Bienvenue sur ce cinquième chapitre,
La semaine dernière, Harry proposait un rencard à Théodore... Tiens donc ! Mais... Que va-t-il se passer ? Continuons notre petite aventure alors !
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Mettez vous à l'aise, on y va,
Bonne lecture et à bientôt.
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Harry avait passé une soirée géniale. Peut-être la meilleure de sa vie. Peut-être pas. Il n'avait eu aucun rendez-vous depuis près de huit mois. Il ne savait plus comment se conduire. Et il avait toujours été un piètre séducteur.
Ce soir ne faisait pas exception.
Il avait passé un bon moment mais s'était aussi retrouvé à plusieurs reprises à fixer Théodore en silence. Même maintenant, il se trouvait comme un cornichon, à le dévisager, à piétiner les mains dans les poches devant le pub où ils avaient décidé de boire un verre. Puis de manger un bout. Avant de traîner jusqu'à la fermeture.
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Il ne savait pas, ou plus, comment il fallait faire. Ce type avait en permanence un sourire gravé sur son visage. Harry avait envie de le lui faire ravaler. Ou de le faire crier. Ou les deux. Il se passa une main nerveuse dans les cheveux.
Théodore lui offrit une douce caresse sur le bras. Harry lui vomit presque de venir boire un dernier verre chez lui.
— Toujours aussi impétueux, Harry ?
Impétueux ? Im-pé-tueux ? Harry avait envie de lui dire qu'il lui en foutrait, des impétueux. Il n'y avait bien qu'un snobinard comme lui pour sortir des mots comme celui-là.
— Tu ne veux pas venir, constata-t-il platement afin d'éviter de s'emporter comme son instinct l'y incitait.
— Non. Tu m'as interdit de quitter Londres. Je n'ai pas envie de finir à Azkaban juste pour assouvir tes moindres désirs.
— Tu… Tu assouvirais mes moindres désirs ? couina Harry.
Une rougeur s'étala aussitôt sur ces joues face à ce manque flagrant de virilité.
— Viens chez moi. On verra bien…
Le cerveau de Harry se mit en pause. Il enlaça ses doigts à ceux de Théodore et attendit moins d'un quart de seconde avant d'atterrir dans un loft immense de la rue Père Pendiculaire, à l'ouest du Chemin de Traverse.
Théodore lâcha la main de Harry dès qu'ils posèrent les pieds sur le parquet, se dirigea vers le bar et leur servit une Téquila Morgana. Avant même de lui offrir ce verre, il lui lançait une balle orange et bleue à la surface granuleuse.
— Qu'est-ce que c'est ? demanda Harry qui n'avait rien perdu de ses réflexes d'attrapeur et la saisit au vol sans même la regarder.
— Un jeu.
— C'est-à-dire ?
— Celui qui la fait tomber perd.
Harry lui lança la balle en cloche.
— Le gage ?
— Au gagnant de décider ?
Harry l'attrapa de la main gauche, sur la pointe des pieds.
— Tu me fais visiter ?
Théodore hocha la tête et plia à moitié les genoux pour récupérer le lancé sous-marin.
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Il continuèrent longtemps à se faire des passes, parfois faciles, parfois spectaculaires. Les préférées de Harry étaient celles qui permettait au t-shirt de Théodore de remonter de quelques centimètres.
Il pouvait entrevoir des bouts de peau laiteuse. Le bas de son ventre semblait parfaitement glabre. Harry, lui, avait la peau marquée, traversée de cicatrices, conséquences de son choix de carrière.
Rien à voir avec ces carrés de peau délicats qui semblaient tellement doux. Il entendit un son rebondir sur le parquet et se rendit compte qu'il avait oublié cette putain de balle.
Théodore s'approcha d'un pas félin et Harry s'arrêta une nouvelle fois de respirer. Sans lâcher son regard, il posa une main sur sa hanche et attendit que Harry se décide à entrouvrir la bouche et reprendre une bouffée d'air frais.
Il fit un demi-pas de plus et leur corps se frôlèrent. Putain, ce type était grand. Il faisait bien une tête de plus que Harry qui le regarda par en dessous, les yeux brillants d'anticipation.
Théodore fit glisser sa paume de sa hanche au bas de son dos et, d'une main impérieuse, rapprocha encore davantage leur bassin. Harry déglutit en sentant son début d'érection appuyer contre la cuisse de ce type qui lui lança un sourire carnassier en réponse.
— Toujours aussi impatient, Potter ? lui souffla-t-il avec insolence à l'oreille.
Le concerné hocha vivement la tête et posa à son tour deux doigts décidés à la frontière entre son t-shirt et son pantalon. Théodore inspira profondément, lèvres entrouvertes. Harry garda les yeux fixés sur sa bouche avant de partir en exploration avec fermeté.
Sa main glissa tout au long de son torse jusqu'à sa clavicule. Théodore le bouscula avec douceur et retira prestement son t-shirt. Il reprit sa position, tout contre Harry qui, lui, retrouva l'os en forme de S qu'il parcourut du bout de l'index, d'un toucher aérien.
L'ancien Serpentard griffa le creux de son dos avec sensualité et retint à peine un couinement étouffé qui tira un rictus à Harry qui se mordit la lèvre.
Il fit glisser la pointe de sa langue le long de sa veine brachiocéphalique. Harry remisa, au passage, le souvenir de Hermione et de ses révisions du temps de leur colocation, quand ils suivaient encore leurs études supérieures.
A la place, il se concentra sur le corps contorsionné de Théodore et son nez qui caressait avec langueur sa peau, millimètre par millimètre, depuis le lobe de son oreille jusqu'au col de son t-shirt.
Il se demandait ce que pouvait bien sentir Théodore. Harry avait toujours trouvé très con de ne pas pouvoir percevoir sa propre odeur. Il avait l'impression que sa peau n'exhalait rien.
Certains de ses amants lui avaient dit qu'il sentait la cannelle ou le cèdre ou d'autres conneries boisées. Finalement, aucun n'était d'accord et il voulait savoir l'odeur qu'il retiendrait, lui. Il expira longuement et murmura.
—Tu comptes m'embrasser, à un moment ?
— Je ne sais pas. Peut-être plus tard…
— …
— … Je vais y réfléchir. D'ici-là, continue ce que t'étais en train de faire là. Juste-là.
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Gniii ! On s'arrête là ? Oui, c'est comme ça ! Mais on y retourne la semaine prochaine !
Toute envie de jouer à la balle est considérée comme normale et attendue.
A bientôt !
