Tome I : The Bird and the Fayed
Chapitre Trente
Les étendards de l'écorché sur sa croix tombèrent au sol, dans la neige si fraîche de l'hiver venant, laissant place avec beauté au loup géant des Stark. Un air de renouveau venait remplir les poumons des survivants de cette bataille atroce.
Sansa observait, elle regardait ces morceaux de tissus bordeaux et noirs tombés dans les flaques écarlates ayant teintés la neige. Ce fut lorsque son regard se tourna vers la fenêtre de son ancienne chambre qu'un cri quitta sa gorge avec effroi, attirant le regard de nombreux soldats.
Les larmes affluèrent à ses yeux, sa gorge se serrant avec douleur tandis que deux hommes se précipitaient pour décrocher le corps déjà rongé par les corbeaux.
« Yvana… Ma pauvre Yvana que t'a-t-il fait ? »
Le corps de sa servante fut bien vite décroché et emmené sur le bûcher avec les autres corps de l'armée des Stark. Ses cheveux si longs avaient été arrachés par endroits tandis que sa peau entière avait été enlevée. Il lui aurait donc tout prit ?
Son corps entier vibrait de douleur. Le Nord se libérait de ses chaînes trop longtemps portées, mais aucune joie n'arrivait à rentrer dans son cœur. Tel un étau puissant, un sentiment qui lui était encore inconnu jusqu'alors enserrait son cœur avec une violence sourde. La culpabilité.
Tant de vies avaient été prises par sa faute, tant de personnes étaient mortes pour ou à cause d'elle. Elle devait les venger, elle le savait. Alors pourquoi réussissait-elle encore à douter ?
Fixant les derniers étendards tomber au sol, elle eut la sensation qu'une partie d'elle était morte également. Le soulagement et le désespoir se menaient bataille en son être. Et même si elle était heureuse de retrouver les couleurs de sa maison sur les murs de Winterfell, une part d'elle se sentait anéanti. Tout était fini.
C'est terminé, Sansa.
Des larmes affluèrent à ses yeux, des larmes si lourdes, gorgés de tant de sentiments. Elle avait envie de les laisser couler, mais elle préféra les refouler. Non, elle ne voulait plus jamais pleurer pour Ramsay Bolton, ni pour qui que ce soit d'autre. Les larmes n'étaient pas les armes des femmes.
Détournant son regard des murs de Winterfell, elle s'avança jusqu'à son frère le cœur battant. Il discutait avec Tormund et un autre sauvageon, l'air épuisé et le regard vide. Mais Sansa était déterminée, elle devait terminer ce chapitre de sa vie, elle devait mettre fin à cette mascarade pour enfin recommencer à vivre. Alors elle s'approcha, mais à peine sa main se posa-t-elle sur l'épaule de son frère qu'une civière se présenta à eux.
Rickon…
Il était là. Maigre, sans vie, le corps criblé de flèches qui ne lui étaient même pas destinées. Déjà blanc et froid, il semblait pourtant dormir. Il ressemblait tant à Robb désormais, une toison brune frisée, un visage doux. Sansa esquissa un sourire des plus tendre un instant. Un instant où elle oublia qu'ils étaient tous deux morts. Un instant, où elle se remémorait les chants qu'elle lui chantait enfant. Elle s'avança vers le corps et avec une tendresse maternelle, passa ses doigts dans les cheveux emmêlés de son petit frère, caressant avec douceur son visage glacé. Elle essuya de son pouce le sang séché qui s'était écoulé de sa bouche et devant le regard peiné de Jon, elle vint embrasser le front de son petit frère avec amour.
« Bienvenue chez toi, Rickon. »
Une larme roula sur sa joue et vint s'écraser sur la peau cireuse du jeune garçon et ce fut la voix cassée de Jon qui la ramena à la réalité.
« Mon frère reposera dans la crypte, au côté de mon père. »
Il avait réussi à dire ce qu'elle était incapable de prononcer. Rickon était mort et elle devrait s'y faire. Lorsque Theon lui avait avoué ne jamais avoir tué ses frères, l'espoir était revenu en son cœur. L'espoir d'un jour pouvoir prendre ses petits frères dans ses bras. Désormais, l'espoir était aussi brisé que son cœur, Rickon était mort et avec lui l'espoir d'un jour voir renaître la famille Stark.
La civière fut emmenée et Jon commença à partir, mais Sansa vint saisir sa main le faisant ainsi se retourner vers elle. Tous deux avaient un regard épuisé et perdu. Ils étaient brisés de l'intérieur. Mais elle devait finir tout cela.
« Jon… »
La nuit tombait peu à peu sur Winterfell, son regard sombre vint pénétrer les prunelles si claires de sa sœur. Il avait ce regard inquiet et à la fois dur d'autorité. Il n'avait jamais autant ressemblé à Eddard Stark qu'à ce moment précis.
« Où est-il ? »
Elle devait savoir, elle devait le voir. Elle devait lui dire, elle devait terminer ce livre. Mettre fin à cette histoire plus mortelle qu'un poison. Elle devait vivre après lui.
Contrairement à ce qu'elle avait pensé au départ, Jon ne lutta pas, il ne cacha rien, il détourna simplement son regard vers le chenil. Cela en était presque poétique… Sansa ne prononça aucun mot, ne jeta aucun regard en arrière, elle quitta simplement son frère, marchant vers le chenil d'un pas lourd. Son destin l'attendait là-bas.
L'air froid, lui mordit la peau. La douleur lancinait son cœur. Et tandis qu'elle arrivait devant les portes grillagées du chenil, son cœur vint cesser de battre un court instant dans sa poitrine.
Il était là.
Il était là, la tête penchée, le corps affaissé, le sang gouttant de sa bouche pour s'écraser sur ses cuisses. Il semblait si minable, et pourtant, cette aura destructrice qui émanait de lui était toujours là. Il ne pouvait lui faire aucun mal, mais la terreur continuait à lui glacer les os. Et tandis que sa gorge se serrait, une tout petite voix vint à nouveau raisonner au fond de sa poitrine.
Souviens-toi. Souviens-toi du bon.
Elle repoussa au fond d'elle cette petite voix alors que ses yeux fixaient le corps presque mort de celui qui l'avait tant fait souffrir. Elle hésita un instant à faire demi-tour, marche arrière et laisser Jon, Tormund ou bien Cley le tuer. Mais alors qu'elle esquissait un pas en arrière, un mouvement attira son attention. Ramsay venait de bouger ses doigts.
Oui, il bougeait ses doigts avec difficultés, tous ses os étaient brisés. Il grogna de douleur, un grognement qu'elle n'avait jamais entendu de sa bouche. Il cracha du sang, encore, avant de pousser un soupir pitoyable. Il semblait anéanti.
La gorge de Sansa se serra face à ce funeste spectacle. La jeune femme se rendit compte qu'inconsciemment, elle s'était rapprochée de la grille, nouant ses doigts fins au fer de la porte. Essayant de reprendre contenance et de réunir tout son courage, mais la jeune femme fut soudainement foudroyée par ses yeux si froids. Ramsay venait d'ouvrir les yeux. Ses yeux grisâtres et cruels.
Lentement, il bougea ses yeux, la douleur qui émanait de son visage était telle qu'il avait la sensation d'être en miette. Avec plus de lenteur encore, il tenta de regarder devant lui, ce fut à cet instant qu'il la vit. Seule, devant lui. Le regard froid, le visage impassible.
Quand était-elle devenue cette femme forte ?
Elle tenta, tant bien que mal, de cacher ses émotions qui lui frappaient le cœur. Douloureusement, il releva la tête vers elle, inspirant presque de la pitié à Sansa. Mais tandis qu'il plantait définitivement son regard d'acier dans les siens azur, une lueur nouvelle vint s'ancrer dans ses yeux. De la tendresse ? Non, elle devenait folle.
« Sansa… »
Sa voix rauque et brisée la fit frémir. Elle ne se tenait qu'à quelques mètres de lui, tout contre la grille. Elle voulait être au plus proche de lui pour lui dire tout ce qui emplissait son âme.
« Bonsoir, Sansa. »
Ses yeux grisâtres étaient si froids… Presque sans vie. Quoi qu'il arrive, il ne passerait pas la nuit. Elle le savait et cette idée lui fit mal. Horriblement mal.
Ramsay sentait le feu brûler à l'intérieur de ses poumons, chaque geste était une douleur indescriptible. Sa mâchoire et son nez étaient les deux parties les plus douloureuses. Et pourtant, il voulait lui parler, il voulait s'ancrer pour toujours dans son esprit. Il ne voulait pas mourir sans l'entendre une dernière fois.
« C'est ma nouvelle demeure ? »
Elle ne répondit rien, elle continuait simplement de le fixer telle une créature exhibée. Il eut un ricanement défaitiste tandis qu'il fermait ses yeux dus à la douleur. Le sang envahissait sa bouche, l'odeur de fer résidait dans son nez. Il détestait cette position de faiblesse dans laquelle il était, normalement, c'était lui qui se trouvait à la place de Sansa. C'était lui qui condamnait du regard.
Elle avait eu raison dès le début. Il avait été beaucoup trop sûr de lui, et cela s'était retourné contre lui.
Il aurait aimé, juste une dernière fois, sentir ses mains se poser sur sa peau, sentir une dernière fois son odeur de citron… Peut-être juste une dernière fois l'entendre lui dire que oui, elle l'aimait.
« Non. »
Ce fut plus pour lui que pour elle. Non, elle ne l'avait jamais aimé. Qui pouvait l'aimer de toute manière ? Bâtard. Fou. Vicieux. Cruel…. Fruit d'un viol. Sansa était issue de l'amour, une fille de bonne famille, une Lady. Elle n'avait jamais aimé l'imposteur qu'il était. Mais il ne voulait pas mourir seul, il ne voulait pas mourir loin de ses yeux océans.
« Notre vie commune va bientôt prendre fin. »
Il aurait dû savourer chaque instant… Il aurait dû faire les choses autrement.
« Ce n'est pas grave… »
Non. Ce n'est pas grave. Car tel qu'il la voyait aujourd'hui, face à lui, il savait. Il savait qu'elle avait appris à ses côtés. Qu'il avait transformé, modelé Sansa. Qu'il avait réussi à faire de cette gamine pleureuse, une femme.
« Tu ne peux pas me tuer. »
Leurs regards étaient soudés, l'amertume brûlait dans ses yeux bleus. Mais elle semblait se battre contre elle-même avec tant de véhémence.
« Je fais partie de toi, maintenant. »
J'ai fait de toi, ce que tu es aujourd'hui.
Le regard de Sansa vacillait entre colère, peur et amour. Ce qui brisa un peu plus encore Ramsay. L'avait-elle aimé ? Lui en était incapable. Mais si son cœur avait pu, il l'aurait sans aucun doute aimé. Aimé comme elle le méritait.
Elle ouvrit la grille, quittant sa place d'observatrice, elle s'approcha de lui, l'odeur de fer laissant peu à peu la place à cette vague odeur de citron et de sueur. Lentement, elle se laissa tomber à genoux face à lui. Non pas en signe de faiblesse ou de soumission, mais pour pouvoir planter son regard saphir dans les siens désormais attentif.
« Tu as été le pire époux qu'il puisse être donné d'avoir. »
Ramsay esquissa un rictus. Non pas de joie, non pas de sadisme. Juste un sourire triste.
« J'aurai dû te haïr. J'aurai dû fuir à la première opportunité. J'aurai dû te tuer dans ton sommeil. »
Ses aveux firent frémir Ramsay, où voulait-elle en venir ?
« Mais j'ai voulu croire en toi, j'ai voulu essayer avec toi… »
La mâchoire de Ramsay se contracta avec violence lui provoquant une vive douleur dans tout son être. La main valide de Sansa vint caresser sa joue encore pleine de sang. Lui était incapable de la toucher, ses mains retenues prisonnières par des liens fermement noués.
« Tu n'as pas été un bon époux, mais j'ai appris à voir au-delà de l'homme tourmenté. Et j'ai appris à t'aimer. »
Les yeux de Ramsay s'écarquillèrent légèrement. La bouche de Sansa s'approcha de la sienne et bientôt, le peu d'espace entre eux s'évapora. Les larmes roulèrent sur ses joues si pâles… Un goût de sang, mêlé au sel des larmes fut celui de leur dernier baisé. Ils le savaient.
Ramsay aurait aimé la toucher, la mordre, lui faire sentir une dernière fois qu'il était un homme. Et tandis qu'elle s'éloignait de lui, il ferma les yeux de douleur. Il avait la sensation qu'on lui arrachait son cœur encore battant.
« Qu'est-ce qui a foiré ? »
Il la sentit se retourner vers lui, alors il ouvrit à nouveau les yeux. Elle était là, dans l'encadrement de la porte, le regard empli de larmes.
« Il serait né cette lune. »
Le cœur de Ramsay se broya plus violemment encore dans sa poitrine tandis qu'il revoyait le corps de son fils, sans vie, dans ce berceau trop grand. Jamais elle n'aurait pu lui pardonner. Jamais.
Et tandis que Sansa prenait place derrière la grille, elle fixa d'un regard froid, impénétrable, son époux. Et sa voix retentit telle une sentence.
« Tes paroles vont disparaître. Ta maison va disparaître. Ton nom va disparaître. Toute trace de toi va disparaître. »
Un grognement mauvais retentit sur son côté droit et il tourna avec difficulté la tête. Shadow se tenait là, mauvais, les babines retroussées. Depuis le départ de Sansa, il n'était que l'ombre de lui-même, restant aplatit dans un coin du chenil et ne mangeant absolument rien. Désormais, il se tenait droit, le dos courbé, face à lui. Il ne se sentait nullement en confiance bien que l'animal, comme tous autres chiens de sa meute, lui obéissait au doigt et à l'œil.
« Shadow… »
Il détourna le regard et croisa celui de sa chienne préférée. De son Alys.
Tous deux bavaient à outrance et Ramsay eut du mal à avaler sa salive. Son cœur battait à outrance tandis qu'il plantait son regard dans le bleu infini des yeux de Sansa.
« Mes limiers ne m'attaqueront jamais. »
Il voulait paraître sûr de lui. Mais la peur envahissait chacune de ses veines, battant dans ses tempes. Il blêmissait. Quand avait-il eu peur pour la dernière fois ? Il ne savait plus. Peut-être lorsque Sansa s'était retrouvée à la merci de son père ?
La bile vint remonter le long de sa gorge tandis que la naissance de Rickard s'imposa à sa mémoire. Quand il était rentré dans la chambre de Sansa, elle était là, mourante sur le lit. Oui, il s'en souvenait. Cette fois-là, il avait eu peur.
Mais il n'avait jamais craint pour lui, toujours pour elle. Ironie du sort… Il craignait désormais pour lui, pour sa vie. Même si, au fond de lui, il se sentait prêt à mourir.
« Tu les affames depuis sept jours, tu l'as dit toi-même. »
Sa voix froide ne laissait plus transparaître aucune émotion, elle semblait ailleurs, face à un inconnu. Et pourtant, il pouvait voir au fond de ses yeux cette même souffrance qu'il ressentait lui-même en cet instant.
« Ce sont des animaux fidèles. »
Il se souvenait des cris de toutes, de Kyra, de Violet ou encore de Tansy. De toutes ces femmes qu'il avait fait hurler de douleur et de terreur. De toutes ces femmes qui étaient mortes dévorées vivantes par ses chiens affamés.
« Ils l'étaient. À présent, ils ont faim. »
Aucun retour en arrière n'était possible, ils le savaient tous les deux. Il ria doucement, ce qui sembla surprendre Sansa. Mais la situation était tant risible.
Si un jour, on lui avait dit qu'il mourrait ainsi, bouffé par ses limiers, sous les yeux de son épouse. Il aurait sûrement ri puis tué l'auteur de cette grotesque histoire. Mais c'était la réalité, et non pas une histoire. Et sa nature n'était pas de supplier son bourreau. Il mourrait ainsi, la peur s'enfuyant de son cœur, ne laissant place qu'à une chaleur étrange.
Les deux chiens s'approchèrent doucement de lui, mais il n'y fit pas attention, plantant simplement son regard dans celui de son épouse. Il voulait lui dire tant de choses, mais rien ne sortait. Tout se bousculait. Il voulait qu'elle se souvienne de lui, que jamais elle ne l'oubli. Il faisait partie d'elle, elle ne devait pas l'oublier. Il avait fait d'elle une femme. Et tandis qu'il réfléchissait, une seule chose lui vint à l'esprit.
« Je suis fière de toi. »
Ce fut un murmure, un murmure qu'il crut inaudible. Et pourtant elle l'entendit. Elle l'entendit et ne comprit pas le sens de ces mots. Elle l'entendit et cela fit remonter ses larmes. Était-il heureux de mourir ainsi ? Son regard froid vint se planter un instant dans l'océan qu'étaient ceux de Sansa. Elle pouvait y voir mille et une chose. Mais aucun regret. Et alors que sa voix s'élevait dans l'air dans un nouveau murmure rauque, Sansa versa une larme.
« Pourquoi mon bourreau ressemble-t-il à un ange ? »
Depuis toujours. Il savait. Et il lui avait tout de même fait confiance.
Les larmes coulèrent le long de ses joues tandis que Shadow grimpait sur les genoux de Ramsay, lui faisant ainsi face. Le Bâtard de Fort-Terreur et le Limier se faisaient face.
« Assis. »
Le chien commença à lécher le visage de son maître avec délice.
« Couché ! »
La tension était palpable, le cœur de Sansa se brisait peu à peu. Peut-être était-il encore temps ? Pouvait-elle encore tout arrêter ?
« Couché ! »
Le cœur de Ramsay s'emballa, le chien ne lui obéissait aucunement, la face défigurée du limier était repoussante, et pourtant, il avait appris à aimer ce chien, le chien de son épouse. Comme il avait appris à aimer Sansa.
Oui, il l'aimait. Il avait appris à être quelqu'un d'autre. Et surtout, il savait désormais qu'on pouvait l'aimer, lui.
« Couché ! »
Et soudain, le chien s'empara de sa bouche. Sa bouche qu'elle avait tant aimé embrasser. Déchiquetant son visage. Les hurlements de Ramsay furent une véritable torture pour Sansa, mais elle se l'infligea telle une punition, elle fixa cette scène macabre, ne détournant pas les yeux. La main gauche de Ramsay fut vite saisie par Alys. Les hurlements étaient intenables et Sansa était torturée entre le sentiment de justice et celui d'anéantissement.
Quelques secondes s'écoulèrent encore, mais bientôt, plus un son ne retentit. Le silence tomba sur le chenil et la louve ferma les yeux. Le silence de la mort était rompu par intermittence par le bruit des chiens arrachant la chaire de Ramsay. La jeune femme se détourna alors du spectacle macabre, se dirigeant vers Winterfell, le cœur lourd.
Et alors que ses pas craquaient dans la neige, une brise légère vint caresser sa nuque et lui arracher une larme. Une brise si glaciale à l'odeur de sang.
« Tu fais partie de moi, maintenant. »
Sous le ciel étoilé, le rideau était tombé sur leur histoire, scellant le destin funeste d'un amour qui ne pouvait survivre.
À suivre.
