Disclaimers : Haikyuu! ne m'appartient pas
Monde de l'ordinaire 2 : Nouvelle Liberté :
Shouyou trouva dommage que sa place ne se trouvait pas à coté de la fenêtre.
Observer la pluie tombée l'aurait détendu plus que de raison. Il venait d'un royaume où l'été était roi après tout, la pluie était réservée à la contrée démoniaque où vivait son inverse.
C'est à se demander s'il avait fait le voyage en même temps que lui mais non, c'était impossible et... "Hinata, tu m'écoutes?, s'écria l'enseignante pendant que les élèves suivaient le cours, combien de fois dois-je te dire qu'il n'y a pas que le volley dans la vie? Lève-toi et lis la page 14."
Shouyou s'exécuta en sachant que son autre lui avait l'habitude de recevoir des craies sur la tête à cause de sa tendance à penser volley durant les cours. Il avait hate d'aller au gymnase d'ailleurs ce soir en se disant que ça lui ferait du bien un peu d'exercice. Et puis ici, je doute que mon pouvoir se déclenche. Enfin un peu de liberté.
Son enfance avait été marqué par un passage très musclé aux responsabilités qu'incombaient à un djinn, succédant alors à son père mourrant.
Le fait que son inverse et lui possédaient peu d'énergie magique leur avait coûté la vie.
Le roux prit le livre et commença à réciter le texte à voix haute quand soudain, une élève hurla à la vue de cerisiers en fleurs depuis la fenêtre. "La pluie vient de s'arrêter et les cerisiers viennent de refleurir comme ça d'un coup.
"On se concentre sur le cours, hurla alors la professeure en voyant les élèves commencer à se lever pour prendre des photos. Hinata en lacha son livre. Ce revirement ne voulait dire qu'une seule chose. Mon voeu ne s'est pas réalisé que sur moi. Il s'efforça alors de se calmer. Ma magie reste incontrolable. Le soleil devint plus brillant comme pour le narguer de la situation. Mon inverse doit être là.
Au même moment, dans un parc envahi par des passants ébahis. Le responsable, caché non loin, qui avait feint une maladie pour ne pas aller au lycée et trainé malgré lui le sosie d'un de ses maris, eut un air triomphant en le voyant bouche-bée. "Voilà, tu vois ce que je voulais te dire, Iwa-chan? Je ne suis pas le Tohru que tu connais. Je viens d'un autre monde et... Aïeuh!
- Où est le vrai?, gronda Iwaizumi après avoir assené un coup sur la tête de cet Oikawa bizarre. Oui, il venait de faire revenir le printemps en jouant une sorte de clarinette et il n'arrivait pas encore à le croire, mais il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter pour son ami d'enfance.
Il fallait toujours qu'il soit derrière cet abruti.
"Dans mon monde, lui répondit Oikawa plus sérieusement. Et j'espère qu'il ne fera pas de mal à Wakatoshi vu dans quelle position j'étais, ajouta-t-il en pensée, il ne lui arrivera rien de mal, le rassura-t-il à voix haute, après tout, je suis le roi démon des Temps Effervescents. Je verse plus dans le printemps que l'été qui est la spécialité de Chibi-chan, ajouta-t-il, je pense que ma présence-là vient de lui. Il exauce les voeux et c'est ça qui m'inquiète.
- On ira le voir à Karasuno ce soir si c'est lui, déclara Hajime en secouant la tête, faut que tout revienne à la normale.
- Oui, mais je m'inquiète quand même, fit Tohru en fronçant les sourcils, il n'aurait jamais fait ce voeu pour rien. Si c'est le cas, je ne suis pas le seul et ça tombe bien. Les autres souverains concernés sont à Karasuno.
- Tant mieux, maugréa Hajime, au fait, par simple curiosité, je fais quoi, là-bas?"
Tu me protèges avec Waka-chan et vous adorez le bondag..." Hum hum, tu es mon bras droit.
- Mouais, dit Hajime d'une voix pensive, je dois bien te remettre les pendules à l'heure.
- Je te le fais pas dire, fit Tohru avec une légère rougeur aux joues, bon, maintenant que tout est expliqué, on reste dans mon chez moi provisoire? Mère a parlé d'examens à passer.
- Bonne idée et je te montrerai comment vit l'autre Oikawa pour ne pas emmêler les pinceaux.
- J'ai ses souvenirs mais ça m'aiderait d'en savoir plus et je t'expliquerai aussi comment fonctionne le mien pour te rassurer."
Et au moins, plus de chaleurs pendant un petit bout de temps, se dit Oikawa en suivant Iwa-chan. Même si la situation amoureuse n'était pas des plus belles, il pouvait se permettre des petites vacances.
