Disclaimer : Les personnages n'appartenant pas à l'univers Captain Tsubasa sont ma création !

Bonjour mes amis, je sais ça fait longtemps, mais si vous suivez sur ma page facebook vous en connaissez les raisons.

Résumé : Une version différente du début de relation entre Thomas Price et Katalina Schneider. Que serez devenu Kataline, si elle n'avait pas voulu devenir volleyuse professionnelle ?


Samedi 21 juin 2003 !

Hambourg – Allemagne !

Katalina avait dix-huit ans ce jour-là. Sa famille tenait absolument à lui organiser une petite fête avant son départ pour New-York. Elle avait été choisie pour participer à un stage d'été de volley dans un centre sportif de haut-niveau aux Etats-Unis, un sport pour lequel elle s'entraînait depuis dix ans. Elle avait toujours su au fond d'elle qu'elle n'en ferait pas son métier, pas comme son cousin qui désirait depuis toujours devenir footballeur professionnel. Katalina irait à ce stage d'été, mais à son retour en Allemagne, elle allait remiser son maillot, son short et ses genouillères au placard pour faire autre chose de sa vie. Quoi ? Elle l'ignorait encore. Mais une chose était certaine, elle ne partirait pas à New-York sans avoir parlé à un certain gardien de but japonais de ses sentiments.

La première fois qu'elle avait vu Thomas Price, ils n'avaient que treize ans tous les deux. Il arrivait du Japon, et Katalina était une jeune volleyeuse aguerrie. Ils jouaient tous les deux pour le club de Hambourg, dans l'équipe junior, et Katalina l'avait tout de suite trouvé très mignon. Mais à treize ans, ni elle ni lui n'avait en tête de flirter. Beurk, quelle idée ! Mais voilà, le temps a passé et Thomas était devenu un jeune homme de dix-huit ans – bientôt dix-neuf ans – vraiment sexy. Les années passaient et il avait réveillé les premiers émois de la jeune femme. Katalina savait qu'elle était tombée amoureuse de Thomas Price, mais elle ignorait tout de ce qu'il pouvait ressentir à son tour. Ils s'entendaient bien, là n'était pas la question, mais il y avait une différence entre bien s'entendre et avoir des sentiments.

Debout au milieu du terrain de volley du club, dans le gymnase principal où son équipe et elle s'entrainait habituellement, Kat s'imprégna de cet endroit qui malgré tout, malgré le fait qu'elle veuille arrêter, allait lui manquer. Elle était sûre de sa décision, elle avait juste besoin de dire au revoir, en quelque sorte.

« Kat ? »

Elle esquissa un sourire et se tourna vers celui qui hantait ses pensées. Elle le voyait rarement avec des vêtements de tous les jours comme à cet instant, mais la compétition et les entraînements étaient finies pour un temps.

« Bonjour, Thomas ! »

« Salut ! » Il avança vers elle, jusqu'à s'arrêter à quelques centimètres seulement. « Tu sais que tout le monde t'attend ? »

« Je leur ai dit que je ne voulais pas faire de fête. » soupira-t-elle.

« Tu as dix-huit ans, ça se célèbre. » dit-il.

« Je sais. »

« Tu as hâte de partir à New-York ? » demanda-t-il.

« Si on veut. » répondit-elle vaguement.

Ignorant l'air perplexe sur le visage de Thomas, elle embrassa le gymnase d'un dernier regard avant de se mettre en route vers la sortie, le jeune gardien de but sur les talons.

« Je vais te manquer ? » lui demanda-t-elle, alors qu'il marchait côte à côte.

« Bien sûr, et j'espère que tu vas venir te réinstaller à Hambourg à ton retour, et pas aller vivre à Munich. »

Son cousin avait reçu une proposition très alléchante du Bayern de Munich, l'équipe pour laquelle son père était devenu l'entraîneur, et toute la famille Schneider allait s'y installer.

« Ça dépendra de toi. » s'entendit-elle dire.

Elle s'arrêta de marcher, et Thomas l'imita aussitôt, lui faisant face.

« Comment ça ? »

« Thomas je… » Elle déglutit et se lança. « Après ce stage d'été, j'arrête le volley. J'ignore ce que je ferai, ni quelles études je vais mener ou si je veux en faire, et je vais me donner l'été ou peut-être l'année qui vient pour y réfléchir, mais je voudrais savoir ce qu'on est l'un pour l'autre. Moi, je sais ce que je ressens mais, et toi ? Je sais que le foot compte énormément pour toi, voire plus que tout mais, euh… »

Bon sang, elle n'était pas du genre timide, d'habitude. Mais le regard que Thomas portait sur elle à cet instant était déroutant. Elle n'était pas très grande, mais elle n'était pas petite non plus, et son propre regard pouvait soutenir celui de Thomas malgré qu'elle fasse une tête de moins que lui, mais son silence allait finir par la tuer.

« Laisse tomber je, je n'aurais pas dû te demander quelque chose pour laquelle tu n'es visiblement pas prêt. »

« Tu veux dire que je ne suis pas prêt à faire un pas vers toi ? » Il joignit le geste à la parole et combla la distance entre eux. « A te prendre dans mes bras ? »

Thomas enroula un bras autour de sa taille pour rapprocher leurs corps, puis il prit son menton de sa main libre.

« Thomas, qu'est-ce que tu fais ? »

« Je voulais attendre que tu reviennes de New-York espérant de toutes mes forces que tu reviennes t'installer à Hambourg, même si j'aurais été prêt à venir à Munich pour te dire que j'aurais passé les deux mois les plus pénibles de ma vie sans pouvoir te voir. »

Un espoir intense jaillit en Katalina.

« Mais tu me prends de court, alors je vais me contenter de t'embrasser. » dit-il.

Interloquée, Katalina resta pantoise mais se reprit très vite lorsque Thomas posa ses lèvres sur les siennes. Elle voulait une réponse, elle en avait une. C'était un baiser un peu maladroit pour tous les deux, car il s'agissait de leur premier, mais elle s'en fichait et ne cacha pas sa joie lorsque le baiser prit fin.

« Reviens t'installer à Hambourg après ton stage, bébé ! » souffla Thomas.

« D'accord ! »

Heureux l'un comme l'autre, Thomas la souleva dans ses bras et le fit tourner, provoquant un éclat de rire cristallin de la part de la jeune fille.

« Qu'est-ce que vous faites ? »

De nouveau sur ses jambes, Katalina se retourna vers son cousin qui venait d'apparaître d'un couloir. Les mains de Thomas quittèrent ses hanches.

« Oh euh, on était… euh… »

« On discutait, c'est tout. » dit Thomas.

« C'est ça, prenez-moi pour un con. » dit Karl-Heinz.

Grand, blond, un petit air arrogant qui pouvait taper sur les nerfs quand on ne connaissait pas la personne, Karl-Heinz s'impatienta.

« Karl… »

« Laisse tomber Kat, j'ai compris vous venez enfin de vous mettre ensemble, c'est génial. Mais tout le monde t'attend dans le réfectoire. » la coupa-t-il.

« J'ai dit que je ne voulais pas te fête. » geignit-elle.

« Attends, tu as dit enfin ? » répéta Thomas.

« Oui on sait tous que vous vous aimez et tout le monde sera content que vous soyez enfin ensemble. » dit Karl. « Allez, au réfectoire ! »

« T'es au courant que tu n'es plus mon capitaine ? » lui demanda Thomas, un sourire taquin.

Et c'est parti ! Ces deux-là… Coupant court à l'affrontement de coq qui risquait d'avoir lieu dans ce couloir, Katalina prit Thomas par la main et avança. Ils se promirent par un simple regard de se parler un petit peu plus tard. Dans le réfectoire du centre sportif de Hambourg, les équipières de Katalina, son oncle, sa tante, et sa cousine Marie, ainsi que des joueurs de foot étaient là. Ils lui souhaitèrent un joyeux anniversaire, lorsqu'ils virent les doigts entrelacés de la jeune fille avec le gardien de but.

« Bon, on n'aura pas à vous enfermer dans un placard, c'est déjà ça. » dit Ruby, la meilleure amie de Katalina.

« Comment vous allez faire ? » demanda un défenseur de l'équipe. « Elle part à New-York et après à Munich et… »

« Et si tu te mêlais de tes affaires ? » lui dit Karl-Heinz.

« Qui a dit que je m'installerais à Munich ? » dit Katalina, avant de voir le gâteau. « Oh, un gâteau aux fruits rouges, mon préféré. »

« Tu as droit à la première part. » dit sa tante, en servant la part la plus grosse à sa nièce.

« Tu vas revenir à Hambourg ? » demanda le défenseur.

« Tim, je te jure que si tu ouvres encore la bouche je te fous une raclée ! » répliqua Karl. « C'est l'anniversaire de Kat alors on ne parle de rien d'autre. » Le jeune allemand se tourna vers Thomas. « Fais le suer aux entraînements ! »

« Compte sur moi ! » sourit Thomas.

« C'est mignon, ils s'adorent en réalité ! » taquina Ruby.

Elle se reçut un regard incendiaire de la part des deux jeunes hommes, déclenchant son hilarité.

« Bon, vous avez fini ce petit show divertissant ? » demanda Katalina, qui enfourna un morceau de gâteau dans la bouche.

Hum, il était délicieux !

« Allez, venez manger du gâteau. » leur dit Lydia Schneider.

Une bonne demi-heure plus tard, alors que des groupes s'étaient formés autour des tables du réfectoire et que les rires emplissaient la pièce, Katalina et sa meilleure amie se faufilèrent à l'extérieur jusqu'au gymnase dans lequel elles s'étaient entraînées comme des acharnées pour être des championnes.

« Tu ne reviendras pas dans l'équipe. » dit Ruby.

Assises sur le gradin le plus bas, Katalina tourna la tête vers sa sœur de cœur. Ruby avait une peau brun clair et des yeux verts envoûtants. Ses cheveux bruns souvent attachés durant les entraînements et les matches, étaient à cet instant bouclés sur ses épaules.

« Contrairement à moi, tu n'as jamais voulu jouer à un niveau professionnel. Tu as tenu jusqu'à aujourd'hui parce que tu voulais me donner mes chances d'y arriver. » Ruby sourit. « J'ai reçu une offre de la Juventus qui ne se refuse pas. J'ai accepté. »

« Ruby, mais c'est génial ! » Katalina prit sa meilleure amie dans ses bras. « Tu as toujours voulu jouer en Italie. »

« Tu me manqueras terriblement. »

Elles s'écartèrent l'une de l'autre.

« Comme si je n'allais pas venir te rendre visite. » dit Kat. « Quand Thomas ira jouer à l'extérieur, je viendrais te voir le week-end. »

« J'espère bien. »

Ruby eut un sourire en coin que Katalina connaissait que trop bien.

« Alors, tu t'es enfin décidé à lui dire ce que tu ressens. »

« Eh bien, je ne lui ai pas dit en ces termes mais… »

Katalina lui raconta en détails – parce que Ruby voulait toujours tout savoir en détail – ce qu'il s'était passé avec Thomas.

« Il t'a appelé bébé ? » répéta Ruby. « Et il veut que tu t'installes chez lui ? Ouais, vu comment il te regarde quand tu regardes ailleurs, c'est logique. »

« Je regrette un peu d'avoir accepté ce stage alors que je ne compte pas faire carrière comme joueuse. » admit Kat. « Peut-être que si j'avais parlé à Thomas plus tôt… »

« Stop, je t'interdis de culpabiliser ou de regretter quoi que ce soit. » la stoppa Ruby. « Ce qui est fait est fait, alors, tu vas aller à ton stage, éclater les autres joueuses en leur montrant que les allemandes ne sont pas à prendre à la rigolade. Tu vas profiter de ce dernier été avant de ranger ta tenue de volleyeuse. »

« Oui mais… »

« Non, pas de mais. » dit Ruby. Quand tu rentreras, tu vas prendre du temps pour toi sans pour autant stopper le sport parce que t'as ça dans le sang, mais tu vas prendre le temps dont tu as besoin pour découvrir celle que tu veux devenir, en dehors de la future Madame Price ! »

« Qui te dit qu'on va se marier ? » demanda Kat, qui retenait un rire.

« C'est tellement évident ! » répondit simplement Ruby. Elle ajouta : « Sérieusement Kat, ne culpabilise pas de faire ce stage malgré ta décision d'arrêter le volley, Thomas ce serait déclaré plus tôt et t'aurais demandé de rester s'il ne voulait pas que tu y ailles. »

En parlant de Thomas…

« Mesdemoiselles ! »

Elles tournèrent la tête vers l'entrée du gymnase. Le séduisant gardien de but avançait vers elles. Rares étaient les fois où il ne portait pas de survêtements, et ce jour-là il était vêtu d'un jean et d'un t-shirt, mais sa casquette était toujours vissée sur sa tête.

« Je vais vous laisser. » dit Ruby, qui prit sa meilleure amie dans ses bras. « Je t'adore ! »

« Moi aussi, je t'adore ! »

Thomas s'assit à la place qu'avait laissé Ruby, et il ne dit rien. Le silence s'installa et pesa sur Katalina.

« Elle a raison, tu sais. » dit-il soudain.

Il attendit qu'elle tourne le regard vers lui.

« Tu n'as pas à t'en vouloir d'avoir accepté ce stage, peu importe que tu veuilles en faire carrière ou pas ! »

« Tu nous as entendu ! » comprit-elle.

« Pardonne-moi, je ne voulais pas écouter aux portes. »

« Ce n'est rien, j'aurais fini par t'en parler avant mon départ. » dit-elle en esquissant un sourire. « Tu m'attendras ? »

« Tu crois que je t'aurais embrassé, si je n'étais pas sincère avec toi ? » demanda-t-il. « Dès que je t'ai vu la première fois j'ai su que je ferai ma vie avec toi. »

« On avait treize ans. » railla-t-elle.

« Ouais, et avant de te rencontrer j'étais persuadé qu'il n'y aurait que le foot qui compterait le plus dans ma vie. » Il entrelaça leurs doigts. « Ce doit être tes yeux bleus qui m'ont envoûté. »

« Evidement ! » sourit-elle.

De sa main libre, Thomas la posa sur sa joue.

« Je vais rentrer au Japon avant la reprise de l'entraînement, et quand tu rentreras le championnat aura repris, alors promets-moi de profiter au maximum de ton stage. »

« Promis, mais tu es sûr de vouloir que je vive avec toi alors que je ne sais même pas de ce que je veux faire de ma vie ? »

« Sûr et certain ! » Il caressa la peau délicate de sa joue. « Je te veux à mes côtés tous les jours de ma vie, et on a trop attendu pour repousser l'évidence. »

Il se pencha et l'embrassa. Ce baiser fut moins maladroit que le premier qu'ils avaient échangé, et quand leurs langues se touchèrent, Katalina s'agrippa au t-shirt de Thomas.

« Je t'aime, Katalina Schneider ! »

« Moi aussi je t'aime, Thomas Price ! »

Lundi 30 juin 2003 !

Aéroport de Munich !

C'était l'heure du départ de Katalina pour New-York. Toutes ses affaires – qui ne contenaient que des vêtements et quelques affaires personnels auxquels elle tenait – avaient été apporté chez Thomas. La famille de la jeune fille était partie pour Munich après l'avoir aidé à emménager chez le jeune homme, devant eux-mêmes emménager dans leur nouvelle maison.

« On te la confie à partir d'aujourd'hui, Thomas, alors prends-bien soin d'elle ! » lui avait dit Erik Schneider, l'oncle de Katalina.

Comment pourrait-il en être autrement ? Thomas était fou de Katalina depuis des années, et il vivait enfin avec elle. D'accord elle partait à New-York pendant deux mois, et elle lui manquerait beaucoup, mais deux mois ça passait vite.

« Tu ne vas pas rester tranquille pendant tes vacances, je me trompe ? »

Tous les deux attendaient l'appel de leur vol respectif. Si Kat partait pour les Etats-Unis, Thomas retournait dans son pays natal pour deux semaines.

« Tu sais bien que ce n'est pas mon genre de rester sans rien faire. » se contenta-t-il de dire. « Je m'entrainerais avec mes copains. »

« Les passagers à destination de New-York… »

Les mots furent inutiles. Katalina se blotti contre Thomas, qui la serra de longues secondes contre lui avant de s'écarter pour lui voler un long baiser, une main sur sa joue et l'autre sur sa hanche.

« Amuse-toi ! » lui dit-il. « Et ne laisse personne draguer ce qui est à moi ! »

« Je te retourne cette demande. » dit-elle en souriant.

« Ok ! » sourit-il.

Deux mois plus tard !

1er septembre 2003 !

Le taxi la déposa devant son immeuble, là où elle avait emménagé avant son départ pour New-York. Ce stage d'été n'avait pas été de tout repos, mais elle était une Schneider, et dans son ADN l'abandon n'existait pas. Elle s'était donnée à fond durant ces deux mois intensifs, et elle avait pu dire au revoir à ce sport qu'elle aimait tant. Sa décision n'avait pas changé, et si elle avait été surprise d'apprendre qu'elle avait tapé dans l'œil d'un recruteur d'une équipe professionnelle de Los Angeles, et qu'il aimerait la recruter, Katalina avait gentiment décliné l'offre en expliquant que ce stage était sa façon à elle de fermer une page de sa vie. Elle n'oublierait jamais la surprise et le choc qui s'étaient peint sur le visage de ce recruteur, ainsi que sur toutes les personnes qui avaient eu vent de ce refus, mais rien ni personne ne lui ferait regretter sa décision, vu qu'elle ne la regrettait pas.

Katalina paya le taxi, récupéra les deux valises qu'elle avait emmené avec elle, et entra dans l'immeuble. L'équipe de Hambourg ayant joué la veille à domicile contre Cologne, Thomas devait certainement être en train de dormir pour récupérer du match. Elle n'avait pas pu le suivre mais elle savait que son cher et tendre avait gardé ses cages inviolables, et que l'équipe avait remporté le match 2-0. C'était leur troisième victoire depuis le début du championnat allemand, et le Bayern de Munich avait aussi remporté leurs trois matchs. Insérant la clé dans la serrure, elle la déverrouilla, ouvrit la porte et entra. Elle déposa ses valises dans un coin de l'entrée et referma derrière elle. La lumière de cette première matinée de septembre filtrait à travers les rideaux. Enlevant ses chaussures, Katalina se dirigea vers la seule chambre de l'appartement, et trouva Thomas endormi, allongé ou plutôt étalé sur le ventre en travers du lit. Elle aussi était fatiguée, alors elle tira la valise contenant sa trousse de toilettes dans la salle de bain, se rafraichit et se changea dans une tenue plus confortable, mais au moment de regagner la chambre, elle se rendit compte d'une chose : elle avait faim.

Bon, dormir serait pour plus tard. Elle ouvrit placard et frigo et ne fut pas le moins du monde étonné de les voir remplit de tout ce qu'il fallait pour se maintenir en forme quand on faisait du sport de haut niveau. Peut-être que l'odeur réveillerait Thomas, alors elle sortit de quoi faire une omelette, mais avant de battre les œufs, elle décortiqua et coupa des poivrons rouges et verts, qu'elle fit ensuite frire dans une poêle. En attendant, elle cassa des œufs dans un saladier, puis versa la préparation dans la poêle. Le mélange recouvrit les poivrons, et tout en surveillant la cuisson, Katalina prépara une salade de fruits rouges.

Thomas émergea, séduisant malgré son air endormi et ses cheveux noirs en bataille, au moment où la préparation du petit-déjeuner était terminée. La table était mise, et prête à accueillir les deux sportifs.

« Kat ? » s'étonna-t-il. « Tu ne devais pas rentrer cet après-midi ? »

« Mon vol a eu de l'avance, alors j'ai voulu te faire la surprise. »

« Hum, j'adorerais t'embrasser mais… »

« Oui, va à la salle de bain ! » lui dit-elle. « Mais dépêche-toi avant que ça ne refroidisse. »

En trois minutes chrono, Thomas était rafraichi et entièrement réveillé. Dès qu'il fut près d'elle, il attira Katalina dans un long baiser, qui réveilla leurs corps et leur désir.

« Wow ! » souffla-t-elle.

« Je me languissais de ton retour. » dit-il, le souffle aussi court que le sien. « Tu m'as manqué, mon amour. »

« Tu m'as manqué aussi. Et si on discutait pendant qu'on mange ? Je meurs de faim. »

« T'as raison. » dit-il. « D'abord on mange, ensuite on rattrapera deux mois de câlins. »

Se mordant la lèvre, Katalina s'assit et pendant une bonne minute, seul le bruit de leurs mastications se faisait entendre. Katalina se chargea de briser le silence la première.

« Je n'ai pas pu voir le match d'hier soir, mais je sais que vous avez gagné facilement alors, félicitations. »

« Merci. » dit Thomas. « Je n'ai laissé passer aucun ballon dans mes buts. »

« Le contraire m'aurait étonné. » La jeune fille croqua une fraise. « Hum, quand est-ce que tu affrontes mon cousin ? »

« Dans deux semaines. » dit Thomas. « Tu pourrais t'y rendre le matin même pour voir ta famille. Moi, je serai avec l'équipe très tôt, alors autant en profiter. »

« Oui, c'est une très bonne idée. »

« Bon, tu me racontes un peu ton stage ? »

Elle lui parla du haut niveau des joueurs, du programme suivit et des entrainements difficiles subit.

« Mais je suis une Schneider alors ça a été un jeu d'enfant pour moi. »

« Tu m'étonnes ! » sourit Thomas.

« Et euh, j'ai refusé une proposition de jouer en pro. »

Elle lui parla du recruteur. Thomas l'écoutait avec attention.

« Ce stage, c'était pour moi une façon de tourner la page. » dit-elle en ponctuant son récit. « Je ne regrette rien. »

« Je sais. »

« Et de toute façon, si j'avais voulu jouer en pro, je serais resté à Hambourg. »

Elle se leva et débarrassa la table. Thomas l'aida à tout ranger et à la fin, il la souleva et l'assit sur le plan de travail. Il était suffisamment grand pour pouvoir être à la bonne hauteur, s'insérer entre ses cuisses et embrasser cette bouche qui lui avait tant manquer.

« Hum, tu as interdiction de repartir aussi longtemps. »

« Je serai autorisé à aller rendre visite à Ruby genre, une semaine par mois ? » demanda-t-elle, les doigts perdus dans ses cheveux noirs. « Ou bien quand tu pars jouer à l'extérieur ? »

« Oui, mais pas plus longtemps. Tu me manquerais un peu trop. »

« Awe, t'es trop mignon. » Elle l'embrassa. « Tu dois aller au club, aujourd'hui ? »

« Tu sais bien que l'entraîneur ne nous demande d'aller au club un lendemain de match seulement si on a joué comme des pieds. »

« Donc, on peut aller se coucher ? Je suis vraiment crevé par le décalage horaire. »

« Oh oui, j'ai besoin de quelques heures de sommeil en plus. » acquiesça Thomas. « Accroche-toi, belle blonde ! »

Elle s'enroula autour de lui comme une pieuvre, et il la transporta jusqu'à la chambre. Ils dormirent de longues heures, mais à leur réveil, ils restèrent au lit à s'embrasser mais sans aller plus loin. Ils n'étaient pas ensemble depuis assez longtemps pour se laisser aller.

Deux semaines passèrent et Katalina avait récupéré du décalage horaire. Elle avait peut-être arrêté le sport à haut niveau, mais elle n'avait pas arrêté d'en faire et elle partait courir chaque matin après le départ de Thomas pour l'entraînement. Elle était allée rendre visite à ses anciennes coéquipières qui étaient restés à Hambourg, qui étaient déçues qu'elle ait décidé d'arrêter de jouer. Elle assistait aux entraînements une heure chaque après-midi avant de rentrer à l'appartement. Ne rien avoir à faire de ses journées était bizarre, mais elle se cherchait encore et en profitait pour s'occuper de Thomas. Elle s'était rendue au stade lors du dernier match de Hambourg et avait encouragé son homme depuis les tribunes privés.

Ce samedi-là, Hambourg affrontait le Bayern de Munich à l'extérieur, et Katalina était partie le vendredi, comme Thomas et ses coéquipiers. Retrouver sa famille lui avait fait du bien, et elle se trouvait en ce moment même dans les tribunes privées de l'Allianz Arena avec sa tante, sa cousine, et Sophia Martinez, la petite-amie de Karl, nouvelle recrue de l'équipe féminine du Bayern.

Le match touchait à sa fin et les deux équipes étaient à 0 partout. Thomas repoussait tous les tirs, tout comme le gardien du Bayern, et Katalina pouvait imaginer sans mal le petit rictus de Thomas chaque fois qu'il arrêtait un tir de Karl, et elle imaginait sans mal la frustration de son cousin. Karl-Heinz détestait ne pas réussir à marquer contre Thomas. Parfois il y arrivait, mais c'était très rare, et ça l'énervait. L'arbitre siffla la fin du match, et le match nul fut prononcé.

« Bon, et bien c'était un match intéressant ! » dit Sophia.

« Karl va être d'une humeur massacrante. » dit Katalina en souriant.

« Je sais comment lui remonter le moral. » dit Sophia, lui rendant son sourire.

« Oh, je n'en doute pas une seconde ! »

« Tu viens dîner à la maison ? » demanda Lydia à sa nièce.

« Euh, non, je vais aller à l'aéroport et rentrer à la maison. Thomas m'a dit que l'équipe repartirait directement à Hambourg alors je veux être là pour l'accueillir. » refusa gentiment Katalina. « Partie remise, promis. »

« Je te dépose. » dit Sophia.

Katalina embrassa sa tante et sa cousine une fois qu'elles furent toutes les quatre sur le parking.

« Merci de me déposer à l'aéroport. »

Elle avait apporté son bagage avec elle au stade.

« Pas de problème, autant profiter de la voiture de Karl. » dit Sophia sans quitter les yeux de la route. « Lui qui voulait prendre l'avantage sur Hambourg avec ce match, c'est loupé. Il déteste que Thomas arrête ses tirs. »

« Surtout ne dis pas à Karl que j'étais contente chaque fois que Thomas bloquait ses tirs. »

« Promis ! » pouffa Sophia.

Les deux jeunes femmes se prirent dans les bras une fois dans le hall de l'aéroport, et Katalina prit son vol de retour pour Hambourg. De retour chez elle, elle vida son bagage, prit une douche et se blottit ensuite sur le canapé devant la télé, avec un sandwich. Elle portait un t-shirt qui appartenait à Thomas et qui la recouvrait jusqu'au-dessus des genoux. Reposant l'assiette vide sur la table basse, elle déroula un plaid sur elle et s'allongea, regardant la télé et le sommeil la gagna petit à petit.

C'est ainsi que la trouva Thomas lorsqu'il rentra vers les trois heures du matin. Il alla s'agenouiller près d'elle et la regarda dormir quelques secondes avant de la réveiller avec douceur.

« Mon amour, je suis rentré. »

Elle se réveilla par une douce caresse sur son front.

« Hum, Tom. » soupira-t-elle, les yeux papillonnant pour s'ouvrir. « Salut ! »

« Salut ! Allons-nous coucher. »

Elle se débarrassa du plaid qui la recouvrait, et Thomas glissa un bras sous ses jambes, et l'autre dans son dos. Katalina s'accrocha à lui et il l'emmena dans la chambre.

« J'adore te voir porter mes fringues. » dit-il. « C'est très sexy. »

« Plus sexy que de la lingerie ? » demanda Kat.

« Mets-en, et je te dirai. »

Il déposa Kat sur le lit, et se déshabilla. Il ne garda que son caleçon et son t-shirt.

« Tombe le t-shirt ! »

Ça claquait comme un ordre. Levant les yeux au ciel, Thomas s'exécuta, et se glissa sous la couverture en simple sous-vêtement.

« C'est beaucoup mieux. » dit-elle en se blottissant contre lui. « Hum, t'as été incroyable ce soir. J'imagine la frustration de mon cousin. »

« Ouais, j'ai eu le droit à un regard de tueur à chaque arrêt. » dit Thomas. « Je suis assez fier de moi. »

« C'était vraiment très sexy. » Elle se redressa et s'allongea à moitié sur lui. « Ça me met dans tous mes états à chaque fois. »

« Ah oui ? » Thomas inversa leur place et se retrouva allongé sur elle. « Et, de quoi on parle exactement ? »

« Eh bien, j'ai des frissons partout et, des picotements. »

« Hum, je vois ! »

Il était placé entre ses jambes et Katalina faisait son possible pour ne pas lui sauter dessus. C'est fou à quel point son amour et son désir pour cet homme la consumait.

« Kat, tu ne sais pas à quel point j'ai envie de… plus, avec toi. » dit-il en se penchant pour l'embrasser.

« Hum, moi aussi j'en ai envie mais… »

« Ce n'est pas le bon moment, je sais. »

Thomas reprit sa place initiale, et attira Kat contre lui.

« On a le temps. » murmura-t-il.

Oui, ils avaient le temps, et Katalina le mit à profit dans les mois qui suivirent.

Dimanche 7 décembre 2003 !

Décembre était arrivée depuis une semaine et Katalina était devenue l'assistante du Coach Calhoun, son ancien mentor et qui entraînait la nouvelle équipe junior de Hambourg. Elle n'avait pas pu refuser la demande de son mentor, et ça lui permettait de s'occuper l'esprit parce que, oui, elle en avait assez de tourner en rond. Ça lui plaisait bien d'entraîner des joueuses, mais les joueuses le regrettaient parfois parce que Katalina pouvait être aussi sadique que le Coach Calhoun selon les joueuses. Attention à elles si elle les entendait se plaindre, mais ça payait et l'équipe était première du championnat.

Elle adorait son nouveau travail, même si elle savait qu'elle ne le continuerait pas sur le long terme. Elle avait déjà une petite idée de ce qu'elle souhaitait faire, mais elle devait attendre la prochaine rentrée. Elle avait déjà fait les démarches et on lui avait dit qu'on pouvait lui trouver une place en janvier lorsqu'elle leur avait donné son nom, mais Katalina refusait tout traitement de faveur sous prétexte qu'elle était une Schneider. Elle attendrait septembre 2004, et d'ici là elle bossait avec le Coach Calhoun, et avec l'équipe de kiné du club, qu'elle observait attentivement.

Eternuant bruyamment, Katalina ferma l'eau de la douche, essora ses cheveux et sortit de la cabine, enroulant une serviette autour de la taille. Elle ne perdit pas un instant et brancha son séchoir. Il neigeait depuis plusieurs semaines déjà en Allemagne, et les températures étaient trop basses pour se permettre de rester les cheveux mouillés après une douche, par exemple. Katalina attacha ses longs cheveux blonds en une tresse lâche, et alla dans la cuisine où elle commença la préparation du dîner. Elle était allée prendre une douche tout de suite après la fin du match qui avait vu la victoire de Hambourg. Il était dix-huit heures et Thomas serait rentré pour vingt-heures, ayant joué à domicile avec son équipe. La jeune fille de dix-huit ans ne s'était pas rendue au stade ce jour-là, car elle voulait être sûre d'avoir le temps de préparer le dîner spécial pour l'anniversaire de Thomas.

Elle adorait cuisiner, et elle voulait que ce soir soit spécial pour Thomas en lui préparant un plat de son pays à lui. Sans lui en parler, elle avait contacté la mère de Thomas un jour et elles avaient discuté durant des heures des goûts du jeune homme, et voilà comment Katalina s'était retrouvé à s'exercer à la préparation de divers pats, dont certains elle avait commencé pendant le match. Le temps passa très vite, et la table était à peine fini d'être dressée que la porte s'ouvrit sur le jeune gardien de but de dix-neuf ans.

« Je suis rentré ! »

Une minute plus tard, Thomas entra dans la cuisine.

« Ça embaume depuis le couloir et… »

Il se tut lorsqu'il vit les plats qui se trouvaient sur le comptoir. Evidemment, il les reconnut tout de suite comme étant des plats de son pays.

« C'est moi qui aie tout fait. » dit Katalina, qui enleva son tablier.

Révélant une magnifique robe noire, dos-nu et courte jusqu'à mi-cuisses. Elle ne portait pas de chaussures, mais une paire de collants couleur chair couvrait ses jambes. Thomas avait quitté des yeux les plats qui lui mettaient l'eau à la bouche et les avait posés sur le corps magnifique de sa compagne.

« Je te plais ? » demanda-t-elle, un sourire en coin. « Je voulais me faire jolie pour ton anniversaire, et te faire plaisir avec des plats de chez toi alors, bon anniversaire, mon chéri. »

Thomas l'attrapa par la taille et lui donna un baiser langoureux, laissant Katalina complètement tourneboulée.

« Je prends une douche express et je suis tout à toi pour ce dîner. Je meurs de faim ! »

Elle profita des cinq minutes que Thomas passa sous la douche pour reprendre contenance en préparant la table et en y déposant les divers plats. De la soupe miso, des sushis et des raviolis.

« Merci d'avoir mis des habits pour moi dans la salle de bain. » dit Thomas en la rejoignant.

Il était vêtu d'un pantalon en lin noir et d'une chemise bleue.

« Ça t'embête si je reste pieds nus ? » demanda-t-il.

« Non, j'ai fait le ménage aujourd'hui. » Elle se blottit contre lui. « Désolée si je ne suis pas venu au match aujourd'hui, mais je voulais être sûre que tout soit parfait pour ton dîner d'anniversaire. »

« Ne t'en fais pas. » dit-il en lui caressant la joue. « Tant que tu seras là au match retour contre Munich pour me voir arrêter tous les tirs de ton cousin. »

« Comme si j'avais envie de manquer l'événement. » sourit-elle. « A table ? »

« Oh que oui ! »

Thomas se régala dès la première bouchée. Katalina avait même acheté des baguettes.

« T'as toujours été super cuisinière mais là, c'est du haut niveau, bébé. » dit-il. « Ce n'est même pas ta culture. »

« Je me suis entraînée. » dit-elle en souriant. « Ça te plaît ? »

« Ah ouais, c'est d'enfer. » dit-il. « Mais, t'es au courant que ce sont mes plats préférés ? »

« Oui, c'est ce que ta mère m'a dit. »

Heureusement qu'il ne mangeait pas au moment de cet aveu, il aurait pu s'étrangler sous la surprise.

« Ma mère et toi, vous vous parlez dans mon dos ? » s'amusa-t-il.

« Bien sûr, elle m'adore. » dit Katalina.

« Evidement, avec toi dans ma vie elle est certaine de devenir grand-mère un jour. » dit-il, avant d'ajouter : « Tu… voudras des enfants un jour, n'est-ce pas ? »

« La question c'est plutôt, est-ce que toi tu veux des enfants ? »

« Avec toi, oui ! » répondit-il sans avoir à réfléchir. Par-dessus la table ronde, il prit sa main gauche et la porta à ses lèvres. « Mais avant, je mettrais un anneau à ton doigt. »

Katalina sourit. Vivre avec Thomas pour le reste de ses jours était son souhait le plus cher, et l'épouser et lui donner des enfants était aussi son vœu. Après le dîner, Thomas insista pour tout nettoyer malgré les protestations de Katalina, mais elle abdiqua et en profita pour aller prendre quelque chose dans leur chambre, et de profiter que Thomas avait le dos tourné pour filer à la salle de bain et s'y enfermer le temps de se changer. Elle avait tout prévu, et reculer n'en faisait pas parti. Elle y pensait depuis plusieurs semaines déjà, et cette soirée avait été planifié de A à Z.

Alors qu'elle se regardait dans le long miroir du meuble contenant les serviettes, Katalina repensa aux dernières semaines. Le rapprochement physique de leur couple, la découverte du corps de l'autre et la première fois qu'ils s'étaient vus nus tous les deux. Leur première douche ensemble, quelques semaines plus tôt et la manière dont Thomas l'avait touché, caressé et embrassé, toujours avec une extrême douceur, sans précipiter les choses. Il lui avait toujours dit qu'ils avanceraient au rythme de la jeune fille, et ce soir, Katalina avait décidé d'accélérer ce rythme et de passer à l'étape suivante.

A savoir le sexe. Elle appréhendait un peu, mais elle se consolait en se disant que ce serait aussi la première fois de Thomas. Tant qu'ils étaient ensemble, Katalina n'avait rien à craindre. Elle avait longuement discuté avec Sophia au téléphone, qui l'avait rassuré. Voilà pourquoi Katalina avait tout acheté durant une virée shopping. Il y avait ce qu'il fallait dans la chambre, qu'elle avait posé sur la table de chevet. Et la nuisette en dentelle de couleur noire qu'elle portait faisait aussi partie de la panoplie pour séduire Thomas. Un second cadeau d'anniversaire après le repas spécial, avant le dernier cadeau.

Détachant sa tresse, elle donna un coup de brosse dans sa longue chevelure blonde puis, après avoir pris une profonde inspiration, expira et sortit de la salle de bain, déterminée. Thomas avait nettoyé la cuisine et l'espace où ils avaient mangé. Katalina prit une pose sensuelle à l'entrée de la cuisine, la main posée sur l'encadrement. Elle se racla la gorge, attirant ainsi l'attention de Thomas, qui se retourna de ce qu'il était en train de faire. Préparer deux tasses de thé, apparemment.

« Je te plais comme ça ? » demanda-t-elle.

Thomas se détourna des tasses de thé fumantes pour se concentrer uniquement sur la délicieuse créature qui partageait sa vie depuis presque six mois.

« Est-ce que c'est un cadeau ? »

Katalina hocha la tête alors qu'il avançait vers elle d'une démarche lente, comme un prédateur prêt à fondre sur sa proie.

« Et, jusqu'à quel point est-ce que je peux te déballer ? » demanda-t-il.

Il avait chaud, et son rythme cardiaque devenait presque fou. Il la désirait, ça se voyait dans son regard, et Katalina se mordit la lèvre en remarquant la lueur dans ses grands yeux. Une lueur qui avait déjà traversé son regard chaque fois qu'ils partageaient un moment intime.

« Eh bien, c'est ta soirée. » dit-elle en lui tendant les mains, qu'il prit. « Et mon dernier cadeau pour toi c'est… » poursuivit-elle en posant les mains de Thomas sur ses hanches, et crocheta les siennes derrière la nuque de son copain. « Moi ! »

« Toi ! » répéta-t-il. « En nuisette sexy et terriblement attirante. »

« Emmène-moi dans la chambre, Thomas ! »

Il reçut le message cinq sur cinq. Glissant ses mains jusqu'à ses cuisses douces, il la souleva dans ses bras. Katalina s'enroula autour de lui. C'est en la transportant dans leur chambre que Thomas se rendit compte que sa diablesse de petite amie était entièrement nue sous sa nuisette.

« Tu veux ma mort ? » grogna-t-il à son oreille.

Elle gloussa alors que ses pieds touchaient de nouveau le sol.

« Kat… » souffla Thomas.

« Je suis prête à aller jusqu'au bout. » dit-elle, ses mains glissant sur la chemise qu'il portait encore.

Une chemise qu'elle commençait à déboutonner, les doigts légèrement tremblotantes, ce que Thomas remarqua. Il posa les mains par-dessus les siennes.

« On n'est pas obligé. » lui dit-il.

« J'en ai envie. » lui assura-t-elle. « Je suis juste un peu nerveuse. »

« Oui, moi aussi, et cette chose très fine que tu portes ne me facilite pas la tâche. »

« C'était un peu le but de la manœuvre. » Elle esquissa un sourire. « Je t'aime, Thomas Price, et je veux partager cette expérience avec toi, et rien qu'avec toi. »

« Moi aussi, je t'aime ! »

Il libéra ses mains, et les gestes de Katalina se firent plus sûrs, et déboutonna la chemise de Thomas, pour ensuite la lui enlever, dévoilant ainsi son torse parfaitement musclé. Elle fit ensuite descendre ses mains jusqu'à son pantalon, et regarda Thomas.

« Je ne porte rien en dessous. » lui dit-il.

« Oh ! » D'un sourire taquin aux lèvres, elle susurra : « Moi non plus. »

Son sourire disparut et elle déglutit lorsque les mains de Thomas se faufilèrent sous la nuisette. Sa peau nue se recouvrit de chair de poule.

« On peut être deux à jouer, mon cœur. » lui dit-il, la voix rauque. « Tu veux qu'on prenne notre temps ou qu'on… hum. »

Katalina l'embrassa fougueusement, donnant une réponse bien claire au jeune homme. Il la souleva, et grimpa sur le lit avec Katalina enroulée autour de lui.

« Je vois que tu as vraiment tout prévu. » dit Thomas, en remarquant la boîte de préservatif sur la table de nuit.

« Et je prends la pilule depuis plusieurs semaines. » lui apprit-elle. « Je suis peut-être prête à faire l'amour avec toi, mais pas à devenir mère si tôt dans notre relation. »

Lui non plus n'était pas prêt à être père si vite. Quoi que… mais ce n'était pas la question pour le moment. Les caresses de Katalina sur sa peau le ramenèrent à la réalité et Thomas fondit sur sa bouche, lui donnant un baiser passionné qu'elle lui rendit avec autant de passion.

« Tu veux garder la nuisette ? » lui demanda-t-il, le souffle court.

« Autant que toi t'ai envie de garder ton pantalon. » répondit-elle, les joues rosies par le désir.

Le reste de leurs vêtements enlevés, Katalina se rallongea et attendit que Thomas ait mis un préservatif. Il ne savait quoi dire. Elle était tellement belle, et il savait que pour une femme, une première fois pouvait s'avérer douloureux, et Thomas ne voulait pas précipiter les choses. Il allait, dans un premier temps, faire en sorte que sa douce Katalina ressente du plaisir. Alors il l'embrassa, d'abord sur les lèvres, puis dévia sa bouche dans son cou jusqu'à la naissance de ses seins. Oui c'était son anniversaire, mais il n'était pas égoïste au point de la prendre juste parce qu'elle s'offrait à lui. Il avait imaginé ce moment si souvent qu'il voulait que ça se passe aussi bien pour l'un que pour l'autre. Il ne pourrait pas éviter la douleur à Katalina, mais il pouvait lui donner du plaisir, alors c'est ce qu'il fit.

Il aspira chacun de ses tétons entre ses lèvres, esquissant un sourire ravi lorsque sa compagne lâcha un gémissement. Ce n'était pas la première fois qu'il parcourait son corps, mais le plus souvent il la caressait de ses mains. C'était la première fois qu'il se servait de sa bouche ainsi sur elle, mais il en avait rêvé. Katalina ne lui demandait pas d'arrêter, alors il ne s'arrêta pas et descendit plus bas, et encore plus bas, jusqu'à se retrouver la tête entre ses cuisses. Ce serait une première là aussi, mais Dieu qu'il en avait envie. Mais pas sans le consentement de Katalina. Il réussit à garder un œil sur son visage tout en embrassant l'intérieur de ses cuisses délicates et fermes.

« Bébé, est-ce que je peux… »

« Oui ! » répondit-elle sans lui laisser le temps de finir sa phrase.

Elle écarta un peu plus les jambes pour accompagner son oui déterminé. Le sexe oral ? Elle avait longuement discuté avec Sophia au téléphone, et ça faisait partie des nombreux conseils que la jeune française lui avait donné. Se redressant sur ses coudes, Katalina échangea un regard avec Thomas. Elle tremblait, mais ce n'était pas négatif. Ils n'avaient jamais été aussi loin dans leurs jeux amoureux, mais Katalina était plus que prête. Thomas le vit dans son regard, alors il reprit ses baisers sur la peau de ses délicieuses jambes, puis, enfin, après une attente trop longue au goût de la jeune fille, il posa sa bouche sur sa féminité pulsante. Quand il fit glisser sa langue sur son clitoris, Katalina retomba de tout son long sur le lit, agrippant les draps et se mordit la langue pour ne pas hurler son plaisir. Ils avaient des voisins, tout de même.

Le temps était comme flou. Tout ce que Katalina ressentait, c'était la décharge qui traversait son corps à mesure que Thomas la butinait, là où personne ne s'était jamais aventuré. Il ne l'avait caressé de ses doigts à cet endroit-là qu'une seule fois, mais là, c'était cent fois meilleur. Son corps trembla, ses articulations se contractèrent à mesure qu'elle serrait les poings et ses doigts de pieds. Son corps tout entier se cambra alors qu'un orgasme foudroyant la frappa, Thomas profita de son état post-orgasme pour remonter le long de son corps et entrer en elle.

Katalina s'accrocha à ses larges épaules. Ça faisait mal, mais elle s'y était préparée.

« Pardon, pardon… » murmura Thomas à son oreille.

Elle le rassura, referma ses jambes autour de lui comme une seconde peau et, une main dans ses cheveux noirs et l'autre autour de sa taille, elle chercha sa bouche. Ils se perdirent dans le baiser, et Thomas remua ses hanches sans y mettre trop de fougue pour ne pas la blesser davantage. Quand ils ne s'embrassaient pas, leur regard se plantait dans celui de l'autre.

Le flou total. Une extase indescriptible. Un moment suspendu. Aucun d'eux n'auraient pu d'écrire ce qu'ils venaient de vivre, mais ils restèrent ainsi, Thomas sur Katalina quelques minutes après l'orgasme du jeune homme.

« Salut ! »

« Salut, beau gosse ! »

Trente minutes plus tard !

Après une douche, les draps changés et rhabillés – elle de sa nuisette, et lui de son pantalon de lin – Katalina sortit le gâteau qu'elle avait acheté pour Thomas, et le posa sur le plan de travail quand les mains de son homme se glissèrent délicatement sur ses hanches.

« Ce magnifique gâteau au chocolat va me faire prendre cinq kilos. » lui dit-il.

« Vu l'entraînement intensif que tu t'infliges chaque jour, les calories n'auront pas le temps de s'installer. » Elle se retourna dans ses bras, passant les siens autour de son cou. Elle avait attaché ses cheveux blonds en un haut chignon. « Si tu n'en veux pas, je peux le rapporter. »

« Je n'ai pas dit ça. »

Il voulait tellement la soulever et la poser sur la table, mais elle devait encore sentir les effets de leur étreinte passionnée.

« Comment tu te sens, mon amour ? » demanda-t-il.

« Je vais bien, et j'irais encore mieux dans quelques jours. » le rassura-t-elle. « Joyeux anniversaire, beau gosse ! »

« C'était le meilleur anniversaire de ma vie ! » dit-il, avant de lui voler un baiser.

4 ans plus tard !

Après cette nuit-là, la complicité entre Thomas et Katalina fut plus solide encore. A la rentrée 2004, Katalina reprit ses études et commença un cursus sur trois ans pour devenir kinésithérapeute, qu'elle réussit avec brio. Elle passa une partie de ses stages obligatoires au sein même du club de Hambourg, apprenant davantage auprès des kinés qui s'occupaient des joueurs et joueuses des différentes équipes du club, y compris de l'équipe de son désormais mari. Son diplôme en poche, elle décida de travailler au sein d'un hôpital de rétablissement où elle avait pratiqué l'autre partie de ses stages.

Thomas, ainsi que la famille Schneider, ne pouvaient pas être plus fier de la jeune fille. Aujourd'hui, le couple vivait toujours à Hambourg et habitait une grande maison. Ils s'étaient mariés et venaient tout juste d'accueillir une petite fille qui allait sur ses trois mois. En rentrant du dernier match de la mi-saison à domicile, Thomas retrouva sa femme dans la chambre de leur petite fille, Elena, à la bercer dans un rocking-chair. Cette vue lui gonflait le cœur de joie.

Levant les yeux vers lui, Katalina lui sourit.

La vie était plus que parfaite !

FIN !


J'espère que cela vous a plu. Vous savez à quel point j'aime jouer avec les caractères des personnages.

*Si parmi vous, vous ne me suivez pas sur facebook, je vous rappelle que j'ai été plagié l'an passé et que ça m'a beaucoup affecté, d'où ma décision de poster moins. Je travaille aussi depuis le début de l'année, à l'écriture d'un Calendrier de l'Avent pour décembre, alors ceci était un petit cadeau pour remercier tout le monde de sa patience.

A très bientôt, croisons les doigts!

Bises, Aurélie !