Bonjour à tous, l'histoire d'Harry Potter ne m'appartient pas, créer par JK Rowling, seul un personnage vient de mon imagination. Je suis désolée pour les fautes d'orthographe.
Chapitre 36 : Cours particulier et acceptation
Les vacances se sont terminées et tous les élèves sont revenus au château. Les cours vont reprendre demain, ce qui signifie qu'Harry va assister à son premier cours particulier avec le professeur Lupin. Et c'est très important pour Harry, car à peine Dubois arrive dans l'école qu'il lui demande s'il avait une solution pour les Détraqueurs et fut heureux de pouvoir lui expliquer les cours particuliers qu'il allait avoir. Si le capitaine montra sa joie d'apprendre la nouvelle, il le fut moins quand il apprit qu'Harry a eu un éclair de feu et qu'il était confisqué par la directrice de maison jusqu'à nouvel ordre. Dubois promet de tout faire pour convaincre McGonagald et ainsi avoir un vrai éclair de feu joué dans son équipe. Si la joie de son capitaine augment l'humeur d'Harry, il était également content d'apprendre à éloigner les Détraqueurs, mais surtout, c'était une excuse parfaite pour fuir Ron et Hermione, laissant Ténébris seule avec eux. À cette idée, Harry sourit. Il sait qu'il l'abandonne à son triste sort entre les disputes constantes de leurs amis, mais il est trop heureux de pouvoir reposer ses oreilles.
C'est en avance qu'il arrive devant la classe et le professeur commence tout de suite le cours en lui expliquant ce qu'est le Patronus, que c'est un sort extrêmement complexe que même les plus grands sorciers ont des difficultés à réaliser, à quoi il sert et comment l'invoquer. Une fois la théorie bien en place dans l'esprit de Harry, Lupin lui propose de s'entrainer réellement. Pendant les vacances, il a trouvé dans le château un épouvantard dans une malle qu'il a rapporté pour qu'ils puissent s'entrainer sur lui, évitant ainsi de ramener un vrai Détraqueur dans le château.
La pratique commence une fois qu'Harry a trouvé un souvenir joyeux, mais le jeune homme comprend vite que Lupin avait raison. C'est un sort extrêmement puissant et difficile à utiliser.
À chaque nouvel essai, il échoue et entend les derniers mots de sa mère avant que Voldemort ne la tue. Il ne s'évanouit pas puisque ce n'est pas un vrai Détraqueur, mais le prof doit lui donner régulièrement du chocolat pour qu'il tienne. Pour Remus Lupin, ce n'est pas la puissance qui bloque Harry, mais son souvenir qui n'est pas assez heureux. Harry lui dit alors qu'il a choisi le jour où il a volé pour la première fois.
- Je ne doute pas de l'émotion positive que vous avez ressentie ce jour-là, Harry. Mais ce n'est pas suffisant pour que le Patronus apparaisse. Il vous faut un souvenir plus heureux, plus... comment dire ? ... Il doit vous transporter ! Il faut que vous soyez conscient que si les Détraqueurs vous attaquent, le souvenir qui vous viendra à l'esprit doit être un nid, un cocon plus fort que le désespoir qui vous envahira.
Harry hoche la tête et décide de changer de souvenir, choisissant la première fois qu'il a gagné un match de Quidditch. Il s'efforce de se souvenir de la joie qu'il a ressentie, des acclamations du public, de la fierté de Dubois et du triomphe de l'équipe.
Mais de nouveau, le faux Détraqueur lui fait revivre un souvenir sauf qu'il ne l'avait jamais vu avant : pour la première fois de sa vie, il entend son père et comment il a réagi face à Voldemort. Avant qu'il ne sente son professeur le secoué pour le ramener à la réalité. C'est en larme qu'Harry annonce ce qu'il vient d'entendre son père et son professeur ne pense plus que c'est une bonne idée d'apprendre ce sort à Harry. Le Gryffondor refuse d'abandonner et choisit un autre souvenir : le jour où il a découvert qu'il était un sorcier et qu'il allait quitter les Dursley. De nouveau face au faux Détraqueur, Harry réussit cette fois à faire apparaitre une ombre argentée provenant de sa baguette et même si elle ne fait pas fuir la créature, il a au moins eu le mérite de réduire les effets du Détraqueurs sur lui. Ce fut une victoire pour Harry qui reçut l'accord de son professeur de revenir une fois par semaine pour s'entrainer sur son Patronus en essayant d'autres souvenirs.
Une semaine après la reprise, le match entre Serdaigles et Serpentards a eu lieu et c'est ces derniers qui ont gagné le match de peu, permettant à l'équipe de Gryffondor d'avoir la deuxième place du classement s'il battait les aigles. Les séances d'entrainement augmentèrent à 5 par semaines. En comptant les entrainements et la soirée avec Lupin, Harry n'avait plus qu'un seul soir pour travailler, mais il ne se plaignait pas en voyant Hermione écraser par la masse de devoirs. Son amie avait même des cernes si grands qu'il était possible de rentrer un œuf de dragon dedans, sans toutefois ne pas réussir à comprendre comment elle pouvait suivre tous les cours.
Le mois de février commence et il n'avait toujours pas de nouvelle de son éclair de feu. Il continue les cours particuliers et au bout de quelques séances, Harry arrivait à créer un nuage lumineux incertain qui avait le mérite de maintenir l'épouvantard Détraqueur à une certaine distance de lui. Harry avait changé de souvenir, mais c'était plus une possibilité. Une possibilité de comment sa vie aurait été avec ses parents. Maintenant qu'il avait des résultats, Harry ne veut plus changer de souvenir, convaincu que sa magie fera apparaitre un animal et qu'il fera fuir le Détraqueur. Malheureusement, aucun nouveau progrès ne fut à noter, poussant le professeur Lupin à dire qu'Harry était trop exigeant avec lui-même et que c'était déjà très bien pour un sorcier de 13 ans de réussir cela.
Quelques jours avant le prochain match de Quidditch, Harry récupère son Éclair de feu dans le bureau de sa directrice de maison. Le constat est sans appel : il n'a absolument pas été modifié et Harry peut voler dessus sans risque. Le professeur McGonagall encourage vivement Harry à gagner ce match pour que Gryffondor reste dans la course et ne perde pas la coupe pour la huitième année consécutive. Courant vers la salle commune pour annoncer la bonne nouvelle, Harry croise Ténébris qui sort d'un couloir :
- Ténébris, Ténébris ! Hurle Harry, tout excité.
La jeune fille se retourne et sourit en voyant Harry et surtout, ce qu'elle voit entre ses mains
- Harry, ça y est ? Tu as récupéré ton balai ?
- Oui, il n'était pas piégé ! Je vais pouvoir l'utiliser au prochain match.
- Super Harry, allons annoncer la bonne nouvelle aux deux autres !
Et la jeune fille se lance vers la salle commune, rejoint rapidement par son ami qui ne peut s'empêcher de poser une question:
- Euh, Téné, tu n'as pas peur que cela engendre une nouvelle dispute ?
La jeune fille souffle :
- On peut en être sûrs, Harry
Mais ils ne s'attendaient pas à cela. Une fois dans la salle commune, ils voient un attroupement au centre de la pièce où leurs deux amis se trouvent.
- Quel est le sujet de la dispute cette fois ? demande Ténébris d'un ton résolu sans poser la question à quelqu'un en particulier.
C'est une première année, devant elle qui lui répond :
- Apparemment, le rat de Weasley a disparu. Il y avait des traces de sang et une boule de poils orange sur ses draps. Il est convaincu que c'est le chat de Granger qui l'a mangé.
Ténébris et Harry sont surpris. Ils savent que Pattenrond poursuit régulièrement Croutard, mais Hermione a pris les devants en le laissant dans le dortoir des filles et ne le faisant sortir que quand elle est sûre que Ron n'est pas là. Le chat ne peut quand même pas être allé dans le dortoir des garçons, seul. En tout cas, cette histoire provoque une rupture claire et nette entre Ron et Hermione.
Ron, convaincu que tout est de la faute de Hermione, ne veut plus lui parler tant qu'elle ne se sera pas excusée et Hermione est persuadée que cela ne peut pas être la faute de son chat, ne supporte pas d'être accusé. Et même si l'éclair de feu anime joyeusement la salle de Gryffondor, cela devient une raison de plus pour Ron de prouver qu'Hermione a tort.
Malgré tout, Harry et Ténébris passent beaucoup de temps pour essayer de réparer les choses entre eux deux, mais le constat est irrémédiable, l'amitié entre Ron et Hermione est brisée et n'est pas prêt de revenir si tôt. Ce qui oblige une scission complète entre le groupe de 4. Harry reste avec Ron pour l'aider dans la perte de son rat et Ténébris, pour sa part, reste avec Hermione pour soutenir son amie. Ténébris et Harry s'éloignent l'un de l'autre puisque Ron et Hermione ne veulent pas pardonner à l'autre.
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C'est dans ce conflit entre les quatre amis que se passe le match contre Serdaigle. Hermione assiste au match, mais Ténébris est obligée de se mettre entre elle et Ron pour éviter toute dispute. Ils ne se parlent pas et Ténébris ne peut pas commencer une discussion avec l'un ou l'autre sans prendre le risque de prendre parti.
Heureusement, une fois que le match commence, elle n'est plus obligée de parler.
Et quel match ! Harry maitrise l'Éclair de feu comme un as. Il doit attendre que Gryffondors ait quatre buts d'avance avant d'attraper le vif d'or pour qu'ils puissent revenir dans la compétition. À l'instant où c'est le cas, Harry poursuit le vif d'or et s'apprête à le récupérer quand 3 silhouettes de Détraqueurs apparaissent au loin. Immédiatement, Harry sort sa baguette de son holster et lance son Patronus. Une fumée argentée sort de sa baguette et se dirige vers les Détraqueurs, mais Harry, qui reste parfaitement lucide, reste concentré sur le vif d'or et l'attrape, permettant une victoire écrasante contre Serdaigle. Le bouquet final est de découvrir que les 3 Détraqueurs sont en réalité Malfoy, Crabe, Goyle et Flint et qu'ils font perdre plus de 50 points à Serpentards et reçoivent une retenue.
Malheureusement, la joie que Gryffondor a gagnée n'arrive pas à rabibocher Ron et Hermione.
Le soir, une grande fête est organisée dans la salle commune des Rouges. Tout le monde fait la fête, sauf Hermione qui est ensevelie sous une montagne de devoirs. Ténébris voit que l'état de santé de Hermione se dégrade. Entre tous ses cours, la pression que personne ne découvre son secret, son conflit avec Ron, son éloignement non volontaire avec Harry et la pression du procès sur Buck (Hermione aide Hagrid à organiser la défense de l'Hippogriffe avec Ténébris), tout ceci la pèse de plus en plus. Mais elle refuse de lâcher ne serait ce qu'un cours, au grand drame de Ténébris qui ne sait pas quoi faire.
Cette nuit-là pourtant, une menace qu'ils avaient tous oubliée ce rappel à eux.
C'est le hurlement de Ron qui réveille Harry en sursaut à deux heures du matin. Il se précipite pour ouvrir les rideaux, allume une torche et voit son ami avec de la peur dans les yeux.
- Ron, qu'est-ce qu'il y a ?
Il entend vaguement une porte claquée avant que le reste des garçons du dortoir se précipitent vers le roux.
- C'est lui, dit Ron d'une voix tremblante. C'était lui. Sirius Black ! Il tenait un couteau dans la main et a déchiré mes draps.
Son annonce provoque un silence dans la pièce. Harry regarde les draps de son ami et constate qu'en effet, ils sont déchirés. Immédiatement, il se précipite vers la sortie de la salle commune, mais doit accepter que Black soit déjà parti quand il ne voit personne. Ses amis l'ont suivi et ils voient plusieurs élèves descendre de leur chambre, dont Percy.
- Qu'est ce qui ne va pas de hurler comme ça, Ron ? Tu as réveillé tout le dortoir.
- Ron dit qu'il a vu Sirius Black, répond Neville en tremblant
- Je l'ai vu comme je vous vois ! Il avait un couteau et a déchiré mes rideaux.
- Ron, voyons ! Black n'a pas pu entré !
Avant que Ron ne puisse répliquer, la directrice adjointe arrive après avoir entendu tout ce raffut.
- Je suis moi aussi heureuse de savoir que Gryffondor a gagné, mais tout de même ! J'en attendais plus de votre part !
Percy semble prendre cette remarque personnelle. Il bombe le torse et dit:
- Ce n'est rien Professeur. Mon frère a fait un cauchemar et je…
- Je n'ai pas fait de cauchemar ! Professeur, je me suis réveillé et Sirius Black se tenait devant moi, un couteau à la main !
Le professeur le regarde fixement, refusant de croire ce qu'elle entend.
- Ce n'est pas possible, Weasley, comment aurait-il pu franchir le portrait ?
- C'est à lui qui faut demander, répond le Roux.
Ce que fait la directrice adjointe et malheureusement, il s'avère que le tableau a bien laissé passer Sirius Black qui avait les mots de passe de toute la semaine.
La colère du professeur contre Neville qui a perdu la feuille où il avait noté tous les mots de passe fut spectaculaire et tous les étudiants durent aller dans la grande salle où ils passèrent leur deuxième nuit pendant que le château était à nouveau fouillé. Ténébris passa sa nuit à observer Harry pour s'assurer qu'il ne s'enfuyait pas à la poursuite de Black. Le lendemain, la grosse Dame reprenait sa place, mais avait exigé d'avoir des gardes permanents pour sa sécurité.
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Mars arrive et avec lui la nouvelle sortie à Près au Lard que Neville devrait passer au château ayant l'interdiction de sortir de sa directrice de maison suite à l'affaire Black. À l'inverse de Ron et Harry qui parlent de cette sortie et prévoient de faire plein de choses alors qu'Harry n'a toujours pas l'autorisation. Le pire, c'est que les garçons ne se cachent même pas, parlant dans la grande salle, aux oreilles de tous. Quand Ténébris entend cela, elle sait qu'elle doit l'en empêcher, consciente que le danger est désormais à leur porte. Pendant qu'Hermione est à la bibliothèque, elle suit Harry dans les couloirs entre le repas, avant de l'attraper et l'entrainer avec elle dans une salle vide. Harry est surpris de l'initiative de Ténébris, mais se laisse faire et une fois seuls, la jeune demoiselle demande de but en blanc :
- Harry, je ne veux pas que tu ailles à Près au Lard.
Harry ne s'attendait à cette entrée en matière et sent la colère monter en lui. Pourquoi personne ne voulait le laisser aller dehors ?
- Pourquoi ? dit-il avec une once de colère dans la voix
Ténébris se doutait qu'il ne serait pas heureux à ses mots et préfère être honnête avec son ami.
- J'ai peur Harry.
Cela a le mérite de calmer Harry quand il voit en effet la frayeur dans les yeux de Ténébris, lui rappelant qu'il ne voit ce sentiment dans ses yeux uniquement quand ils sont en danger. Il ignore pourquoi, mais il sent son cœur se serrer dans sa poitrine.
- De quoi ? demande-t-il.
- De Black, dit-elle comme une évidence. Il veut te tuer, il a déjà réussi deux fois à s'infiltrer dans le château. On est tous les deux d'accord pour reconnaitre que Black s'est trompé de baldaquin, mais je suis sûre que c'est toi qu'il visait. Si tu vas à Près au lard, tu seras à découvert et vulnérable face à lui !
- Qu'est-ce qui te dit que ce n'est pas ce que je veux ? rétorque-t-il, plein de défis. Pas d'adultes autour de moi l'encouragera à se montrer.
- Et que feras-tu Harry ? Tu comptes vraiment le tuer ?
Harry ne répond pas puisqu'au fond de lui, il n'a pas la réponse à cette question. Il a beau vouloir et souhaiter la mort de Black, il ignore s'il arrivera à prononcer la formule qui lui sera fatale. Harry baisse la tête pour ne pas voir les yeux rouges accusateurs en face de lui.
- Harry.
Elle s'approche de lui, lui prend les mains et reprend :
- Tu veux te venger de Black et je le comprends mieux que tu ne le crois. Mais je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose, je ne veux pas que tu fasses quelque chose que tu regretteras jusqu'à la fin.
- Qui te dit que je le regretterais ?
Il lève les yeux et ils se fixent, laissant l'un lire dans le regard de l'autre.
- Tu as une âme pure Harry, je ne veux pas qu'elle s'assombrisse. Surtout que le sort qui attend Black et pire que la mort, elle-même.
Harry fronce les sourcils en entendant les propos de Ténébris.
- Que veux-tu dire ?
- Cela a été annoncé dans la gazette, il y a quelques jours, annonce Ténébris. Black recevra le baisser du Détraqueur.
Harry fronce les sourcils. Il a lu dans un livre ce mot, le baiser du Détraqueurs, mais le livre ne disait rien, à part qu'il s'agit de la pire fin possible pour un sorcier. Il reconnait ne s'être pas étendu sur la question et ne pas avoir fait de recherche en plus, c'est pour cela qu'il demande ce que c'est à Ténébris.
- Le baiser du Détraqueurs est l'arme ultime de ces créatures. Elle t'embrasse et aspire ton âme à l'extérieur de ton corps pour l'avaler. Le problème, c'est qu'on ne peut pas considérer que l'individu est mort, car le cœur et le cerveau de la personne peuvent vivre sans âme. Mais on n'a plus de conscience, plus de mémoire, plus d'identité, rien qui te permet d'être considéré comme un être intelligent. On devient tout simplement une coquille vide, sans espoir ni avenir. La plupart des gens, si ce n'est la totalité, préfèrent mourir plutôt que de subir un tel châtiment.
Les poils d'Harry se sont dressés en entendant cette histoire et est d'accord pour dire que c'est bien pire que de mourir. Et si c'est le sort qui est réservé à Black...
Ils continuent de se juger du regard quand Harry s'exclame :
- D'accord, je n'irais pas à Prés au Lard.
Ténébris est rassurée, sentant ses épaules se détendre et pose sa tête contre son front, étant de la même taille. Maintenant, elle se rend compte que cela fait longtemps qu'elle n'a pas eu de vraie discussion avec lui. Elle remarque également qu'il ne va pas bien, en réalisant qu'il a des cernes sous les yeux.
- Est-ce que ça va Harry ?
Harry aurait dû se douter que Ténébris remarquerait quelque chose.
- Ça va, c'est juste que…
- Oui ?
- Je n'arrive pas avec le sortilège du Patronus.
Ténébris fronce les sourcils.
- Je ne comprends pas Harry, tu as réussi pendant le match à faire fuir les Serpentards.
- Justement, s'exclame Harry. Ce n'était pas des Détraqueurs et malgré tout, mon Patronus avait une forme incertaine. Qu'est-ce qui se passerait quand je serais en face d'un vrai Détraqueur ? Je perdrai encore mes moyens ? Je m'évanouirais de nouveau ? Il faut que j'arrive à maitriser ce sort à la perfection pour que ces créatures ne m'atteignent plus ! Je ne pense qu'à cela et j'avoue que cela m'empêche de dormir. C'est ridicule, n'est-ce pas ?
- C'est normal, Harry et je te comprends. Tu mises tout sur ce sort pour te défendre contre les Détraqueurs à l'avenir et cela te contrarie de ne pas réussir comme tu voudrais.
- Je ne sais pas quoi faire. Lupin lui-même ne voit pas où est le problème.
- Est-ce que tu veux que j'assiste à ton prochain cours ? propose Ténébris. Je verrais peut-être quelque chose qui vous a échappée,
Harry réfléchit à cette proposition qui est séduisante.
- Cela pourrait être bien. J'en parlerais au prof et je te tiens au courant.
- Parfait.
La conversation est finie, mais malgré tout, aucun ne bouge laissant trainer le silence. Ils savent que quand ils remettront un pied dehors, ils devront partir chacun de leur côté. Alors ils prolongent encore de quelques instants ce moment entre eux.
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Ron a ronchonné toute la journée quand Harry lui a annoncé qu'il n'allait pas à Prés au Lard et en jetant un coup d'œil aux filles, il voit Hermione lui faire un hochement de tête, signe qu'elle est au courant qu'il ne viendra pas. Désormais, Harry se trouve dans son lit, tard dans la nuit. Il a posé un sort de silence et d'obscurité autour de lui pour ne pas réveiller les autres, voulant consulter la carte du Maraudeur. Cette carte l'intrigue et le fascine en même temps. Il aime bien rester éveillé et regarder le château et ses habitants grâce à la carte même si tout le monde dort à cette heure. Il s'apprête à ranger la carte quand, en tournant une page, il remarque un petit point qui n'a rien à faire là,
Peter Pettigrow se trouve dans le couloir nord près des salles de cours.
Immédiatement, Harry arrête de penser et ne peut que fixer le parchemin, avec une seule question qui tourne dans sa tête : comment la carte peut-elle montrer quelqu'un qui est mort ? Intrigué, Harry arrête le lumos au bout de sa baguette, sort de son lit, prend sa cape et descend pour sortir de la salle commune, tenant toujours la carte dans la main. Il s'avance vers la sortie où se trouve le tableau, quand il est interpelé par une voix féminine qui chuchote :
- Harry ? Qu'est-ce que tu fais là ?
Il sursaute et sort sa baguette instinctivement de son holster qui ne le quitte plus, même la nuit. Il regarde partout, jusqu'à ce qu'il voit Ténébris, près de la cheminée.
- Tu m'as fait une de ces peurs, Téné ! dit-il en chuchotant et en essayant de ralentir son cœur.
- Désolée, ce n'était pas volontaire, lui dit-elle avec un sourire. Mais tu n'as pas répondu à ma question
Compté sur Ténébris pour ne pas perdre le Nord.
- Je… je sors, bredouille-t-il
- Pourquoi sortirais-tu à plus de minuit ?
- Et… et toi alors, qu'est-ce que tu fais là ?
- Je suis venue chercher Hermione, dit-elle en pointant du doigt un point derrière elle.
C'est là que Harry la voit. Hermione se trouve sur une table, la tête dans les bras, en train de dormir, entouré de livres, de plumes et de parchemins.
- Elle travaille beaucoup trop et elle s'endort, explique Ténébris en regardant son amie d'un regard triste. Je me suis réveillée et je ne l'ai pas vue dans son lit.
- Elle va se tuer à la tâche si ça continue.
- Oui, j'ai beau lui dire qu'elle devrait abandonner quelques matières, comme l'étude des moldus, mais elle refuse. Elle veut absolument voir comment les sorciers perçoivent les Moldus. Tout cela m'inquiète et j'espère qu'elle ne craquera pas.
Ténébris dit ces paroles en fixant Hermione avant de se retourner
- Alors ? Ne crois pas que tu vas sortir de cette salle sans me dire pourquoi.
Harry lui sourit, conscient d'avoir perdu la partie. Il lui explique le problème et lui montre la carte pour le prouver, trouvant rapidement le point indiquant le nom de Pettigrow.
- Comment un mort peut errer dans les couloirs du château ?
- C'est exactement la question que je me suis posée, confie Harry. Et je compte bien le découvrir.
- Je t'accompagne
- Non, Téné. Cela pourrait être dangereux et…
- Ne sois pas ridicule Harry, dit-elle d'un air dégouté. J'étais là à chaque moment dangereux et je m'en suis toujours tirée. Donc tu es prié de ne pas me sortir cette excuse bidon contre moi.
- Et Hermione ? demande Harry comme dernière porte de salut.
- Ne t'inquiète pas pour elle.
D'un geste de la main, elle fait léviter la fille endormie et la fait se diriger vers le dortoir doucement, sans la réveiller. Elle ferme les livres, qui suivent leur propriétaire jusque dans la chambre.
- Le problème est réglé. Maintenant mettons-nous sous la cape.
Sans attendre Harry, elle lui prend l'objet en question des mains et sort de la pièce. Harry regarde le dos de son amie, avant de sourire et de la suivre, les deux sous la cape, Ténébris fait apparaitre une boule de lumière devant eux pour trouver leur chemin pendant que Harry scrute la carte.
- Il est au bout du couloir, Téné, dit Harry en chuchotant. Arrête-toi.
Une fois à l'arrêt, ils enlèvent la cape et fixent tous les deux la carte. Ils voient le point indiquant le mort sur la carte s'approcher d'eux. Ils lèvent les yeux vers l'endroit où doit se trouver Pettigrow. Pourtant, ils ne voient personne. Sur la carte, le point les contourne et se trouve désormais derrière eux. Ténébris et Harry ont beau regarder dans tous les sens, il n'y a personne. Pourtant, grâce à sa magie, Ténébris sent une présence près d'elle et ce n'est pas celle de Harry. Il y a bien quelqu'un qui est là, mais elle ne ressent aucun sort de dissimulation.
L'instant d'après, elle sent une autre présence plus loin, s'approcher rapidement. Elle regarde la carte et voit un point qu'elle aurait préféré ne pas voir : Severus Rogue.
- Par Merlin, dit-elle en murmurant.
Harry jette un coup d'œil et comprend le problème.
- En effet, cache-toi sous la cape, dit Harry en la retirant de sous son coude.
- Mais et toi ? Viens aussi.
- Non, il a vu la lumière. Il sait qu'il y a quelqu'un, si on se met tous les deux sous la cape, il va avoir un gros doute. Alors que s'il me voit, il ne se doutera pas de ta présence.
- Il faut faire l'inverse alors. Il ne me fera rien à moi, toi par contre…
- Il saura qu'il y a anguille sous roche, réplique Harry qui refuse que Ténébris se sacrifie. Maintenant, cache-toi.
Il dépose la cape sur Ténébris, sort sa baguette et la pose sur la carte en disant "Méfaits accomplis", avant d'éteindre la boule de lumière de Téné d'un coup de baguette. Ils se retrouvent dans le noir, très vite à nouveau éclairés par Rogue.
- Potter, dit le professeur d'un ton doucereux. Que faites-vous là ?
Ténébris ne fait aucun geste de peur que Severus détecte sa présence même si c'est impossible. Elle le regarde récupérer le parchemin vierge et le forcer à se révéler. Malheureusement pour lui, le papier commence à l'insulter et Ténébris sent les mois de retenue pour Harry.
C'est à ce moment-là qu'apparait Remus Lupin au détour d'un couloir. Apparemment, l'animosité que porte Severus contre Lupin ne s'est pas améliorée. Severus pense que le bout de papier est de la magie noire. Cette proposition est vite réfutée par Lupin qui penche plutôt à une blague de chez Zonko. Avant de laisser Severus punir Harry, le prof de DCFM lui sauve la mise et l'emmène dans son bureau, lui évitant des heures de colles. Ténébris les suit, refusant d'abandonner Harry et elle le frôle pour lui signaler sa présence. Elle suit ces messieurs jusqu'à la salle de classe du prof, mais une fois dans la pièce, Lupin s'énerve face à la folie de Harry de sortir dans les couloirs la nuit alors que Black est déjà rentré dans le château plus d'une fois.
- C'est de l'inconscience Harry ! dit sèchement le professeur dont les yeux ambrés brillent dans le noir. Vos parents sont morts pour vous protéger. Je ne suis pas sûr que cela soit la meilleure façon de les remercier.
- Je suis désolé professeur, dit le jeune garçon en baissant les yeux qui regrette d'avoir donné une mauvaise image de lui à son professeur.
- Je me moque de vos excuses, Harry. Vous vous êtes mis en danger, vous et votre ami.
Harry relève immédiatement la tête et Ténébris se crispe en entendant les paroles.
- Pardon ? demande Harry qui espère avoir mal entendu.
- Je sais, monsieur Potter, qu'au moins un de vos amis se trouve avec nous dans cette pièce sous la cape d'invisibilité.
Harry le regarde en écarquillant les yeux de stupeur. Ténébris, elle, enlève la cape et lève immédiatement la main vers son professeur. Tous comprennent ses intentions. Elle dit d'une voix dénuée d'émotion, mais la méfiance se lie dans son regard.
- Comment ?
Un simple mot. Mais un mot dangereux qui exige des explications. Lupin ne fait aucun geste et ne se laisse pas impressionner. Tout de fois, il se permet un petit sourire.
- Vous seriez étonnée du nombre de fois où j'ai vu James se cacher sous cette cape.
Cette annonce provoque le silence dans la pièce qui est brisé par Harry, d'une voix hésitante:
- Vous… vous connaissiez mon père ?
Lupin le regarde droit dans les yeux et continu de sourire, oubliant momentanément qu'il était en train de lui faire des remontrances quelques secondes plus tôt :
- J'étais l'un de ses amis les plus proches.
C'est là que Ténébris comprend. Rosemerta avait dit qu'ils étaient tout le temps quatre. James et trois autres amis, dont Sirius Black, Peter Petigrow et maintenant, elle sait qui est le quatrième. Harry a fait le même cheminement, car il demande :
- Vous étiez également ami avec Sirius Black, n'est-ce pas ?
Au vu de l'écarquillent des yeux du prof, il ne s'attendait pas à ce que Harry sache que son père était ami avec l'évadé.
- Oui Harry, dit Lupin en serrant les poings. Nous nous connaissons.
Harry avait l'impression que son professeur fuyez soudainement son regard, comme si c'était trop difficile de le regarder dans les yeux.
- À quel point ? demande Ténébris sans avoir baissé sa main.
À la place, elle fit même apparaitre une lueur violente au bout de ses doigts, prête à agir si le besoin se faisait ressentir. Apprendre que son professeur était ami avec un évadé qui voulait la mort d'Harry est une raison suffisante pour se montrer prudente. Après tous, ils ont déjà eu un professeur au service de Voldemort, pourquoi pas un deuxième ?
- Je n'ai plus eu de contact avec Black depuis cette nuit d'Halloween de 1981.
- Est-ce que mon père est au courant ?
- Absolument. Il nous a souvent reçus dans son bureau d'ailleurs.
Le regard du professeur se perd au loin, se remémorant un passé connu de lui seul.
- Ah bon ? demande Harry avide dans savoir plus concernant son père.
L'adulte sourit devant cet air enfantin sur le visage de son élève.
- Oui. Nous avons, tout comme vous, souvent utilisé la cape de votre père pour explorer le château pendant que le reste de l'école dormait.
- Comment puis-je savoir que vous ne l'aidez pas ?
Cette question de Ténébris refroidit considérablement la pièce et la joie du Gryffondor d'en apprendre peut être plus sur son père. En effet, se demande Harry, comment savoir si le professeur n'aide pas l'évadé ?
- Vous ne pouvez pas, Miss, réplique calmement Lupin sans se sentir menacer. Tout ce que je peux vous dire, c'est que votre père me fait confiance.
Ténébris garde la main en l'air pendant quelques secondes avant de la baisser lentement. Pour autant, quand elle regarde le prof droit dans les yeux et lui parle, Lupin comprend que s'il fait un pas de travers, s'en est fini pour lui:
- Donnez-moi une seule raison, une seule, et vous comprendrez pourquoi, je suis dangereuse.
- Oh je ne doute pas de votre puissance ou de votre détermination à protéger vos amis, miss Dumbledore, répond-il avec un sourire.
À cet instant, beaucoup auraient pu croire qu'elle ressemblait à Voldemort avec son regard, son aura et sa prestance, mais Lupin avait bien compris qu'il avait affaire à la fille d'Albus Dumbledore en face de lui et que tout comme le directeur, elle n'est menaçante uniquement quand on s'en prend à ceux qu'elle aime. Et pour avoir vu une fois Albus protéger les siens, Lupin n'a aucune envie d'être la victime. Il redevient pourtant vite sérieux et reprend :
- Cependant, en attendant, vous vous êtes promenés dans les couloirs avec un objet qui aurait pu conduire Black directement à vous. Vous auriez dû amener la carte directement à un professeur.
- Vous savez pour la carte ?
- Harry, la carte circulait déjà à mon époque. C'est pourquoi je vous la confisque pour plus de sécurité. Et avant que vous ne disiez quelque chose Miss Dumbledore, je reste un professeur de Poudlard et je suis également un ancien étudiant de cette école comme Black. Cette carte lui faciliterait la tâche d'atteindre Harry, mais il a prouvé qu'il n'a pas besoin d'elle pour rentrer dans le château. Me la laisser n'est donc pas un acte irréfléchi. Qui plus est…
Remus Lupin vrille ses yeux ambrés sur les yeux carmin avant de reprendre :
- Vous n'avez pas idée à quel point je veux retrouver Black et lui faire payer.
Ténébris continue de le juger avant de regarder Harry qui n'a aucune envie que Ténébris ait des problèmes après avoir menacé un professeur. Elle reporte son attention sur l'adulte et répond :
- Très bien.
La tension présente dans la pièce se relâche et Ténébris ose même faire un sourire provocateur, comme si rien ne s'était passé, avant de demander :
- Depuis quand l'appelez-vous Harry, professeur ?
À ces mots, le prof éclate de rire, ne s'attendant pas à cette question qui sort de tous qu'ils venaient de parler. Suivi très vite par le rire d'Harry qui répond :
- Je le lui ai demandé pendant nos cours particuliers. D'ailleurs, en parlant de cours.
Il se tourne vers l'adulte et dit :
- Est-ce possible que Ténébris vienne au prochain cours particulier ?
Le professeur de DCFM reprend vite son air sérieux pour répondre, réfléchissant à toute vitesse :
- Vous pensez que Miss Dumbledore pourrait vous aider ?
- Oui.
Lupin ne tergiverse pas longtemps avant de donner son accord, conscient que la jeune fille pourrait être une aide pour Harry.
- Maintenant jeunes gens, il est temps pour vous de retourner dans votre dortoir. Et plus vite que cela.
Ténébris sourit et lui dit :
- Professeur, vous pouvez m'appeler également Ténébris, en privé. M'appeler Dumbledore tout le temps me fait trop penser à mon père.
Cette remarque, venant également de nulle part, fait comprendre que Ténébris et Albus se ressemblent beaucoup plus que la communauté pourrait croire. Les deux jeunes s'approchent rapidement de la sortie avec la cape quand Harry se rappelle de quelque chose :
- Au fait monsieur…
Il hésite, ne sachant pas comment aborder le sujet
- Je vous écoute, Harry, encourage son professeur
- Hé bien, la carte peut se tromper.
Lupin regarde Harry comme s'il venait de dire une bêtise.
- C'est impossible, dit-il d'un ton catégorique en secouant la tête. La carte ne ment jamais.
- Et pourtant, professeur. Elle a montré le nom de quelqu'un qui est mort.
- Qui ? demande le professeur en fronçant les sourcils.
- Peter Pettigrow.
La tension qui avait disparu revient quand le visage de Lupin devient bien plus blanc qu'il ne l'était déjà. Lupin ouvre et ferme la bouche, incapable de trouver des mots. C'est dans ce silence que les 2 adolescents quittent leur professeur, sans savoir qu'ils venaient de provoquer un changement dans l'histoire de Remus Lupin.
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Plusieurs jours sont passés depuis l'altercation dans le couloir et Harry fait profil bas maintenant que le week-end est là. Sauf qu'une mauvaise nouvelle a assombri l'humeur des quatre Gryffondors. Au petit déjeuner, Ron et Harry se trouvent à un bout de table et Hermione et Ténébris à l'autre puisque Ron et Hermione sont toujours en froid. Situation qui va vite changer quand un hibou de l'école se dépose devant Ténébris avec une lettre dans le bec alors que ce n'est pas l'heure du courrier. Surprise, Ténébris la prend et se dépêche de la lire. Elle devient très vite blanche, au point que Hermione s'inquiète et que les garçons voient le changement d'humeur de loin. Sans un mot, Ténébris se précipite vers la sortie et disparait du reste de la journée. C'est après le repas du soir, qu'elle a loupé, que Ténébris refait surface, la sclère de la même couleur que ses yeux. Elle regroupe ses trois amis devant la cheminée, sans faire attention aux regards noirs que se lancent Hermione et Ron.
Regard qui change du tout au tout quand elle annonce que Buck a été condamné à mort suite à son procès. Un Détraqueur aurait pu passer dans la salle commune que l'air était déjà glacial et le désespoir remplissait déjà les cœurs de chacun.
- Ils ne peuvent pas faire cela, hurle Harry en se levant.
- Et pourtant si. Lucius Malfoy a trouvé gain de cause et a gagné. Buck sera exécuté après les examens de fin d'année s'il ne gagne pas l'appel. J'ai passé toute ma journée avec Hagrid. Il est inconsolable.
- Il faut aller le voir et faire appel, dit Harry
- Il ne veut plus voir personne et a déjà fait un recours , annonce-t-elle la mine défaite
- Il y a alors, encore une petite chance, dit Hermione avec espoir
- Non, dit Ténébris d'une voix catégorique. L'appel est juste une mascarade. Tout le monde sait qu'une fois une créature condamnée, rien ne pourra changer.
- Ténébris a raison, ajoute Ron. Ce n'est pas la première fois que cela arrive.
Les deux qui ont grandi chez les Moldus sont sidérés par l'annonce. Un silence pesant s'abat et les larmes coulent silencieusement des yeux de Hermione. Si la condamnation de l'Hypogriffe a donné un coup à leurs morales, le point positif est la réconciliation entre Ron et Hermione. La jeune Gryffondor a présenté ses excuses à Ron concernant la mort de Croutard et le jeune homme les a acceptés, en annonçant que de toute façon, le rat était déjà vieux.
Les quatre rouges ne sont pas de très bonne humeur à la reprise des cours et tout le monde a compris qu'il ne fallait pas venir les chercher. Cependant, Hermione était à bout et elle l'a bien fait comprendre à tout le monde quand elle a décidé en plein cours de divination d'arrêter cette matière, après que le professeur Trelawney est prédit le sinistros dans la boule de cristal d'Harry. Ce revirement surprit les élèves, mais Ténébris fut surtout heureuse de savoir qu'Hermione aurait une matière en moins.
Le mercredi soir de cette même semaine mouvementée, Ténébris et Harry se trouvent dans le bureau de Lupin et cela fait 30 minutes que Ténébris observe Harry lancer le sort du Patronus. En soi, se dit Ténébris, il ne se débrouille pas trop mal pour quelqu'un de 13 ans lançant un sort que même les adultes expérimentés ont du mal. Cela ne fait que prouver que Harry est un sorcier puissant. Pourtant, la Gryffondor est d'accord avec Lupin, le problème de Harry n'est pas sa puissance pour réussir le sort, c'est autre chose. Pendant que Harry mange son chocolat assis par terre pour reprendre des forces avant de réessayer, Ténébris lui demande :
- Qu'elle ait ton souvenir ?
Elle sait que c'est une question indiscrète et très personnelle, même si elle se doute que Lupin a déjà posé la question. Après tout, pour réussir ce sort, il faut penser à la chose la plus heureuse possible et tout le monde ne souhaite pas forcément que les gens le sachent. Harry, en revanche, a l'air de s'en moquer royalement.
- Mes parents, répond Harry en regarder son morceau de chocolat. J'imagine ce qu'aurait été ma vie avec eux. Je sais que ce n'est pas un souvenir, mais c'est ce que j'ai de mieux.
Ténébris le regarde et elle sent son cœur se serrer. Elle pense avoir trouvé la solution à ce blocage, mais il faut qu'elle soit sûre d'elle pour ne pas briser les espoirs de son ami.
- Harry, quand les Détraqueurs sont proches de toi, qu'est-ce que tu entends ?
Elle voit Harry se crisper, serrer le poing et baisser la tête. Elle sait que les Détraqueurs font revivre à leur victime les pires moments de leur vie, mais pour Harry, cela peut-être également un souhait qui se réalise.
- J'entends ma mère crier.
Ténébris voit que Lupin tourne sa tête pour ne pas les regarder. Il devait savoir ce qu'Harry entendait et cela devait être également dur pour lui de savoir qu'Harry entendait la voix de la femme de son ami. Surtout que Lily Potter devait aussi très bien connaitre le professeur, ayant le même âge et étant en même année pendant leur étude. Préférant lui laissant un minimum d'intimité, Ténébris se concentre sur Harry qui a bien plus besoin d'elle. S'asseyant à côté de lui, elle demande doucement :
- Pas seulement, n'est-ce pas ?
- Non, avoue Harry qui ne détourne pas les yeux de son morceau de chocolat. Maintenant, j'entends également ses dernières paroles, mais aussi mon… mon père.
Donc raison de plus pour que Lupin soit tout aussi chamboulé qu'Harry, se dit Ténébris.
- J'entends les dernières paroles de mes parents, reprend Harry dans un fin sourire.
- Et c'est pour cela que tu n'arrives pas à effectuer ce sortilège, murmure Ténébris le plus doucement possible.
Harry lève la tête et on voit qu'il y a des larmes dans ses yeux qui ne veulent pas couler.
- Que veux-tu dire ?
- Je suis désolée de te le dire Harry, mais en réalité, ton problème n'est, en effet, pas une question de puissance, mais bien autre chose. C'est toi, le problème.
- Moi ? demande Harry avec incrédulité.
Lupin s'approche de ses élèves en entendant les mots de Ténébris, également surpris des paroles de la jeune fille.
- Tu ne veux pas réussir le sortilège
- Bien sûr que si, Ténébris ! Comment peux-tu dire cela ? Je ne veux plus que les Détraqueurs me fassent cet effet ! hurle-t-il en se levant d'un coup.
Ténébris reste assise, le laissant la dominer de tout ça hauteur et dit gentiment :
- Mais tu ne veux pas non plus abandonner la seule possibilité que tu as d'entendre leurs voix, toi qui ne les as jamais connus.
Harry regarde Ténébris, pétrifié, entendant une vérité qu'il a toujours préféré ignorer et qui risque d'être révélée. La jeune Dumbledore continue :
- Je pense qu'inconsciemment tu te bloques, Harry. Car réussir ce sort, c'est renoncer définitivement à tes parents. Pour que tu le réussisses, tu dois faire ton deuil et accepter de ne plus jamais les revoir ou les entendre.
Personne ne bouge. Lupin n'aurait jamais pensé que le problème venait de là. Harry ne les a jamais connus, il pensait que son deuil était terminé, étant trop jeune pour se souvenir d'eux. Mais les Détraqueurs ont ouvert une plaie qui ne sait jamais cicatriser. D'une voix hésitante, Harry demande :
- Tu as déjà réussi ce sort ?
Ténébris comprend que Harry lui demande conseil dans ses mots pour le guider. Elle sourit tristement et répond :
- Non, car je ne sais pas si j'en suis capable.
- Pourquoi ? Vu ta puissance, tu ne dois pas avoir de mal.
- Ce n'est pas une question de puissance Harry, répond Ténébris en secouant la tête. Le professeur Lupin ne te l'a peut-être pas dit, mais ceux dont l'âme est noire et corrompue ne peuvent utiliser ce sort. Il est bien trop pur.
Harry la regarde, perdu, ne comprenant pas ce que signifient les mots de son amie.
- Mais ton âme n'est pas noire ni corrompue, Téné.
- Ce sort est de la magie pure et lumineuse, Harry. Et je ne suis pas sûre que quelqu'un comme moi, créé par la magie noire, lui-même, puisse réussir un tel sort. Je préfère donc ne pas savoir, car si cela m'est impossible, alors tous mes efforts pour me prouver que je ne suis pas corrompue, tomberaient à l'eau.
Harry est tellement triste à cause des paroles de Téné. Il n'avait jamais envisagé qu'elle ne pouvait pas utiliser certaines formes de magie, à cause de sa ... condition.
- Je suis désolé, se sent-il obliger de dire tout de même.
- Tu n'as pas à t'excuser, Harry. Et puis, ce sort ne me sert à rien puisque je ne ressens pas les effets des Détraqueurs, dit-elle avec un sourire qu'elle essaie de rendre joyeux, mais sans succès.
Une fois ses mots prononcés, Ténébris encourage Harry à reprendre l'entrainement, mais on sent que désormais, la volonté de réussir n'est plus présente. Lupin propose d'arrêter la séance d'aujourd'hui après quelques essais infructueux et qu'ils retournent dans leur salle commune. Arrivés devant la sortie, Ténébris s'arrête et Harry faillit la percuté. Elle se retourne et pose son regard sur le coffre qui contient l'épouvantard alors qu'une idée lui traverse l'esprit.
- Professeur Lupin, dit-elle sans le regarder, toujours fixé sur la malle. Est-ce que je peux affronter l'épouvantard ?
Lupin la regarde et comprend la demande. Ténébris ne veut pas savoir si elle peut réussir le sort Riddikulus, chose qu'elle est sans doute capable de faire sans problème. Non, elle veut connaître sa plus grande peur. Il fait un geste vers la malle et se recule, lui permettant d'être en face. Pour Ténébris, elle est convaincue de voir Voldemort apparaitre devant elle, mais elle a besoin d'être sûre et d'affronter sa peur. Mais elle prend vite conscience qu'elle s'est trompée et regrette très vite de découvrir quelle est sa plus grande peur une fois devant l'épouvantard, car personne n'aurait jamais pu le deviner.
En face d'elle ne se trouve pas Voldemort, mais elle-même, tâchée de sang avec un grand sourire, heureux de propager la mort et la désolation autour d'elle. Harry comprend à ce moment-là, à quel point il est heureux que Dumbledore l'ait récupérée bébé. Dire que son amie aurait pu devenir… ça. Lupin, lui, se rend compte qu'au final, Ténébris n'a pas peur de son créateur, mais de ce qu'elle aurait pu devenir … ou pourrait encore devenir.
La créature ne peut pas parler donc, elles s'observent mutuellement en silence. Cela tombe bien, il n'y a pas besoin de mot pour comprendre la vérité nue face à elle. La vraie Ténébris lève le bras et dit d'une voix neutre :
- Riddikulus.
Son autre elle devient un petit chat très mignon qui fait plein d'acrobaties. Elle le fait léviter et le remet dans la malle et une fois à nouveau tous les trois, Ténébris sort sans ajouter un mot, suivi par Harry qui ne veut pas la laisser seule. Malgré tout, ils ne se parlent pas, à quoi bon ? Lui sait désormais qu'il doit faire le deuil de ses parents pour avancer et Ténébris doit accepter qui elle est. Il n'y a rien à ajouter.
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Les vacances de Pâques sont arrivées et avec eux, des tonnes de devoirs et de révisions au point que certains élèvent frôlent la crise de nerfs. Mais la médaille de l'élève la plus ensevelie sous le travail revient à Hermione. Elleest l'élève qui part se coucher la dernière et celle qui se lève la première pour réviser, car malgré qu'elle est abandonnée la divination, Hermione avait toujours le plus de travail à fournir. Ron et Ténébris, pendant leur temps libre, essayaient de créer une nouvelle défense pour Buck, car même s'il y avait peu de chance de gagner pendant l'appel du procès, ils refusaient de s'avouer vaincus. Quant à Harry, il avait tellement d'heures d'entrainement de Quidditch que son travail scolaire s'organiser en fonction de son sport et des discussions tactiles d'Olivier qui lui répété sans cesse qu'il devait attendre que Gryffondor est 200 points d'avance sur Serpentard avant d'attraper le vif et ainsi leur permettre de remporter le trophée. Harry avait presque hâte d'être le dernier week-end d'avril pour jouer le match et ne plus entendre son capitaine.
Sa prière se réalisa, car Harry ne vit pas le temps passer et se retrouva le jour du match. Sous les encouragements de ses amis et de sa maison, l'équipe de Gryffondor se lance dans la partie, face à une équipe de Serpentard, bien décidé à les humilier. Pendant tout le long du match, Gryffondor mène la danse, mais n'a pas encore réussi à avoir plus de 5 buts d'avance sur ses adversaires. En revanche, tout le monde put reconnaitre que cette rencontre était en train de devenir celle qui brisa toutes les règles de ce sport. Le capitaine de Serpentard avait donné l'ordre à ses joueurs d'utiliser tous les moyens en leur possession pour déstabiliser et empêcher les Gryffondors de gagner, utilisant des moyens peu réglos. L'inconvénient pour Gryffondors, c'est qu'ils subissent énormément de coup et blessures, mais l'avantagent, c'est qu'ils eurent beaucoup de penaltys, leur permettant de marqueurs plus vite jusqu'à ce qu'enfin, les rouges ont 5 buts d'avance sur les Verts. Immédiatement, Harry se lance à la poursuite du Vif d'or, suivi de près par Malfoy qui va jusqu'à tirer sur son balai pour le ralentir. Malheureusement pour le blond, ce ne fut pas assez, car Harry réussit à attraper le vif d'or, à un mètre du sol, après avoir lâché des deux mains le manche de son balai. À partir de ce moment-là, Harry fut pris dans les bras de son équipe et toute la maison des Rouges criait sa joie en comprenant qu'ils venaient de remportaient la coupe de Quidditch après plus de 7 ans.
L'état d'euphorie prit Harry pendant une bonne semaine qui ne voulait plus que faire la fête sous le soleil qui percer les nuages. Malheureusement, ce n'était pas possible, car le mois de juin fit son entrée rapidement et avec lui, les examens de fin d'année. Obligeant chaque personne à se plonger dans les livres et les révisions pour réussir à obtenir ses examens. La veille avant le premier jour d'examen, Ténébris reçut un mot d'Hagrid lui annonçant que l'audience se tiendra le 6 juin, dernier jour des examens, et que cela se passera à Poudlard avec la délégation du ministère et un bourreau. Immédiatement, les 4 amis surent que la commission avait déjà pris sa décision et que le sort de Buck était scellé. Cela mit à mal leurs humeurs, mais ils ne purent aller voir le garde-chasse, étant trop pris par leurs examens. Aujourd'hui c'est le dernier jour d'examen. Pour Harry et Ron, ils ne leur restent que Divination et pour Ténébris et Hermione, seulement Runes. Après ces derniers moments stressants, ils ont prévu de se retrouver dans la salle commune, d'y rester jusqu'au soir où ils rejoindront Hagrid pour le soutenir dans cette épreuve.
Mais c'est un Harry paniqué que Hermione, Ron et Ténébris retrouvent dans la tour et leur annonce la plus incroyable des nouvelles. Le Professeur Trelawney a fait une véritable prophétie pendant son examen, devant lui et avant qu'ils n'aient le temps de dire quelque chose, Harry leur récite ce que Trelawney lui a dit.
Le Seigneur des Ténèbres est là, solitaire, abandonné de ses amis. Pendant douze ans, son serviteur a été enchaîné. Ce soir, avant minuit, le serviteur brisera ses chaînes et ira rejoindre son maître. Avec l'aide de son serviteur, le Seigneur des Ténèbres surgira à nouveau, plus puissant et plus terrible que jamais.
- C'est… impossible, décrète Hermione avec de la peur dans sa voix. La divination est un art très flou et inexact.
- Oui Hermione, mais là, j'ai vraiment un doute, dit Ténébris d'une voix peu rassurante.
- Donc tu penses que peut-être, Tu-Sais-Qui va revenir ? demande Ron, inquiet.
Tous comprennent la gravité de cette prophétie et de ces répercussions sur eux et le monde sorcier.
- Ce n'est pas le plus important à l'heure actuelle, rétorque Ténébris qui analyse très vite la prophétie
- C'est quoi alors ? dit Ron qui ne voit pas ce que cela pourrait être, à part le retour du mage noir le plus craint de ce siècle.
- Cela signifie que c'est ce soir que Black agira. Je ne sais pas ce qu'il compte faire, mais si la prophétie est vraie…
- Il va aider Voldemort, dit Harry pendant que Hermione et Ron frissonnent.
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Malgré les risques, les quatre Gryffondors se trouvent dehors près de la cabane d'Hagrid sans autorisation. Avec ou sans la menace Black, hors de question de ne pas être présents ce soir chez Hagrid. Malheureusement, ils croisent Malfoy et sa bande qui sont heureux de l'exécution de l'Hippogriffe, dehors, avant d'arriver chez leur ami. Malfoy tient des propos désobligeants et les nerfs des Gryffodnors sont déjà mis à rude épreuve. L'ironie, c'est que cette fois, ce n'est pas Ténébris qui réagit comme l'année dernière, mais celle qui est censée être la plus calme et la plus responsable du groupe : Hermione.
Elle brandit sa baguette, un sortilège au bout des lèvres. Ses amis la convainquent de ne pas le faire et acceptent de laisser le blond partir, mais pas sans un œil au beurre noir. Les amis éclatent de rire face au crochet du droit de la brune qui explique que cela lui démangeait depuis longtemps et que c'est injuste que Téné l'ait fait et pas elle. Sauf que ce moment de légèreté s'envole rapidement quand ils voient Buck attaché dans le jardin de Hagrid.
Une fois dans la cabane, l'atmosphère reste triste et sombre. Hagrid ne veut pas libérer Buck car cela risque d'attirer des problèmes à Albus qui sera là pour soutenir le professeur de soins aux créatures. Qui plus est, il refuse de les laisser assister à l'exécution de l'Hippogriffe. Le garde-chasse profite de ce moment pour annoncer qu'il a retrouvé Croutard. Ron est fou de joie et Hermione exige des excuses, mais avant de pouvoir faire quoi que ce soit, un vase se brise et Harry ressent un coup à la tête. C'est à ce moment qu'ils voient par la fenêtre le directeur, le ministre et le bourreau s'avançaient vers la cabane.
Hagrid les fait sortir immédiatement par la porte de derrière afin qu'ils ne soient pas vus et ainsi éviter tout problème pour Harry qui n'a toujours pas le droit de sortir du château. Ils se cachent derrière des citrouilles et Hermione entend un craquement de branche derrière eux. En se retournant, elle cherche ce qui aurait pu provoquer ce bruit. Elle croit voir quelque chose, mais se ravise, pour à la place suivre ses amis qui remontent vers l'école. Une fois en haut de la pente, ils se retournent une nouvelle fois vers la cabane. C'est à cet instant qu'ils voient le bourreau faire tomber sa faux vers le sol et entendent un bruit annonçant que quelque chose a été coupé.
- Non, dit Hermione avec de la tristesse dans la voix.
Ron, tenant toujours Croutard, prend dans ses bras Hermione qui commence à pleurer et Harry met son bras sur l'épaule de Téné qui n'a pas bougé, sentant le choc vidé son esprit. Soudain, ils entendent Ron poussait une exclamation de douleur et de surprise avant de lâcher quelque chose au sol.
Croutard vient de mordre le doigt de Ron et s'enfuit vers la plaine. Ron part immédiatement à sa poursuite, suivi par ses amis. Quand Ron est proche du Saule Cogneur, il réussit enfin à rattraper le rat, se jetant au sol. Harry, Hermione et Ténébris s'arrêtent un peu avant pour reprendre leur souffle pendant que Ron s'énerve contre son rat qui refuse de se tenir tranquille. Une fois tenant Croutard fermement dans les mains, Ron se retourne et voit ce qui se tient derrière ses amis : le Sinistrose, ce gros chien noir de mauvais présage. Il pointe immédiatement l'animal pour prévenir ses amis que quelque chose est derrière eux, malheureusement, ils ont juste le temps de se retourner pour voir le chien que l'animal s'élance et prend leur ami par la jambe et détale aussi vite qu'il peut. Ils ont beau hurler son prénom, Ron et le chien disparaissent très vite sous le saule-cogneur qui commence à les attaquer.
Immédiatement, Harry et Ténébris esquivent les branches, mais Hermione se retrouve vite propulsée loin en se prenant une branche particulièrement vicieuse dans le ventre. L'arbre arrive à blesser Ténébris au bras avant qu'elle n'arrive à l'immobiliser. Elle maintient les branches en l'air et le tronc s'agite de tous les côtés pour la faire plier. Ténébris est consciente qu'elle ne tiendra pas éternellement.
- Dépêchez-vous ! hurle Ténébris en faisant signe vers le passage que Ron et le chien ont utilisé.
Aussitôt les mots sortis de sa bouche, Hermione et Harry se précipitent sous les racines de l'arbre, Ténébris derrière eux. Ils arrivent dans un endroit sale et lugubre, les obligeant à créer une boule de lumière. Là, ils virent un tunnel, les éloignant encore plus de l'école.
- À votre avis, où cela mène-t-il ? demande Hermione
- Un endroit où je n'ai pas envie d'aller, répond Ténébris.
- Le passage est indiqué sur la carte, mais Fred et George ne l'ont jamais utilisé et la carte ne montre pas où il débouche.
Harry n'a pas le temps de poursuivre qu'ils entendent un cri au loin qu'ils identifient comme étant celui de Ron. Sans réfléchir, ils foncent dans le tunnel, évitant les branches et les pierres longeant le chemin jusqu'à arriver devant une ouverture éclairée où ils découvrent une pièce poussiéreuse. Baguette et doigts levés, ils sortent du trou pour observer les lieux. Aucun signe ne montre que quelqu'un vit ici au vu de la poussière et des meubles abimés, voir détruit.
- Je... Je crois qu'on est dans la cabane hurlante, murmure Hermione en regardant par une fenêtre à moitié détruite.
De là, ils pouvaient voir une partie de Prés au Lard et Ténébris comprend qu'Hermione a raison quand elle constate que la vue qu'elle aperçoit est celle du chemin menant à la cabane. Ils n'ont pas le temps de dire quoi que ce soit qu'ils entendent un cri au premier étage. Immédiatement, ils s'engouffrent à l'étage où Harry donne un grand coup de pied dans la porte qui s'ouvre à la volée. Dans un coin se trouve un lit où se tient tranquillement Pattenrond, mais également Ron, la jambe en lambeau, tenant toujours son rat. Ils le rejoignent, mais Ron ne les regarde pas, à la place il dit, paniquer:
- Partez vite, c'est lui.
Il pointe à nouveau quelque chose derrière eux, à l'endroit où ils se tenaient, il y a encore quelques instants.
- C'est un animagus, poursuit Ron.
Ils se retournent violemment et le voient. Derrière la porte cassée se tient un homme avec une masse de cheveux sales et emmêlés, la peau sur les os dans une tunique sale et miteuse, bien pire que tout ce que le professeur Lupin a pu mettre. Devant eux se tient Sirius Black, les regardant froidement.
!
Comme je l'avais dit, il y a quelques chapitres, j'ai réussi à poster 2 chapitres en un week-end ! J'espère que l'histoire vous intéresse toujours autant et je peux comprendre si plusieurs personnes trouvent que certains chapitres sont trop semblables aux films ou aux livres. Je reconnais que cela m'est difficile de faire autrement. Je comprends tout à fait que certaines personnes préféreraient avoir le point de vue des « esprits » plus souvent. J'essaie de faire au mieux pour les faire apparaître dans quelques chapitres, aux moments qui me semblent le plus opportuns, car moi aussi, j'aime pouvoir écrire ce qu'ils peuvent ressentir. Mais tout ceci reste l'histoire d'Harry et Ténébris et il me semble important de rester concentré sur eux. Pour revenir sur l'histoire, vous connaissez désormais la peur de Ténébris, avant de remonter dans le temps et cela aura son importance dans le futur.
