Je ne possède aucun des personnages de la série TV ou du film.
Un recueil de textes courts se déroulant dans l'univers du film Man from U.N.C.L.E
Ce texte a été écrit pour la nuit du FOF sur le thème "Confession"
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
QUELQUES TEXTES FROM U.N.C.L.E
Confession nocturne
Illya Kuryakin, agent du KGB taillé comme un colosse, était connu pour son stoïcisme pouvant se briser comme une bulle de savon et sa force inébranlable. Napoléon Solo, agent de la CIA, était tout son contraire, il était charmeur, insouciant avec un esprit vif et un penchant prononcé pour le Carpe Diem. Ensemble, ils formaient une équipe improbable, mais redoutablement efficace. Cependant, au-delà des missions périlleuses et des inimitiés de façade, une amitié profonde et sincère s'était tissée entre eux. Ce soir-là, dans une petite chambre d'hôtel, après une mission particulièrement éprouvante, Illya sentit qu'il était temps de se confier à Napoléon. Les deux hommes étaient assis autour d'une table, une bouteille de vodka à moitié vide entre eux. Le silence pesant de la nuit était seulement brisé par le bruit lointain de la ville qui ne dormait jamais. Napoléon, toujours observateur, remarqua l'air pensif d'Illya.
- Tu sembles préoccupé, Péril. Quelque chose te tracasse ? demanda-t-il en prenant une gorgée de vodka.
Illya regarda son verre, puis leva les yeux vers Napoléon.
- Je… Je crois qu'il y a quelque chose que je dois te dire, cowboy.
Napoléon posa son verre, l'air sérieux.
- Vas-y, Illya. Tu sais bien que tu peux tout me dire.
Illya prit une profonde inspiration.
- Je… Depuis que je suis enfant, j'ai toujours été conditionné à être fort, à ne montrer aucune faiblesse, inébranlable.
- Un vrai colosse russe, murmura Napoléon pour le détendre un peu, mais Illya ne dit rien.
- Le KGB a renforcé cette idée en moi. J'ai appris à cacher mes émotions, à ne jamais laisser transparaître mes peurs ou mes doutes. Je… mes crises psychotiques, me…
- Ce n'est pas une faiblesse tu sais, beaucoup de personne aurait été brisé, toi, ils n'ont pas réussi.
Illya fit un léger sourire.
- Laisse-moi finir.
Napoléon hocha la tête, écoutant attentivement.
- Oui, excuse-moi…
- Ce n'est rien, c'est juste que… Tu vois, Solo, en travaillant avec toi, j'ai appris quelque chose de très important. J'ai appris ce que c'est que de faire confiance à quelqu'un, de se reposer sur quelqu'un d'autre. C'est quelque chose que je n'avais jamais connu avant.
Il marqua une pause, cherchant les mots justes.
- Au début, tu sais que j'étais réticent. Toi, l'agent de la CIA, si différent de moi, mais au fil des missions, j'ai réalisé que malgré nos différences, tu es devenu plus qu'un coéquipier pour moi. Tu es devenu un ami, le seul que je n'ai jamais eu, le seul que je peux regarder comme un frère…
Napoléon sentit une chaleur envahir son cœur. Il savait qu'une telle confession venant d'Illya était une preuve immense de confiance et de respect.
- Illya, je suis honoré et touché d'entendre ça et sache que je ressens la même chose. Tu es plus qu'un camarade de mission pour moi. Tu es ma famille.
Illya esquissa un léger sourire, un sourire rare mais sincère.
- Merci… Je… Il y a une autre chose que je dois te dire. J'ai toujours eu du mal à accepter mes émotions, à les comprendre, mais avec toi, j'ai appris à les apprivoiser, à les accepter. Tu m'as aidé à devenir une meilleure personne, et pour cela, je te suis reconnaissant.
Napoléon ne dit rien, se leva et s'approcha d'Illya, posant une main sur son épaule.
- Nous nous sommes aidés mutuellement, Illya. Ensemble, nous sommes plus forts. Et je serai toujours là pour toi, peu importe les épreuves à venir.
Illya se leva également, et dans un geste rare, il serra Napoléon dans ses bras sans dire un mot… Napoléon le laissa faire et ils restèrent ainsi quelques instants, savourant ce moment de camaraderie et de compréhension mutuelle. Ce soir-là, dans cette petite chambre d'hôtel, deux hommes venus de mondes différents avaient scellé une amitié indéfectible, prouvant que malgré les barrières et les différences, l'humanité et l'amitié pouvaient toujours triompher.
