Point de vue d'Éridanie.
James semble confus, il n'a pas l'air de comprendre pourquoi je suis venue l'arracher à son entraînement de Quidditch et encore moins pourquoi je suis en colère. Sauf que ça m'est complètement égal, je veux des explications et je les aurais.
– Écoute Éri, je vois bien que tu es énervée mais je suis en plein entraînement et...
– C'est sûr qu'il avait l'air très intense cet entraînement, vous réinventer le Quidditch ? Les matchs se dérouleront au sol maintenant ?
– Ne commence pas Éri.
– Alors ne te fous pas de ma gueule.
Avisant l'air surprit de James, je pense qu'il a compris qu'il ne sortira pas d'ici avant que je ne le veuille, en effet, le fait que je jure et que je cris, montre que je suis réellement en colère, au point d'oublier tous les principes de l'éducation aristocratique que me prodigue ma famille depuis ma naissance.
– Quoi qu'on t'ait dit Éri...
– Ne fait pas l'innocent, je sais tout et j'exige une explication.
James se pince l'arête du nez, semblant préféré être n'importe où ailleurs.
– Écoute, ce qui s'est passé avec Kathy...
– Attends quoi ?!
Je vois à son regard qu'il est conscient d'avoir fait une bourde monumentale et la peur se reflète ensuite dans ses yeux. Me rapprochant, je lève ma baguette en direction de son visage, plus furieuse que jamais et le menace avec.
– Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Qu'est ce qui s'est passé entre Kathy et toi ?
Ses yeux s'affolent, il semble chercher un moyen de se sortir de cette situation à tout prix.
– J'attends James.
Ma voix froide lui fait comprendre qu'il doit parler, maintenant.
– Je...j'ai...j'ai couché avec elle.
Ma main part toute seule. Le bruit de la gifle que je donne à James est aussi puissant qu'un cri amplifié à l'aide d'un sonorus. Surprit par la force de l'impact il tombe à genoux. Sa joue toute rouge commence déjà à gonfler mais ça m'est complètement égale. Je m'adresse ensuite à lui d'une voix polaire.
– Écoute bien ce que je vais te dire James Sirius Potter. A partir de maintenant tu ne m'adresseras la parole que si quelqu'un est en danger de mort, dit ne serait-ce qu'un seul mot sur ce qui s'est passé dans ces vestiaires à quiconque et je t'arracherais la langue à main nues, lors des rares fois où l'on va se croiser désormais ne t'avise pas de me jeter ne serait-ce qu'un seul regard parce qu'il risquerait de me salir, ose adresser la parole à Scorpius et je t'éventre à coup de sortilège et bien sûr toi et moi c'est fini.
Je ne m'attarde pas sûr l'expression de stupeur de James et lui tourne le dos.
– Éri attends, laisse-moi t'expliquer...
– Bloclang. La prochaine fois je ferais pire, tu es prévenu.
Je déverrouille la porte et aussitôt les joueurs de l'équipe de Gryffondor s'effondre à mes pieds. Ils tentent de se redresser mais ne réussissent qu'à s'emmêler d'avantage, pathétique.
– Écartez-vous.
Mon ton autoritaire leur fait accélérer le mouvement et je peux finalement sortir quelques minutes plus tard. Sans un seul regard en arrière, je me dirige vers ma salle commune le dos droit, le regard fier et le menton levé.
Personne ne pourrait deviner que j'ai actuellement le coeur en miette et que je suis en train de lutter pour ne pas m'effondrer. Mes grands-parents m'ont inculqué le fait de ne pas montrer mes émotions en public et je tiens ce principe à la lettre.
Pourtant, dès que je réapparais dans ma salle commune tout le monde se tourne vers moi. En temps normal ça me flatterait, n'est pas reine de Serpentard qui veux, mais là j'ai juste envie de les faire tous déguerpir. Je croise ensuite le regard d'Enzo qui voit tout de suite que quelque chose ne va pas. Il se lève pour venir me parler, mais je l'arrête d'une négation de la tête.
Ma meilleure amie, Sally Nott, assise à côté d'Enzo, remarque aussi que quelque chose ne va pas mais fait fi de ma négation et s'approche de moi. Alors que je m'apprête à la rembarrer, elle se met à me chuchoter à l'oreille.
– Je vois bien que tu es sur le point de pleurer Éri, alors ignore tout le monde et va dans notre chambre. Nos deux autres colocs ne sont pas là, tu pourras craquer jusqu'à ce que tu te sentes mieux, je peux même mettre un assourdiato sur la porte si tu prévois de faire du bruit.
Tout ce que j'arrive à faire suite à son offre c'est acquiescer et marcher rapidement avant de m'enfermer. J'attends que Sally ai lancé le sort et m'écroule par terre relâchant le torrent de larmes que je gardais en moi depuis la révélation de James.
Je pleure des heures durant, n'arrêtant que quelques fois, laissant ma colère prendre le dessus. Dans ces moments-là je prends le premier objet qui me passe sous la main et l'explose contre le mur.
Ce n'est que lorsque la nuit tombe, qu'épuisée je m'écroule sur mon lit et m'endors d'un sommeil agité et douloureux.
C'est une vive lumière qui me sort du sommeil.
– Putain, quelle est la crétine qui a allumé la lumière ? Dis-je d'une voix éraillée en enfonçant mon visage contre mon oreiller.
– La crétine te remercie mais elle te signale d'un qu'elle t'a sauvé les fesses hier en réparant les affaires de tout le monde avant le retour des filles, de deux qu'il est bientôt midi et qu'il est temps de te lever, de trois que ton petit frère attend en bas depuis des plombs afin que tu le rassure, de quatre qu'elle a droit à une explication pour ton comportement d'hier.
– Sally...
– Oui c'est moi, la merveilleuse fille de la famille Nott, l'unique et irremplaçable Sally qui est au passage ta meilleure amie, tu te rappelles ?
– Je ne suis pas d'humeur.
– Je sais. Dit-elle d'une voix plus radoucie. Mais comprend que tout le monde s'inquiète pour toi. C'est la première fois que tu agis de cette manière. Que s'est-il passé ma belle ?
Elle s'assoit sur mon lit et attend que j'émerge de l'oreiller. Lorsque je me retourne vers elle, ma meilleure amie plaque aussitôt ses mains sur la bouche.
– Oh. Mon. Dieu.
Je dois vraiment avoir une tête à faire peur pour qu'elle réagisse comme ça.
– Ne bouge pas, je vais te chercher des glaçons et une bassine d'eau froide, tu devrais aussi prendre une douche. Je m'occuperais de tes cheveux après ta toilette et...
– Sally ?
– Oui ?
– Avant de faire tout ça, peux-tu allez rassurer Scorpius s'il te plaît ? Si j'y vais dans cet état vu ta réaction je ne ferais que l'angoisser davantage.
– Oh, oui bien sûr. J'y vais de suite.
Elle sort de la chambre et je tente de me lever de mon lit sauf que je suis courbaturée de partout, le moindre mouvement me provoque des douleurs articulaires. En soupirant je me traîne jusqu'à la salle de bain. Mes yeux sont tellement gonflés que j'avance à tâtons pour éviter de me cogner quelque part.
Une fois arrivé à bon port, j'enlève mon uniforme froissé et mes chaussures, entre dans la douche et allume le jet. L'eau chaude me fait un bien fou. Elle délasse mes muscles et relaxe agréablement mon corps.
J'attrape ensuite la bouteille de gel douche et l'applique sur un gant de toilette que je me passe partout, entre les doigts de pieds, sous les bras, autour du cou... Je me nettoie comme si je ne l'avais pas fait depuis un mois, j'ai l'impression d'être plus sale que jamais, comme si la bassesse de James était incrustée sur ma peau.
Quelqu'un toque à la porte, me ramenant dans le monde réel.
– Ma belle, cela va faire bientôt trois quart d'heure que j'entends le bruit de la douche, tu as besoin d'aide ?
Sally...
– Non ça va, je sors d'ici cinq minutes.
– D'accord, je t'ai préparé des habits confortables, j'imagine que tu n'auras pas envie de sortir aujourd'hui.
Elle me connaît décidément très bien. J'enjambe le rebord de la baignoire afin de sortir de la douche et attrape une serviette.
– J'ai réussi à rassurer Scorpius, enfin je crois, mais il faudrait quand même que tu ailles le voir à un moment.
– J'irais après m'être un peu ressaisie. Dis-je tout en commençant par m'essuyer les cheveux.
Une fois entièrement sèche, je m'observe, nue, devant la glace. Mes cheveux habituellement lisses et brillants sont en pétard, mes yeux sont rouges dû à mes pleurs et ils me piquent de manière très désagréable, ma peau est encore plus pale que d'ordinaire, me donnant un teint maladif et des cernes sont présentes sur mon visage. Le pire est cette sensation d'avoir été écrasé par un rouleau compresseur, tout mon corps me fait souffrir.
– Je fais vraiment peur à voir.
Ma voix tremble, je déteste être dans cet état mais je me sens si brisée. Affaiblie, je m'assois sur le tapis de bain, toujours nue et me remet à pleurer. Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? On n'était pas heureux tous les deux ? Cela faisait un peu plus de six mois qu'on était ensemble et tout Poudlard était au courant de notre relation et s'en réjouissait, alors qu'est ce qui a merdé à la fin ?
Une serviette se pose sur mes épaules et les bras de ma meilleure amie viennent m'enlacer.
Je ne l'ai même pas entendu entrer...
– Viens Éri, je vais t'aider à t'habiller.
Je la remercie d'un hochement de tête, je n'ai ni la force de faire quoi que ce soit, ni de m'inquiéter sur l'image désastreuse que je dois être en train de renvoyer. Je sèche mes larmes et laisse Sally me relever.
Elle me ramène ensuite dans la chambre et me présente les vêtements qu'elle a choisi, un pull en laine verte, un pantalon en cachemire gris ainsi qu'un débardeur et des sous-vêtements en coton blanc. J'enfile tout cela de manière mécanique et sous l'ordre de Sally m'assois devant ma coiffeuse.
Elle ramène une serviette de la salle de bain, la plonge dans la bassine d'eau froide qu'elle a apportée et la pose ensuite sur mes yeux. Pendant que l'eau dégonfle ces derniers, Sally attrape ma brosse et avec douceur me démêle les cheveux puis les tresse. Une fois sa tâche accomplie, elle m'enlève la serviette et la trempe à nouveau dans la bassine, quant à moi, je me rallonge sur mon lit en position fœtale sous l'oeil inquiet de ma meilleure amie.
– Éri...parle-moi ma belle.
– James et moi c'est fini.
A peine ai-je prononcé cette phrase que j'éclate à nouveau en sanglots. J'ai tellement mal, il m'a tellement blessé...
Alors que je continue de pleurer Sally me prend dans ses bras, me caresse le dos et me murmure que ça va aller, que tout va s'arranger, mais je ne la crois pas. Comment est-ce qu'une histoire pareille pourrait-elle s'arranger ? Je n'en ai pas envie en plus, James m'a fait trop de mal.
Peu à peu je finis par me rendormir dans les bras de mon amie.
C'est une odeur de nourriture qui me sort du sommeil, je me frotte les yeux et découvre une table garnie de tous mes plats préférés : rôti de boeuf avec des pommes de terre sautés, tourte au poulet, différent chutney en accompagnement, des épinards à la crème et en desserts de la compote de pêches, une corbeille de fruit et un fondant au chocolat.
– Qu'est-ce que c'est que tout ça ?
– Une manière de te remonter le moral.
Je lève la tête et vois Sally me regarder d'une manière inquiète et un peu perdue. La pauvre, je lui donne du fil à retorde entre hier et aujourd'hui, elle ne doit tellement pas savoir quoi faire...En même temps c'est la première fois que je suis dans cet état devant elle, je peux la comprendre.
– Sally, c'est adorable vraiment, mais pour être honnête je n'ai pas vraiment envie d'avaler quoi que ce soit.
– Raison de plus pour que ce soit quelque chose que tu aimes. Tu n'as pas mangé hier soir, tu as loupé le petit-déjeuner ce matin et maintenant le déjeuner. Je ne te demande pas de tout finir, mais avale au moins quelque chose, tu vas finir par t'effondrer sinon.
Elle a raison, je le sais, mais tout ce dont j'ai envie c'est me pelotonner sous ma couette et qu'on me laisse tranquille. Puis un gargouillement sort des tréfonds de mon estomac, je ne peux m'empêcher de rougir devant le bruit qu'il vient de faire.
– Tu n'as peut-être pas envie de manger, mais ton corps lui manifeste sa désapprobation. Pouffe Sally tout en essayant de ne pas éclater de rire.
Avec un soupir j'attrape l'assiette de rôti et de pomme de terre sauté avec une fourchette et mord dans un morceau de patate. Le jus de la viande mêlé au goût de la pomme de terre me fait soupirer de plaisir, j'adore ça c'est tellement bon.
Cette première bouchée débloque mon appétit et je me mets à manger comme une forcenée. Ce n'est qu'une fois que mon estomac semble sur le point d'exploser que je pose ma fourchette.
– Pour quelqu'un qui n'avait pas faim...
– J'ai dit que je n'avais pas envie de manger pas que je n'avais pas faim.
– Mauvaise foi malfonienne le retour...
Dans un sursaut de grande maturité je tire la langue à Sally et lui tourne le dos afin qu'elle me croie vexée.
– Ce genre de chose ne fonctionne pas avec moi ma belle, je te connais trop bien.
Bougonnant je me retourne dans sa direction et constate qu'elle a débarrassé la table. Son sourire laisse place à une expression sérieuse et avec une détermination farouche s'assoit sur mon lit et se plante devant moi.
– Maintenant Éridanie Aquilae Malefoy, tu vas m'expliquer le pourquoi du comment de cette histoire avec James, que j'ai des arguments de poids quand j'irais lui casser la figure.
Je m'affale contre les coussins de mon lit, démoralisé à l'idée d'avoir cette conversation.
– Prépare un paquet de mouchoir alors, parce que je vais sans doute pleurer à nouveau.
Comme je sais que je ne vais pas y couper, je m'exécute face à son air sérieux, plus vite je l'aurai dit, plus vite on pourra changer de sujet de conversation. Sally, bien qu'intriguée par ma demande, fait ce que je lui dis.
– J'étais dans la salle commune hier quand Enzo est entré et qu'il est venu vers moi, il avait l'air nerveux et m'a finalement donné un flacon contenant ses souvenirs...
A la fin de mon récit, je suis à nouveau en train de pleurer à gros sanglots mais Sally elle, est furieuse.
– Comment est-ce que ce sale... je n'ai même pas les mots pour le décrire, il mérite que je lui fasse subir les pires tortures pour ce qu'il t'a fait.
Elle se lève baguette en main, prête à aller en découdre mais je la retiens par le bras.
– Non n'y va pas.
J'essuie mes dernières larmes et la rassois de force sur mon lit.
– Quoi, tu prends sa défense maintenant ?
– Rien à voir, c'est vrai que c'est abject ce qu'il a fait mais tu ne vas pas arpenter tout le château baguette en main, se serait ridicule, de plus il y a de fortes chances qu'il soit dans sa salle commune à cette heure-là et je doute que tu connaisses le mot de passe ou que les Gryffondors ouvrent à une Serpentard énervée et enfin...j'ai besoin de toi. Fis-je d'une petite voix.
Sa colère un peu apaisée, Sally pose sa baguette et me serre fort dans ses bras. Je me laisse aller à cette étreinte qui me fait beaucoup de bien et la serre également dans mes bras. Après quelques minutes de câlin, de légers coups à la porte retentissent. Sally me relâche et va ouvrir. C'est Abigail Clark, une de nos colocataires et amie.
– Désolé de vous interrompre les filles mais ton frère est en bas Éridanie et il est sûr les nerfs. Il m'a demandé d'aller te prévenir que si tu ne descendais pas dans dix minutes, il écrirait à votre père que tu as des problèmes de santé.
Le petit malin, il sait parfaitement comment me faire réagir. Depuis la maladie qui a emporté maman, papa est particulièrement vigilent sur ce genre de chose avec nous. Je ne tiens donc absolument pas à voir papa s'inquiéter pour moi alors que tout va bien. Bon en vrai pas vraiment mais il n'a pas besoin de savoir que je sortais avec James Potter et encore moins qu'on a rompu parce qu'il m'a trompé.
– Je descends tout de suite.
J'enfile des chaussures, récupère le souvenir d'Enzo dans ma pensive et sors de ma chambre accompagnée de Sally. Une fois arrivé dans la salle commune je tombe tout de suite sur la vision de mon petit frère faisant les cent pas et sur celle de son meilleur ami, Albus, qui tente de le rassurer.
Fait exceptionnel pour un dimanche après-midi il n'y a pas grand monde. J'en profite pour slalomer discrètement entre les différents fauteuils et me racle la gorge une fois plus proche de Scorpius.
– Éri enfin, je me suis fait un sang d'encre, tu...
Il s'arrête net et je crois savoir pourquoi. Bien que mes yeux aient dégonflés, il semble très clair pour quiconque y faisant attention que j'ai pleuré et pas qu'un peu.
D'un doigt sur la bouche je lui ordonne de se taire. Saisissant très bien le message il m'indique sa chambre d'un signe de tête et j'acquiesce, ne désirant pas me donner en spectacle.
Une fois Albus, Sally, Scorpius et moi à l'intérieur de la chambre, Scorpius ferme la porte à double tour et me toise ensuite d'un regard sévère.
– Maintenant explique toi Éri, la dernière fois que tu t'es mise dans ce genre d'état c'était pour l'anniversaire de la mort de maman et comme ce n'est pas la date, tu as intérêt d'avoir une sacrée bonne raison.
C'est qu'il me ferait presque peur.
– Tu sais très bien que je ne suis pas du genre à pleurnicher Scorpius.
– Raison de plus. Continu-t-il buté.
Je jette un coup d'oeil en direction d'Albus, resté silencieux jusque-là. Ce qu'a fait son frère est ignoble mais je me vois mal le mêler à cela, d'autant plus que je l'apprécie beaucoup moi Albus, en tant que Serpentard et en tant qu'être humain.
– C'est mon frère c'est ça ?
Je lui offre un petit sourire contrit, plus vraiment surprise par sa perspicacité qu'il vient une nouvelle fois de démontrer.
– Hein quoi !? C'est James le responsable de ton état ? Oh l'enfoiré !
Je hoche la tête et m'excuse d'un sourire auprès d'Albus pour le manque de délicatesse de mon frère. Ce dernier semble ensuite se rendre compte de ce qu'il vient de dire et se tourne vers son meilleur ami pour lui demander pardon. Ce dernier hausse les épaules, signe que ça lui ait égal.
– Explique-moi s'il te plaît Éri, j'ai besoin de savoir.
Je pousse un soupir et lui tend la fiole contenant le souvenir d'Enzo.
– Je te donnerais la suite après, je n'ai pas envie de tout raconter à nouveau, c'est... ce n'est pas vraiment agréable.
Doucement, Sally se place derrière moi et pose sa main sur mon épaule en signe de soutien, je la remercie d'une pression de la main.
– Je peux regarder aussi ?
Surprise, je me tourne vers Albus qui vient de poser la question.
– Oui tu peux mais... ça peut-être... désagréable pour toi de voir ton frère se comporter ainsi.
– Ça ne pourra pas être pire que sa réaction après ma répartition à Serpentard. Dit-il en haussant les épaules.
Je ne suis pas convaincue mais bon, on verra bien.
Je regarde Scorpius sortir sa pensine, verser le souvenir à l'intérieur et y plonger sa tête avec Albus.
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Eh oui j'ai changé d'avis, finalement j'ai publié plus tôt que prévu. J'espère que le chapitre vous a plus. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez et on se retrouve tout de suite pour la suite, mais attention le point de vue sera différent...
