Rayon de soleil
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Résumé : Harry est un Auror accompli. Associable, mais accompli. Il ne s'attendait pas à ce que sa nouvelle enquête le mène à cette place. Fera-t-il voler sa petite culotte ?
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Notes : Cet OS a été écrit dans le cadre du Romantaspic du serveur Potterfictions (rejoignez nous : https (deux points slash slash) discord (point) gg (slash) 862aSNBDk6, un défi d'écriture centré sur la romance (plus ou moins smutty).
Première publication sur A03 le 19 avril 2024.
Le disclaimer est habituel : L'œuvre et l'univers de « Harry Potter » sont la propriété exclusive de J.K.R.. Comme d'hab, le rating M est de rigueur ; interdit aux moins de 16 ans.
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Mes contraintes de textes ont été les suivantes :
Les personnages tirés au sort (pas forcément un pairing) : Fleur Delacour - Harry Potter
Les prompts tirés au sort :
- Tes personnages partagent le même moyen de transport (bus, portoloin cheminette, etc) tous les jours mais ne se sont jamais parlés. Trouvez un moyen pour les forcer à communiquer.
- A visite un sex-shop et B se trouve être le caissier super sexy et charmeur.
Les objets à utiliser dans mon texte : Pelle / Bracelet / Balle
Merci à Majax15 et Tagawa pour leur relecture !
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Rayon de soleil_Partie 1
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Depuis la tempête Elladora, Harry n'était plus relié au réseau de Cheminette. Il s'était habitué à transplaner matin et soir, de son appartement de Birmingham vers le Chemin de Traverse, à quelques pas du Ministère. Jusqu'à la résolution de l'affaire Focifère …
Lorsque Robard avait demandé à Harry de travailler avec Fleur, il devait bien reconnaître qu'il ne s'était montré qu'à moitié convaincu. La demi-Vélane avait vécu une crise existentielle trois ans plus tôt et avait décidé de démarrer la formation d'Auror à l'âge de 36 ans.
Bill avait accepté avec bonhomie d'arrêter de travailler pour s'occuper des enfants. La plus âgée, Victoire, avait alors huit ans et le plus jeune, Louis, tout juste trois ans. Harry n'avait suivi cette petite révolution que de très loin.
Après sa rupture avec Ginny, près de dix ans en arrière, il n'avait plus eu autant de contact avec les Weasley. À part Ron et George, il voyait le reste de la famille surtout aux commémorations annuelles de la victoire sur Voldemort.
Quand Robard lui avait confié Fleur, il avait soupiré puis il s'était tout aussi vite résigné. Il n'arrivait, de toute manière, jamais à garder aucun binôme plus de dix-huit mois.
Les Aurors qu'on lui collait demandaient toujours à être réaffectés assez rapidement. Personne ne supportait la manière de travailler de Harry. Ils le trouvaient trop tête brulée, trop impulsif, trop débordant.
Harry avait - en fait - découvert en quelques semaines que Fleur était une professionnelle hors pair. Elle avait été Major de ses classes tout au long de sa formation et, au quotidien, il ne pouvait que saluer son intuitivité et son intelligence.
Bien plus mesurée que lui, elle arrivait à pondérer ses ardeurs tout en lui faisant une confiance aveugle. Ils formaient une belle équipe, finalement. D'ailleurs, ils finissaient toujours par résoudre leurs affaires, même les plus ardues.
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Celle-ci leur avait donné du fil à retordre. Ils en étaient ressortis sur les rotules et, après avoir terminé leur rapport sur l'affaire Focifère, Harry s'était résolu, à contre-cœur, à prendre un Portoloin en pleine heure de pointe.
Il s'était rendu au Portoport du Chemin de Traverse, en traînant des pieds. Il marmonnait dans sa barbe naissante contre la queue qui l'attendait déjà, contre les incivilités des sorciers fatigués et Merlin savait quoi encore.
Il était passé récupérer son ticket à l'accueil le visage fermé. Il marmonnait dans sa barbe inexistante quand, en relevant les yeux, il avait croisé un regard lumineux. Cet échange n'avait duré qu'un quart de seconde mais avait suffit à son palpitant pour rater un battement.
Ce type était magnifique. Immense, le teint clair, les cheveux longs, noués en un haut chignon négligé, un t-shirt fluide qui donnait envie d'y glisser les mains et un chino gris qui mettait ses fesses en valeur.
Il portait des boots qui semblaient avoir fait la guerre mais qui - Harry en était persuadé - devaient, encore aujourd'hui, coûter une fortune. Tout en lui respirait le luxe, l'opulence et la noblesse et, pourtant, il n'avait rien d'arrogant.
Il prenait juste toute la place et toute la lumière. Harry devait bien reconnaître que le simple fait d'avoir croisé ce type pendant quelques minutes lui avait recollé un sourire aux lèvres qui ne l'avait plus quitté même une fois rentré chez lui.
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Le lendemain soir, lorsqu'il avait quitté le Ministère, ses pas l'avaient conduit d'office au Portoport. Harry s'était traité d'idiot alors qu'il retirait un nouveau ticket à l'accueil mais avait aussitôt dû retenir un ricanement ridicule en revoyant ce type.
De dos, il replaçait derrière son oreille une mèche noire de jais échappée de son chignon et le bout de tissu qui recouvrait son dos laissait entrevoir ses omoplates qui saillissaient.
Harry se mordit la lèvre inférieure. Il s'imaginait déjà tracer le chemin de sa colonne vertébrale depuis son occiput. Il inspira profondément et prit son Portoloin, serein.
Bien trop rapidement, ce petit manège devint une habitude.
Depuis près de deux mois, Harry se rendait au Portoport en fin de journée, regardait ce type de loin pendant quelques minutes, était déçu quand il arrivait trop tard, l'attendait si il arrivait trop tôt, puis rentrait chez lui les yeux pleins d'étoiles.
Plus le temps passait, plus il était convaincu de l'avoir déjà rencontré. Ils avaient peut-être étudié à Poudlard en même temps. Il n'en savait rien. Il avait oublié tant de visages anonymes.
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Harry ne s'intéressait même plus à la réparation de sa cheminée. Il subissait patiemment les moqueries de Fleur qui, chaque matin, requérait un rapport complet et détaillé de ses observations de la veille.
En règle générale, ils finissaient leur café dans un soupir commun énamouré. Celui de Harry était ponctué de désir inassouvi tandis que celui de Fleur était marqué par le manque. Sa relation avec Bill était devenue plutôt platonique ces dernières années en dépit des sentiments toujours présents.
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Un petit chapitre qui commence doucement, qui sera suivi de cinq autres. J'espère que cette histoire vous plaira !
