout à l'heure, quand nous avons croisé Helena ? J'ai eu l'impression que vous alliez m'écraser sous la pression de votre magie. J'ai été… un peu surpris. »
Harry cilla. Faisait-il mention à son petit éclat de colère qui s'était emparé de lui un peu plus tôt en voyant Tom sourire à la Dame Grise ? Non c'était impossible. Il n'avait rien senti. Enfin ! Il l'aurait su, tout de même, s'il perdait le contrôle de sa magie !
Il se racla la gorge : « Je... Je ne suis pas sûr de ce que vous voulez dire. », balbutia-t-il finalement, cherchant à dissimuler son embarras.
Tom fixa un instant Harry, un sourire indéchiffrable étirant ses lèvres. Puis, d'un geste presque tendre, il replaça l'une de ses mèches rebelles : « J'ai eu l'impression que vos yeux allaient nous transpercer. Si je ne vous connaissais pas, j'aurais presque pensé que vous étiez... jaloux. », murmura-t-il d'une voix mielleuse.
Harry sentit une pointe d'irritation monter en lui et lança un regard mauvais. Tom pensait-il réellement qu'il allait se laisser embarquer dans une conversation aussi glissante ? Il lui offrit un sourire hypocrite : « Lord Gaunt, seriez-vous en train de détourner la conversation parce que vous ne savez pas comment retrouver la relique de Serdaigle ? Je n'oserai y croire… »
Tom esquissa un sourire en coin et son regard parcourut le visage d'Harry : « Vous avez vraiment un côté « chaton acculé » que je trouve irrésistible. Vos petits feulements de rage me feraient presque fondre. »
Harry accueillit l'insulte en silence. Bien qu'il reconnaisse la moquerie dans ces propos, il ne put s'empêcher de trouver un charme étrange dans la façon dont Tom le décrivait. Après tout, entendre de telles remarques de la part du plus grand mage noir de tous les temps avait quelque chose de singulièrement captivant.
Tom glissa ses doigts gantés sur la joue d'Harry, caressant délicatement sa peau, avant de se pencher pour capturer ses lèvres dans un baiser. Mais, alors que leurs souffles se mêlaient presque, il se figea subitement et une expression glaciale traversa son visage, faisant frissonner Harry d'appréhension.
Sa colère monta en flèche alors qu'il se redressait brusquement, son visage se durcissant sous l'irritation, et Harry perçut enfin ce qu'il avait senti : une étrange aura émanait du couloir, une présence familière et puissante.
Tom grogna à l'adresse d'Harry, sa voix chargée de menaces : « Faites comme s'il n'existait pas. » .
Pourtant, Harry, loin de se sentir concerné, se pencha légèrement pour mieux voir de qui il s'agissait, son regard scrutant le bout du couloir avec curiosité.
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