Coucou tout le monde, je sais j'ai un peu tardé pour vous publier ce chapitre. alors pour me faire pardonner, je vous mets les deux suivants d'un coup :) Bonne lecture et merci encore pour vos retours, contente que pour le moment l'histoire vous plaise, c'est parfois compliqué de prendre du recul et d'avoir peur de pas être appréciée ! Bises !


Chapitre 5 :

— Je t'ai dit qu'elle m'avait quasiment sauté à la gorge.

Emma était debout, bouche bée et elle ne bougea pas pendant quelques minutes jusqu'à ce que Killian la fasse revenir à la raison.

— Emma ? T'es toujours là ? Ecoute pour le bien de notre couple, il faut vraiment qu'on s'en aille d'ici tu ne trouves pas ? Comment on va se sortir de tout ce merdier sinon ? Notre patronne qui est attirée par moi, c'est vraiment pas le bon deal, on en a pas besoin en ce moment, c'est déjà assez compliqué.

— Attends ! Fit Emma qui décida d'ignorer complétement la réflexion de son compagnon concernant leur couple battant de l'aile, viens ! Je vais m'assoir et tu vas tout me raconter.

Emma s'installa sur le fauteuil et regarda Killian avec des yeux écarquillés de stupeur et de curiosité.

— Allez !

— Emma… C'est vraiment pas nécessaire je t'ai dit le plus important… on ne va pas ressasser une histoire comme celle-ci pendant toute une soirée non ?

— On ne peut pas ressasser quelque chose qui ne nous a pas encore été expliqué. Dépêche-toi, je veux savoir ce qu'il s'est passé.

Killian souffla, prit place à côté d'Emma et à la suite d'une grande inspiration il se lança :

— Je suis entré dans son bureau. Elle a commencé à me parler de mon poste, des limites de celui-ci, elle m'a aussi parlé de Ruby. Elle voulait savoir si je pensais que nous allions faire un bon mais surtout efficace binôme. Jusqu'ici tout était normal. Ensuite, elle m'a parlé de projets futurs qu'elle avait pour moi dans sa police.

— Bon Killian ? Va droit au but s'il te plait !

— Emma faut savoir, tu veux le contexte et tu veux tout savoir non ? Voilà ça commence par là, prends un peu ton mal en patience bon sang !

Emma soupira comme une jeune fille et lui fit signe de poursuivre son monologue qu'elle jugeait inutile.

— Donc, lorsque j'ai commencé à lui dire que les projets m'intéressaient toujours pour l'avenir… son comportement est devenu changeant.

— C'est-à-dire ?

— Déjà, elle m'a tout de suite proposé un verre.

— Jusque là rien de transcendant Killian. Elle m'en a proposé un aussi tout à l'heure, je n'en fais pas toute une histoire.

— Attends, attends ! Laisse-moi finir. Donc je l'accepte, bien sûr. Au moment de me le remettre, elle a fait le tour du bureau, s'y est assise dessus puis a glissé sa jambe entre mes cuisses. Disons, avec… insistance.

Emma l'écouta sagement sans faire de vague. Elle voulait connaitre tous les tenants et aboutissants de cette situation.

— Je me suis reculé avec la chaise sur laquelle j'étais et j'ai fortement insisté pour qu'elle sache que nous sommes ensemble toi et moi, et qu'il fallait qu'elle arrête son cinéma fissa.

— Qu'est-ce qu'elle a dit ?

Killian haussa les épaules.

— Ma foi au début, elle avait l'air de respecter ma demande. Puis elle a fini par faire des allusions verbales assez osées.

— Comme ?

— Emma, t'es sûre pour les exemples… ?

— Comme quoi, Killian ?

Devant le teint d'Emma devenant rouge, Killian ne se posa pas beaucoup plus de questions et décida de poursuivre son récit.

— Comme par exemple… que si je n'étais pas aussi coincé de l'esprit, elle se serait volontiers laissée prendre sur son bureau, ou… qu'elle aimerait vraiment connaitre le goût de chacune des parties de mon anatomie…

Emma resta sans voix.

— Ça s'appelle plus des allusions à ce compte-là. C'est même plutôt des propositions…

— Je suis désolé… Tu comprends maintenant pourquoi on doit quitter cette ville ?

Emma déglutit bruyamment. Un silence passa. Silence durant lequel Emma réfléchissait à la manière dont elle allait régler cette histoire. Elle n'aimait pas particulièrement la région, ni la ville dans laquelle elle avait été mutée. Mais les personnes avaient vraiment l'air différentes et il fallait avouer que cette bonté générale commençait à la toucher. Quand elle y songea, elle aurait dans le passé, été folle de rage et elle aurait certainement tué la femme qui avait osé faire des avances à son conjoint. Aujourd'hui, elle n'en ressentait plus la force, ni l'envie. Elle se reprit cependant dans un élan de motivation et de courage et se redressa de son canapé pour récupérer son manteau que Killian lui avait dérobé quelques instants auparavant.

— Tu fais quoi ? Lui demanda-t-il l'ai inquiet.

— Je vais voir Regina Mills, il me semble qu'elle me doit des explications.

— Emma… S'il te plait non, reste avec moi ce soir. C'est inutile. Passons une bonne nuit de sommeil et rentrons à NY. Même si nous ne sommes plus flics, on était bien plus heureux là-bas.

Sans même qu'il ne s'en aperçoive, Emma avait déjà franchi le perron et malgré ses tentatives de persuasion devant la porte d'entrée, courageuses mais vaines, elle décida de tout de même de s'y rendre.

Bien qu'elle ne fût plus vraiment jalouse, qu'elle sentait que Killian s'effaçait peu à peu de ses pensées, elle ne voulait pas se laisser faire. Il était hors de question qu'on franchisse les limites de son territoire, supérieure hiérarchique ou non.

En arrivant devant la mairie elle jeta un rapide coup d'œil à sa montre. Celle-ci indiquait 22h. Elle se mit à penser que le Maire ne serait probablement plus dans les parages et qu'elle avait sûrement dû rentrer chez elle mais qu'importe. Il fallait qu'elle tente. Il fallait qu'elle se défende.

Elle fût surprise de trouver la mairie ouverte. Elle se dirigea dans les couloirs déserts jusqu'à la porte mentionnant « Bureau du Maire » où elle eut un frisson d'angoisse. Allait-elle être virée suite à cela ? Ou allait-elle écouter Killian et partir définitivement de cette ville et des services de police ? Sans réfléchir plus longtemps par crainte de se rétracter elle poussa la porte.

Elle fût étonnée de trouver sa patronne toujours la tête dans ses dossiers, lunettes sur le nez, l'air très sérieux. Emma resta un temps à l'observer, mais voyant que celle-ci ne levait pas les yeux, elle toussota pour s'annoncer.

C'est un regard noir qui se leva vers elle dans la seconde suivante.

— Miss Swan ! Fit-elle l'air modérément moins amusé que lors de leur petite entrevue plus tôt. Comment êtes-vous entrée ? Zelena a encore oublié de fermer la porte du sas d'entrée… Un jour je l'étranglerai.

Emma observait le silence le plus religieux qui soit et la fusillait du regard en repensant aux paroles de son compagnon.

— Je suis navrée de vous dire que comme vous pouvez le constater il est 10h et je ne suis toujours pas chez moi à m'occuper de mes propres affaires donc si vous voulez aller droit au but, je vous avoue que je vous en serais reconnaissante.

— Que s'est-il passé avec Killian ? Trancha-t-elle d'un ton froid.

Regina fronça les sourcils et retira ses lunettes de vue.

— Veuillez être plus claire, Miss Swan !

— Vous avez beau être extrêmement sexy, ça ne vous permet pas de chauffer tous les mecs qui se présentent dans votre bureau ! Il me semblait que vous aviez des valeurs !

La brune explosa de rire. D'un rire sincère et presque moqueur, ce qui eu le don de faire rougir de haine Emma.

— Vous êtes mignonne, mais je suis quelqu'un de sincère et je n'ai qu'une parole. Si j'ai beaucoup de défauts, le mensonge n'en fait pas partie. Je vous ai expliqué il y a quelques heures de ça que je ne faisais ni dans les hommes mariés, ni casés et je reste sur ces dires.

— Donc Killian ment peut-être ? Répondit-elle dévorée par la rage.

— Peut-être.

Un silence régna. Tout d'un coup, Emma commença à déblatérer les moindres détails donnés par Killian afin de se donner des preuves de ce qu'elle avançait.

— Vous êtes tout bonnement une croqueuse d'hommes Mme Mills et je pense que toute la ville se fera un malin plaisir de confirmer ce que je suis en train de vous dire. Maintenant, merci de m'expliquer comment s'est passée votre entrevue avec Killian.

Regina soupira, excédée des caprices d'Emma et servit deux verres afin de lui en tendre un. Voyant que la blonde restait de marbre elle déposa le verre devant son nez et retourna s'assoir sur sa chaise de bureau.

— Et c'est avec du whisky que vous appâtez vos victimes ?

— Miss Swan, je n'ai besoin de rien ni personne pour appâter quiconque. Les conquêtes que j'ai à mon actif ont passé ce grade sans alcool, sans drogue et sans chantage. Le sexe avec moi se présente plutôt sous forme de consentement mutuel.

— Ce sont les mots de Killian.

— Depuis quand êtes-vous avec M. Jones si vous me permettez la question ?

— 1 an, 1 an et demi. Qu'est-ce que ça change ?

Devant l'air buté d'Emma, Regina respira profondément.

— Puisque vous insistez. Je ne me mêle pas des affaires de conjoints. Pas forcément par respect du conjoint, mais plutôt pour m'éviter des prises de têtes telles que celle-ci. J'ai donc fait venir M. Jones dans mon bureau, exactement pour les mêmes raisons que je vous ai fait venir, vous. Purement professionnel mais je peux encore me le permettre étant donné que je suis votre supérieure, vrai ?

— …

— Miss Swan, j'aimerais m'assurer que ce n'est pas trop dur pour vous à suivre. Donc, est-ce vrai ?

— Vrai… Marmonna Emma encore la rage au ventre.

— Donc, une fois lui avoir exposé tout cela, votre… ami… est devenu très étrange. Il m'a dit qu'il ne souhaitait pas travailler dans la cybercriminalité. Le poste doit être trop peu prestigieux pour monsieur, sans doute.

— Je vous avais clairement dit qu'il n'apprécierait pas, je pense que cela n'a pas dû vous surprendre.

— Certes. Cependant, lorsque j'ai été catégorique pour ce projet pour le moment, et je dis bien pour le moment, il a tout d'un coup grandement changé son comportement.

— Veuillez être plus précise Madame le Maire.

— Soit, si le masochisme est votre truc ! Il m'a dit que j'étais une personne particulièrement belle et attirante physiquement. Que nous pourrions trouver une alternative afin qu'il puisse occuper des fonctions plus… disons, à la hauteur de ses espérances.

Emma fronça des sourcils.

— Eh oui Miss Swan… Je pense que votre conjoint ne vous dit pas l'absolue vérité. Je ne lui ai pas fait de rentre dedans tout simplement parce que c'est l'inverse qui s'est produit. Il s'est levé de la chaise, a fait le tour de bureau et m'a dit qu'il aimerait me prendre sur celui-ci. C'est drôle comme les hommes sont doués et en même temps pas du tout en matière de mensonge.

— Vous mentez !

— Je sais que la vérité ne doit pas être évidente à entendre. Votre conjoint, bien que très mignon, ne m'attire pas plus qu'un autre. S'il avait fallu choisir entre vous deux, c'est certainement à vous que j'aurais fait du rentre dedans Miss Swan, non à lui.

Emma tenta de s'étouffer avec la gorgée du verre qu'elle venait de prendre pour digérer toutes ces informations.

— Reprenez votre souffle Emma, il y a une file d'attente conséquente pour faire partie de mes amants.

Emma n'en croyait pas ses oreilles. Non seulement elle lui avait clairement fait comprendre qu'elle l'attirait, mais en plus elle venait pour la première fois de l'appeler par son prénom.

— Dites-moi, a-t-il parlé de quitter Storybrooke ?

— Oui, répondit une Emma qui n'était plus aussi sûre d'elle à présent.

— Comme c'est étrange. Peut-on rester dans une ville où travaillant au même endroit que sa compagne, on a essayé de se faire un patron commun ?

— Pourquoi ?

— Demandez-le-lui plutôt. Je ne le connais pas.

— Non, pourquoi vous ne m'avez rien dit tout à l'heure, lors de notre interrogatoire ? Je vous ai posé des questions. Vous n'avez rien dit. Votre version est pour ma part toute aussi louche que celle de Killian.

— Je n'ai rien dit non, j'ai laissé sous-entendre. Vos histoires de couple ne me concernent pas. S'il avait été suffisamment honnête il vous aurait dit la vérité. Si j'ai pu aider à vous ouvrir les yeux dans votre relation soit dit en passant, tant mieux. Mais je ne vois pas en quoi il était dans mon intérêt de vous virer alors que nous sommes dans une période où nous avons le plus besoin de vos services.

Emma se gratta le crâne et se redressa pour rejoindre la porte. Elle était écœurée. Si Killian disait la vérité, cette femme était un poison et il avait raison, il fallait s'enfuir de ce lieu. Si en revanche elle avait dit la vérité, elle était en couple et vivait avec un menteur né, coureur qui plus est. Elle jeta un œil à Regina en se retournant une dernière fois. Elle était vraiment sublime. Quel homme aurait pu résister à son charme ?

— Merci pour votre temps.

— Miss Swan ?

La brune se leva pour rattraper Emma.

— Mmh ?

— Je ne vous mens pas. Je n'ai pas besoin d'être appréciée ici.

— Alors pourquoi vous vous souciez de ce que je pense.

— Ce n'est pas de cela que je me soucie. Mais de l'avenir de ma commune et de votre poste au sein de celle-ci. J'ai besoin que vous restiez.

— Je ne compte pas partir, pourquoi insistez-vous ?

— Parce que j'ai congédié M. Jones.