Un très vieux drabble (un de mes premiers) un peu pourri, mais bon, je le poste quand même...
2p!North Italy x Male!Reader x 2p!South Italy Notre amour à trois
D'aussi loin que je me souvienne, Luciano et Flavio avaient toujours fait partie intégrante de ma vie. Depuis notre enfance, nous étions les meilleurs amis du monde. Les jumeaux et moi avons toujours étaient inséparables. De tout temps, nous nous entendions bien, même s'il y avait quelques disputes parfois. Mais depuis quelques temps, notre amitié s'était assombrie. Comme si un nuage noir planait sur nous. Je ne sais pas exactement lorsque ça a commencé ; depuis cinq, peut-être six mois, il subsiste une tension effrayante qui règne entre les deux frères. Nous avons arrêtés de sortir tous les trois ensemble, maintenant, je vais seul avec l'un ou l'autre. Ils évitent à tout prix de se croiser, surtout lorsqu'ils sont avec moi. Ils se disputent souvent pour savoir qui va m'accompagner au cinéma ou faire les magasins avec moi. J'ignore d'où vient la source de leur animosité l'un envers l'autre, alors qu'ils s'étaient toujours bien entendus, et cela m'attriste beaucoup.
Aujourd'hui, ils étaient tous les deux chez moi. Apparemment, il y avait eu confusion sur qui devait se rendre avec moi au centre-ville pour passer un après-midi tranquille à manger des glaces et faire les magasins. Du coup, ils étaient tous les deux chez moi, dans la cuisine. Je les entendais se disputer depuis le salon où j'étais assis. C'était toujours la même chose ; ils s'engueulaient mutuellement en affirmant l'un l'autre que c'était avec lui que je devais être aujourd'hui.
Je sentais les larmes me monter aux yeux. Je venais de réaliser à quel point nos relations s'étaient détériorées en l'espace de quelques mois. En les entendant se crier dessus comme ça, j'avais terriblement mal au cœur. Moi qui avais toujours pensé qu'on resterait les meilleurs amis du monde et que rien ne pourrait nous séparer. Le pire, c'était que je ne savais même pas pourquoi ils agissaient comme ça. J'étais vraiment mal.
Alors que le son de leurs cris traversait la porte et se répercutaient à mes oreilles dans les moindres détails, je me recroquevillai sur moi-même et me mis à sangloter doucement. J'avais l'impression d'entendre mes parents, il y a quelques années, avant qu'ils ne divorcent. Sauf que là, c'étaient mes deux meilleurs amis qui se jetaient insulte sur insulte à la figure.
Bientôt, la porte de la cuisine s'ouvrit et les deux frères, toujours en criant, arrivèrent dans le salon. Ils cessèrent net de parler lorsqu'ils me virent, roulé en boule sur le canapé, pleurant à chaude larmes en essayant de retenir mes sanglots. Je relevai la tête pour voir la lueur inquiète et douloureuse dans leurs regards. Sans attendre, tous deux se précipitèrent à mes côtés et m'assaillirent de questions, faisant redoubler mes sanglots. Je sentis deux bras venir s'enrouler autour de ma taille, Luciano, et deux autres autour de mes épaules, Flavio. Ils se mirent tous les deux à me cajoler, me glisser des mots doux à l'oreille, à me câliner gentiment. Je m'étais rarement senti aussi aimé. Je voulais tous les deux les prendre dans mes bras et ne jamais les lâcher.
- Que se passe-t-il, tesoro ? Commença Flavio.
- Parle-moi, bello mio ! Continua Luciano.
- J- J'en ai m-marre que vous… que vous vous battiez p-pour moi… Je… Je v-veux qu'on r-redevienne comme a-avant… des amis… Je… Je vous ai-aime tel-tellement tous les deux… m- mais vous, vous ne v-vous aimez p-plus…
Je vis les deux frères se regarder avec une lueur triste dans le regard avant de me regarder à nouveau.
- Mais si, on s'aime, (M/n) ! C'est simplement, qu'en tant que jumeaux, nous avons toujours tout partagé. Dit le brun.
- Il est arrivé qu'il y ait une chose qu'on voulait garder pour nous tout seul. Alors on a commencé à se disputer pour savoir qui le garderait. Poursuivit le blond.
- Mais nous n'arrivons tout simplement pas à choisir. Ça représenterait un tel sacrifice que ça arracherait le cœur de l'un de nous.
- Q- Qu'est-ce que c'est ? Demandai-je d'une voix tremblotante.
Encore une fois, les jumeaux se regardèrent, comme pour savoir s'ils devaient me le dire ou non. Ce fut Luciano qui se lança :
- C'est toi, (M/n) ! Nous t'aimons depuis longtemps, plus que comme un ami.
- Nous avons tous les deux découvert que nous étions tombés amoureux de toi. Comment choisir qui serait ton petit-ami entre nous deux, alors que nous avions toujours étaient là pour toi ?
- Alors nous avons commencé à t'accompagner individuellement pour savoir avec lequel des deux tu passais un meilleur moment.
- Il s'est révélé que nous n'arrivions pas à nous départager. Finit Flavio.
Je restais stupéfait devant une telle révélation. C'était comme recevoir un coup de massue sur la tête. Mes deux meilleurs amis étaient amoureux de moi et c'était pour ça qu'ils se disputaient continuellement. Je n'arrivais pas à le croire. Mais ils allaient forcément me demander de choisir entre l'un des deux, et ce n'était pas quelque chose que je pouvais faire ; je les aimais tous les deux tout autant. Je ne voulais pas briser leurs cœurs.
- Vous… vous allez me demander de choisir, pas vrai ?
Leurs deux étreintes se resserrèrent autour de moi.
- Non… Nous n'avons pas le droit de te demander une chose pareille. Répondit l'aîné.
- C'est quelque chose que nous devons régler entre frères. Continua Luciano.
- Sans me demander mon avis. N'est-ce pas un peu égoïste ?
- Est-ce que tu as une meilleure option ? Demandèrent les deux frères en chœur.
Je réfléchis quelques instants. C'était peut-être une idée étrange, mais je ne pourrais pas renoncer à l'un ou l'autre.
- Eh bien, pourquoi est-ce que vous ne seriez pas tous les deux mes amants ? Proposais-je.
- C'est une drôle d'idée, (M/n) ! Répondit le blond, réticent.
- Et puis, nous ne voulons plus te partager !
- Mais s'il n'y a qu'un qui devient mon amant, l'autre aura le cœur brisé, non ? Et je ne veux pas ça ! Vous non plus, je pense. Si on décide de cohabiter tous les trois, et de s'aimer mutuellement, tout le monde sera heureux et nous pourrons rester ensemble pour toujours. Je vous l'ai dit, je ne veux plus que nous soyons séparés. Je vous aime tous les deux autant l'un que l'autre et je ne pourrais choisir. Ce serait trop cruel !
Leurs bras se délièrent de mon corps et je sentis comme un manque sans ces quatre membres autour de moi. Tous deux se consultèrent d'un regard et, grâce au lien qui unit les jumeaux, eurent la même idée en même temps. Ils retournèrent dans la cuisine en me disant qu'ils allaient réfléchir.
Lorsqu'ils revinrent, plusieurs minutes plus tard, tous deux avait un sourire satisfait aux lèvres. Ils se rassirent à mes côtés. Luciano plongea sa main dans mes cheveux et Flavio glissa une main sur ma cuisse.
- Nous acceptons, à la condition que nous ayons toujours chacun des moments seuls avec toi ! S'exclama Luciano.
- D'accord, tant que j'ai ce que je veux...
- Et qu'est-ce que tu veux ? Demanda Flavio.
- Je veux devenir… votre amant !
Les deux frères sourirent et je sentis bientôt les lèvres du brun se déposaient dans mon cou tandis que celle du blond atterrirent sur mon visage.
- Oui, tesoro, tu seras notre amant !
- Tu es notre amant !
- On t'aime !
- Je vous aime aussi, les gars !
