Je ne possède aucun des personnages du film.
La terre était brûlante sous la joue de Dastan, ses doigts tremblants tentaient en vain de contenir le sang qui s'échappait de sa plaie au ventre. La douleur était lancinante, chaque respiration se transformait en une épreuve et la chaleur du sol semblait aspirer les forces qui lui restaient.
Ce texte a été écrit pour la nuit du FOF sur le thème "Terre"
En espérant que cela vous plaise !
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
Terre brûlante
La terre était brûlante sous la joue de Dastan, ses doigts tremblants tentaient en vain de contenir le sang qui s'échappait de sa plaie au ventre. La douleur était lancinante, chaque respiration se transformait en une épreuve et la chaleur du sol semblait aspirer les forces qui lui restaient. Le jeune prince de Perse, allongé là, luttant contre l'inévitable, comprenait que sans un miracle, il ne sortirait pas vivant de ce piège… Il allait mourir…
Autour de lui, le silence était oppressant. Les bruits de la bataille s'étaient estompés, remplacés par le bourdonnement incessant dans ses oreilles. Ses pensées se brouillaient, vacillant entre la lutte pour rester conscient et les souvenirs d'une vie qui semblait déjà s'échapper de son emprise. Ses frères, ses amis, ses devoirs envers son royaume : tout cela était sur le point de lui être arraché. Il se sentait tellement faible…
Soudain, un cri déchirant résonna, suivi du martèlement de pas précipités. À travers le voile de douleur qui l'entrainait inexorablement vers sa fin, Dastan reconnut la voix de Garsiv. Un mélange d'espoir et de désespoir le traversa. Garsiv, son grand frère… Il l'avait retrouvé…
En effet, dans la foule des guerriers morts lors de cette violente bataille, Garsiv avait repéré un plastron de cuir qu'il connaissait bien et son cœur s'était déchiré. Ce n'était pas possible ! Pas lui ! Terrifié, Garsiv se précipita aux côtés de son jeune frère, les yeux écarquillés d'horreur en voyant l'état de Dastan.
- Non... non, Dastan, reste avec moi, supplia-t-il en s'agenouillant, ses mains cherchant désespérément à évaluer les dégâts après l'avoir retourné doucement sur le dos. Tiens bon, petit frère.
La douleur de Dastan se mêla à un profond chagrin en entendant l'angoisse dans la voix de Garsiv.
- Garsiv... murmura-t-il, chaque mot étant une torture. Je suis désolé...
- Quoi ? De quoi ? Répondit son frère en plaquant une main sur sa plaie la plus grave.
- Je… vais mourir… je n'étais pas… à la hauteur…
- Non ! Ne parle pas ainsi petit frère ! Répondit Garsiv en serrant la main de Dastan, une détermination farouche brillant dans ses yeux. Tu es le plus vaillant des guerriers perses. Tu ne vas pas mourir ici. Pas aujourd'hui. Je te ramènerai à la maison.
Dastan sentit les larmes lui monter aux yeux, non pas à cause de la douleur, mais à cause de l'amour et de la détermination dans la voix de son frère. Cherchant un moyen de sauver la vie de son frère, Garsiv retira un morceau de son propre vêtement pour tenter de bander la plaie, mais le sang continuait de couler, implacablement et Garsiv frissonna. Il ne pouvait pas le déplacer seul dans cet état…
Comme s'il l'avait senti, ce fut à ce moment-là que Tus arriva, son visage grave mais ses yeux pleins de calme. Il ne pouvait pas laisser la panique le gagner, même s'il était terrifié de voir autant de sang autour du corps de son cadet. Il s'agenouilla et tendit les mains pour les poser sur celle de Garsiv.
- Laisse-moi voir, dit-il doucement à frère, et ne t'en fais pas, nous allons le sortir de là.
Garsiv hocha la tête et retira ses mains. Tus, plus pragmatique et plus calme en apparence, prit le relais. Il examina la plaie et commença à donner des ordres aux soldats autour de lui pour organiser un transport rapide.
- Nous avons besoin d'un médecin immédiatement dans la tente de commandement. Garsiv, aide-moi à le soulever.
Garsiv hocha la tête et ensemble, avec une délicatesse inattendue chez des guerriers endurcis, Tus et Garsiv soulevèrent Dastan. Chaque mouvement était une agonie, mais le jeune perse blessé serra les dents, attachant son regard à ceux de ses frères pour y puiser de la force.
- Ne lâche pas, Dastan, murmura Tus qui le soutenait sous les épaules. Nous avons besoin de toi. Notre famille a besoin de toi. Tiens bon petit frère.
De son côté, Garsiv, qui lui tenait les jambes et le bassin, ne cessait de murmurer des encouragements, refusant de laisser son petit frère sombrer dans l'inconscience par peur qu'il ne se réveille plus.
- Tu es fort, Dastan. Tu vas t'en sortir. Je te le promets.
Et ce fut là, porté par l'amour et la détermination de ses frères, que Dastan sentit une lueur d'espoir percer la noirceur de sa douleur. Peut-être qu'un miracle était possible, après tout. Peut-être que la force de l'amour fraternel qui les unissait tous les trois pourrait le sauver de ce piège mortel et dans cette chaleur oppressante, sur ces terres brûlantes, Dastan trouva une raison de continuer à se battre.
