Bonjour à toutes et à tous,
Les problèmes de ffnet ne sont TOUJOURS pas résolus… Ça donne de plus en plus envie de tout rapatrier sur Archives of Our Own… Bref… je travaille sur ma nature optimiste et espère que les bugs finiront par être réparés… Et d'ici-là… Eh bien, continuons, mes bons amis !
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On abandonne (temporairement, espérons) les Weasley qui n'ont de cesse de souffler le chaud et le froid, dites donc ! Aujourd'hui, c'est Draco qui nous accueille. Voyons voir ce qui nous attend !
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Comme de coutume désormais, je remercie Akhmaleone du serveur discord Potterfiction pour sa béta de ce chapitre.
Bonne lecture !
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Dans les épisodes précédents : "Draco est devenu Guérisseur après un parcours tortueux. Hermione, quant à elle, est la nouvelle Experte Attaché du Département de Contrôle et de Régulation des Créatures Magiques. Ils peuvent enfin profiter d'une vie normale malgré leur déception de ne pouvoir avoir d'enfant. La présence de Scorpius les console chaque jour."
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Chapitre 126 – Draco
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début juin 2006
Draco força une longue inspiration lorsqu'il atterrit à Peterhead et reposa la corne de brume qui lui avait servi de Portoloin au creux du parement en quartzite prévu à cet effet.
Il tenait à profiter pleinement des embruns de la ville côtière avant de rejoindre l'embarcation qui le menait, comme chaque lundi depuis deux mois, à la porte d'Azkaban.
Lorsque Myriam Strout lui avait appris, tout sourire, au début du mois d'avril, que c'était lui qui allait avoir l'honneur de prendre les nouvelles gardes imposées par le Ministère à la prison sorcière, il avait frôlé l'envie de meurtre.
De mémoire de Mages, jamais aucun Guérisseur n'avait un jour mis les pieds à Azkaban. Du temps des Détraqueurs, personne ne s'intéressait au sort des condamnés qui survivaient, au mieux, et finissaient enterrés dans le cimetière de l'Île sans cérémonie, au pire.
Depuis le départ des immondes créatures qui aspiraient les âmes, les Gardabans étaient chargés des soins aux prisonniers. Même son père, aprés sa tentative de suicide, n'avait pas eu droit à la moindre visite d'un Médicomage.
Sa prise en charge s'était, là encore, faite par l'intermède des Gardiens d'Azkaban et de quelques Aurors réquisitionnés pour l'occasion. Le Ministère en place à l'époque avait alors déroulé son tout nouveau programme de prise en charge socio-éducative à distance.
Cela faisait des années qu'Eleonor Bolton avait fait de ce combat son hippogriffe de bataille. Elle avait mené diverses études, chiffres à la clé, qui démontraient que les détenus étaient davantage sujets aux maladies chroniques que la population générale.
Outre les Dragoncelles, Scrofulites, et autres pathologies sorcières, ils étaient également beaucoup plus touchés par des troubles métaboliques et cardio-vasculaires qui nécessitaient diverses potions et sorts de stase.
Le gouvernement en place depuis quelques mois s'était saisi de ce sujet à bras le corps. Le Magenmagot avait voté - avec difficultés - pour la mise en place du Programme Organisé de Santé Très Engagé.
Le POSTE prévoyait la possibilité pour tous détenus de rencontrer, à sa demande, un Guérisseur, qui devait assurer une permanence sur place, chaque semaine. Les détenus méritaient d'être soignés, comme n'importe quel autre sorcier.
L'annonce du gouvernement avait été fracassante !
En toute logique, les visites hebdomadaires auraient dû revenir à un des agents du Service des Virus et Microbes Magiques. Or, il n'en avait rien été. Draco ne savait pas s'ils avaient tous déclinés ou s'il avait été désigné d'office.
Probablement un peu des deux… Tout ce qu'il savait était qu'à aucun moment il n'avait eu le choix quand Myriam Strout l'avait alpagué avec son sourire et ses dents trop blanches.
Esther avait failli en faire une syncope mais, il ne lui avait pas laissé le temps de s'indigner davantage. Il avait pris l'information, avait hoché la tête, le visage neutre, et acquiescé de sa voix traînante, sans faire de vague.
Il ne servait à rien de lutter. Il était toujours en probation que ce soit aux yeux de ses responsables, du Ministère ou de la Société. Il n'avait qu'à avaler les Basilics, les uns après les autres et continuer.
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À sa première visite à Azkaban, il s'était senti dans ses petits souliers. Il s'était fait des noeuds au ventre tout au long du trajet. Tout le rebutait. Le souvenir de sa première et dernière visite à la prison, quelques années en arrière, l'idée de revoir d'anciens camarades, d'être confronté aux Mangemorts qui n'ignoraient probablement rien de son mode de vie actuel.
Il avait eu des difficultés à contrôler la moiteur de ses mains ou la paupière qui tressautait d'appréhension au-dessus de son oeil depuis qu'il était monté dans le rafiot mais, une fois un premier pied posé sur la terre ferme, il avait tout aussi vite repris ses vieilles habitudes.
Épaules droites, tête haute, démarche affirmée. Il avait fait illusion et avait ignoré les quolibets. Il n'y en avait, finalement, pas eu tant que ça, ce premier jour. Les fois suivantes avaient, par contre, été bien plus sportives. Le temps que l'information se diffuse. Draco Malefoy venait les soigner !
Désormais, conserver sa baguette était une lutte perpétuelle et, à aucun moment il ne pouvait compter sur les Gardabans qui, à l'écart, se gaussaient des tentatives des prisonniers.
Il se rassurait en se convainquant que, s'il était réellement en danger, les fonctionnaires n'auraient d'autre choix que d'intervenir. Perdre un Guérisseur, fut-il aussi peu estimé que l'était Draco, ne faisait vraiment pas bon genre.
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Il descendit de la barque et tendit sa baguette aux deux Gardabans qui l'attendaient à l'entrée de la prison sorcière. Une fois scannée, ils le laissèrent entrer. Il se retint de passer une main nerveuse dans ses cheveux et se dirigea directement à droite, dans la galerie aménagée en infirmerie de fortune.
La pièce circulaire, aux murs de pierres, n'était chauffée que par un feu de cheminée protégé d'un grillage et d'une barrière magique qui empêchaient quiconque de s'approcher des flammes.
Draco avait dû apprendre des charmes de télékinésie pour alimenter le feu et ne pas mourir de froid à chaque visite. Il entra et lança un sort qui alluma tous les candélabres de la pièce. Il eut la surprise d'entrevoir une silhouette recroquevillée sur un brancard du côté de la cheminée.
Habituellement, la pièce était vide à son arrivée et les Gardabans lui laissaient le temps de s'installer avant d'amener les prisonniers. Passée la surprise, il remit son masque, resserra sa prise sur sa baguette, redressa les épaules et avança d'un pas martial vers la masse informe.
Il posa sa main sur ce qui devait être une épaule et sentit un corps décharné sous ses doigts, à travers la laine rêche qui le recouvrait. Il aurait touché directement des os, cela lui aurait probablement fait le même effet.
Il retira la couverture sans trembler et ne put retenir un hoquet de surprise. Lucius ouvrit difficilement les yeux, le regarda sans le voir d'abord, puis essaya de rire, probablement. Un son étranglé, guttural, s'échappa de sa gorge. Un son pathétique.
Le coeur de Draco battait à mille à l'heure et il ne put reprendre ses esprits que lorsque la conscience de son père s'échappa. Il contracta l'ensemble de ses muscles et se mit au travail. Il appliqua des sorts diagnostics et délivra les premiers soins. Au bout de longues minutes, il se sentit transpercé de part en part et retourna le regard que lui portait son père qui ne laissa pas le silence s'étendre.
— Joyeux anniversaire, Draco, graillonna Lucius en s'étouffant avec sa propre salive.
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Hum… Alors… Ça va, vous ? Vous venez souvent par ici… (**Dahrma fait les cent pas en sifflotant le nez au vent et les mains dans les poches**). Alors, qu'est-qu'il nous dit ce chapitre ? Et qu'est-ce qui nous attend pour la suite ? Des pronostics ?
A dans quinze jours !
