Hello, j'ai eu quelques oui, alors pourquoi pas :)

J'ai tout juste relu en travers, je ne me rappelle plus trop dans quel délire je suis partie à l'époque. Je sais juste que certains chapitres sont hot, mais promis je vous préviendrai toujours à l'avance. Pour information, je ne peux pas publier le week-end. Donc ne vous inquiétez pas si je ne mets pas le chapitre suivant tout de suite, sachant que celui-ci c'est qu'une petite mise en bouche (j'aimerais quand même relire un minimum avant de poster c'est pourquoi je ne vous mets pas tout d'une traite).

J'ai eu une petite review qui m'a un peu interrogé : pourquoi Regina est toujours froide avec Emma. Perso, c'est comme ça que je conçois toujours leur rencontre (faut voir comment se passe la saison 1 de OUAT aussi et comme elle est avenante ^^). Après il me semble bien de mémoire qu'elle ne l'est pas dans une ancienne fanfiction que j'ai écrite. Si le fait qu'elle soit froide vous dérange, je ne vous conseille vraiment pas celle-ci :P

Je vous laisse à votre lecture, n'hésitez pas à laisser vos reviews en non-anonyme pour que je puisse vous répondre personnellement quand j'aurais un moment.

PS : n'ayez pas non plus peur des liens familiaux spéciaux et des liaisons entre personnages qui n'ont rien à voir avec la série.


Chapitre 1 :

Emma donna deux coups de pied dans le dos de son petit ami Killian qui dormait juste à côté.

— Mmmmh ! Marmonna-t-il avec un air mécontent.

— Tu veux rire ? Tu prends toute la foutue place !

Devant l'air inintéressé qu'il prit juste avant de replonger dans le sommeil, Emma se redressa et s'étira.

— Bon, dit-elle pour elle-même, de toute façon je dois me lever dans dix minutes alors tant qu'à faire…

Elle sauta du lit et attrapa son petit peignoir en baillant si fort qu'elle s'en serait presque décrochée la mâchoire. Elle se dirigea vers la salle de bain pour faire un brin de toilette avant de se faire couler son café au lait du matin. Elle regardait l'extérieur quand elle sentit deux bras l'enlacer de derrière et une tête se poser sur son épaule.

— Tu es prête ?

— Pour ?

Emma ne souhaitait vraiment pas discuter de tout cela, elle en avait déjà fait part à Killian. Mais rares étaient les moments où ce dernier faisait réellement attention à ses choix ou ses demandes.

— Tu sais bien ! Reprit-il comme si la discussion n'avait jamais été abordée auparavant.

— Non, je ne sais pas. Si tu veux parler du travail Killian, je t'ai déjà dit clairement que ce n'était plus la peine de remettre ce sujet-là sur la table. C'est suffisamment compliqué pour moi ok ?

— Justement !

Il posa ses mains sur ses hanches pour la faire tourner et qu'elle lui fasse face.

— Tu as sûrement besoin d'en discuter si tout ça te tracasse trop. Emma, depuis qu'on est ensemble, je ne t'ai jamais vu admirer le perron avant d'aller bosser. Je suis là, tu peux me parler.

— Tu es vraiment agaçant quand tu t'y mets.

Killian sourit mais Emma était très sérieuse. En l'ignorant complétement, elle décida d'attraper son manteau plus loin et de sortir en lançant un « à ce soir » un peu forcé.

Elle ne prit pas sa voiture, elle décida de se rendre sur place à pied afin de retarder l'échéance. Elle réfléchit. Comment avait-elle pu en arriver là ?

Contrainte de déménager de sa sublime ville natale qu'était New-York pour s'engouffrer dans un coin perdu du Nord-Est des USA. Certes, elle avait pu acheter une plus grande maison, avec un extérieur qu'elle ne pouvait pas se permettre à NY. Mais l'endroit était d'un désert hallucinant. Puis elle quittait la grande police de sa ville pour un pauvre lieu paumé où il n'allait rien se passer. Elle shoota dans un caillou qui trainait là, comme une jeune enfant qui boude.

— Merde, je l'ai mérité !

Son poste confortable en tant que seconde cheffe de la police de NY lui permettait de mener un train de vie plutôt aisé. Mais elle n'avait pas été très bien accueillie par le maire lorsque sa relation avec son chef lui était remontée aux oreilles.

« — Miss Swan, vous êtes la seconde à la tête de près de 35 000 policiers travaillant ardemment sur des affaires criminelles. Pendant que certains comme vous et M. Jones préférez les parties de jambes en l'air sur l'un de vos deux bureaux potentiellement à la vue de tous vos agents, ceux-ci travaillent d'arrache-pied, négligeant parfois même leur famille, pendant vos sauteries.

C'est arrivé une seule fois. Il s'agissait du chef et-

Qu'il s'agisse du chef ou d'un policier du NYPD de rue, je ne vois pas la différence. Vous êtes de surcroit sa suppléante, vous avez le devoir de montrer l'exemple à vos agents.

Il soupira, clairement déçu du comportement d'Emma.

Miss Swan, vous devez muter. Nous sommes obligés, compte tenu de votre grade de vous infliger une punition à la hauteur de vos actes. Sachez que certains agents vous ont vu. Il y a des échos qui disent que certains administrés aussi.

Quoi, muter ? Fit Emma qui s'était arrêtée d'écouter lorsque ces mots avaient été prononcés. Mais pour où ?

Ce n'est pas le plus important Miss Swan. Vous allez rétrograder également. Tout comme M. Jones. Je le convoquerai juste après vous pour lui en faire part.

Mais attendez, sommes-nous seulement mutés au même endroit tous les deux ?

Le maire but une gorgée de son café et acquiesça :

Sachez que c'est une fleur que je vous fais. J'ai des relations avec votre futur maire. Vous ne pourrez bien sûr pas être seconde là-bas. Il y en a déjà un. Un chef de police je veux dire, pas un second.

Emma écarquilla les yeux :

Pas de second ? Demanda-t-elle la voix tremblante. Mais c'est une petite ville ?

C'est dans le Maine.

Le maire se leva par la suite et se dirigea vers la porte d'entrée de son bureau pour l'ouvrir et inviter son ancienne agente à sortir.

Vous recevrez un dossier vous expliquant toutes les modalités de votre futur poste. Vos compétences me manqueront. Tachez de ne pas entacher la réputation de la future mairie que vous représenterez.

Il posa sa main sur l'épaule de la blonde à son passage et d'un air triste il lui lança :

Au revoir Emma ».

Arrivée devant le poste de police, elle grimaça. Cela n'avait effectivement rien à voir avec l'immense poste de New York. Elle ouvra son sac et prit le dossier que le maire lui avait transmis quelques jours après son entrevue.

« Storybrooke, 5000 habitants. Indice de criminalité 28. Dans le Maine : Etat américain recensant le moins de crimes ou délits ».

Emma soupira. Elle n'allait pas être prête à ce qui allait suivre. Les jours et les semaines allaient sans doute être très longs.

Pourquoi avait-il fallu qu'elle démarre son travail une journée avant Killian ? Elle aurait au moins pu le laisser parler, avec son bagou naturel, pendant qu'elle attendrait gentiment que tout se mette en place, sans même un effort de sa part.

Mais non, en consultant le dossier, le maire de cette petite ville ridicule qu'est Storybrooke avait décidé que leur arrivée en même temps ne serait pas vue d'un bon œil.

— Aller Emma ! Ce n'est qu'une porte.

Elle prit une profonde inspiration et poussa la porte d'entrée. Tous les visages se relevèrent vers elle, sans qu'elle ne trouve rien à dire à part un timide « Salut ! » en secouant la main. Parfois elle doutait même avoir pu être adjointe du chef de police pendant tout ce temps et d'être toujours aussi intimidée par les personnes qu'elle ne connaissait pas.

— Bonjour… Emma c'est bien ça ?

Elle sursauta légèrement avant de se retourner pour se retrouver en face d'un grand brun plutôt charmant.

— Euh oui, répondit-elle simplement.

— Je m'appelle Graham et je suis le chef de police de la Ville. Je vais m'occuper de vous durant toute la journée.

— Ok ?

— Ici on s'appelle par nos prénoms, c'est plus convivial.

« Tu m'étonnes » songea-t-elle au moment où elle se demandait s'il était bien vrai que dans les petits communes tout le monde se connaissait.

— Je te propose le planning suivant : réunion avec tous les collègues ce matin. On t'explique rapidement comment on fonctionne ici. Ensuite on ira manger un bout dans un petit restaurant où il y a toujours beaucoup de monde. Cela va te permettre de fréquenter quelques personnes de la ville. Cet après-midi je te propose de patrouiller afin que je puisse te montrer toutes les rues et les petits secrets. A la fin de la journée, étape obligatoire : présentation avec ton nouveau boss.

Emma haussa les épaules. De toute manière, avait-elle vraiment le choix ?

— Super merci Graham ? Répondit-elle encore un peu hésitante à l'appeler par son prénom. Quand elle y pensait, elle appelait même Killian « M. Jones » au travail pour mettre de la distance. Tellement de distance d'ailleurs qu'elle s'était fait virer à cause de lui.

Elle le suivit jusqu'à une grande salle de réunion où pas mal d'employés buvaient déjà le café en plaisantant. Il fit un nombre incalculable de présentation et Emma ne put retenir quasiment aucun prénom.

— Et voici David, ton chef de brigade.

Elle leva les yeux vers un grand blond doté d'un sourire éclatant.

— Bonjour Emma, on va apparemment travailler ensemble maintenant.

Il lui tendit la main qu'elle prit par respect.

— Où sont les autres ? Dit-elle en scrutant la salle des yeux.

— Tu es dans une petite ville ici, nos brigades ne comportent que des binômes.

Elle se retint de rire et chercha aux alentours qui pourrait bien être le binôme de Killian. Graham semblait avoir entendu sa question interne puisqu'il lui lança :

— Voici Ruby. Elle sera avec Killian.

Emma serra sa main en dissimulant sa surprise. Cette femme était ravissante et elle n'allait jamais pouvoir laisser Killian arpenter tranquillement les rues de ce coin perdu avec une bombe de cette catégorie.

— Aller vient ! On va déjeuner.

Emma posa les yeux sur l'horloge. Il était effectivement très tard et elle n'avait pas vu le temps passer. Ses nouveaux collègues avaient l'air d'être charmants et plutôt sympathiques. Sauf deux ou trois, mais elle prendra le temps de les analyser plus tard. Après tout, ce n'était pas la criminalité qui allait lui prendre tout son temps, elle pourrait aussi enquêter sur ses collègues.

Attablés en silence à un restaurant nommé « Granny's » ce qui n'avait pas manqué de faire rire Emma, elle se lança :

— Comment est le Maire ici ?

Elle rougit en s'avouant qu'elle ne s'était absolument pas intéressée à son âge, sa tête, pas même son nom. Elle avait été tellement déçue par sa mutation que plus rien n'avait vraiment d'importance au fond. Elle fut tellement prise par ses pensées qu'elle ne remarqua que très tard que Graham avait changé de couleur.

— Dis-moi Graham, t'es rouge pivoine.

— Pardon, fit-il en descendant d'une traite un verre d'eau. J'étais dans mes rêves.

Emma n'y cru pas trop mais décida de lui laisser le bénéfice du doute, parce qu'il était gentil. Il se racla la gorge :

— Elle…

— Elle ? La coupa-t-elle pour être sûre d'avoir bien compris.

— Oui, elle.

Puis plus rien pendant quelques minutes. Graham décida de reprendre la parole quand le silence se fit gênant :

— Elle… Enfin je veux dire… Elle est…

— Si terrible que ça ? S'amusa Emma des bégaiements de son chef.

— Ne t'avise pas de… La contredire. Ou quoi que ce soit d'autre d'ailleurs.

— J'ai vécu pire, dans plus grande ville avant d'être promue seconde de la NYPD. Le Maire précédent l'actuel était un idiot fini qui ne prenait plaisir qu'à nous enfoncer et nous condamner pour des conneries qu'on n'avait pas faites. T'inquiète je gère ceux qui se croient gros malins.

Graham fronça des sourcils :

— Ne parle pas d'elle comme ça Emma, c'est notre grande boss. Et tu ne la connais même pas.

— Je ne l'insulte pas, je te dis juste que je ne me laisserai pas faire. J'ai beaucoup perdu auparavant, je n'ai plus rien.

— Pas même Killian ?

Emma ouvrit grand la bouche et bégaya quelques onomatopées indescriptibles.

— T'inquiète ! Rigola Graham. Ton histoire t'a précédé si tu veux que je sois à 100% honnête avec toi. Tout le monde sait que vous êtes ensemble, mais ce n'est pas pareil ici. Bon étaler vos affaires sur un bureau en pleine ouverture publique du poste c'est loin d'être malin, mais je t'avoue que c'est excitant.

— Tu connais non ?

La blonde cherchait simplement à plaisanter avec son chef, mais ce dernier ne semblait pas réceptif à ses blagues limites.

— Désolée si je suis indiscrète, mais comprends bien que tu sais tout sur moi et on se connait depuis tout juste 4h donc j'ai besoin d'un peu d'informations sur toi pour me sentir égale, tu comprends ?

Graham sourit.

— Tu es maligne Emma. Allons faire le tour de ville !

Elle roula des yeux comme une enfant et emboita le pas de Graham vers sa voiture. La tournée de la ville se fit silencieusement du côté d'Emma pendant que Graham racontait des anecdotes sur les coins de rue.

— Ici, il y a souvent des vols de bonbons. On ne trouve pas le responsable. Mais à la sortie du store, et puis c'est des enfants !

Graham paraissait choqué. Emma sourit en pensant ô combien les affaires ici n'avaient rien de comparables à celles de sa ville natale qui lui manquait déjà tant. Elle pensa à toute cette délinquance et cette criminalité qu'elle aurait pu supprimer de NYC au lieu de se retrouver ici et d'enquêter sur un terrible vol de bonbons.

— Emma ? Appela Graham en la tirant de ses pensées. On est à la mairie.

Emma leva les yeux et fut estomaquée de voir la superficie de l'hôtel de ville.

— Une si grande mairie pour une si petite commune ? Se moqua-t-elle gentiment.

— Tu sais, reprit Graham très sérieusement, je pense que si l'ancien maire t'a amené ici ce n'est pas pour rien. Depuis quelques temps, Storybrooke change, les gens changent et la criminalité n'est plus ce qu'elle était… Nous avons eu quelques affaires, mais je pense que Mme le Maire va souhaiter t'en parler de vive voix. Il m'a semblé comprendre qu'elle aurait aimé, vu tes compétences, te mettre sur quelques affaires dignes de ce nom. J'en ai déjà trop dit, elle pourra bien mieux t'expliquer.

Emma sourit à Graham qui lui laissa comprendre qu'il allait falloir qu'elle rentre seule et se débrouille comme une grande. Emma descendit de la voiture.

— Oh et d'ailleurs, ne lui dis pas que je t'ai parlé de tout ça. En fait, dis-lui que j'ai été simplement professionnel et que je t'ai montré ce qu'il y avait à montrer. Inutile de lui dire que nous avons déjeuné ensemble.

— Tu as peur d'elle ? S'amusa Emma.

En guise de réponse, il se contenta de lui sourire et de démarrer sa voiture.

Une fois seule sur le trottoir, elle se tourna vers le gigantesque bâtiment de la mairie et entreprit sa traversée de la cour pour se présenter à l'accueil du bureau du Maire à la suite de beaucoup de couloirs et escaliers où une jeune femme était assise.

— Bonjour !

Aucune réponse. Pas même un mouvement. A croire que cette personne était fictive et qu'avait été mise une statue pour assurer le secrétariat du maire. Elle se racla la gorge.

— BONJOUR !

Au son plus élevé de sa voix, la jeune femme redressa la tête de son téléphone portable.

— Je vous avais entendu, la première fois. Fit-elle simplement blasée.

— Je m'appelle Emma Swan, je suis arrivée ce matin à la police de la ville et je souhaiterais rencontrer Mme le Maire pour me présenter.

Elle détailla ensuite la jeune femme qui se contenta d'appuyer sur le bouton du répondeur qui devait directement mener à celui du Maire.

— C'est Emma Swan. Se contenta-t-elle de dire l'air détaché.

Fais-la entrer.

La voix qu'Emma perçue lui fila la chair de poule. Grave, surprenante et à tendance sadique. Elle leva les yeux vers l'hôtesse d'accueil qui la jugeait :

— Bah, allez-y !

Emma n'était pas vraiment sûre d'en avoir envie mais avait-elle le choix à nouveau ? Elle se risqua à frapper et à ouvrir la porte. En entrant, elle remarqua que la pièce était vide, mais qu'une porte, menant probablement à un dressing ou un vestibule était ouverte et la pièce était allumée.

— Bonjour ? Se risqua-t-elle d'une voix faiblarde.

C'est une ravissante femme brune, au visage dur et fermé et au regard froid qui se présenta devant elle.

— Bonjour Miss Swan, asseyez-vous je vous prie.