Bonjour à toutes et à tous,
Aujourd'hui, nous retrouvons Ginny et, autant dire que cela fait une éternité qu'on ne l'avais plus revue puisque son dernier chapitre était le 104 ! Heureusement que ses frères nous ont donné des nouvelles de temps à autre…
Par contre, vous vous doutez bien que, si on part sur un chapitre Ginny, on part sur du TW (pour connaître les TW, filez directement en bas de page). N'hésitez pas à venir en discuter de ce chap -) (même si le site buggue – ENCORE – je continue à passer voir si il y a des reviews ou des MP et j'y répond même si c'est moins fluide).
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Je remercie à nouveau Akhmaleone du serveur discord Potterfiction pour sa béta.
Bonne lecture !
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Dans les épisodes précédents : "Ginny a bien du mal à accepter la présence d'Ashley Parkinson dont Terence a obtenu une garde alternée. Heureusement, la naissance de Fred est un rayon de soleil, seulement entaché par l'esprit obtus de ses proches."
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Chapitre 124 – Ginny
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début mai 2006
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— Ashley ! Laisse Cleftail !
Le petit garçon retira sa main du ventre du Croup de son père en adressant un regard noir à Ginny.
— Tu ne viendras pas te plaindre le jour où il te mordra. Ce ne sera pas la peine d'aller pleurer dans les jupes de ta mère. Nous t'avons suffisamment prévenu que cet animal n'est pas un jouet.
Elle lui tourna le dos et partit d'un pas vif dans la chambre de Fred. Elle adressa un sourire lumineux à son bébé qui, nu comme un ver redressait tête et épaules pour tenter de porter un orteil à sa bouche.
D'un sort, elle le langea et le vêtit d'une robe de sorcier vert bouteille. Elle le souleva et l'entendit gazouiller de contentement alors qu'il regardait droit derrière elle. D'un geste enthousiaste, elle se retourna en entretenant l'espoir de voir son époux habillé de pied en cap.
Son sourire ne put que se tarir quand elle s'aperçut qu'il s'agissait seulement d'Ashley. Elle retint une moue agacée et ajusta la position de son fils sur son flanc.
— Tu n'es pas encore prêt, constata-t-elle d'un ton las. Si tu ne te prépares pas, nous allons encore être en retard. Tu sais que ton père déteste être en retard.
Elle regarda le garçonnet s'éloigner, la tête et les épaules basses.
— Et ne mets pas tes mains dans les poches comme ça ! s'exclama-t-elle encore.
Ginny serra son bébé contre elle et se dirigea vers le laboratoire de potion de Terence au sous-sol de leur résidence. Elle toqua contre le chambranle et attendit patiemment qu'il l'invite à entrer.
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Elle gardait encore un souvenir cuisant de cette fois où elle avait passé le pas de la porte du laboratoire sans frapper. Elle osait à peine le reconnaître mais, pour la première fois, elle avait eu peur de son mari. Terence était entré dans une colère noire.
Il ne lui avait pas hurlé dessus. Non. Il l'avait d'abord sermonnée d'une voix grave, longuement, et elle s'était sentie toute petite et insignifiante. Ce qu'il faisait ici était important. Elle n'avait aucun droit de gâcher ses travaux.
Quand il avait estimé lui avoir suffisamment fait la leçon, que sa voix s'était faite plus câline, au moment où elle relâchait enfin sa tension et ses épaules, quand elle s'y était attendue le moins, il lui avait assené un Maléfice de Brûlfroi.
Elle avait crié sous le choc. La seconde suivante, il en avait annihilé les effets, puis avait doublé le contresort d'un baume apaisant qu'il lui avait appliqué avec langueur en accompagnant ses gestes doux d'une voix cajolante.
Ce n'était qu'une faible préparation à ce qui risquait de lui arriver en pénétrant ainsi dans son laboratoire lui avait-il dit. Si elle était aussi inconsciente, aussi frivole, la prochaine fois, ce ne serait pas aussi simple qu'un sort qu'il contrôlait et pouvait annuler en un instant.
La prochaine fois, elle risquait de mettre à mal la stase d'une potion, de créer des phénomènes explosifs en modifiant inconsciemment l'atmosphère du lieu ou encore d'engendrer une intoxication mortelle de l'air pouvant conduire toute la famille à une asphyxie sans fin.
Le coeur battant, Ginny avait docilement hoché la tête. Elle comprenait parfaitement. Il ne voulait que son bien et il savait qu'une telle démonstration la marquerait suffisamment pour qu'elle ne reproduise pas la même erreur. Elle comprenait. Alors, elle respectait les consignes de Terence.
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Il l'invita à entrer et elle poussa calmement la poignée.
— Nous sommes attendus chez mes parents dans une heure.
Il poussa un profond soupir à son rappel et lui adressa un sourire paternaliste.
— Tu crois que nous pourrons nous éclipser discrètement après les salutations d'usage ?
— Je-
Il se rapprocha d'elle et l'embrassa dans le cou.
— J'ai tellement mieux à te proposer que de passer l'après-midi dans une prairie à Loutry-Ste-Chaspoule.
Elle frissonna d'appréhension. Depuis l'arrivée de Fred, ils n'avaient pas refait l'amour et le manque commençait à se faire sentir du côté de son époux. Il devenait de plus en plus pressant alors qu'elle ne se sentait pas prête. Réellement pas prête.
Elle réajusta la position de son fils sur son flanc et adressa un sourire qu'elle espérait confiant à Terence.
— Je ne peux rien te promettre. Tout le monde n'a pas encore rencontré Fred.
— C'est vrai qu'il risque d'être la vedette du jour, s'amusa-t-il.
— Quoi que, avec la perspective du mariage, Ron et Daphné pourraient faire jeu égal avec lui, niveau attraction de l'année !
Il eut une moue amusée et lui embrassa la tempe.
— Monte. Je finis ça et j'arrive dans dix minutes.
Elle s'exécuta et eut à peine le temps de vérifier la tenue d'Ashley et de rectifier son maquillage avant qu'il la rejoigne. Ils prirent chacun un enfant sous un bras, une grosse poignée de poudre de Cheminette dans l'autre main et franchirent l'âtre tour à tour.
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Lorsqu'ils débarquèrent au Terrier, George et sa compagne étaient eux-mêmes encore en train de s'épousseter à moins d'un mètre de l'âtre. Hannah les salua avec chaleur et s'empara de Fred pour l'embrasser bruyamment.
George montra plus de retenue quand il offrit une accolade à sa soeur et serra la main de Terence. La cadette savait bien qu'il ne lui avait toujours pas pardonné d'avoir donné le prénom de son jumeau à son fils.
Elle n'y pouvait rien, si c'était elle qui avait eu un enfant en premier. Elle en avait le droit. Elle en avait parfaitement le droit. Il n'avait pas à lui faire la morale. Elle le méritait autant que lui.
De toute façon, aussitôt enlacée par sa mère, elle n'eut pas le loisir d'y réfléchir davantage. La seconde suivante, Terence lui pressait doucement le creux des reins pour qu'elle prenne la direction du jardin.
Du coin de l'oeil, elle vit George écraser - pour rire - Fred en tentant d'étreindre Hannah qui tenait toujours le bébé dans les bras. Son petit riait et c'était bien la seule chose qui lui importait.
— Va embrasser tes oncles et après, tu pourras rejoindre tes cousines, Ashley, précisa inutilement Terence.
Le petit avait compris, à force. Il ne se précipitait plus à gauche ou à droite sans discernement. Il attendait que son père lui donne l'autorisation et il se retenait presque de courir le moment venu.
— Attends mon amour, je voudrais récupérer Fr-
— Fred est bien là où il est. Il est en sécurité avec ta famille. Profitons d'avoir un peu de temps tous les deux, glissa Terence à l'oreille de Ginny en enserrant sa taille et en continuant à avancer vers la grande prairie où se tenait la Garden Party.
Elle lui adressa un sourire en levant les yeux vers lui et se retint de chercher son fils du regard. Il avait raison. Depuis trois mois, elle n'avait quasiment pas eu une minute sans lui. Elle pouvait bien lui accorder ce moment.
La jeune femme se laissa couler dans l'étreinte de son époux et fut presque surprise quand il la relacha pour serrer la main d'Arthur. Elle se retourna après avoir embrassé son père. Bill était à son tour en train de kidnapper Fred des bras de Hannah, quelques mètres plus loin.
Elle regarda son fils être amené auprès de sa tripotée de cousins et de cousines qui, par leur enthousiasme sonore, provoquèrent des pleurs soutenus chez ce pauvre bébé habitué au calme de la résidence Higgs.
Ginny sentit une main s'abattre sur son bras quand elle commença à se diriger vers eux et se retourna, bouche entrouverte, prête à ruer, quand Terence, de son calme olympien, lui dit non de la tête, en l'incitant à regarder ce qu'il se passait. Bill, qui avait resserré sa prise sur Fred, le berçait et déjà le bébé se calmait.
— Je t'ai dit que tout allait bien, commença-t-il.
— Tu me fais penser à ta mère, s'amusa Arthur. Elle aussi, elle n'arrivait pas à se séparer de vous.
Ginny força un sourire et les écouta terminer leur conversation en regrettant amèrement d'allaiter son enfant et de ne pouvoir se servir une Vodka Trouillhic. Quand Arthur les quitta, elle se laissa guider par Terence, de groupe en groupe. Elle se retenait difficilement d'aller récupérer son bébé qui continuait à passer de bras en bras.
Elle ne s'autorisa à le récupérer que près de deux heures plus tard alors qu'il était endormi comme un bienheureux dans le giron de la matriarche Weasley. Ginny se dirigea alors vers le Terrier et profita d'un peu de calme avec son bébé.
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Elle finissait de donner le sein à Fred, installée dans son ancienne chambre, quand Terence la rejoignit à son tour. Ils se sourirent longtemps, elle, confortablement installée sur son lit d'enfant, lui, sur le pas de la porte qu'il finit par fermer avec douceur.
Il vint s'asseoir à ses côtés, caressa les doux cheveux de son fils qui s'était endormi en plein repas et s'empara de lui. D'un geste négligent, il métamorphosa une des petites tables de chevet en berceau et y déposa Fred dans un calme olympien.
D'un geste, il interdit à Ginny de recouvrir sa poitrine nue qu'il vint caresser du bout de l'index. La respiration de la jeune femme se coupa dans sa gorge lorsqu'il y dessina de délicates arabesques. Il se pencha vers elle et embrassa son cou.
— Terence…
Il descendit le long de sa gorge, goûta sa peau jusqu'à saisir un téton entre ses dents.
— … Non… Terence, non…
Ce n'était qu'un gémissement, tellement léger qu'il était à peine audible, mais il se redressa, le visage fermé et la dévisagea longuement avant qu'elle n'ose intervenir à haute voix.
— J'ai… J'ai mal… Les tétés de Fred… ça. Ça me fait mal…
Un soulagement apparut sur le visage de son époux.
— Oh. D'accord. Je ne toucherais pas à tes seins, lui sourit-il avec assurance.
Elle ouvrit la bouche, elle voulait qu'il ne touche ni à ses seins, ni au reste de son corps, mais n'arriva pas à prononcer le moindre mot tandis qu'il lui ôtait son chemisier et glissait sa main sous sa jupe. Le corps tendu, elle murmura à nouveau son prénom.
— J'ai tellement envie de toi, Ginevra. Tellement.
Il était si délicat. Si délicat. Elle lui devait bien ça. Elle se laissa embrasser. Son époux ne semblait pas gêné par son inertie. Il continuait à cheminer. Elle, elle n'osait pas faire le moindre mouvement, de peur de réveiller son bébé.
Quand il retira sa propre chemise et déboucla son pantalon, qu'il ne prit pas la peine d'enlever, elle n'arriva toujours pas à prononcer un mot. Elle le laissa lancer un sort de lubrification et, sa jupe relevée sur son ventre, le sentit entrer en elle.
Elle s'accrocha à son dos à chaque coup de boutoir, la tête tournée vers le berceau, en retenant les sons que produisait sa gorge à chaque va-et-vient. Le petit ne devait pas se réveiller.
Quand Terence éjacula en elle, elle lui caressa les cheveux tandis qu'il laissait son visage se perdre entre ses seins, repu et satisfait. Elle avait eu tort. Ce n'était pas si difficile, finalement. Il suffisait de le laisser faire.
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TW :
- relation parentale toxique et abusive
- violences conjugales incluant des violences sexuelles
- dépression
