The fake boyfriend trope
Bakugo est aux USA depuis 2 ans. Il s'ennuie dans un gala quand arrive Denki. Et ce mec flippant qui drague Denki.
Le meilleur moyen de faire partir un mec flippant, c'est un mec encore plus flippant. Non ? C'est plus ou moins le plan de Denki. Ce n'est pas un bon plan.
Rating : T
Disclaimer et couple à la fin
U01
Bakugo regrette d'avoir suivi les pas de son héros jusqu'à l'autre côté de l'océan. Il hait chaque seconde de cette soirée. Les gens sont obséquieux ou snob. Pas d'entre deux. La musique est terrible, les conversations inintéressantes, il n'aime pas le goût du champagne, les amuse-bouche ne valent rien face à un bon repas fait maison.
Mais son agent a été formel, s'il veut une chance de grimper les échelons du top, il lui faut une soirée sans incident ou partager sa vie personnelle pour que le public 's'identifie à lui.
Ce sera ce gala de charité pour la bonne cause (les enfants aveugles) ? Les chiens abandonnés ? Les enfants abandonnés ? Les chiens aveugles ? Il ne sait pas.) mais il doit se monter pour « prouver aux autres qu'il a bon cœur ». Les étasuniens sont si sentimentaux... Il a sauvé 25 élèves d'un tremblement de terre mardi, il ne peut pas rester chez lui en pyjama ? Il préférerait jouer un peu en ligne avec Eijiro avant d'aller dormir, pas bouffer des vérines surcotées dans un costume trop ajusté.
Un coup le fait perdre sa verrine, qui manque de s'éclater au sol. C'est dégueu, mais il n'aime pas le gaspillage. Il la rattrape au vol. Ho non, il a de la crème de truffe sur les doigts. Il hait ce truc, c'est visqueux et ça a un goût de terre.
- I'm sorr... Kats ?
- Dunckface ?
Denki a l'air surpris une seconde, puis une lumière s'allume au fond de ses yeux.
- Mec, sauve-moi la vie, stp ?
- Tu me dois toujours 900 yens depuis 4 ans, je ne te prêterais rien.
- Non, pas ça, il y a ce mec, ce héros avec un costume de rhinocéros. Eh bien, je crois qu'il m'aime beaucoup.
- Et ?
- Beaucoup, genre « main au cul », beaucoup trop occupés a essayé de m'acculer contre tous les meubles pour comprendre le sens du mot « non ». Mais c'est genre le beau-frère de mon boss ici, et je ne veux pas me le mettre à dos. J'ai voulu lui mettre un stop en disant que j'avais un mec, mais c'est faux.
- Et ?
- Il me faut un petit ami, un mec effrayant, un gars que même rhinoman ne vienne pas emmerder.
- Et ?
-Tu le fais exprès ?
- Oui. Je veux que tu dises ton idée à voix haute pour que tu comprennes de toi-même à quel point c'est nul.
- Soit, mon faux petit ami, tu m'embrases, appelle-moi Babe, me tiens la main, ce genre de connerie. Juste une soirée. . Je ferai ce que tu veux.
- Ce que je veux ?
- Oui.
- Tout ?
- Tout ce que tu veux
- Sans poser de question, protester ou te plaindre ? Même si c'est dangereux, dégradant ou stupide ?
- Tu me fais peur.
- C'est pour ça que tu m'as choisi...Babe. Je fais peur. Alors ? Attention, monsieur Rhino arrive.
Denki regarda en arrière, en effet, l'immense silhouette se rapprochait de lui. Rhino était un homme au loin de la cinquantaine, quelques cheveux gris poussaient sur les côtés de son crâne épais. Ses petits yeux bleus étaient presque invisibles sous son nez énorme et rigide, semblable effectivement à une corne de rhinocéros. Il avait une bouche immense, avec de larges dents carrées et sa Rolex dorée jurait avec les boutons argentés.
Bakugo se rappelle l'avoir entrevu dans des reportages quand il était enfant, mais il pensait que ce type avait pris sa retraite il y a des années. Il vit aux USA depuis bientôt 2 ans et n'a jamais entendu parler des exploits de ce gars. Un coup d'œil à ses mains confirme ses soupçons, elles sont dépourvues de cicatrice récente ou de cal. Cet homme ne s'est pas retrouvé sur le terrain depuis les 10 ans de Katsuki. Denki semble paniqué, il murmure :
- Ok, tout ce que tu veux, mais s'il te plait, sauve-moi.
Un sourire sadique s'étale sur le visage de Bakugo. Cette soirée va être drôle. Il attrape le visage de Denki et l'embrasse. Bakugo n'est rien si ce n'est dédié à la tâche, ça vaut pour tous les domaines, son métier, la cuisine, la randonnée, le ménage... Ce n'est pas surprenant qu'il soit pareil quand il embrasse.
Denki n'est pas un prude, il est même plutôt le contraire, mais ça vient de rentrer dans le top 5 de ses meilleurs baisers. Il finit le souffle court et les genoux mous et c'est bien la seule chose molle de la région.
Kabuki rompt le baiser, attrape Denki par la hanche et le presse contre lui.
- T'étais où, Babe ?
- Heu...je... tu..
Bakugo caresse sa joue et lui fait un clin d'œil. Le cœur de Denki loupe un battement. Il sait qu'il est bi depuis ses 16 ans, mais jamais il n'a envisagé Bakugo comme partenaire potentiel, peut-être parce qu'une part de son esprit était encore terrifiée par lui. Mais là, il veut juste se mettre à genoux et honorer son ancien camarade jusqu'à en avoir les lèvres gercées. Et comme il n'a aucun filtre entre sa bouche, son cerveau et sa queue, il répond :
- Je veux sucer ta bite.
Bakugo rigole, ce rire violent et fort qu'il a généralement face à la souffrance d'autrui.
- Ne sois pas impatient, attend d'être dans la voiture.
Où était cette putain de voiture ?! Denki allait adorer payer sa dette. La main de Bakugo est encore sûr sa joue. Il attrape son menton et tourne le visage de Chargebolt vers la droite. À quelques mètres de la Rhino les observait. Katsuki demande à voix haute, très haute, en anglais.
- Babe, c'est lui le gars qui ne comprend pas « non » ?
Rhino a l'air choqué,Denki baisse les yeux et demande dans leur langue natale.
- S'il te plait, parle moins fort.
Bakugo se place devant lui et pointe l'autre homme du menton:.
- Écoute Hippo, je sais que ce p'ti cul peut donner envie, mais quand on est civilisé, on n'insiste pas comme un chien devant un os quand un p'tit lot comme ça dit non. On range poliment sa bite et on se casse.
Denki sent son âme le quitter. Ok, sa prononciation en anglais était mauvaise, mais il le comprend très bien. Et la prononciation de Bakugo est impeccable. Ne laissant aucun doute sur ses paroles. Il vit Rhino froncer les sourcils de colère. Il va mourir. Les gens autour d'eux se sont arrêtés, des journalistes filment peu discrètement la scène, un petit attroupement se forme. Il se fait encore plus petit derrière Bakugo
- Qu'il me raconte quoi le niakoué ?
Heureusement, Bakugo a suivi une thérapie. Parce qu'il ne fait pas exploser le gars, non, il ne lui hurle même pas de mourir.
- « Que me raconte le niakoué » est plus approprié si tu essaies de ridiculiser mon anglais. Essaye de maîtriser le tien. Je vais la faire très simple : Non, c'est non. Vire tes pattes de mon mec.
- Ton mec est une petite michto, il m'a laissé lui offrir quelques cafés et m'a allumé avant de venir se réfugier entre tes jambes.
- Denky n'aime pas le café et ne le digère pas, il a probablement accepté parce qu'il ne sait pas dire non. Vous l'avez juste fait chier. Littéralement. Il est charmeur avec tout le monde, tout le temps, parce que c'est un putain de labrador. Et il vient entre mes jambes, parce que c'est là que je range sa friandise préférée.
- Tu penses être hypermalin, tu veux te battre, c'est ça ?
- Pas spécialement, au Japon on ne frappe pas sur les ancêtres.
Il agrippe la main de Denki et fait demi-tour, l'entraînant en grommelant :
- Viens, babe.
Rhino essaye sûrement de les rattraper, mais la masse d'invités l'en empêche. Les gens se séparent pour le « couple » mais forment un barrage face à l'ancêtre. Beaucoup chuchotent sur leur passage, mais ils ne les arrêtèrent pas, la réputation de Bakugo les protégeait. Ils s'installent sur un petit canapé à l'écart.
- Ce mec est un guignol, il n'a sûrement pas combattu depuis qu'on a quitté l'école primaire, comment tu peux laisser ce genre d'abruti te faire peur ?
- Je n'ai pas peur, juste, tu sais, il a des liens avec des gens qui sont importants, je ne peux pas être impoli.
- Et tu vas te laisser violer par politesse alors ?
Denki baisse les yeux.
- T'as raison, je suis un labrador.
- Alors sort les putains de crocs. Tu aurais fait quoi si je n'étais pas intervenu pour te sauver le cul ?
- J'aurais continué de l'éviter ?
- Tu ne vas pas l'éviter tout le temps.
- Je rentre a la maison dans une semaine, je peux l'éviter 7 jours.
- Mais t'es ici depuis combien de temps ?
- 6 mois
- Et tu pars déjà ?
- Oui, la maison me manque trop. Je veux juste.. Voir mes amis, parler japonais, prendre mes parents dans les bras, manger des vrais katsudons pas des trucs avec du soja sucré, regardez des animes sans la censure...
- Si tu te casses, pourquoi tu ne l'envoies pas se faire foutre ?
- Mon patron est un mec génial, je ne veux pas le blesser en rejetant son ami. Et puis si Rhino déclenchait un scandale qui irait jusqu'au Japon ?
Katsuky attrape, encore, son menton et le regarde dans les yeux.
- Tu. Es. Un. Héros. De. Guerre. Tu l'es devenu à putain de 17ans. Personne au Japon ne choisira un connard étranger qui ne fout plus rien depuis des années, face à un des enfants-soldat qui est allé au combat pour sauver le pays. Jamais.
- Tu crois ?
- Bordel, tu as assommé des cinquantaines de vilains dans ce lac le jour où tu as sauvé Tape Arm. Sauver la vie de milliers de personnes pendant la guerre. Comment peux-tu être assez con pour ne pas le voir ?
- Merci Kats.
- Ne me remercie pas quand je t'insulte. Connard
Denki niche son visage contre son épaule et murmure :
- Continue de faire semblant d'être mon mec, sinon ça va avoir l'air bizarre.
Bakugo l'embrassa sur le front
- Souris, il y a un journaliste à droite.
Ils restèrent dans les bras l'un de l'autre, Bakgo se fit un plaisir d'effrayer du regard les serveurs, journalistes ou simples invités qui passaient. Ils purent donc rester en paix jusqu'à ce qu'il soit une heure acceptable pour s'éclipser de la cérémonie par une porte de service. Une fois dehors, Kanimari laisse ses mains s'attarder sur les hanches de Katsuki
- Du coup... où est la voiture ?
- Quelle voiture ?
- La tienne. Ou la mienne. Comme tu veux. Il laisse sa main glisser plus bas et murmure : il me tarde d'honorer ma dette et de faire tout ce que tu veux ce soir.
- Non.
- Quoi ?
- J'ai dit non. Je viendrai te voir quand j'aurai besoin de toi. Et ça ne sera sûrement pas pour du sexe. T'es con ou quoi ? Je viens littéralement d'expliquer le consentement à l'autre connard. Je ne vais pas t'obliger à me baiser.
— Mais, je pensais que.. Enfin, la façon dont tu m'as embrassé... Je suis super consentant et tout.
— Tu m'as demandé de faire semblant d'être ton mec. Je l'ai fait. Maintenant, tu me dois un truc. N'importe quoi. C'est toi qui l'as dit.
- Donc tu ne veux pas baiser là ? Même en dehors du service, on peut...
- Non. En fait ce soir a juste confirmé que j'étais hétéro. Toujours bon à savoir.
- Mais... je suis si nul que ça ?
Katsuki leva les yeux au ciel.
- Hey labrador, arrête de chouiner, c'était sympa comme soirée, et si tripoter un joli garçon comme toi ne me fait pas bander, ce n'est pas toi le souci. Bordel t'a genré baisé la moitié de nos amis et ils sont tous contents de tes performances. Prends un peu confiance. N'hésite pas à faire griller les couilles des gens qui insistent et maintenant, soit gentil et rentre chez toi, je commence tôt demain, je veux juste aller dormir.
Il laissa Denki en plan dans la rue et rentra. Il lut les 17 messages de son agent, le félicitant pour « son adorable comportement protecteur », supprima ces merdes et se coucha, s'endormant comme un loir à la seconde où sa tête toucha l'oreiller.
Denki lui passa la nuit à fixer le plafond. Cette soirée le changea pour toujours. Il commença à électrocuter les personnes trop entreprenantes, et All Might tout-puissant, que ça faisait du bien.
Il développa aussi une peur panique à l'idée du jour où Bakugo réclamera son service.
j'ai très envie d'écrire des petites scènes où Bakugo rappelle sa dette à Denki, je le ferais peut être un jour
disclaimer : Propos raciste, Langage ( parce que Katsuki)
Couple Denki X Bakugo
