Une histoire de jouets


Note : Ecrit pour l'anniversaire de Rain on your back (autrement vous vous doutez bien que ce ne serait pas un POV Marco). Bien qu'il soit tard nous sommes encore le 1er juillet donc techniquement je ne suis pas en retard.

Ce devait être un OS mais cette histoire est plus longue que prévue (comme souvent) donc j'ai découpé en chapitres.

Bonne lecture à tous !

Bon anniversaire Rain !

Personnages : Marco, Meene


1. Une nouvelle planète

La planète paraît déserte mais Marco sait qu'il ne doit pas s'y fier. Dans la vallée qui s'étend à ses pieds, derrière les collines dans le lointain ou aux sommets des montagnes dans son dos, il doit y avoir de la vie. Cachée, terrée, l'épiant sans bruit, prête à bondir sur lui au moment où il s'y attendrait le moins… mais Marco s'y attendrait. Marco ne se laisserait pas prendre pas surprise. Il débusquerait le danger avant que ce dernier ne se manifeste.

Il fléchit les genoux, balance son poids d'une jambe sur l'autre, teste l'apesanteur. Le sol brun est dur sous ses pieds et lisse devant lui.

Il porte une main à sa visière et appuie sur son transmetteur.

— Marco Maxwell à Star Command, est-ce que vous me recevez ?

Pas de réponse dans son oreillette.

Il appuie de nouveau.

— Star Command, répondez, est-ce que vous me recevez ?

Silence de nouveau.

— Pourquoi ne répondent-ils pas ? s'interroge-t-il tout bas.

Son regard se porte sur son vaisseau alors qu'il effectue un tour à 360° sur lui-même. Il est en piètre état, éventré de toute part, recroquevillé et aplati sur lui-même. Derrière, encore en très bon état, il en repère un autre, presqu'identique au sien.

— Meene !

Il s'élance vers le vaisseau de sa coéquipière.

La jeune femme se tient debout droite à l'intérieur, les bras tendus le long du corps, les yeux fermés. La paroi transparente du vaisseau est ouverte et son torse est libre mais ses jambes sont encore en partie retenues par les sangles de sécurité.

— Meene, appelle Marco de sa voix la plus neutre possible pour masquer son inquiétude.

Son acolyte ouvre les yeux.

— Marco, le reconnaît-elle aussitôt.

Elle se penche un peu en avant et entreprend de défaire les sangles.

— Où sommes-nous ? lui demande-t-elle alors en sautant d'un bond souple sur le sol.

— Je l'ignore encore, mais nous n'allons pas tarder à le savoir.

Des murmures lui parviennent alors et, d'un seul regard, Meene lui confirme qu'elle les a entendus aussi. Ils tirent leurs armes et se mettent dos à dos.

Les bruits se font plus distincts et semblent provenir du côté de la vallée.

Ils changent de position et avancent côte à côte vers le bord du plateau lisse sur lequel ils se trouvent, dépassant les vestiges du vaisseau de Marco jusqu'au bord du précipice. Loin en-dessous d'eux, sur un sol d'un gris-vert qui ferait penser à de l'herbe, un groupe de créatures qui lèvent vers eux des yeux curieux. Une tortue géante à la carapace multicolore. Un ours brun et un mouton noir aux fourrures soyeuses. Une girafe qui les dépasse tous d'une tête. Trois silhouettes humanoïdes.

Meene étouffe un cri ; la gorge de Marco se serre. Elle est là, parmi eux, scintillante, reconnaissable entre tous. Ses longs cheveux blancs sont ornés d'une couronne en métal qui brille moins que les étoiles dans ses yeux. La Sainte Iron Maiden.

— Jeanne, souffle Marco.

Il saute dans le vide.